Et si nous étions plus lucides plutôt que plus sensibles ?

Réflexion en passant sur le sujet du mythe de l’hypersensibilité des surdoué•es.

D’abord je ne nie pas l’existence éventuelle de personnes hypersensibles, dans le sens hyperémotives. Pas plus que je ne remette en question l’effective forme d’hyperesthésie qui existe chez les surdouées et surdoués.

Je considère simplement que l’hypersensibilité n’est pas un produit systématique du HPI. Autrement dit que lorsque l’on est HPI on n’est pas automatiquement hypersensible.

Ceci étant établit, j’en reviens à mon éclair d’Archimède.

Et si, plutôt que d’être hypersensibles, nous étions en fait plus conscientes et conscients que les autres ?
Alors non ne partez pas en courant en ayant peur du grand méchant discours new-âgeux plein de licornes et d’enfants fait de différents minéraux ou critaux.
Je parle de conscience dans le sens cognitif du terme : savoir, avoir conscience, connaitre.

Imaginez.
En fait nous ne serions pas forcément plus sensibles que les autres, mais nos capacités cognitives et nos sens nous permettant d’avoir accès et de traiter plus d’informations sur nous même et notre environnement que les autres, nous ne réagirions en fait jamais exactement à la même chose que les non-HPI. (Et je passe sur les différences inter-individuelles innées et acquises hein, sinon on n’a pas fini.)

Dans n’importe quel événement provoquant une réponse émotionnelle, les autres n’auraient accès qu’à une fraction du matériel que nous percevrions. Notre réponse émotionnelle serait alors directement en rapport avec cette quantité d’informations inaccessible aux autres.
De fait une personne non-HPI interpréterait notre réaction émotionnelle à l’aune de ce qu’elle peut concevoir et percevoir de la situation. Or ce serait moins que ce à quoi nous réagissons en vérité.
Et c’est cet écart qui serait perçu et compris comme de l’hypersensibilité.

Mais si les non-HPI avaient accès à la même quantité d’informations que nous, alors peut-être réagiraient-ils de la même façon que nous ?

Qu’en pensez-vous ?

Moi j’aime bien mon idée.

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Faut-il passer le test de QI à tout prix ?

Dans les réactions des gens au sujet du HPI, je lis souvent cette opinion qu’il n’est pas nécessaire de se faire diagnostiquer. Ou que faire passer les tests aux enfants n’est pas forcément nécessaire.

Comme les choses qui vont sans dire vont mieux en le disant, je répète qu’on ne peut se réclamer officiellement d’un HPI que si la science (dans son état actuel) vous a déclaré comme tel•le.
On peut être ou non d’accord avec cela, il n’en reste pas moins que c’est ainsi.
De même que vous ne déclarez pas avoir la sclérose en plaques juste parce que vous en avez lu les symptômes sur internet, et que vous avez besoin du diagnostic d’un ou d’une médecin pour en être certain ou certaine.
Encore une fois, il n’est pas question de dire qu’on ne peut pas se reconnaître soi-même en tant que personne HPI, mais qu’objectivement, seul un bilan psychométrique complet peut trancher sur la question et nous dire si oui ou non nous avons raison.

Ce rappel étant fait, revenons à nos moutons.
Donc la question est :

Doit-on ou ne doit-on pas passer le test de QI ?

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Être sensible

J’aime bien ce titre. Il s’agit d’une double lecture, toute aussi judicieuse l’une que l’autre. Qu’il s’agisse du verbe, ou du nom commun, le titre est fort pertinent.

Être sensible.

Je vous épargne l’éternel cliché qui ravivera peut-être pour certaines et certains d’entre nous des souvenirs plus ou moins bons d’anciens sujets de dissertation : cadeau ou fardeau ?

On me l’a beaucoup reproché. D’être sensible.
J’aurais aimé vous dire que l’on me l’a longtemps reproché, parce que cela aurait impliqué que cela n’était plus le cas.
Mais encore aujourd’hui, il arrive que cela me soit reproché.
Est-ce moins qu’avant ou est-ce simplement moi qui ai appris à accepter cette aspect de ma nature et qui en souffre moins ? Ou qui la comprends mieux ?
Un peu des deux sans doute.

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Sensibilité et HPI – du tri dans le vocabulaire

Avant de vous livrer un autre billet sur ma petite expérience personnelle de gestion de ma sensibilité (de comment j’ai essayé de la refouler jusqu’à comment je l’accepte pleinement aujourd’hui) à titre d’exemple et non pas de référence en la matière, il m’a semblé bien venu de faire un petit point de vocabulaire sur le thème de la sensibilité dans le contexte du HPI.

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Pourquoi se dire ?

J’ai parcouru dernièrement un article de Zeb Léon sur le pourquoi de son anonymat sur internet.

Ce qui m’a frappée plus particulièrement est la dernière partie de son billet, où il aborde l’impact possible d’un non-anonymat sur sa vie professionnelle.

En voici la citation, mais comme pour toutes les citations, je vous invite à la replacer dans son contexte en allant consulter l’intégralité de l’article ici.

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