Le (seul ?) problème du HPI, la sur-attribution ?

(De vous à moi cette nouvelle interface de wordpress est franchement très pénible…)

La sur-attribution c’est quoi ?

Oui on attaque directement.

La sur-attribution c’est le fait d’attribuer de façon excessive des responsabilités, ou des liens de causalité, à quelque chose ou quelqu’un.
Exemple : A chaque fois que je sors de chez moi avec mon parapluie, il pleut. La sur-attribution consisterait à dire que c’est le fait de prendre son parapluie qui fait pleuvoir. Ou de blâmer carrément mon parapluie pour la pluie.

Or, aux dernières nouvelles, ni moi ni mon parapluie n’avons de pouvoir sur la météorologie (sinon je vous assure que l’on s’en servirait, et pas que noblement, je l’admets).
Ce serait faire de la sur-attribution que de nous prêter de tels pouvoirs.

Pour le HPI, c’est pareil, sauf que – manque de bol – ce ne sont pas des supers-pouvoirs qu’on lui (sur-)attribue mais carrément des psychopathologies et/ou des sources de mal-être.

Vous êtes HPI.
Vous êtes aussi déprimé·e ? On vous dira que c’est parce que vous êtes HPI.
Vous êtes anxieux ou anxieuse ? Pareil, vous entendrez que c’est parce que vous êtes HPI.
Vous êtes seul·e et personne ne veut ni vous parler, ni vous fréquenter ? Beaucoup de bonnes âmes vous diront probablement que c’est encore là parce que vous être HPI. (Alors que vous êtes probablement juste insupportable)
Vous êtes dys-quelque chose ou encore TDA/H ou tiens, sur le spectre de l’autisme ? Mais oui, on vous dira volontiers que c’est parce que ceux sont (attention c’est mon passage préféré) des troubles associés au HPI !
Un déluge de sauterelles s’est abattu sur les récoltes et les fleuves se sont transformés en fleuves de sang ? C’est certainement parce que vous êtes HPI. (Ah non pardon, c’est parce que vous êtes pharaon et que vous n’avez pas écouté Moïse. Tant pis pour vous !)

Ne pas confondre lien de causalité et simple co-existence

Avant que vous ne me lanciez des cailloux virtuels (j’ai l’habitude depuis le temps, je vous vois venir) il n’est pas question de nier que l’on puisse être à la fois HPI et tout un tas de pleiiiiiiiiiiins d’autres troubles psychopathologiques divers et variés.
On peut, et en plus on en a le droit, et en plus de plus, il n’y a pas à en avoir honte.
Ceci étant, ce n’est pas parce que deux événements existent simultanément que l’un est forcément la cause de l’autre. Ni même qu’ils sont seulement liés entre eux.

Je reprends mon parapluie.
L’exemple de mon parapluie je veux dire. Et je relance avec ma coiffure.
Chaque fois que je prends mon parapluie pour sortir il pleut. Il se trouve aussi que chaque fois que je sors de chez le coiffeur après avoir fait lisser mes cheveux, il pleut (et donc, cette séance chez le coiffeur est réduite à néant puisque une fois dehors, mes cheveux frisent…).
Diantre !
Ainsi donc la pluie serait causée à la fois par mon parapluie magique ET les pouvoirs occultes et la malveillance de ma coiffeuse ? (Non parce que pour vous coiffer pendant 30 à 40 minutes, vous prendre plusieurs dizaines d’euros et ensuite vous ruiner tout ça à la seconde où vous êtes sortie, il faut être malveillante).
Mais non, me direz-vous, on ne peut pas dire ça, parce que ce n’est arrivé qu’à toi.
Et bien NON, ma mère est affligée de la même malédiction capillaire. Ah HA ! (emphase sur la seconde onomatopée)
L’association est répétée et s’observe chez plusieurs sujets DONC je peux affirmer que oui, la pluie est causée par mon parapluie et ma coiffeuse, puisque ma mère aussi. 
(Ceci est une illustration de déduction fallacieuse, non la preuve d’un épisode délirant de l’auteure.)

Et bien non…

Non.
Que deux événements existent de façon concomitante, et même si cela a été observé de façon répétée chez diverses personnes, ne suffit pas à affirmer que l’un est la cause de l’autre, ni même que les deux événements soient seulement liés.
Tout au plus cela autorise une exploration et la construction d’hypothèses à tester, rien de plus.
Si l’on se doute du lien effectif entre le fait de prendre mon parapluie et qu’il pleuve (j’ai sans doute simplement regardé par la fenêtre avant de sortir, constaté qu’il pleuvait et donc, pris mon parapluie pour sortir), il ne s’agit pas pour autant d’un lien de causalité.
En revanche en ce qui concerne ma coiffure et ma coiffeuse, leur lien avec la pluie n’existe tout simplement pas. Ni ma coiffure, ni ma coiffeuse ne provoquent la pluie, et le fait que j’observe (avec tristesse et désarrois,  notez bien) que ma lignée maternelle ne puisse pas sortir de chez le coiffeur sans se retrouver sous le déluge (au moins) n’est pas une démonstration ni une preuve que mes cheveux contrôlent la pluie.
Il s’agit simplement de deux événements qui ont parfois (malgré mon impression de phénomène systématique) lieu ensemble, mais qui ne sont pas liés.

Parfois. 

Toute la clef est la. Par-fois.

Donc oui il arrive que des personnes HPI soient déprimées, ou anxieuses (moi, m’dame, moi !), ou dys-quelque chose, ou obsessionnelles, ou souffrant de TCA, ou je ne sais pas moi, paranos, mégalos, sopranos…
Mais que cela arrive, même chez plusieurs personnes n’est pas une preuve de causalité entre les événements considérés. *

Pas de troubles associés, parce que le HPI N’EST PAS UNE MALADIE !

Je ne peux pas terminer cet article sur la sur-attribution sans parler des soi-disant « troubles associés » (ou comorbidités en langage savant) du HPI.

CELA N’EXISTE PAS !

C’est simple, non ? Cela n’existe pas. Il n’y a pas de comorbidités au HPI, pas de troubles associés, parce que les troubles associés (ou comorbidités) le sont aux maladies et aux troubles.
Or le HPI N’EST PAS UNE MALADIE NI UN TROUBLE ! Donc si ce n’est pas une maladie ni un trouble, il n’y a pas de troubles associés ou de comorbidités.

Voilà.

Conclusion

La sur-attribution est pour moi (et d’autres, parce que oui il m’arrive de parler avec des spécialistes du sujet) le problème du HPI. Et bien le seul.
Je demeure convaincue qu’être dotée d’une plus grande intelligence qu’une majorité (norme définie arbitrairement, oui, j’en ai conscience) est une immense chance.
Que l’on exploite ou non cette intelligence n’y change rien, soi-dit en passant.

Les tourments que l’on attribue trop facilement au HPI, peuvent bien souvent (toujours ?) être attribués en fait à des causes extérieures et/ou autres que le HPI lui-même.
Qu’elles soient sociales (l’attitude d’une société, du groupe d’appartenance, vis à vis de la notion d’intelligence par exemple)  ou individuelles (le caractère de l’individu, des traumas vécus antérieurement, ou des troubles psychopathologiques) ces causes restent distinctes du HPI en lui-même.

C’est cette sur-attribution qui fait doublement le malheur des personnes HPI.
D’abord parce qu’elle les condamne (à tort) à un destin tragique (dépression, anxiété, marginalisation, isolement sociale, isolement amoureux même…) et ensuite parce qu’elle masque potentiellement la présence de troubles, eux, effectivement présents mais conséquemment ignorés, et empêche donc leur identification puis leur prise en charge.
A expliquer l’apathie d’une personne HPI par l’ennui mortel qui l’assaille face à la lenteur des autres esprits qui l’entoure, on passera peut être à côté d’une dépression due au décès d’un parent proche. 

Attribuer et expliquer tout ce qui pourrait aller mal chez une personne surdouée par le HPI, c’est ignorer tout le reste qui fait tout autant parti de sa personne, de son histoire et de son fonctionnement. **
C’est, dans le cas de troubles réellement présent, potentiellement la mettre en danger ; et dans le cas d’absence de trouble une réduction terrible de ce qu’elle est.
Parce que nous ne sommes pas que des personnes surdouées. Nous sommes aussi et sans doute avant tout des personnes, avec tout ce que cela comporte.

* Note : Il y a plusieurs études scientifiques qui démontrent que les personnes HPI ne vont pas moins bien, psychologiquement parlant, que leurs voisins non-HPI (Les surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit).
Certaines autres, il est vrai, tendent à démontrer une plus forte prévalence de certaines psychopathologies chez les HPI (High intelligence: A risk factor for psychological and physiological overexcitabilities, Ruth I.KarpinskiaAudrey M.Kinase KolbabNicole A.TetreaultcThomas B.Borowski).
Mais bizarrement, quand on lit l’étude en question (la précédente citée) on se rend compte qu’elle a été menée sur une population de membre de Mensa USA, et qu’il a été demandé de déclarer (auto-rapport, les gens déclaraient eux-même être porteur de troubles ou non et les quels) les troubles psychopatho diagnostiqués et/ou suspectés. Dès lors on peut se poser la question : les mensan·es séléctionné·es sont-ils tous et toutes surdoué·es (sachant qu’on peut intégrer Mensa seulement en réussissant leur test d’entrée qui n’est pas un test de QI), et les psychopathologies auto-reportées sont-elle justes et effectives ? De fait, les conclusions de l’étude sont-elles fiables ?

** Note 2 : Ce qui ne signifie pas prendre en compte les réelles souffrances que peuvent ressentir les personnes surdouées du fait de leur différence de fonctionnement. Néanmoins ces souffrances là auront plus à voir avec la personne qui les ressent, son histoire, son caractère, ses blessures, qu’avec le HPI lui-même. Exemple : je vis très bien mon HPI, je connais d’autres personnes qui le vivent très mal. Les raisons à cela sont nos personnalités et nos histoires individuelles différentes, et le HPI.

 

Bibliographie : 

Les surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit, Ed.puf
https://www.puf.com/content/Les_surdou%C3%A9s_ordinaires

High intelligence: A risk factor for psychological and physiological overexcitabilities
Ruth I.Karpinski, Audrey M.Kinase Kolb, Nicole A.Tetreault, Thomas B.Borowski
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160289616303324

 

 

27 réflexions sur “Le (seul ?) problème du HPI, la sur-attribution ?

  1. Yvan dit :

    Bonjour Line,
    Et voici comme vous le demandiez, votre volée de cailloux virtuels.
    Si je sorts de chez moi avec mon parapluie parce qu’il pleut. Si en plus il y a du vent, qu’une rafale projette une baleine du parapluie sur mon visage et m’éborgne ?
    C’est à cause du parapluie ? De moi, parce que je ne souhaitais pas être mouillé ?
    Comme nombre de vos lecteurs, je vais développer autour de mon cas personnel. Ainsi que j’ai du déjà vous le dire, c’est celui que je connais le mieux car le seul que je connaisse.
    Si parce que j’étais différent ( hpi) j’ai subi de vraie brimade que je n’aurais pas eu à subir sinon. Si parce que j’étais plus attaché à la vérité, la justice et surtout, surtout la cohérence j’ai vécu ses brimades comme une vraie torture. Si parce que je voulais tout traverser sans souffrances je me suis refermé sur moi même et suis finalement devenu dépressif à l’adolescence. Si maintenant je me rends compte que sans ces qualités (hpi) je n’aurais jamais vécu ces calvaires. Si bien sûr maintenant que j’ai ouvert les yeux je sais que je ne pourrais pas apprécier autant ce que je suis sans ce plus (hpi).
    A la condition de tous ces si, est-ce que je surinvesti ? la cause (faute, mérite) du hpi ?
    J’ai réparé mon pépin, maintenant il me sert d’ombrelle, finalement mon œil blessé n’était pas perdu et les cailloux virtuels ne sont que des gravillons ( scrupulus?)
    Au plaisir de vous voir réagir.
    Yvan

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    • Line dit :

      Bonsoir Yvan,
      Et bien je vous accorde le plaisir de ma réponse et non ma réaction.
      Avez-vous lu l’article en entier, jusqu’au bout ?
      Il me semble que je ne nie pas les souffrances vécues par les personnes HPI, je dis même qu’il faut bien les considérer.
      Je dis en revanche que si vous êtes borgne et que votre parapluie est en miettes c’est à cause du vent, et pas de votre parapluie.
      Donc une cause extérieure à vous-même.

      De même si je me refuse à blâmer (dans le sens d’imputer la responsabilité) aux gens pour la souffrance qu’il ressente, dans votre exemple je pourrais vous dire que votre depression était due aux brimades reçues, plus qu’à votre sensibilité qui n’est pas à mettre en cause.
      Il est possible voire probable que HPI ou pas, sans ces brimades sur votre parcours vous auriez éviter la dépression.
      De même je pourrais vous répondre que d’autres surdoués exposés aux mêmes injustices de la même société n’en ont pas souffert.
      Cette simple constatation confirme qu’il est impossible d’imputer aux HPI la cause (responsabilité) du mal être.

      CQFD.

      Ce qui, je le répète, ne dispense pas de porter une justice considération à ces souffrances, et de tout mettre en œuvre pour aider à les surmonter.

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  2. Gweno disanv dit :

    J’apprecie les distinctions et le recule pris par rapport au assosiation faites sans fondement. Toujours un plaisir de vous/te lire. Juste par curiosité, as-tu commencé l’apprentisage d’un language informatique?

    Aimé par 1 personne

    • Line dit :

      Est-ce que vous parlez de la dysynchronie de développement évoquée par Jean-Charles Terrassier ?
      Car cette dysynchronie là est interne et concerne le décalage qui peut exister entre le développement intellectuel de l’enfant et son développement émotionnel.
      Celle là en revanche est tout à fait imputable au HPI.

      Sinon de quelle dysynchronie parlez-vous ?

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      • Fabien dit :

        Oui en fait au premier abord je pensais plus à la dyssynchronie sociale, si elle est également à 100% imputable au hpi ou d’autres facteurs rentrent en compte en plus ou ça n’a pas de lien du tout.

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        • Line dit :

          Dysynchronie sociale ? Cela ne m’évoque rien. Je n’ai pas souvenir d’une étude qui en parlait.
          Qui est à l’origine de ce concept s’il-vous-plaît ? Je pourrais en apprendre plus sur cette idée avec le ou les noms de ses auteur*es.
          Parce que là comme ça, cela ne m’évoque rien. 😅

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            • Line dit :

              Ah oui d’accord.
              La dysynchronie sociale je ne l’imputerais pas uniquement au HPI, tout simplement parce qu’elle est aussi fonction des attentes d’une société donnée à un temos donné vis-à-vis d’i dividus donnés.
              Dans l’antiquité les attentes vis-à-vis du comportement des enfants n’étaient pas les mêmes qu’au siècle des lumières qui ne sont pas les mêmes que celles que nous avons aujourd’hui en France. Et même au sein d’une même époque ces attentes varient en fonction des cultures.

              Du coup je ne dirait pas que la dysynchronie sociale est due au HPI, mais aux attentes d’une société donnée sur le comportement des enfants.

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  3. Θωμας dit :

    Bonjour
    (C’est mon premier commentaire sur ce blog, que je lis depuis quelques mois, et qui est passionant au passage)
    J’entends de plus en plus parler de ces « comorbidités » qui seraient dans l’inconscient collectif associées au surdon comme l’anxiété, l’echec scolaire, etcætera…
    (Personnellement j’ai l’impression que le mythe du surdoué-qu’il-ne-faut-pas-aider-il-a-qu’à-y-arriver-pisk’il-est-si-intelligent-que-sa-ce-sal-priviléjié reste plus prévalent, mais les mythes sont tous nocifs)
    Mais je vois aussi apparaître une autre position qui me semble un peu extrême, à savoir que le hpi n’est lié à rien.
    Pour moi, le hpi à quelques conséquences directes: la dyssonchronie du développement mentionnée plus haut, la capacité à apprendre plus rapidement, le raisonnement plus abstrait, les différences sensorielles/émotionnelles, l’appétit intellectuel (corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble que tout ça fait clairement partie du surdon).
    Le hic, c’est que la plupart d’entre elles ne sont pas bien vues (à fortiori dans l’enfance peut être ? J’ai 17 ans, donc je ne sais pas encore). Après tout, intello est devenu une insulte!
    Ça peut (j’insiste sur peut) donner lieu à un rejet, voir à certains cas de harcèlement. Le hpi n’est pas la cause, évidemment, mais est en quelque sorte une explication.
    C’est là que votre passage « alors que vous êtes probablement juste insupportable » cloche un peu pour moi. (Et j’en suis arrivé à un point où je demande régulièrement à mes amis si c’est le cas, parce qu’on me l’a trop répété. Parce que je parlais de sujet « peux communs ». Ou juste parce que j’osais ouvrir la bouche. C’est encore récent. Et je devrais vraiment un jour arrêter de mettre la moitié de ce que j’écris entre parenthèses )
    Et ces cas de rejet/harcèlement/etc. Peuvent (j’insiste toujours sur peuvent), on le sait, avoir des conséquences dramatiques. Qui coïncident presque exactement avec les problèmes attribués parfois à la douance.
    Donc évidemment, ce n’est pas la faute du hpi. Même si on pourrait tracer un lien indirect, dans un cas de harcèlement par exemple la faute incombe aux harceleurs. Comme toujours. On ne peut blâmer que les coupables.

    (J’ai remis beaucoup de choses en question dans ma vie depuis la première S, quand j’ai arrêté soudainement de me sentir comme un extraterrestre, et quand après avoir observé longtemps les autres pour tenter d’expliquer ce changement, j’ai fini par découvrir qu’ils étaient tous surdoués ou presque. Donc excusez-moi si j’en tire des conclusions, mais depuis la vie de classe est un oasis, et il doit bien y avoir une raison à cela)

    En tout cas, je maintiens que ce blog est génial, et m’a appris beaucoup de choses.
    Thomas

    Aimé par 1 personne

    • Line dit :

      Bonsoir Thomas,
      Je pense que vous avez vous même très bien souligné la nuance de mes propos.
      C’est le traitement que notre société réserve à la différence qu’elle qu’elle soit, HPI ou non, qui est à l’origine du rejet. Ce rejet peut engendrer des psychopathologies diverses oui, qui sont à considérées.
      Mais ce n’est toujours pas le HPI le responsable.
      Par exemple, on peut être rejeté*e et harcelé*e parce que l’ on est roux/rousse, gros*se, que notre couleur de peau est différente de celle de la majorité, parce que l’on est bègue, parce qu’on a pas les vêtements à l’aide, etc…

      Attention de ne pas confondre conséquences et caractéristiques. La dysynchronie que décrit Jean-Charles Terrassier est une conséquence du HPI.
      La cognition plus efficace et l’hyperstimulabilité sont des caractéristiques du HPI.

      Heureuse de savoir que ce blog vous a intéressé. 😊

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    • Line dit :

      En ce qui concerne ma parenthèse sur le caractère potentiellement insupportable de la personne fictive de mon exemple, c’était un trait d’humour, qui visait à souligner qu’il peut y avoir bien des causes pour un même effet. 😊 Et que de fait, l’effet seul ne permet pas de trancher sur la cause réelle parmi les multiples possibilités.

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      • Θωμας dit :

        Bonjour
        Je reviens sur ce sujet parce que j’y ai réfléchi récemment, et que je me suis dit que peut-être que tous ces troubles « associés au surdon » témoignent d’une compréhension très partielle/extérieure du HPI, traduite en « langage neurotypique »

        Exemple: Penser en permanence à tous les aspects des situations, se poser des questions à l’infini, même la nuit.
        Pour un neurotypique, ça ressemble à de l’anxiété, qui est un trouble.
        Pour un surdoué, c’est tout à fait normal, et ça s’appelle penser.
        Enfin c’est mon impression. On m’a toujours répété que j’étais anxieux, mais je n’arrête pas de voir dramatiser le fait de réfléchir au moment de dormir (sur les réseaux sociaux) alors que pour moi, c’est le moment ou j’ai mes meilleures idées alors c’est loin d’être un problème. Même si je me doute que la vraie anxiété n’est pas forcement celle qui s’étale sur Instagram et autres.

        Autre exemple: Pour un neurotypique, écouter tout en faisant autre chose, c’est un problème d’attention. Pour un surdoué, c’est une concentration efficace.

        J’imagine que dans le surdon, il y a beaucoup de choses qui de loin peuvent ressembler à des troubles pour un lambda. Et qui peuvent du coup être qualifiées de troubles par les médias grand public.

        Je n’ai pas de certitude pour l’écriture, mais j’imagine que [cerveau plus rapide que la main=>trouble de l’écriture apparent ] maintient cette logique. En tout cas le lien entre HPI et difficultés d’écriture m’intéresse particulièrement (à cause de mon rapport compliqué avec l’écriture) ; à 11 ans j’ai participé à une étude sur ce sujet d’ailleurs. (est-ce que c’est le bon mot? J’ai passé des tests de QI, de fonctionnement de la pensée et d’écriture dans le cadre d’une étude en tout cas)

        Thomas

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        • Line dit :

          Bonjour Thomas,
          Ai-je déjà dit que j’adorais ce prénom ?

          Tout est une question de référentiel en effet.
          Ce qui, avec une puissance cognitive moyenne (au vue de la répartition statistique) est perçu comme un dysfonctionnement ou un trouble, n’est peut-être pas problématique avec une plus grande puissance cognitive.

          Pour décréter qu’un comportement est un trouble psychologique il faut rencontrer divers critères et notemment un qui m’est vraiment vraiment très cher et important : il faut que le sujet ressente ou expérimente un mal-être qu’il attribue à ce comportement.
          Ça ne veut pas dire que si on vit très bien ses hallucinations elles n’en sont pas des troubles pour autant.
          Mais ça contextualise les choses.
          Ce qui est de l’ordre du trouble, de l’a-normal pour certain*es, ne le sera pas pour d’autres.

          Vous me donnez une idée d’article, merci !

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  4. Ver1976 dit :

    Bonjour ‘Line,
    Désolé mais mon premier réflexe de documentaliste est d’avoir regardé la bibliographie et je suis tombé en cinq secondes sur cette petite faute de frappe « (Les surdoués ordinnaires ») ^^
    Bon c’est tellement insignifiant que j’ai hésité à te la signaler mais bon on sait jamais (Nicolas Gauvrit pourrait te lire)

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  5. Pingback: Over the 130
  6. Marc John dit :

    Le problème c’est que vous ne comprenez pas la notion de comorbidité. Il n’y a aucun lien causal entre le fait d’être HPI et avoir un trouble psychopathologique. Les termes « Trouble associé » sont pourtant clairs : ces troubles co-existent avec une haute intelligence mais c’est tout. En psychologie on parle de corrélation; Par exemple, selon une étude on observe que 52% des HPI ont des troubles associés. Ce n’est qu’une observation, aucun lien de cause à effet n’en est déduit. La seule déduction que l’on puisse faire c’est que tous les surdoués qui souffrent ont des comorbidités. Ce qui explique qu’une partie des surdoués vivent très bien–ils n’ont pas de comorbidité.

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    • Line dit :

      Euh… Définition du larousse :
      Comirbidité, Médecine

      Association de deux maladies, psychiques ou physiques, fréquemment observée dans la population (sans causalité établie, contrairement aux complications) ; état qui en résulte : L’obésité et l’arthrose de la hanche présentent une comorbidité.

      Donc jusque là mon discours se tient : pas de Comirbidité du HPI puisque le HPI n’est pas une maladie.

      Non ?

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    • Line dit :

      Sinon en psychiatrie, le sens est différent : la comorbidité désigne la présence simultanée de plusieurs affections psychiatriques, empêchant de ne retenir qu’un seul diagnostic.

      Et là aussi, pas de troubles associés ou comorbidité pour le HPI puisqu’il n’est pas un trouble ou une pathologie.

      C’est sémantique je vous l’accorde. Mais jusqu’ici il me semble que je comprends quand même les notions citées et celle de causalité et corrélation (j’étais pas exactement une buse en Stat non plus, sans être la meilleure hein. Mais causalité et correlation, j’ai bien compris. 😊)

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