Podcast – Comment Identifier les enfants surdoués- France Inter

Bonjour à toute et à tous,

Je me permet ce petit pas de côté par rapport au sujet de ce blog qui est les adultes surdoué•e•s, pour vous parler de l’émission de ce matin sur France Inter : Grand bien vous fasse !
Vous savez pourquoi ?
Parce que l’un des deux invités de l’émission était le Dr Gabriel Wahl.

Alors, vous le savez j’ai été complètement enthousiasmée par ses ouvrages. Je suis fan.
Et cette émission n’a pas arrangé mon cas.
Je vous invite très chaleureusement à écouter le replay, pour le Dr Wahl, mais surtout en fait, parce que c’est une très belle façon d’illustrer que quelque soit votre bord théorique et vos outils de prédilections, quand vous êtes de bons professionnel•le•s de santé, vous avez un seul objectif : le bien-être de vos patient•e•s, petits et/ou grand•e•s.

Le Dr Wahl et Mame Siaud-Facchin le démontrent très bien. Bien que leurs points de vue ne soient pas tout le temps absolument identiques, l’un•e et l’autre font preuve (si besoin était) de leur intelligence, de leur implication et de leur professionnalisme. Et parce qu’ici je me permets le luxe de donner mon avis (alors que personne ne le demande, et c’est aussi ce qui participe au plaisir de la chose 😉 ) de leur passion.Rien que pour le plaisir d’entendre des gens éclairés, échanger avec intelligence, je vous conseille cette émission.

Cliquez sur l’image pour l’écouter.

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ÉVÉNEMENT – Journée Douance Adulte avec l’association ToulouZèbre

Le 17 juin prochain, l’association ToulouZèbre propose une journée de rencontre autour du HPI adulte.

Et c’est avec un immense plaisir que j’y participerai en tant qu’intervenante !

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Cette journée sera également l’occasion de découvrir le projet Beauté de la Neurodiversité au Travail,.
Deux étudiantes en psychologie à l’Université Jean Jaures de Toulouse présenterons les résultats de leur recherches sur les émotions et les adultes HPI.

Toutes les informations ici :
HPI Adulte : « Après-midi rencontres, témoignages & études » à Toulouse

Retrouvez le site de l’association : ToulouZèbre 
Ici, la Page Facebook de l’association : @ToulouZebre
Et là, le compte Twitter : @ToulouZebre

 


Je vous donne donc rendez-vous le 17 juin à Toulouse avec l’association ToulouZèbre !

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Les études épisode 6 – L’évaluation par les pairs.

Avant toutes choses, je tiens à faire cette déclaration : je ne suis pas prête pour mes examens qui ont lieu dans 15 jours. Pas du tout. Du tout.
Voilà, ceci étant établi, passons au sujet du jour.

L’évaluation par les pairs

Dans le petit monde des sciences, l’évaluation par les pairs est une chose courante. En fait c’est même une pierre angulaire de la recherche.
Je m’explique.
En sciences, ce qui fait avancer le schmilblick et qui permet aux laboratoires de recherche d’avoir plus de sous, ce sont les sacro-saintes publications. La publication scientifique, c’est la façon qu’on les scientifiques de communiquer leurs trouvailles (comprendre travaux de recherche).
La publication scientifique a ses règles, on n’écrit pas juste « Whouhou ça y est j’ai trouvé ça ! » pour pouvoir espérer être publier dans des grandes revues scientifiques comme Nature par exemple (la biologie étant mon premier amour universitaire, Nature est LA référence de publication pour moi. Mais chaque domaine des sciences à SA référence de publications).
En plus du format particulier d’un article scientifique (aussi appelé publication scientifique) les règles de soumissions sont très précises.
Pour espérer pouvoir voir ses travaux publier, il faut passer deux étapes cruciales, en plus de celles d’effectivement trouver quelque chose à dire.
Lorsque l’on envoie son papier, il passe entre les mains d’une sorte de jury, constitué de…pairs !
Un•e qui est rattaché•e à la revue en question. Il/elle en connait les lignes éditoriales et en somme il/elle peut décider si, en plus de la cohérence de votre recherche, votre article peut être publier tel quel ou avec modifications dans leur jolie revue.
Cette personne est en charge de choisir deux ou trois autres personnes, scientifiques du domaine auquel se rapporte votre article, pour qu’elles effectuent une lecture critique de votre article. Comme en générale, ces personnes sont donc des concurrentes, elles gardent l’anonymat.

Et c’est ça, le « peer-revue » in english ou « évaluation par les pairs ».

Cette année, dans une des matières proposée au choix, nous avons donc l’opportunité de nous livrer à cette exercice. En tant que correcteur ou correctrice mais aussi en tant que celle ou celui qui soumet son papier.

C’est une horreur.

Si, si, je vous assure, c’est une horreur.

L’impression d’illégitimité totale

Le principe :
Nous remettons un premier jet d’article (en version initiation à la recherche, autant vous dire que c’est léger comme contenu comparé à un véritable article) et deux étudiant•e•s ayant choisi la même thématique de recherche que nous se voit attribuer notre devoir à évaluer.
Dans le même temps, chaque étudiant•e•s ayant soumis son devoir à l’évaluation par les pairs se voir confier deux devoirs de deux étudiant•e•s différent•e•s pour le évaluer.

En tant que celle qui soumet son travail à l’évaluation des autres, je le vis très bien.
J’ai l’outrancier orgueil de me dire que moi je suis issue d’un cursus universitaire préalable de science « dure » (enfin la plus « molle » des « dures », la biologie. Oui le monde des sciences a aussi ses « populaires » et ses moins populaires) et que moi, je sais ce que c’est qu’une démarche expérimentale scientifique. Donc, l’avis de personnes qui découvrent ça cette année, ça ne me perturbe pas beaucoup.
Bon même si, je l’admets, j’ai dû faire le deuil préalable de presque 6 points sur ma notes finale.
Parce que voyez-vous, cette évaluation par les pairs compte pour 6 points dans notre note finale.
(Sauf qu’en écrivant ces lignes, je me souviens que notre propre travail d’évaluation est évalué par les professeurs, ce qui fait que peut-être notre note n’est pas celle que les autres nous donneront, mais celle que les professeur donneront à notre propre travail d’évaluation. Auquel cas je suis très tranquille, j’ai fait un travail tout à fait sérieux et honnête.)

En tant que celle qui évalue, c’est l’horreur.
Nous avons beau avoir des critères d’évaluation, je ne me sens absolument pas légitime ni compétente pour noter mes camarades de classe.
D’autant plus que, pour ceux que j’ai eu à corriger, leur devoir n’est même pas complet. Je me retrouve à devoir évaluer une expérience qui n’a même pas de résultats et pour les deux, même pas de méthode de traitement des dits résultats.
C’est donc franchement compliqué.

Quand bien même j’ai réussi à me conformer strictement à ce qui était donné comme critères d’évaluation, les résultats obtenus me semblent terriblement sévères.
Ils sont cohérents, justifiés et argumentés, mais tellement…bas !
J’avais pour secrète ambition de ne pas mettre une note en dessous de la moyenne (nous devions noter de 1 à 6. Je m’étais donc promis de ne pas mettre une note en dessous de 3,5/6. Si parce que comme le 0 n’est pas possible, la note médiane est 3,5).
Sauf que j’ai du mettre un 3,3/6.
Et ça me tarabuste.

Même si je sais que mon évaluation est honnête, qu’elle est bien argumentée et justifiée, il n’empêche que je ne me sens pas le droit de juger comme ça la qualité du travail d’un•e autre étudiant•e de même niveau que moi.
Je ne me sens pas légitime à le faire.

Mais je ne peux pas mettre 6/6 partout parce que ce ne serait pas juste.
C’est aussi un exercice, une partie d’examen, et ça doit être traité sérieusement et rigoureusement pour que tout cela ait du sens et de la valeur.
Mais bon sang, c’est difficile.

Tambouille personnelle de notation

En plus, la grille de notation n’étant pas explicite, j’ai dû construire un système de notation qui me paraissait aussi cohérent et juste que possible.
J’ai donc pris la liberté de donner des demis point voir des quarts de point.
Et encore une autre manipulation mathématique qui me permettait, à mon sens, d’être le plus exhaustive possible dans ma revue de critère d’évaluation.

Mais je ne sais même pas si c’est permis. Rien n’est indiqué à ce sujet nulle part.
BREF !

Je prie seulement pour que, de même que dans le véritable procédé d’évaluation par les pairs, les évaluateurs et évaluatrices demeurent anonymes, parce que j’ai un peu peur pour moi.
Les notes que j’ai donné ne sont pas inférieures à 3,3/6, mais depuis l’accueil infernal qui m’a été réservé l’an dernier suite aux résultats de l’épreuve de statistiques (la petite histoire est ici ) j’ai peur de TOUT ce que je fais ou dit dans le cadre de ma « classe ».
Cela fait remonter de vieux souvenirs de collège et ce n’est pas franchement agréable.
Tant les souvenirs eux-même, que la triste constatation qu’une part de moi est toujours la petite fille terrifiée par les autres et qui ne sait ni quoi faire ni quoi répondre face à leur agressivité et leur rejet…alors que j’ai 32 ans !

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Morceaux choisis « Les adultes surdoués » du Dr G.Wahl

Parce que décidément plus je le lis, plus je l’aime cet ouvrage (j’ai aussi lu celui sur les enfants, qui est tout aussi bon à mon sens).

Voici quelques morceaux choisis de l’ouvrage, dans l’ordre d’apparition :

p34. Extrait du test ATIPIC : Adulte Test d’Identification du haut Potentiel Intellectuel et Cognitif.
Le Dr Wahl nous fait le plaisir de nous dévoiler les 20 premiers items de ce test. Vous pouvez donc vous amusez à y répondre.

p48. Le Dr. Wahl évoque ce qui peut représenter pour les non-initié•e•s une question pleine de passion, celle du QIT : le donner ou pas ? Le Dr. Wahl a la délicatesse et l’intelligence de ne rien imposer ni déclarer comme ce qui est à faire ou pas, mais nous livre une explication claire des tenants et aboutissants de cette question.

p.49. L’auteur nous propose son analyse et donc sa réponse aux remises en question du test de QI.
De vous à moi, j’ai profondément regretté de ne pas avoir l’homme en face de moi pour le remercier de la plus chaleureuse et reconnaissante des poignées de mains (Oui, étant donné que je n’ai pas le plaisir de connaître ce monsieur, je ne peux guère me permettre plus en terme de remerciements.).
Il livre ce qui pour moi devrait mettre fin à tout atermoiement sur la question, le fait que à ce jour il n’existe pas d’autre ni de meilleur outil pour mesurer l’intelligence. Et que celui existant est particulièrement robuste et bien construit. Il y dédie d’ailleurs tout un chapitre pour que l’on comprenne bien comme l’outil est construit.
« Toutes ces questions mériteraient d’être posées, si l’on disposait d’outils plus fiables, mais il n’en est aucun qui puissent seulement leur [les test de QI WISSP, WISC et WAIS] être comparé. »

p57. Un autre outil d’évaluation !! Cette fois sur le bien-être de vie. De même vous pouvez répondre à quelques questions pour vous amuser. 🙂

p58. Une phrase qui soutient mon idée qu’une relation amoureuse (ou amicale) est plus facile lorsqu’on partage un même ordre de niveau d’intelligence.
« […] semblet-il, les appariements amoureux sont, le plus souvent, cognitivement homogènes. » Ch.IV le Bien-être subjectif et l’intelligence.

p60. Un joli exemple, mais qui n’est pas le plus grand, du sens de l’humour de l’auteur.
« […] en finir avec l’écriture de ce satané chapitre pourrait m’inspirer un bonheur eudémonique (tout chapitre en cours d’écriture est satané). » Ch.IV le Bien-être subjectif et l’intelligence.

p72 et p73. Celles et ceux qui comme moi ont eu des difficultés à conserver leur santé mentale intacte face à ce qui leur semblait être des aberrations totales du fonctionnement de leur structure professionnelle seront ravi•e•s de découvrir la loi de Putt et la loi de futilité de Parkinson. La première exprime en gros que les personnes compétentes ne sont pas forcément celles qui encadrent/dirigent (managers) et la seconde exprime que les institutions dédient souvent un temps considérable à des choses insignifiantes.
(Je vous invite à lire les articles de la catégorie « Au travail » si vous souhaitez connaitre mes expériences avec ces deux lois. :p).

p74. « La vie professionnelle n’est pas toujours du goût des surdoués, car elle leur impose parfois un affadissement intellectuel et existentiel peu compatible avec leur personnalité et leur talent. » Ch.VLes « risques » du surdon.
Cette phrase m’a fait du bien, car elle m’a déculpabiliser de ne trouver absolument aucun élan ni motivation profonde aux postes que j’ai pu occuper, mais aussi aux postes des autres que j’ai pu observer.

p87. Le passage qui suit m’a évoqué ce que B.Milletre appelle « faire son Archimède » et ce qu’elle dit de ce qu’elle nomme le raisonnement intuitif.
« Le mathématicien Henri Poincaré a tenté de préciser le processus de la découverte scientifique. Il distingue quatre étapes, que sont l’imprégnation ( les questions sont posées), l’incubation (cheminement inconscient), l’illumination (la solution surgit) et l’explication (la solution est rationalisée). » Ch.VII Intelligence et créativité.

p94 et 95. Autre grande source de plaisir et de joie pour moi. Une bonne remise en place des pseudo-fantasmes sur les hémisphères du cerveau.
« Comme d’autres études ont montré que l’hémisphère droit des surdoués offre des capacités proches de celles de l’hémisphère gauche, on a retenu que les adultes intellectuellement surdoués pourraient disposer de deux hémisphères dévolus à la rationalité, au langage, au calcul, à la pensée analytique, tandis que le commun des « cérébrés » n’en possède qu’un.[…]. Si l’on considère que les deux hémisphères des surdoués sont indifférenciés, et donc disposent chacun de toutes les qualités en doublon, on peut supposer que les registres de l’abstraction et de l’émotion sont indissociés ; ils donnent alors à toute approche de la connaissance, une grande amplitude émotionnelle. » – Ch.VIII Biologie de l’intelligence.

p101. On retrouve encore cette notion d’appariement en couple par QI homogène.
« Précisons que les couples parentaux se forment le plus souvent sur la base d’un appariement homogène de l’intelligence ou de ses signes extérieurs, le niveau d’étude notamment. » – Ch.VIII Biologie de l’intelligence.

p119. J’aime, j’aime, j’aime.
« C’est cependant la petite chance qu’offre la comparaison des inégalités naturelles sur les inégalités sociales : elles donnent un moindre sentiment d’injustice.On applaudit au talent mais l’on méprise l’entregent. […] Descartes écrivait imprudemment que l’intelligence est « une faculté dont nous sommes tous également pourvus » […] » – Conclusion

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« Que sais-je ? » Les adultes surdoués – Dr Gabriel Wahl – édition PUF

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Chose promise, chose due.
Voilà donc ma petite revue sur ce délicieux ouvrage du docteur Gabriel Wahl.

Sommaire :

Sommaire Adultes surdouée GW

Personnellement, j’ai eu une légère inquiétude du fait que l’auteur soit psychiatre et donc ayant la psychanalyse comme formation de base (parce qu’en France c’est comme ça).
Inquiétude balayée quasi-instantanément. Il n’est pas question ici de psychanalyse, puisque – grand plaisir – le surdon n’est pas une maladie !
Donc pas besoin de thérapie, puisqu’il n’y a pas de maladie.

La lecture : subtilité et humour

Si vous n’avez ni migraine ni fièvre (au contraire de moi quand je l’ai reçu), vous lirez ce livre en une heure ou deux (je n’ai AUCUNE idée du rythme de lecture moyen alors je dis ça comme ça. 100 pages/h me semble raisonnable).
La lecture est non seulement facile, mais aussi plaisante.
Le vocabulaire utilisé est limpide et beau. Et le propos est soutenu par un humour dé-li-cieux.

Exemple :

 » (A ce propos, l’ASAP, l’association des surdoués qui aiment avoir la paix – en cours de création – remercie par avance les psychanalystes et autres stakhanovistes du diagnostic, qui voudront bien la leur ficher.)  » – p27 – Les adultes surdoués, Gabriel Wahl, Que sais-je ?, Edition PUF.

L’ouvrage s’éloigne des clichés connus sur les surdoué•e•s et cela fait du bien !
Il donne accès aux références directement citées dans l’ouvrage grâce à des notes en bas de pages, choses appréciable pour moi. Vous pouvez donc joyeusement aller vérifier par vous-même, si vous n’étiez pas comme moi, si séduite par la plume de l’auteur.

Peut-être certain•e•s d’entre vous trouverons le ton un peu vieillot. A près tout certaines personnes m’ont trouvée « maniérée » dans ma façon de m’exprimer lors de mon passage télévisé, alors tout est possible !
Pour ma part, j’adore ce phrasé (celui du Dr Wahl) et je trouve que cela participe à vous transporter dans un salon de causerie où l’on discutait avec des esprits éclairés.

Le contenu :

De ceux que j’aime : clair, précis et documenté.
Que vous soyez spécialiste du sujet ou non vous comprendrez très bien ce qui est écrit là.
Qui plus est, vous aurez le plaisir de voyager un peu plus loin que le strict périmètre du sujet des adultes surdoué•e•s en voyageant un peu en philosophie et éthique, en début et fin de l’ouvrage.

Ce dernier m’a paru très complet. Il balaie avec efficacité et précision bien des domaines où l’intelligence peut poser question : définition, compréhension, études sur le sujet, bien-être, créativité, « risques »…
Un bonheur.
Je vous renvoie au sommaire pour vous en faire une idée.

Bonus personnel :

Tout un chapitre consacré aux THQI ! Whouhou !
Mon enthousiasme est cependant modéré par le fait qu’il n’est pas assez clairement précisé à mon sens que l’étude de Terman (sur laquelle se base la totalité de ce chapitre) est menée dans les années 30 au états-unis (ces deux points sont dis très clairement, ce sont les conclusion qui suivent qui à mon sens mériteraient d’être aussi écrites clairement) :
* Dans une culture fondamentalement sexiste, où les femmes n’avaient d’intérêt que pour leur capacité reproductive et un certain esclavagisme domestique.
*Les femmes étaient considérées par nature moins intelligentes et moins compétentes que les hommes, ce qui explique la sous représentation de ces dernières dans l’étude. Les 7 femmes retenues étant, non pas représentative du ratio femme/homme chez les THQI mais bien de la représentation de l’intérêt que la société manifestait aux femmes.
*L’acceptation que les hommes soient soi-disant plus présents dans chaque extrémités de la courbe repose sur un biais social considérable, dont on peut voir certaines origines chez Darwin notamment : l’invisibilisation des femmes dans l’histoire et la recherche.
Si on trouve peu de femmes génies à travers l’histoire et dans les recherches ce n’est pas parce qu’elles n’existent pas, c’est parce qu’elles n’ont pas été remarqué ou simplement ignorées.
Pour plus d’informations sur le sujet je vous conseille la belle étude « Darwin on race, gender and culture »  Shields SA1, Bhatia S.

Et ce dernier point, qui auraient été bon à rappeler :
*Le surdon intellectuel, tous QI confondu concerne autant de femmes que d’hommes.

Bonus personnel 2 :

Petit point qui m’a totalement acquise à la cause, c’est l’assumation subtile d’une réalité qui en dérange beaucoup : à savoir qu’il existe des gens plus intelligents que d’autres. Sans pour autant que cela soit un jugement ou un mépris envers ces autres, ni un passe-droit particuliers pour les premier•e•s.
C’est, du moins, ce que j’ai compris de ce passage, que je vous invite évidemment à lire et remettre dans le contexte de son paragraphe, de son chapitre et du livre en entier pour vous construire votre propre compréhension de la chose.

« Descartes écrivait imprudemment que l’intelligence est « une faculté dont nous sommes tous équitablement pourvus » […]. » – p 120 – Les adultes surdoués, Gabriel Wahl, Que sais-je ? Ed. PUF

L’optique de l’ouvrage :

Pour le résumer très grossièrement, mais, je crois, néanmoins efficacement, le Dr Wahl s’inscrit dans une vision résolument positive du surdon, éclairée à la fois par l’état de la recherche sur le sujet et ses consultations.
Ce qui donne à mon sens tout son intérêt à l’ouvrage : il combine les deux points de vue, dans le sens « lieux d’où l’on regarde » : la recherche et la consultation.
On ne pourra donc pas l’accuser de ne pas connaitre ou parler de la « réalité » des consultations, pas plus qu’on ne pourra lui reprocher de ne pas tenir compte des connaissances de la recherche sur le sujet.

MEGA PLUS BONUS :

A la suite de Béatrice Milletre, le Dr Wahl me comble encore plus de joie, car il partage avec nous dans son ouvrages un TAS de questionnaires, listes, brefs outils utilisés par les professionnel•le•s du sujets (psychologues chercheurs et chercheuses, médecins, etc) pour évaluer, étudier divers aspects de l’intelligence ou liés à celle-ci : créativité, bien-être, critères définissant l’adulte surdoué•e, etc.

Si vous êtes comme moi, vous ronronnerez de plaisir à pouvoir les utiliser.

Conclusion :

Un ouvrage indispensable sur le sujet, et à mettre dans toutes les mains.
Précis, clair, et documenté. J’ai aimé particulièrement l’assumation et la subtilité avec laquelle l’auteur aborde des idées qui en font bondir plus d’un•e•s sur le sujet.
Il rejoint ma liste des « A lire et faire lire absolument ».

Pour l’acquérir :
Les adultes surdoués – Grabriel Wahl- Que sais-je ? Ed.PUF – 9€

Vous pouvez retrouver une autre « fiche lecture » de cet ouvrage sur le blog des TBZ., mais aussi sur le site Planète Surdoué.

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Reçus ! – les « Que sais-je , » du Dr Wahl

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Je vous promets donc un petit billet sur chacun des deux ouvrages.

J’ai entamé celui sur les adultes (forcément) et déjà je suis séduite.
Le français utilisé est un plaisir, et l’auteur ne manque pas d’humour ! D’ailleurs, il le fait avec un certain brio littéraire, puisqu’il nous offre un joli contraste entre le raffinement de son langage et le caractère direct et plus percutant de ses traits d’humour.
Un délice (pour moi) !

A bientôt donc pour une petite revue sur l’intégralité de l’ouvrage (j’ai déjà des citations ajoutée à mon catalogue :p).

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Le mythe de l’effort

Je discutais hier avec ma meilleure amie  (qui passe un de ses examens de L1 psycho ce soir : GO Siter GO !!!) et l’on se marrait comme des baleines en échangeant sur notre incapacité mutuelle, partagée et inconnue jusqu’alors dans son caractère partagé, de nous mettre à travailler avant le dernier moment. Mais aussi de notre difficulté à produire suffisamment de contenu pour satisfaire nos professeur•e•s lors de nos productions écrites de types explications, démonstrations.
Et, malgré cela, l’une comme l’autre nous en sortons correctement aux examens. Voir carrément brillamment (c’est à dire avec des notes à partir de 17/20).
Bon entre vous et moi, personnellement, je suis beaucoup plus abonnées au 14/20 « sans efforts » qu’aux 19/20 sans efforts. Étrangement j’ai augmenté ma moyenne en augmentant de niveau scolaire : j’étais plutôt à 12 ou 13/20 « sans rien faire » en collège lycée, puis 14 ou 15/20 en université. Bref !)

Entre deux éclats de rire, cela m’a amenée à évoquer la culpabilité que cela pouvait provoquer, notamment chez moi.
Je me sens, encore aujourd’hui, coupable de « ne pas travailler assez ».
Ceci pour deux raisons.
La première parce que, comparativement aux autres élèves des classes que j’ai pu traverser (et quand je pouvais avoir accès à la somme de travail qu’ils et elles effectuaient) je travaillais nettement, mais alors nettement moins. Pour certaine matières on frisait le pas du tout (Français par exemple).
La seconde est plus récente, je me sens coupable de ne pas faire mieux.
Après tout je suis surdouée non ? Je devrais faire mieux. Je devrais avoir au moins 18, 17 si je suis malade, parce que je suis surdouée. Ça devrait être facile pour moi, et je devrais avoir de bons résultats.
Sinon quelque chose cloche non ?

Cette (délicieuse) conversation m’a donc amenée à réfléchir un peu plus sur ce que j’ai rebaptisé « le mythe de l’effort » appris à l’école.
C’est donc à ma meilleure amie que vous devez cet article. Gloire à elle !

Le mythe de l’effort, apprentissage précoce

On nous le dit très tôt, dès la primaire : il faut travailler pour réussir. Et il faut bien travailler. Travailler pour avoir de bonnes notes. Faire des efforts.
Et plus vous progressez dans votre scolarité (en cursus général du moins) plus on vous le rabâchera et plus l’exigence se fera pesante.
Il faut TRAVAILLER !
Quand est arrivé le bac, j’étais dans un lycée (absolument gé-ni-al. J’ai adoré mes années lycées, mon lycée et quasiment tou•te•s mes profs. En particulier Mme Bouchard prof. de lettre classiques latin-grec-français et M Bret, prof. de biologie. Je vous AIME ! ❤ ) qui avait pour ambition de préparer ses élèves à réussir les concours d’entrée aux grandes écoles de France et aux plus prestigieuses classes préparatoires.
Donc le bac, c’était un peu caca en fait.
Résultat, il fallait travailler. Fort, dur. Suer sang et eau parce qu’on était pas là pour faire tapisserie !
C’était Rambo version lycée, avec des encyclopédies à la place des altères et des tableau noir ou blanc à la place du sac de sables. (En terme d’ambition, parce qu’en terme d’ambiance, c’était trop bien. ^^)

Et pendant que mes ami•e•s ne voyaient pas la lumière du jour durant le mois précédant les épreuves du bac (donc une période allant de début mai à mi juin grosso modo) à bachoter jusqu’à ce que mort s’en suive, moi je répétais mon gala de danse classique.
J’avais TROIS rôles dont UN SOLO. Non mais c’était la GLOIRE pour moi. J’avais UN SOLO ! Sur POINTES ! J’étais à ça d’être danseuse étoile quoi.
J’ai donc fait des choix.
Un jour je vous raconterai peut-être comment s’est passé mon baccalauréat. C’était drôle. ^^

Donc alors que mes ami•e•s suaient sang et eau en visant une mention, moi j’enchaînais les entrechats (3 et 4) et je laissais traînais sur le banc à côté du piano 4 leçons d’histoire. Parce que c’est la seule matière que j’ai daigné réviser. Mais seulement 4 chapitres, faut pas pousser non plus.

A l’époque déjà j’étais en proie à ces sentiments paradoxaux qui étaient d’assumer totalement mes choix d’impasse et de non-travail, et la culpabilité de ne pas travailler. Néanmoins, si je tentais de me forcer à travailler, j’étais absolument non productive. J’aurais même presque juré que mes connaissances diminuaient.

Je me retrouvais donc comme coincée, entre une injonction à travailler et la peur de l’échec (parce que si j’assumais de ne pas travailler, je n’étais pas naïve ou sûre de moi au point de me dire que j’allais décrocher mon bac sans problème comme ça), et un espèce de fonctionnement étrange qui faisait que j’étais incapable de me forcer à travailler, ou de me mettre spontanément à travailler avant le dernier moment.

Je culpabilisais donc.
Et j’avais peur.

Puisque mes professeur•e•s me l’avaient répété et répété encore, il faut travailler !

Sans efforts, la réussite est considérée comme illégitime

Le pendant de cette exigence à l’effort est que si jamais il y avait réussite sans effort, alors cette dernière n’est ni méritée, ni justifiée, ni légitime.
Sans efforts, pas de réussite, pas de mérite et pas de gloire.

Et en France, il semble que l’on soit particulièrement friand de cette pensée. La réussite ne semble acceptable, noble, propre, que si elle est le fruit d’un effort jugé proportionnel à la réussite.
C’est, je crois, hérité de l’esprit révolutionnaire, à bas les privilèges tout ça.

Résultat, ce phénomène est le terreau fertile et la nourriture idéale au complexe de l’imposteur•e : Puisque pour réussir il faut travailler, que moi je trouve que je n’ai pas (beaucoup ou du tout) travaillé, alors je n’ai pas vraiment réussi. Ou ma réussite est forcément due à autre chose qu’à moi. Puisque je n’ai pas la condition sine-qua-non pour réussir, c’est à dire le travail, l’effort.

C’est absolument aliénant. Limitant. Voir souffrant.

Je lutte encore avec cette culpabilité ancrée profondément en moi, avec ce jugement intérieur qui me dit que je ne travaille pas assez, que je ne suis pas à la hauteur de mes prétentions. Que je ne mérite pas d’être surdouée, que je ne suis pas à la hauteur des autres surdoué•e•s. (C’est complètement stérile comme jugement, mais j’y travaille.)

Résultat, je – et je suppose d’autres – me retrouve piégée par cette culpabilité qui me paralyse et me fait douter de tout ce que je fais et de tout ce que j’obtiens.

Se libérer du mythe, et comprendre quelle réalité il illustre

A toutes celles et tous ceux qui se retrouveraient dans une situation semblable à la mienne, je vous encourage : Libérez-vous du mythe !

C’était mon moment  « Gourou d’un mouvement développement personnel new-age toutpourri. »

Plus sérieusement, je vous encourage vivement à travailler à vous libérer de ce qui, dans notre cas, est une injonction fausse et limitante.

Mon premier pas sur ce chemin a été de lire le livre de Béatrice Millêtre qui explique très bien comment le fonctionnement cognitif particulier des surdoué•e•s fait qu’il est inutile et stérile de vouloir leur appliquer une méthode « traditionnelle » de production intellectuelle quelle qu’elle soit.

Mais lire un ouvrage, aussi grand soit l’écho qu’il provoque en soi, ne suffit pas à défaire des années d’injonctions. C’est donc un travail de tous les jours.
A fortiori quand vous êtes en train de faire vos études, et que parmi vos « camarades » de classe, certain•e•s  semblent s’être donné comme objectif de vous prouvez que vous valez moins qu’eux/elles ou que vous n’êtes pas à la hauteur du don que vous avez reçu à la naissance. (Commentaire purement subjectif pour vous transcrire l’état d’esprit déplaisant dans lequel je peux me trouver parfois.)

Je crois qu’il faut commencer par comprendre que cette injonction au travail est au départ un conseil judicieux et véridique pour la plupart des gens.
Et, en vérité, il l’est aussi pour nous, surdoué•e•s parce que nos capacités cognitives ne font pas de nous des personnes avec la sciences infuses.
Il faut travailler pour acquérir des nouvelles connaissances, des nouvelles compétences, et pour améliorer les unes et les autres.
C’est comme ça.

Néanmoins, je crois qu’il y a une nuance à apporter. Si nous devons travailler, et faire des efforts, sans doute ne devons nous pas le faire dans les mêmes proportions et sur les mêmes choses que la plupart des gens.
Et cette petite subtilité fait toute la différence.

Finalement, l’écueil n’est pas dans le conseil de l’effort et du travail pour réussir. Parce que ceci reste une vérité.
Il est, je pense, dans le fait d’appliquer la même échelle et le même référentiel à toutes et tous, et en particulier aux surdoué•e•s.

On n’attendra pas d’une personne avec déficience mentale de fournir les mêmes efforts pour les mêmes résultats qu’une personne sans déficience mentale.
De même il est illusoire d’attendre d’une personne surdouée les mêmes efforts pour les mêmes résultats qu’une personne qui n’est pas surdouée.
Ou, on ne demandera pas les mêmes efforts et les mêmes résultats à une harpiste concertiste qu’à un étudiant en première année de solfège et de cours de musique.

Découvrir, connaitre et accepter son propre fonctionnement. Sans jugements.

Pour un•e adulte surdoué•e qui se découvre surdoué•e tardivement, cela peut représenter un tour de force. Parce qu’il faut non seulement accepter que l’on fonctionne différemment (ce qui est valable pour tou•te•s surdoué•e•s) mais aussi, défaire toutes les constructions et jugements préalablement élaborés sur soi-même.
Et ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple !

Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de déconstruire des idées inadaptées sur soi-même ou de découvrir ou se réconcilier avec son fonctionnement naturel, cela demande de s’écouter.
De s’observer, sans jugements si possible, un peu comme on mènerait une phase d’observation dans une expérimentation dont on serait le sujet.

Se regarder, s’observer.
Et vraiment, éviter les jugements. En bien comme en mauvais.
Parce que s’auto congratuler ou bien s’auto-flageller sur son fonctionnement avant de l’avoir analyser, n’est pas la meilleure façon d’obtenir une conclusion aussi objective que possible.
L’auto-congratulation et l’auto-flagellation auront éventuellement leur place APRES l’analyse.

L’exercice consiste à tenter de poser un regard objectif et neutre sur notre fonctionnement intellectuel (si j’ose dire).
Quel travail produisez-vous pour quel résultat ?
Commencez par être bien clair avec les notions que vous allez utiliser. Définissez ce que « travailler » ou « faire des efforts » signifie pour vous.
Passez au crible toutes les notions que vous utilisez dans vos jugements et analyses ou critiques sur vos fonctionnement.
Qu’est-ce que c’est que travailler beaucoup ? Un peu ? En terme de contenu mais aussi de durée. Est-ce que c’est travailler une heure ? Deux ? Dix ? Par jour ? Par semaine ? La nuit ? Est-ce que c’est lire, écrire, analyser, y réfléchir ? Noter des trucs ?Apprendre par cœur ? Faire des lecture complémentaires ? Prévoir les questions éventuelles ? Projeter à N+6 jours après le dossier ? Connaitre par cœur le numéros de téléphone direct de la caserne de pompier et l’hôpital le plus proche du lieu de votre colloque et maîtriser tous les gestes des premiers secours ainsi que les comportements à avoir en cas d’attaques terroristes, tremblement de terre et tsunami ? Penser à avoir un stylos de rechange pour l’examen ?

N’hésitez pas, passez tout ça au crible.

Une fois votre grille de définition bien au clair, vous pouvez passer à l’analyse. Commencez par du très binaire et très basique, des questions dont les réponses sont oui ou non. Pour répondre référez-vous à une situation concrète passée : votre dernière présentation, votre dernier examen, votre dernier devoir, etc.
Avez -vous travailler pour cette présentation ? Oui/Non
Avez-vous eu l’impression de fournir des efforts ? Oui/non
Avez-vous rempli les objectifs ? (Validation de la matière, présentation faite en temps et en heure, sur le sujet demandé dans le temps demandé)  Oui/Non.

Il n’est pas question de savoir si vous avez bien travaillé, ou bien réussi, ou suffisamment réussi. Juste est-ce que vous avez travaillé et/ou réussi ?

Cette démarche est directement inspirée et reprend les questions et analyses que vous trouverez dans « Le livre des vrais surdoués » de Mme B. Milletre. Une mine d’or je vous dis.

Ensuite vous pourrez passer aux questions sur le comment.
Comment travaillez vous ? Allongé•e par terre, devant la télé, en jouant aux jeux vidéos ? (Si c’est possible, pas évident, mais possible)
Vous avez besoin de combien de lectures ou écoutes pour retenir une, deux, dix infos ? Mots à mots ? Pas mots à mots ?
Encore une fois, pas de jugements. On s’intéresse aux faits, rien que les faits.

Quand vous aurez consciencieusement disséqué votre fonctionnement, vous pourrez le comparer, sans le juger, à ces injonctions à l’effort que l’on nous rabâche joyeusement.
Vous pourrez noter où sont les différences et quelles sont ces différences.

Le but n’est pas de juger, parce qu’il n’y a pas un fonctionnement meilleur qu’un autre dans l’absolu. Il n’y a que des fonctionnement qui vous sont naturels et d’autres pas.

Une fois cet état des lieux en votre possession, vous pourrez – évidemment si vous en avez le besoin, parce que sinon, tout ça est inutile :p – travailler à simplement accepter que vous fonctionnez comme cela, et que ce qui compte c’est que vous arriviez à vos fins, et pas tellement que vous le fassiez comme « les autres » attendent de vous que vous le fassiez.

Avoir sa propre notion d’effort, de travail. Et surtout, réclamer sa réussite.

J’en suis arrivée à la conclusion que le problème pour moi n’était pas tant l’injonction au travail que celle à l’effort.
Comme si toute réussite devait être le fruit d’un travail pénible, difficile, douloureux.
Comme si, tout travail devait être demandant en énergie, pénible.

Et bien non.
Je peux, vous pouvez, travailler sans effort.
Et la réussite qui s’en suit n’est pas moins valable, moins honorable, parce qu’elle n’est pas obtenue en suant sang et eau.

Vous avez le droit à la réussite sans efforts !
(Pour reprendre à ma sauce les mots de Mme J.S-F. dans l’émission Mille et une vie sur les familles de surdoués.)

L’effort, la pénibilité n’est pas obligatoire, contrairement à ce que l’on pourrait comprendre de ce que l’on nous a rabâché tout au long de notre scolarité.
Cela ne veut pas dire qu’il ne sera jamais nécessaire, ni même jamais bien venu ou utile. Mais, simplement, qu’il n’est pas obligatoire.
Ainsi, ce n’est pas parce que ce que vous produisez ne vous demande pas d’efforts que c’en est dépourvu de valeur ou que ce n’est pas à reconnaître comme une réussite.

Et vous n’avez pas non plus à en avoir honte.
Encore une fois, il vous/nous faut jongler et trouver notre équilibre entre notre propre légitimité et le droit à partager notre réalité (que nous produisons, parfois/souvent, moins d’efforts pour autant ou plus de résultats que d’autres sur certains/beaucoup de sujet) et la façon dont elle sera reçue par les autres et les jugements qui en découlent trop souvent (prétention, vantardise, volonté d’humilier ou rabaisser les autres…*soupir*).

Néanmoins, je vous invite à réclamer vis à vis de vous même en premier lieu, que votre réussite est tout aussi valable que celles des autres.
Que la réussite ne se mesure pas à l’effort produit pour l’atteindre. (Je rappelle que je parle d’efforts intellectuels, de travail scolaire ou intellectuels, etc.)
Vous avez le droit de réussir, et de réussir « facilement » à vos yeux ou à ceux des autres.

Personnellement, j’ai déclaré en mon for intérieur que je n’avais pas forcément ni systématiquement besoin de trimer pour atteindre mes objectifs.
Que considérer que j’ai réussi n’était pas conditionné aux efforts que je produisais ou non pour y parvenir.
J’ai le droit de ne pas peiner pour produire certaines choses, même si d’autres le font avec plus difficultés que moi.
Et l’inverse est tout aussi vrai ! Je patauge sur des exercices mentaux (notamment produire un niveau de détail d’explication de mon raisonnement suffisant pour satisfaire les profs ou me rendre compréhensible pas tou•te•s) qui ne demande aucun efforts à la plupart des gens.

Ce n’est pas encore gagné, mais je travaille à me libérer du mythe de l’effort. Et je sens qu’une fois que ce sera fait, la vie sera plus facile. :p

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Revue – Cerveau et Psycho : Les adultes HPI

Bonjour à toutes et à tous !

En ce beau mardi (ici en tout cas il fait beau) une bonne nouvelle pour les curieuses et curieux, le magazine Cerveau et Psycho consacre dans son numéro de Mai 2017 (n° 88) un dossier complet sur les adultes HPI, signé par Mme Jeanne Siaud-Facchin.

Que devient le surdoué une fois adulte ?  Cerveau et Psycho n°88 Mai 2017

Que devient le surdoué une fois adulte ?

On compte plus de un million d’adultes surdoués en France. Ces « zèbres » intriguent : certains ont une vie passionnante, d’autres rencontrent de nombreuses difficultés. Un paradoxe à comprendre.

En savoir plus sur http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/i/index-cerveau-psycho.php#MWJQU2ekrMq0vwXc.99

 

BONUS, le numéro aborde le sujet de la parité Femme-Homme dans un autre dossier de ce même numéro, sujet ô combien cher à mon cœur.

N’ayant pas encore acquis ni lu le numéro en question, il me sera difficile de vous faire un retour dessus. Mais promis j’y reviendrai.

BONUS de BONUS : Le 10 mai, sortira le nouvel ouvrage du Dr Gabriel Wahl, un Que sais-je ? aux éditions PUF sur les adultes surdoué•e•s. Dans la foulée, vous pourrez profiter de la réédition de son précédent ouvrage sur les enfants HPI.

Et LA je pourrais vous en parler parce que le Docteur Wahl a eu l’extrême gentillesse de me faire parvenir gracieusement les dits ouvrages. Je les attends impatiemment dans ma boite aux lettres.

Vous retrouvez ces mêmes sujets abordés ici : TBZ et

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Interview pour le web : la Reconversion Professionnelle

Bonjour à toutes et à tous !
Permettez-moi de vous souhaiter un très beau premier mai !
Jolie(s) fête(s) du premier mai, quelque soit celle que vous célébrez ! 🙂

Jeudi dernier, j’ai donc eu le plaisir de réaliser une interview pour Mme Laure Mariet, consultante en reconversion professionnelle.

Bien que ses activités s’adressent à toutes et tous, Laure a noté qu’il émanait des demandes particulières, et récurrentes, dans le domaine professionnel chez les personnes HPI.
Forte de ce constat, elle a entreprit de se pencher plus particulièrement sur la question et de proposer un accompagnement adapté à ces questions et cette population particulière qu’est la population des surdoué•e•s.

Vous retrouverez sur son site une série de vidéos intitulées « Parcours de surdoué•e•s » (j’ai rajoutée l’écriture inclusive). 
Le principe est de brièvement présenter des parcours professionnels réussis, épanouis et très régulièrement atypiques, de personnes surdouées.
La réorientation professionnelle est au cœur de ces entretiens.

 

Mon contact avec Laure

J’ai été ravie de participer à ce joli projet professionnel.
J’ai été accueillie avec chaleur et sympathie par une jeune femme tout à fait professionnelle.
Laure possède indéniablement les qualités d’écoute et d’accueil nécessaires pour permettre la mise en place d’un échange serein, confiant et donc riche.
Très investie dans sa vie professionnelle, les personnes surdouées qui travailleront avec elle sauront sans doute apprécier l’implication farouche qu’elle met dans son travail et ses formations complémentaires.
Et, je n’en doute pas, elles sauront aussi reconnaître en Laure une personne qui saura comprendre leur particularités et problématiques.

 

La vidéo

La vidéo de mon entretien avec Laure sera mise en ligne avec les autres prochainement.
Vous pourrez retrouver la vidéo dans la section du même nom de ce blog, mais aussi dans cet article qui sera mis à jour, et – évidemment – sur le site de Laure Mariet.

D’ici là, si vous vous posez des questions sur une éventuelle réorientation professionnelle, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de Laure, dont voici les coordonnées :

Consultante en reconversion professionnelle
http://www.lauremariet.com
06 59 69 56 05
laure.mariet@gmail.com

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Mensa Pro Lab #1

Une petite nouveauté de Mensa.Mensa Pro Lab#1 :

Table ronde sur le thème de « Comment valoriser sa différence au travail quand on est adulte HPi ou autiste asperger ? »

https://mensa-france.net/blog/table-ronde-mensa-pro/

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