De la nécessité d’une information de qualité sur le HPI

Bonjour à toutes et à tous,

La fin de semaine dernière mon corps fut joyeusement secoué de spasmes, du diaphragme aux épaules en passant par les muscles du visages, conséquemment au visionnage de cette petite séquence télévisuelle (Traduction : j’ai ri en regardant la télé) :

Après avoir ri, j’ai été attristée. Et dépitée. Et très vite et un tout petit peu énervée.

Parce que voyez-vous, au-delà de son humour délicieux, ce monsieur se fait le témoin (peut-être même volontairement ?) d’une triste réalité : les conséquences d’une non-information sur le sujet du HPI.
Je suis parfois blâmée ici pour être « trop scientifique ». Cet excès de rigueur scientifique et méthodologique, me privant – selon les auteurs et autrices des commentaires en question – de la capacité à envisager « d’autres réalités ». D’autres réalités comme, par exemple, celles des zèbres évoqués dans la séquence vidéo ci-dessus.

Il y aurait tant de choses à dire suite à cette vidéo, qui est une très bonne illustration des dérives auxquelles peuvent amener des informations de mauvaises qualités sur un sujet.

A force de lire et d’entendre tout et n’importe quoi, et de la part de n’importe qui, sur le sujet de la douance on en arrive à cela : des personnes qui pensent pouvoir identifier un HQI parce qu’ils/elles ont vu quelqu’un donner un spectacle à la télévision…
Des définitions aussi diverses que ridicules de ce qu’est le HPI. Bref à boire et à manger.

Vous me direz, ce n’est pas bien grave, leur ignorance ne fait de mal qu’à eux/elles-même. Et bien non, justement.

C’est toutes les personnes effectivement concernées par le HQI qui doivent ensuite faire avec les préjugés et idées folles que les autres ont sur eux, grâce à tout ce n’importe quoi qui se diffuse massivement sur le sujet.
Ce sont des enfants qui seront traités différemment à l’école par leur enseignant·es parce que ces dernier·es en auront eu assez des incohérences et des justifications fallacieuses que certains parents s’empressent de donner pour masquer ou justifier des difficultés éducatives.
Ce sont des parents qui ne seront pas crus, qui seront moqués, raillés, ignorés, parce que eux sont véritablement parent d’enfants qui bénéficieraient vraiment de petites adaptations dans leur scolarité.
Ce sont des adultes qui risquent de se voir refuser des emplois, des missions ou même qui se verront privé·es de certaines relations parce que les personnes en face n’ont pas envie de gérer les cas sociaux et psychopathologiques que toute cette désinformation sur le HPI fait des personnes surdouées.
Et toutes ces personnes, à qui d’autres vont se sentir légitime de « diagnostiquer » une « zèbritude » comme ça, au pif, parce qu’ils ont « vu sur Internet que », qui vont remettre leur identité en question, vont s’en forger une nouvelle peut-être même en tant que « zèbre », vont peut-être même aller passer un bilan psychométrique (au prix conséquent – justifié, mais conséquent quand même) et qui vont se retrouver face à la déception de voir que leur certitude n’était qu’illusion ? Le mal qui est fait à ces gens on y pense un peu ?

Alors oui, on peut me trouver « trop » scientifique. Mais voyez-vous, ça me va. Parce que tenir à ma rigueur méthodologique et scientifique ne m’empêche pas d’être attentive et d’accueillir les réalités individuelles dans toute leur unicité et complexité. En revanche, cette rigueur scientifique me préserve de dire tout et n’importe quoi, et d’en faire payer les pots cassés aux autres.
(Et éventuellement, aussi, de ne pas passer pour plus abrutie que je ne le suis.)

De retour !

Bonjour à toutes et à tous !

Me voilà de retour sur ce blog, et avec mon esprit disponible pour ce faire. Vous en avez de la chance !

Les derniers mois (depuis septembre) n’ont franchement pas été folichons-folichons pour moi.
Avant d’aller plus loin, je rappelle que j’ai la grande chance de me coltiner un Trouble Anxieux Généralisé (ou TAG de son petit nom. Tiens ça fait un prénom américain…Tag.) qui colore ma vie de cette nuance inimitable et indélébile qu’est l’angoisse diffuse permanente et polymorphe. Mes moments de pure et totale sérénité sont rares, et mes angoisses atteignent des sommets que nous sommes peu à avoir côtoyés. Vraiment. Demandez à mon cher et tendre, je vous assure, parfois, c’est moche.
Mais je vis avec depuis toujours et, bon an mal an, ça va bien.
Ainsi donc, ces derniers mois n’ont pas été les meilleurs que j’ai connu, et vous m’avez donc bien peu lue.
Cette dernière année est particulièrement lourde d’enjeux pour moi. Car si j’ai bien travaillé jusqu’ici, si je ne valide pas cette année, tous  mes efforts auront été vains.
J’aurais sacrifié 6 ans (de vie mais aussi d’expérience professionnelle), plusieurs milliers d’euros (à savoir presque toutes mes économies) et embarqué mon époux là-dedans pour rien. Ajoutez à cela que faute de moyens, je ne pourrais pas redoubler cette dernière année, même si (ce qui n’est pas gagné d’avance) on m’autorisait à la doubler.
Dans le genre, je joue un peu ma vie là-dessus, on fait difficilement mieux.

C’est là que l’univers s’est dit : « Tiens, c’est le moment de la tester la petite. Elle veut être psy, voyons comment elle s’en sort sous pression. Mais une pression sur mesure s’il-vous-plait, on va la faire paniquer GRAVE ! ».
Je vous passe les détails de ce qui m’a fait paniquer et pourquoi, mais en résumé, j’ai traversé une période de très très grande angoisse (je ne suis toujours pas au top de ma forme là, mais ça va mieux), du genre angoisses existentielles et crises de panique.
De ces périodes d’angoisse qui vous font arrêter de manger et ne penser qu’à ce qui vous angoisse, tout le temps. Pendant 3 mois, je n’ai pas été capable d’imaginer un avenir favorable, j’ai été terrifiée de tout, j’ai perdu beaucoup de poids (forcément je ne mangeais plus), je ne sortais plus (trop peur), je me sentais incapable de tout et du coup je ne faisais plus rien. Je ne faisais rien de mes journées, si ce n’est paniquer. J’en étais arrivée à redouter de me réveiller parce qu’être éveillée signifiait paniquer. Je ne voulais pas mourir du tout, je voulais juste dormir en continu, parce que quand je dormais, j’étais tranquille.
Je paniquais aussi sur ma future activité, en me disant que mon cabinet ne tournerait jamais, que je n’aurais pas assez de patient·es, que je m’endetterait terriblement et finirais donc à la rue.
Amie dépression associée n’était pas loin !

Alors voilà, grosse révélation : les (futur·es) psy sont aussi humain·es et ne sont pas immunisés contre les aléas de la vie psychique.

Heureusement, j’ai réussi à m’inscrire et j’ai réussi à trouver un stage (condition sine qua non pour valider cette dernière année). Très drôle d’ailleurs, mon stage se fait dans une start-up qui promeut la neurodiversité au travail, dont le HPI.
Je n’ai pas du tout fait exprès, mais je reste donc dans du connu.

Aujourd’hui, je commence à aller un peu mieux et à retrouver de l’espace mental à dédier à autre chose que de contempler le futur et certain effondrement de ma vie à cause de choix misérables.
De l’espace se crée pour un futur plus plaisant, où j’aurais un cabinet qui me permettrait de vivre normalement.
Mais cette projection est encore fragile, et il en faut peu pour me faire vaciller.

Quoi qu’il en soit, je suis de retour ici, avec vos suggestions d’articles et une idée pour un nouveau billet pour le côté psy de ce blog (celui-ci étant un billet plus personnel).

Avant de vous quitter, j’aimerais ajouter quelques lignes.
Même si je ne suis pas (encore) psy, il est probable que l’on me fustige pour faire étalage de ma vie intérieure à celles et ceux qui pourraient, éventuellement, être mes futur·es patient·es et se faisant compromettre les bonnes conditions de « juste distance » entre la psychologue et ses patient·es.
Je me permets ce luxe aujourd’hui, précisément parce que je ne suis pas (encore) psy. On ne peut donc pas me reprocher quelque chose qui ne me concerne pas (encore).
Ceci étant, je trouve aussi important d’agir pour démystifier et sortir du tabou qui l’entoure en France, la santé mentale. Qu’il s’agisse de traitement de psychopathologie lourdes ou du simple fait d’être humain·es, vivant·es, et donc de connaitre des hauts et des bas dans sa vie, y compris sa vie psychique.
La santé, mentale ou pas, comprend l’état de bien-être et ne se définit pas seulement par l’absence de maladies.
Ainsi, la santé mentale, ce n’est pas juste ne pas avoir de maladies mentales, c’est aussi être « bien dans sa tête ». Et c’est normal de ne pas toujours être bien dans sa tête, nous n’en sommes pas pour si peu « fous/folles » ou simplement malades.
Nous n’avons pas à avoir honte de notre vie psychique, nous n’avons pas à avoir honte de nos souffrances. Personne n’en est exempt, et souffrir n’est pas une tare ou un tort.
C’est humain, et il n’y a pas de souffrances illégitimes. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de psychopathologie que vous n’avez pas de raison de souffrir et/ou d’aller mal. La fait d’être soignant·e ne fait pas non plus de vous une exception en la matière.
Aller mal, ou moins bien, cela fait partie de la vie. Comme aller bien, et même bien mieux.

Quelques nouvelles

Cher·es toutes et tous,

Vous l’avez vu, je suis moins prolixe cette année.

La fin du M1 a été bien occupée, et le début du M2 est un peu chaotique *doux euphémisme, je suis en panique absolue, et ça fait 2 mois que c’est l’APOCALYPSE dans ma tête*.

Mon énergie est dépensée ailleurs *genre survivre psychiquement*, de fait j’ai moins de choses à vous raconter.

Je rédige les résultats de la recherche que j’ai menée cette année. Je vous les enverrai dès que ce sera prêt (je sais je traîne, c’est indicible).
Je rédige aussi un article sur le même sujet, c’est un exercice nouveau qui me prend un peu de temps (certainement parce que je n’ai AUCUNE idée de ce que je fais).
Mais surtout je cherche un stage ! Et croyez-moi cela n’a rien d’évident ni de particulièrement plaisant pour l’angoissée chronique que je suis. (A ce sujet, vous pouvez retrouver mon petit speech sur Linkedin )

Pour toutes celles et ceux qui pensent que parce que l’on est surdoué·e tout doit être plus facile dans la vie, et bien je vous assure que non !
Je ne suis évidemment pas en train de dire que mon angoisse est dûe à ma douance, nous sommes d’accord que c’est absolument FAUX. Mais être surdouée ne m’immunise pas contre les difficultés de la vie ni contre les affres de l’âme et de l’esprit humain. Et là, croyez moi, je patauge dedans !

Donc, quand mon petit cerveau n’est pas occupé à me dire que je vais finir sous les ponts, que ma vie sera une horreur parce que j’ai tout gâché en prenant la pire décision de ma vie (à savoir reprendre des études), j’en profite pour justement profiter des moments où je n’angoisse pas et me reposer un peu.
(Ceci est la conséquence d’une angoisse chronique, et non de la douance. Bien que je veuille bien croire qu’avoir un cerveau capable d’envisager plus de possibilités, et notamment les pires, n’aide pas forcément à se dire que tout va rouler comme sur des roulettes… Ah angoisse généralisée quand tu es soutenue par une amygdale hyper stimulée ! *figure de style personnelle, je ne suis pas en train d’énoncer un fait scientifique là*)

D’où moins d’articles.
Ceci étant, je vous encourage/propose/suggère de me soumettre vos suggestions ou demandes de thèmes ou questions à traiter. C’est toujours intéressant ce que vous suggérez. ^^

Ah et j’ai une question pour vous : des vidéos en plus du blog, vous en penseriez quoi ?  Et n’ayez pas peur d’être hyper jugeant·es dans vos réponses. Du genre « non franchement, ça ferait baisser les standards du blog, ça me décevrait beaucoup »
J’ai déjà un avis sur la question, mais voyez-vous, je me remets en question justement. Il parait que « Youtube » est le second support de recherche sur internet. Ils semblerait que les gens, pour trouver des infos, vont chercher des vidéos sur Youtube bien plus facilement qu’ils ne prennent la peine de lire des blogs. En même temps,  vous êtes la preuve qu’il y a quand même des gens qui lisent encore !
Alors moi, ça me dépasse, mais je suis vielle moi. Moi à l’intérieur je suis Violet Grantham (de DownTown Abbey) à l’intérieur moi.
Et comme le but du blog, à la base, c’est d’informer les gens sur le HPI, je me dis que peut-être ce ne serait pas idiot d’au moins se poser la questions d’une ou deux vidéos qui renverraient au blog pour plus de contenus.
Donc, qu’en pensez-vous mes chères lectrices et mes chers lecteurs ?

Être parent·es d’enfants à HPI

A en croire le web, et certains témoignages de parent·es concerné·es, être parent·es d’enfants à HPI (ou enfants précoces) serait quelque chose de vraiment difficile.
Je crois bien volontiers que certaines situations, certaines combinaisons familiales impliquant des enfants surdoué·es sont vécues avec peines et souffrances par les parent·es concerné·es.
Mais la cause de ces difficultés et souffrances est-elle bien le fait que l’enfant soit surdoué·e ?

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Pervers Narcissique et HPI

Le pervers narcissique, « c’est quoi qu’est-ce » ?

C’est un concept psychanalytique, dont l’auteur semble être Monsieur Paul-Claude Racamier, en 1992 dans son ouvrage Le génie des origines : psychanalyse et psychoses.
D’après ce que j’en ai compris (et je vous invite à vérifier mes propos, car connaissant mon grand amour de la psychanalyse, il se peut que ma compréhension de ces choses soit sommes toutes partiale) le pervers narcissique est un psychopathe qui ne « passe pas à l’acte ».
Le « passage à l’acte » étant une savante formule pour dire « agir, faire », passer de la pensée (ou fantasme pour rester dans la psychanalyse) à l’action. Ne plus se contenter de rêver de frapper quelqu’un mais le faire réellement.
Donc le pervers narcissique ne serait en fait qu’une sous-catégorie de psychopathe.

Sauf que, comme rien n’est jamais bien clair avec la psychanalyse (mais n’est-ce pas ce qui fait son charme inimitable ?) la définition même de la psychopathie n’est pas bien bien claire non plus.
Et oui, même entre psychanalyste, le débat fait rage : y’a-t-il une différence entre perversion et psychopathie ? Le psychopathe est-il pervers ou le pervers est-il psychopathe ? Ah, mais quel malheur que Freud ne puisse venir notre secours pour nous expliquer que fondamentalement, de toute façon, le pervers et le psychopathe ont en commun une très mauvaise mère et des désirs incestueux qui les travaillent trop fort.
(cf. Ressources Les pervers narcissiques Qui sont-ils, comment fonctionnent-ils, comment leur échapper ?)

Heureusement comme la scientificité et la cohérence absolue sont les deux piliers de la psychanalyse, certains auteurs reconnaissent volontiers cette difficulté de définition et d’étude du phénomène. Je ne résiste pas à vous livrer le passage formidable de l’article « Hystérie et perversion : le pervers narcissique » de Alain Ksensée dans Revue française de psychanalyse 2003/3 (Vol. 67), pages 943 à 958 :

« Racamier s’interrogeait : Où pourrions-nous rencontrer des pervers narcissiques ? « Bien peu dans notre bureau : un pervers ne désire se soigner que s’il ne l’est pas suffisamment. Encore moins sur le divan du psychanalyste : la démarche psychanalytique et la pente perverse sont antinomiques. » C’est la raison pour laquelle il ne nous est pas possible d’introduire par des faits cliniques le présent travail. Toutefois, il nous semble possible d’atténuer cette difficulté. En effet, le recours à des concepts théoriques validés par la pratique psychanalytique pourra nous permettre de limiter un écart clinico-théorique toujours inévitable. »

Faisons donc preuve d’humilité, et reconnaissons les limites que peut parfois présenter la psychanalyse, et tournons-nous vers ce qu’il nous reste, la description statistique, certes moins folichonne mais qui a au moins le mérite de pouvoir être vérifiée, des symptômes et des psychopathologies. Bonjour le DSM-V et la CIM-10 !
Selon cela (et Wikipédia) : il n’y a jamais eu de diagnostic appelé « psychopathie » que ce soit dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (ou DSM) ou la Classification statistique internationale (CIM) des maladies et problèmes de santé connexes.
Malgré les termes similaires, les psychopathes sont rarement psychotiques. Les psychopathes ne sont pas tous violents ; ils utilisent la manipulation pour obtenir ce qu’ils souhaitent. En général, ce sont des individus qui ne ressentent pas d’empathie, ils se soucient peu de ce que les autres pensent d’eux et les utilisent pour atteindre leur but.
On ne sait donc pas vraiment de quoi l’on parle lorsque l’on parle de « pervers narcissique » mais on en parle quand même. Beaucoup. Partout.

Y compris quand on parle de HPI.

Pervers narcissique et HPI, quels liens ?

Et bien je n’en ai pas trouvé. Désolée…
Je n’ai pas trouvé, dans tout ce que j’ai lu (et croyez moi, j’en ai vu des choses…) quoi que ce soit qui démontre un lien cohérent, effectif, exclusif entre HPI et « pervers narcissique ».
Le fait est que la notion de pervers narcissique n’est pas bien définie.
Et ce flou sert bien tout le monde, puisque le manque de définition permet d’y mettre à peu près tout ce que l’on veut y mettre et donc n’importe quoi.
Le lien avec le HPI est peut-être là finalement.
Ils sont l’un et l’autre, deux objets que l’on peut s’approprier facilement et dont on peut tordre la réalité pour arranger nos petites affaires.
HPI et comme PN (pour Pervers Narcissique) représentent des prétextes idéaux pour se décharger d’une bonne part de notre responsabilité concernant des éléments de notre vie que l’on n’aime pas.
Votre histoire d’amour a périclité ? Votre partenaire était probablement un·e PN.
Ou, version HPI, c’est probablement parce que votre esprit est trop différent de celui des autres pour que vous puissiez vous lier facilement aux autres.
C’est pratique, c’est facile.
Pour conclure ce billet je vous laisse avec les mots de M.-L.Bourgeois :

« Dans le cadre du harcèlement moral, le personnage du « pervers narcissique » occupe désormais une place centrale, moins dans le cadre du milieu de travail (où il s’agit le plus souvent de harcèlement stratégique destiné à éliminer un employé indésirable) que dans les relations duelles (couples, familles, rapports interpersonnels et même psychothérapies ou psychanalyses…). Cette construction psychologique paraît dangereuse, explication facile, trop facile, et projective des conflits interpersonnels et en particulier dans le domaine expertal. Ce modèle n’a d’ailleurs jamais été validé. »
(Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique Volume 162, Issue 7, September 2004, Pages 586-587)

 

Ressources :

Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique Volume 162, Issue 7, September 2004, Pages 586-587, M.-L.Bourgeois

Hystérie et perversion : le pervers narcissique, Alain Ksensée, Dans Revue française de psychanalyse 2003/3 (Vol. 67), pages 943 à 958

Le génie des origines: psychanalyse et psychoses, Paul-Claude Racamier, Payot, 1992 – 420 pages

Les pervers narcissiques – Qui sont-ils, comment fonctionnent-ils, comment leur échapper ? – Poche Jean-Charles Bouchoux

De retour d’examen – édition 2019

Entre deux billets de vulgarisation scientifique, en voici un autre au ton plus personnel, à ranger dans la catégorie témoignage (donc à ne pas généraliser).

Au début de ce mois de juin 2019, je passais mes examens de master 1. Au 15 juin, je devais rendre mon rapport de stage. Ce rapport de stage s’annonçait comme une épreuve particulièrement pénible pour moi, comme tous mes précédents rapport de stage l’ont été. Je déteste, je déteste, écrire ces rapports de stage.

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HPI et HQI, de quoi parle-t-on ?

C’est une question qui me turlupinait depuis un moment déjà.
Lors de mes formations et certifications au WAIS-IV (le test de QI pour adultes dans sa 4e version) notre formateur, professeur (docteur) en psychologie de l’université de Lausanne et spécialiste en psychométrie affirmait qu’il existait une différence entre HPI et HQI ; en particulier que l’on pouvait avoir un HQI (Haut Quotient Intellectuel) et ne pas être ou avoir un HPI (Haut Potentiel Intellectuel) pour autant.

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Et puis passer sur Europe 1…

Hier on m’a proposé de témoigner dans l’émission « Le tour de la Question » d’Europe 1 du 30 mai 2019, qui abordait le sujet du Haut Potentiel Intellectuel.

Le Dr Gabriel Wahl était l’invité de l’émission et j’ai eu la chance de pouvoir intervenir au titre d’auditrice, pour témoigner de mon parcours d’identification d’adulte surdouée.
Et, grand plaisir pour l’ego, le blog a été cité plusieurs fois (conséquence : explosion des vues… c’est impressionnant !).

Comme toujours le Dr Wahl nous explique les choses avec élégance et précision.

Grand plaisir personnel – que des femmes pour témoigner, mères de surdué·es ou – et c’est cela que j’apprécie – surdouées elles-même ! Un peu de lumière sur les femmes surdouées, ça ne fait pas de mal.

Le podcast est disponible ici :

Le tour de la question – Jeudi 30 mai 2019 – Précoces, surdoués, comment les repérer ?

Enjoy !