Parcours Professionnels de surdoué•e•s

J’en ai parlé sur Facebook, j’en ai parlé sur Twitter, et enfin je rentre chez moi et je peux en parler ici !

Je vous avez dit il y a quelques temps, que j’avais tourné une petite interview avec Laure Mariet pour sa série de vidéo « Parcours Professionnels de surdoués ».

La voici la voilà, toute chaude ou presque !

Cette vidéo s’inscrit dans le projet de Laure, coach en accompagnement professionnel à destination plus particulièrement des personnes HPI.

Je vous invite à découvrir son site professionnel et son beau projet : http://www.lauremariet.com/

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Du bonheur, du bonheur et des surprises – Retour à chaud sur la journée du 17 juin

J’y suis !

Enfin un peu de calme, un moment à moi pour vous raconter ma merveilleuse journée du 17 juin 2017.
J’étais, comme vous n’êtes pas sans savoir, invitée à intervenir lors d’une conférence à l’occasion d’une journée d’échange sur le thème du HPI chez l’adulte, organisée par l’association ToulouZèbre.

Ce fut merveilleux.

Mais commençons par rendre à César ce qui appartient à ToulouZebre.

L’association

Merci à Fabienne et son association du formidable travail accomplit pour organiser cette conférence.
Merci aux bénévoles, salarié•e•s et membres de l’association sans qui rien n’aurait été possible.

Fabienne est une femme formidable, et ce fut une joie de la rencontrer enfin « en vrai » après nos coups de fils, de skype, et nos mails échangés !
Elle est la fondatrice de l’association et a su infuser son énergie à l’association qu’elle a monté, et la transmettre à tou•te•s celles et ceux qui l’ont rejointe dans cette belle aventure.
Fidèlement et solidement épaulée par Ludovic, le président de l’association, pour cet événement, ce merveilleux duo a été au top.

Si vous étiez curieuse ou curieux et que vous hésitiez à franchir le pas de cette association ne sachant pas trop si l’ambiance ou l’accueil vous conviendrait, n’hésitez plus.
Je vous garantis que vous serez reçu•e avec chaleur, bienveillance, bonne humeur et sérieux.
Que cela soit par les bénévoles ou par son équipe administratrice.

Les conférencières

De belles rencontres, pleines d’enseignements en tous genres.
D’abord Gabrielle Blinet, porteuse du projet La beauté de la Neurodiversité au Travail.
Gabrielle nous a parlé du Syndrome d’Asperger au féminin, mais pas que. Son projet vise à promouvoir la neurodiversité au travail en tordant le cou aux préjugés sur la neuro-atypicité.
C’est beau, c’est plein de sens, d’un sérieux remarquable, et plein d’une juste sensibilité.

Si vous souhaitez découvrir et/ou soutenir son projet, c’est par ici .

J’ai été personnellement très touchée par Gabrielle.
Son témoignage sur sa vision d’elle même avant le diagnostic a été pour moi une révélation. J’ai compris l’expression « ses mots m’ont frappée » car j’ai cette fois réellement ressenti physiquement le choc des mots, comme on heurte une surface invisible.
Ses mots ont été comme une révélation.
Comme s’ils avaient toujours été là en moi aussi, mais qu’il m’avait fallut que quelqu’un d’autre les prononce pour que je réalise leur présence.

Ce fut un merveilleux cadeau.

Et puis, il y a eu d’autres chose, un échange qui pour moi était de nature solaire, sur d’anciennes aspirations ou réalisations de domptage enfantines. Le genre d’échanges qui, en dehors de ce cadre et contexte précis, auraient sans doute jeté un énorme doute sur notre état mental. :p
Et pourtant, des échanges si précieux par leur nature intime, originale et même extraordinaire.
J’ai profondément aimé ce que j’ai entendu, et j’en ai été particulièrement heureuse.
Car nous échangions simplement, sans fard et sans honte, sur – finalement – des choses qui témoignaient de notre nature profonde, de notre différence.
C’était bon de pouvoir être aussi librement soi, et de le partager. Mais surtout, c’était si bon de voir les autres être eux et elles mêmes. 🙂

Il y avait aussi Emilie Bork et Marina Laulhe-Lousteau, deux femmes étudiantes en Psychologie, qui avaient la gentillesse de venir nous livrer les résultats de leurs recherches sur les émotions, le HPI et le S.A.
On ne mesure pas la difficulté que c’est de présenter des travaux de recherches à un public dit naïf, c’est à dire qui ignore tout des usages, des fondamentaux de la recherche et de la discipline présentée.
La médiation scientifique est bien plus difficile qu’on ne se l’imagine.

Leur présentation était fort intéressante et m’a poussée à m’interroger plus avant sur cette idée émergente d’un même continuum entre le syndrome d’asperger et le HPI.
Leurs recherches ne portaient pas dessus, et je ne suis pas – d’emblée comme ça, sans aucunes données précises – convaincue de cette continuité, mais leurs résultats les ont amenées à aborder cette idée et sincèrement, ça vaut le coup de creuser je pense.

Elles me le pardonneront j’espère, j’ai été bien plus attentive à ce qu’elles vivaient l’une et l’autre, ce que leur attitude me disait de leur expérience qu’à leur travaux (un peu plus familiers pour moi qui suis aussi des études de psychologie, même si un cran en dessous d’elles).
Et bien vous savez quoi ? Elles m’ont épatée toutes les deux.
Elles ont été une démonstration de sororité et de solidarité magnifique. Je les observais l’une et l’autre. La première si attentive à la seconde qui se dépassait réellement dans cet exercice très angoissant pour elle.
C’était beau, pour l’être humain que je suis et pour la féministe que je suis, de voir une si belle expression de solidarité, de complicité et de sororité.

Au-delà du contenu de leur présentation, c’était leur attitude même qui était un enseignement.

Et puis, bah…moi

Bon bah moi.
Comme d’habitude, tellement pétrifiée de trouille à l’idée de parler devant des gens que j’en oublis de seulement regarder mes notes.
Mais, comme d’habitude aussi, cet étrange phénomène, mélange de décorporation, pilote automatique et distanciation extrême s’est mis en place et j’ai baragouiné un truc.

Pas exactement, exactement, ce que j’avais prévu et travaillé, pour être tout à fait honnête.
Mais personne n’a jeté de cailloux, j’estime donc que ça allait. :p

Plus sérieusement, j’ai été transportée.
Pas par ce que j’ai dit ou fait, mais par ce que j’ai reçu après.

Comment vous dire ce qui s’est passé pour moi à ce moment là ?
Des personnes sont venues me parler après mon intervention. Pour me remercier, pour me féliciter, pour m’exprimer leur gratitude, leur joie, leur émotion.
On m’a même dit qu’on était venu rien que pour m’entendre, pour me voir.

Si je n’avais pas eu autant d’adrénaline dans le sang, je pense que j’aurais fondu en larmes à chaque fois que quelqu’un me disait merci.

Comment vous dire l’émotion, l’émerveillement et l’incompréhension face à tout cela.
Je ne sais pas vous dire la joie, l’émotion pure, d’entendre une personne vous dire qu’elle va mieux, ou qu’elle a retiré du bien-être, voir un bouleversement, une libération, de ce que vous avez dit, écrit ou fait.
Se dire que vous avez apporté, même juste un peu, même juste un instant, du bien, du mieux dans la vie de quelqu’un.

C’est sans doute ridicule à lire, à écrire encore plus, mais ça donne du sens à l’existence.

Je suis déjà étonnée quand on me dit qu’on me lit. Ravie quand on me dit que ça plait. Alors imaginé de quelle planète je suis tombée quand j’ai entendu qu’on était venu « juste pour me voir et me parler » !
C’est tellement incroyable pour moi.
Comment est-il possible que je puisse motiver cela ? Parce qu’il n’y a pas de quoi. Je ne suis rien de plus que d’autre, je ne fais rien d’extraordinaire.

Et puis j’ai compris.
Evidemment que je ne fais rien d’extraordinaire, je parle de ma vie et je dis ce qui me passe par la tête. C’est complètement anodin et sans intérêt.
mais l’intérêt de ce que je dis, ne réside pas dans ce que je dis en fait.

Mais dans le fait que je le dise.

Ce qui compte ce n’est pas moi (et heureusement), ce n’est presque pas ce que je dis non plus. C’est que je le dise.
Parce qu’en le disant, je montre que quelqu’un le pense. Que quelqu’un le vit.
En le disant, je permets à d’autres de s’approprier mes mots.
C’est de le dire qui compte.

Je n’ai pas de mots

Vous savez, je n’ai vraiment pas les mots pour vous dire comme cette expérience a été marquante pour moi.
J’ai été si émue de vous entendre me dire tout le bien que vous retiriez de la lecture de mes élucubrations.
Parce que, voyez-vous, votre joie, vos réactions, ce que vous retirez de positif de ce que je peux produire, toute ma démarche a d’un seul coup pris un sens.
D’un coup, elle s’est mise à compter, vraiment.

Pas parce que vous pourriez être plus nombreuses et nombreux, pas parce que je pourrais être plus ou re-connue, mais parce que ce que je fais a eu pour vous de l’importance.
Même une seconde, même une seule fois.
Peu importe.
Ça a compté.

Merci

Merci du fond du cœur à chacune et chacun d’entre vous pour m’avoir fait vivre cette merveilleuse expérience humaine.

Merci à la Fabuleuse Fabienne (oui c’est comme ça que je l’appelle maintenant), à Ludo, à Gabrielle, à Emilie et Marina.

Merci à vous qui êtes venu•e me voir après et dont j’ai honteusement tout mélangé et oublié les prénoms (mais je suis nulle à retenir les prénoms,  ceux des intervenantes, organisatrice et organisateurs, ça fait un mois que je les lis et écrits alors je les ai retenus :p) mais dont les visages sont gravés dans ma mémoire :

Merci donc à ces belles personnes :
La jeune fille au plâtre et à la robe bleue-verte, et son compagnon anglophone à l’allure princière (oui, ne me demandez pas pourquoi, en regardant ce monsieur je voyais un prince), qui ont généreusement et gentiment supporté mon anglais pendant de looooooooooongues minutes.

La dame aux longs cheveux ondulés, à la tenue imprimée et colorées et aux si beaux et multiples bijoux, et son compagnon en chemise bleue probablement en lin, aux cheveux courts et blancs et à la barbe assortie.

La femme en débardeur, aux cheveux longs bruns et lisses, avec le livre en anglais (dame que j’ai envie d’appelée Audrey ou Aurélie, ou Amélie ou en tout cas un prénom avec un A et un I) et lectrice et commentatrice de ce blog (j’ai d’autant plus HONTE de ne pas avoir retenu votre prénom ! 😥 ), qui est aussi maman d’un•e enfant neuroatypique. 🙂

Virginie, qui m’a aidé grâce à Facebook à lui donner un prénom ! :p Avec son haut rayé noir et blanc et son atèle noire au bras, ses cheveux attachés et son discret compagnon.

La jeune fille blonde, qui a conservé sa carte étudiante, avec une combinaison short violette et blanche, imprimée ou tachetée, aux cheveux blonds au carré et aux grands yeux clairs.

I remember each single one of you and I thank you so so much. ❤

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J’ai faim.

Un article tout léger, tout sympa et qui me fait déjà rire alors qu’il n’est même pas écrit.

Vous trouverez ici et là, dans la littérature spécialisée (il me semble chez Gabriel Whal, Béatrice Milletre et Jeanne Siaud-Facchin) une remarque qui passe souvent inaperçue au milieu de la liste des expressions amusantes ou surprenantes de l’hyperexcitabilité sensorielle liée au HPI (étiquettes qui grattent insupportables, comme les cagoule et les pulls en laine rêche, etc).
C’est celle qui spécifie que les personnes à HPI supportent moins bien la faim.

Soulagement

Quand j’ai lu ça, j’ai été vraiment soulagée et reconnaissante.
J’étais très contente d’apprendre que cette sensation très désagréable, mais vraiment très désagréable, lorsque j’avais faim méritait bien que je manifeste comme je le faisais.
C’est à dire répéter que j’ai faim toutes les 30 secondes.

Parce que, si j’en crois ces spécialistes, je ressens la faim plus intensément ou alors j’y suis plus sensible que les autres.

Mais c’est TELLEMENT cohérent avec ce que je ressens !

L’ogresse en moi

Parce que vous n’avez pas idée de la TORTURE que c’est pour moi d’avoir faim.
D’autant plus que je ne connais que très peu la phase croissante de la sensation. Vous savez, les échelons entre le moments où on se dit « Hum, je vais commencer à avoir faim. » et le moment où clairement, on avalerait un éléphant là tout de suite maintenant !
Je passe très très vite du « je vais commencer à avoir faim » à « MANGEEEEEEEEEEER ! MAINTENAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANT ! »

Mais j’ai faim, vous n’avez pas idée.
En plus, la sensation prend tout mon espace intérieur. Vraiment. C’est à dire qu’à partir du moment où je me dis « j’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiim ! » la faim prend tout mon espace mental et physique. Le creux dans mon ventre est le centre de mon corps et la sensation de faim, mélange d’implosion et d’aspiration, occupe toutes mes pensées.
Manger devient ma priorité.

L’urgence est telle que quand je mange enfin, je le fais très rapidement. Il y a cette urgence d’apaiser cette sensation TRÈS désagréable.

Mais ça passe vite. Dès que j’ai pu manger un peu, tout s’apaise et ça va mieux.

La part des choses

Je ne perds pas de vue que je connais des troubles de la perception de soi et des TCA qui pourraient venir perturber le phénomène.
Néanmoins je sais que cette sensation de faim a toujours était là telle que je vous l’ai décrite.

J’ai FAIM.
Et quand j’ai faim, j’ai faim !
Le plus drôle c’est que je sens vraiment un apaisement physique à le dire. En disant « j’ai faim » la sensation devient plus supportable, baisse d’un cran en intensité.
Et puis très vite je dois le redire.

Un peu comme si elle débordait de moi.

Les bonnes blagues du HPI

Je trouve que cette sensibilité accrue à la faim est une des bonnes blagues du HPI.
Je trouve cela vraiment amusant, de me dire que je me transforme en gremlins quand j’ai faim, précisément parce que je suis plus intelligente.
Les deux n’ont tellement rien à voir entre eux que je trouve ça délirant !

D’autant plus que la faim me rend stupide.
Je ne pense plus qu’à manger. Je suis montée en boucle sur le sujet, et si par malheur mon accès à la nourriture est conditionné par d’autres personnes (devoir attendre des gens pour commander au restaurant par exemple) je peux même devenir désagréable.
Un gremlins je vous dit.
Et ne vous risquez pas à me prendre quelque chose dans mon assiette sans que je ne vous l’ai offert au préalable ou au moins autorisé à le faire !

Pour terminer cet article hautement informatif (que j’écris en ayant faim d’ailleurs !) je vais citer une série culte de mon adolescence :

Sauf que là, c’est moi. Pas Joey.

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J’ai besoin de VOUS !

Oui vous derrière votre écran, là !

Vous n’êtes pas sans savoir que le 17 juin prochain (samedi en somme) l’association ToulouZebre organise une conférence sur le thème de l’adulte surdoué•e.

J’y interviens pour témoigner de mon parcours d’adulte diagnostiquée adulte et de ce que cela a changé dans ma vie. (Rien que ça, oui je sais.)

Mais parce que je conçois que le sujet de ma vie ne soit pas exactement le sujet le plus fascinant qui soit pour certaines personnes (même si on se demande pourquoi) et surtout parce que le but de ce témoignage est de pouvoir être utile à d’autres personnes, je me dis qu’il serait intéressant que vous me fassiez part des questions que vous avez sur le sujet de l’adulte surdoué•e.

Je vous invite à écrire en commentaire de cet article les questions que vous pourriez vous poser, ou celles que vous aimeriez voir abordées lors de mon intervention.
Je ne pourrais probablement pas répondre à toutes dans le temps qui me sera imparti, mais je vous promets d’y répondre ici sur ce blog quoi qu’il en soit.

N’hésitez pas à poser vos questions, que vous soyez concerné•e, curieuse ou curieux, ou les deux.
Et ne vous dites pas que cela ne sert à rien puisque vous ne serez pas à la conférence. Au 21e siècle, ne pas être physiquement présent•e à un événement à un temps T n’empêche plus d’y assister.
(Je vous laisse une minute pour méditer sur ces paroles sibyllines.)

Si vous préférez les réseaux sociaux, je vous invite à consulter la page Facebook du blog qui compte également un post dédié au recueil de questions sur le sujet.
https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FOverthe130%2Fposts%2F606873332839384&width=500

 

J’ai besoin de vous jeunes padawans !
(Mais je sais quand même de quoi je vais parler hein. Je veux dire, j’ai un sujet que j’ai préparé, je ne suis pas en train de vous dire que sans vos questions j’y vais les mains dans les poches à cette conférence. Quand même.)


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HPI et spiritualité

Plusieurs fois déjà, on m’a posé la question de savoir ce que je pensais de « la spiritualité des HPI ».

Le sujet de la spiritualité chez les HPI est un sujet que j’ai vu abordé de deux façons étrangement contrastées.

Le premier aperçu que j’ai eu de l’abord de ce sujet a été dans l’ouvrage « Trop intelligent pour être heureux » de Mme Jeanne Siaud-Facchin.
Un témoignage de patient qui déclarait que selon lui les HPI ne pouvaient être que athées, trop rationnels et enclins au doute qu’ils étaient.

Et d’un autre côté, il y a les personnes qui associent très étroitement le HPI et capacités parapsychiques ou conscience spirituelle exceptionnelle.

Bon.

Une fausse question à mon sens

Vouloir définir une vie spirituelle particulière pour les personnes HPI me semble complètement indu et insensé.

Il me semble que la foi (car il s’agit de cela, que cette foi s’inscrive ou se reconnaisse dans une religion particulière ou pas), les croyances, les convictions sur le pourquoi de l’existence, les origines de la vie et notre sort après la mort, sont des choses qui sont éminemment personnelles.
Ce qui va résonner en nous, en tant qu’évidence personnelle, ou simple explication qui nous convient le mieux, ne peut être résumé et expliqué uniquement par notre nature de HPI.

Car il s’agit de questionnements avant tout humains.

Que nous soyons amené•e•s à y réfléchir plus tôt que la plupart des gens ne définit pas pour autant un chemin unique pour toutes les personnes HPI.
Au contraire même, ai-je envie de dire.
Plus tôt nous nous posons ces questions, plus jeunes nous le faisons, plus nos expériences de vie vont nous amener à ciseler nos réponses, nos croyances, pour l’adapter parfaitement à ce que nous sommes.

Or, nous sommes tou•te•s différent•e•s.

Je crois donc que vous trouverez autant de personnes HPI qui croient en quelque chose (quel que soit ce quelque chose) que d’autres qui ne croient en rien.

Avoir la foi ou pas, mais toujours veiller sur soi.

Peu importe ce en quoi vous croyez, tant que cela ne vous pousse pas à faire du mal à vous ou aux autres.

Vous pouvez bien croire au grand nain vert ou à la licorne violette, tant que cela vous apporte de l’épanouissement et du bien-être, moi je dis banco.

Certaines croyances, dans notre société, sont plus confortables que d’autres, car plus facilement acceptées. D’autres vous exposent à des discriminations qui vont du simple regard amusé, en passant par la suspicion de folie furieuse, jusqu’au racisme.

Quoiqu’il en soit, quelle que soit votre croyance, veillez bien sur vous.
Gardez votre esprit critique en alerte, et votre santé et sécurité en ligne de mire.

Car malheureusement, dans ce monde, des gens sans scrupules n’hésitent pas à exploiter les questionnement existentiels que l’on peut avoir.

Soyez prudent•e•s, car elles et ils sont nombreuses et nombreux à sauter sur l’occasion d’une assise narcissique fragilisée par un renouvellement identitaire imprévu (traduire : à force de se sentir différent•e ça peut fragiliser, après un diagnostic de HPI on peut être boulversé•e et chercher à tout prix à se redéfinir, à reprendre confiance en soin, etc.) pour manipuler et extorquer tout et tous ce/ceux qu’ils/elles peuvent.

Conclusion

HPI ou pas, la foi est une affaire fondamentalement humaine et personnelle.
Croyez ou ne croyez pas en ce que vous voulez.
Etre HPI ne vous oblige à rien, ne définit en rien ce à quoi vous devriez ou non croire.

En revanche, cela donne des clefs de compréhension de l’intensité de vos questionnements, de leur profondeur et de leur importance.

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Petite fierté des ces 15 derniers jours

Je devais corriger des travaux de mes camarades de promotion dans le cadre d’une initiation à la recherche. C’est ce qu’on appelle l’évaluation par les pairs.

Or, alors que nous avions un délais précis pour évaluer les travaux reçus, nous n’avions pas critères précis de notation, mais seulement des consignes globales.

De fait, j’ai donc bidouillé joyeusement une notation selon les consignes données, et fait mon travail selon cela, dès le 2e jour du délais donné pour faire les évaluations.

Deux ou trois jours plus tard, la professeure en charge de notre évaluation nous livre les consignes de notation : il s’agit exactement (j’hésite à dire mot à mot) du petit paragraphe introductif que j’ai noté sur chacune des évaluation dont j’avais la charge pour expliquer ma notation (réalisée sans consignes précises avant l’intervention de la professeure).

J’étais très fière de moi.

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Podcast – Comment Identifier les enfants surdoués- France Inter

Bonjour à toute et à tous,

Je me permet ce petit pas de côté par rapport au sujet de ce blog qui est les adultes surdoué•e•s, pour vous parler de l’émission de ce matin sur France Inter : Grand bien vous fasse !
Vous savez pourquoi ?
Parce que l’un des deux invités de l’émission était le Dr Gabriel Wahl.

Alors, vous le savez j’ai été complètement enthousiasmée par ses ouvrages. Je suis fan.
Et cette émission n’a pas arrangé mon cas.
Je vous invite très chaleureusement à écouter le replay, pour le Dr Wahl, mais surtout en fait, parce que c’est une très belle façon d’illustrer que quelque soit votre bord théorique et vos outils de prédilections, quand vous êtes de bons professionnel•le•s de santé, vous avez un seul objectif : le bien-être de vos patient•e•s, petits et/ou grand•e•s.

Le Dr Wahl et Mame Siaud-Facchin le démontrent très bien. Bien que leurs points de vue ne soient pas tout le temps absolument identiques, l’un•e et l’autre font preuve (si besoin était) de leur intelligence, de leur implication et de leur professionnalisme. Et parce qu’ici je me permets le luxe de donner mon avis (alors que personne ne le demande, et c’est aussi ce qui participe au plaisir de la chose 😉 ) de leur passion.Rien que pour le plaisir d’entendre des gens éclairés, échanger avec intelligence, je vous conseille cette émission.

Cliquez sur l’image pour l’écouter.

Capture

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ÉVÉNEMENT – Journée Douance Adulte avec l’association ToulouZèbre

Le 17 juin prochain, l’association ToulouZèbre propose une journée de rencontre autour du HPI adulte.

Et c’est avec un immense plaisir que j’y participerai en tant qu’intervenante !

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Cette journée sera également l’occasion de découvrir le projet Beauté de la Neurodiversité au Travail,.
Deux étudiantes en psychologie à l’Université Jean Jaures de Toulouse présenterons les résultats de leur recherches sur les émotions et les adultes HPI.

Toutes les informations ici :
HPI Adulte : « Après-midi rencontres, témoignages & études » à Toulouse

Retrouvez le site de l’association : ToulouZèbre 
Ici, la Page Facebook de l’association : @ToulouZebre
Et là, le compte Twitter : @ToulouZebre

 


Je vous donne donc rendez-vous le 17 juin à Toulouse avec l’association ToulouZèbre !

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Les études épisode 6 – L’évaluation par les pairs.

Avant toutes choses, je tiens à faire cette déclaration : je ne suis pas prête pour mes examens qui ont lieu dans 15 jours. Pas du tout. Du tout.
Voilà, ceci étant établi, passons au sujet du jour.

L’évaluation par les pairs

Dans le petit monde des sciences, l’évaluation par les pairs est une chose courante. En fait c’est même une pierre angulaire de la recherche.
Je m’explique.
En sciences, ce qui fait avancer le schmilblick et qui permet aux laboratoires de recherche d’avoir plus de sous, ce sont les sacro-saintes publications. La publication scientifique, c’est la façon qu’on les scientifiques de communiquer leurs trouvailles (comprendre travaux de recherche).
La publication scientifique a ses règles, on n’écrit pas juste « Whouhou ça y est j’ai trouvé ça ! » pour pouvoir espérer être publier dans des grandes revues scientifiques comme Nature par exemple (la biologie étant mon premier amour universitaire, Nature est LA référence de publication pour moi. Mais chaque domaine des sciences à SA référence de publications).
En plus du format particulier d’un article scientifique (aussi appelé publication scientifique) les règles de soumissions sont très précises.
Pour espérer pouvoir voir ses travaux publier, il faut passer deux étapes cruciales, en plus de celles d’effectivement trouver quelque chose à dire.
Lorsque l’on envoie son papier, il passe entre les mains d’une sorte de jury, constitué de…pairs !
Un•e qui est rattaché•e à la revue en question. Il/elle en connait les lignes éditoriales et en somme il/elle peut décider si, en plus de la cohérence de votre recherche, votre article peut être publier tel quel ou avec modifications dans leur jolie revue.
Cette personne est en charge de choisir deux ou trois autres personnes, scientifiques du domaine auquel se rapporte votre article, pour qu’elles effectuent une lecture critique de votre article. Comme en générale, ces personnes sont donc des concurrentes, elles gardent l’anonymat.

Et c’est ça, le « peer-revue » in english ou « évaluation par les pairs ».

Cette année, dans une des matières proposée au choix, nous avons donc l’opportunité de nous livrer à cette exercice. En tant que correcteur ou correctrice mais aussi en tant que celle ou celui qui soumet son papier.

C’est une horreur.

Si, si, je vous assure, c’est une horreur.

L’impression d’illégitimité totale

Le principe :
Nous remettons un premier jet d’article (en version initiation à la recherche, autant vous dire que c’est léger comme contenu comparé à un véritable article) et deux étudiant•e•s ayant choisi la même thématique de recherche que nous se voit attribuer notre devoir à évaluer.
Dans le même temps, chaque étudiant•e•s ayant soumis son devoir à l’évaluation par les pairs se voir confier deux devoirs de deux étudiant•e•s différent•e•s pour le évaluer.

En tant que celle qui soumet son travail à l’évaluation des autres, je le vis très bien.
J’ai l’outrancier orgueil de me dire que moi je suis issue d’un cursus universitaire préalable de science « dure » (enfin la plus « molle » des « dures », la biologie. Oui le monde des sciences a aussi ses « populaires » et ses moins populaires) et que moi, je sais ce que c’est qu’une démarche expérimentale scientifique. Donc, l’avis de personnes qui découvrent ça cette année, ça ne me perturbe pas beaucoup.
Bon même si, je l’admets, j’ai dû faire le deuil préalable de presque 6 points sur ma notes finale.
Parce que voyez-vous, cette évaluation par les pairs compte pour 6 points dans notre note finale.
(Sauf qu’en écrivant ces lignes, je me souviens que notre propre travail d’évaluation est évalué par les professeurs, ce qui fait que peut-être notre note n’est pas celle que les autres nous donneront, mais celle que les professeur donneront à notre propre travail d’évaluation. Auquel cas je suis très tranquille, j’ai fait un travail tout à fait sérieux et honnête.)

En tant que celle qui évalue, c’est l’horreur.
Nous avons beau avoir des critères d’évaluation, je ne me sens absolument pas légitime ni compétente pour noter mes camarades de classe.
D’autant plus que, pour ceux que j’ai eu à corriger, leur devoir n’est même pas complet. Je me retrouve à devoir évaluer une expérience qui n’a même pas de résultats et pour les deux, même pas de méthode de traitement des dits résultats.
C’est donc franchement compliqué.

Quand bien même j’ai réussi à me conformer strictement à ce qui était donné comme critères d’évaluation, les résultats obtenus me semblent terriblement sévères.
Ils sont cohérents, justifiés et argumentés, mais tellement…bas !
J’avais pour secrète ambition de ne pas mettre une note en dessous de la moyenne (nous devions noter de 1 à 6. Je m’étais donc promis de ne pas mettre une note en dessous de 3,5/6. Si parce que comme le 0 n’est pas possible, la note médiane est 3,5).
Sauf que j’ai du mettre un 3,3/6.
Et ça me tarabuste.

Même si je sais que mon évaluation est honnête, qu’elle est bien argumentée et justifiée, il n’empêche que je ne me sens pas le droit de juger comme ça la qualité du travail d’un•e autre étudiant•e de même niveau que moi.
Je ne me sens pas légitime à le faire.

Mais je ne peux pas mettre 6/6 partout parce que ce ne serait pas juste.
C’est aussi un exercice, une partie d’examen, et ça doit être traité sérieusement et rigoureusement pour que tout cela ait du sens et de la valeur.
Mais bon sang, c’est difficile.

Tambouille personnelle de notation

En plus, la grille de notation n’étant pas explicite, j’ai dû construire un système de notation qui me paraissait aussi cohérent et juste que possible.
J’ai donc pris la liberté de donner des demis point voir des quarts de point.
Et encore une autre manipulation mathématique qui me permettait, à mon sens, d’être le plus exhaustive possible dans ma revue de critère d’évaluation.

Mais je ne sais même pas si c’est permis. Rien n’est indiqué à ce sujet nulle part.
BREF !

Je prie seulement pour que, de même que dans le véritable procédé d’évaluation par les pairs, les évaluateurs et évaluatrices demeurent anonymes, parce que j’ai un peu peur pour moi.
Les notes que j’ai donné ne sont pas inférieures à 3,3/6, mais depuis l’accueil infernal qui m’a été réservé l’an dernier suite aux résultats de l’épreuve de statistiques (la petite histoire est ici ) j’ai peur de TOUT ce que je fais ou dit dans le cadre de ma « classe ».
Cela fait remonter de vieux souvenirs de collège et ce n’est pas franchement agréable.
Tant les souvenirs eux-même, que la triste constatation qu’une part de moi est toujours la petite fille terrifiée par les autres et qui ne sait ni quoi faire ni quoi répondre face à leur agressivité et leur rejet…alors que j’ai 32 ans !

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Morceaux choisis « Les adultes surdoués » du Dr G.Wahl

Parce que décidément plus je le lis, plus je l’aime cet ouvrage (j’ai aussi lu celui sur les enfants, qui est tout aussi bon à mon sens).

Voici quelques morceaux choisis de l’ouvrage, dans l’ordre d’apparition :

p34. Extrait du test ATIPIC : Adulte Test d’Identification du haut Potentiel Intellectuel et Cognitif.
Le Dr Wahl nous fait le plaisir de nous dévoiler les 20 premiers items de ce test. Vous pouvez donc vous amusez à y répondre.

p48. Le Dr. Wahl évoque ce qui peut représenter pour les non-initié•e•s une question pleine de passion, celle du QIT : le donner ou pas ? Le Dr. Wahl a la délicatesse et l’intelligence de ne rien imposer ni déclarer comme ce qui est à faire ou pas, mais nous livre une explication claire des tenants et aboutissants de cette question.

p.49. L’auteur nous propose son analyse et donc sa réponse aux remises en question du test de QI.
De vous à moi, j’ai profondément regretté de ne pas avoir l’homme en face de moi pour le remercier de la plus chaleureuse et reconnaissante des poignées de mains (Oui, étant donné que je n’ai pas le plaisir de connaître ce monsieur, je ne peux guère me permettre plus en terme de remerciements.).
Il livre ce qui pour moi devrait mettre fin à tout atermoiement sur la question, le fait que à ce jour il n’existe pas d’autre ni de meilleur outil pour mesurer l’intelligence. Et que celui existant est particulièrement robuste et bien construit. Il y dédie d’ailleurs tout un chapitre pour que l’on comprenne bien comme l’outil est construit.
« Toutes ces questions mériteraient d’être posées, si l’on disposait d’outils plus fiables, mais il n’en est aucun qui puissent seulement leur [les test de QI WISSP, WISC et WAIS] être comparé. »

p57. Un autre outil d’évaluation !! Cette fois sur le bien-être de vie. De même vous pouvez répondre à quelques questions pour vous amuser. 🙂

p58. Une phrase qui soutient mon idée qu’une relation amoureuse (ou amicale) est plus facile lorsqu’on partage un même ordre de niveau d’intelligence.
« […] semblet-il, les appariements amoureux sont, le plus souvent, cognitivement homogènes. » Ch.IV le Bien-être subjectif et l’intelligence.

p60. Un joli exemple, mais qui n’est pas le plus grand, du sens de l’humour de l’auteur.
« […] en finir avec l’écriture de ce satané chapitre pourrait m’inspirer un bonheur eudémonique (tout chapitre en cours d’écriture est satané). » Ch.IV le Bien-être subjectif et l’intelligence.

p72 et p73. Celles et ceux qui comme moi ont eu des difficultés à conserver leur santé mentale intacte face à ce qui leur semblait être des aberrations totales du fonctionnement de leur structure professionnelle seront ravi•e•s de découvrir la loi de Putt et la loi de futilité de Parkinson. La première exprime en gros que les personnes compétentes ne sont pas forcément celles qui encadrent/dirigent (managers) et la seconde exprime que les institutions dédient souvent un temps considérable à des choses insignifiantes.
(Je vous invite à lire les articles de la catégorie « Au travail » si vous souhaitez connaitre mes expériences avec ces deux lois. :p).

p74. « La vie professionnelle n’est pas toujours du goût des surdoués, car elle leur impose parfois un affadissement intellectuel et existentiel peu compatible avec leur personnalité et leur talent. » Ch.VLes « risques » du surdon.
Cette phrase m’a fait du bien, car elle m’a déculpabiliser de ne trouver absolument aucun élan ni motivation profonde aux postes que j’ai pu occuper, mais aussi aux postes des autres que j’ai pu observer.

p87. Le passage qui suit m’a évoqué ce que B.Milletre appelle « faire son Archimède » et ce qu’elle dit de ce qu’elle nomme le raisonnement intuitif.
« Le mathématicien Henri Poincaré a tenté de préciser le processus de la découverte scientifique. Il distingue quatre étapes, que sont l’imprégnation ( les questions sont posées), l’incubation (cheminement inconscient), l’illumination (la solution surgit) et l’explication (la solution est rationalisée). » Ch.VII Intelligence et créativité.

p94 et 95. Autre grande source de plaisir et de joie pour moi. Une bonne remise en place des pseudo-fantasmes sur les hémisphères du cerveau.
« Comme d’autres études ont montré que l’hémisphère droit des surdoués offre des capacités proches de celles de l’hémisphère gauche, on a retenu que les adultes intellectuellement surdoués pourraient disposer de deux hémisphères dévolus à la rationalité, au langage, au calcul, à la pensée analytique, tandis que le commun des « cérébrés » n’en possède qu’un.[…]. Si l’on considère que les deux hémisphères des surdoués sont indifférenciés, et donc disposent chacun de toutes les qualités en doublon, on peut supposer que les registres de l’abstraction et de l’émotion sont indissociés ; ils donnent alors à toute approche de la connaissance, une grande amplitude émotionnelle. » – Ch.VIII Biologie de l’intelligence.

p101. On retrouve encore cette notion d’appariement en couple par QI homogène.
« Précisons que les couples parentaux se forment le plus souvent sur la base d’un appariement homogène de l’intelligence ou de ses signes extérieurs, le niveau d’étude notamment. » – Ch.VIII Biologie de l’intelligence.

p119. J’aime, j’aime, j’aime.
« C’est cependant la petite chance qu’offre la comparaison des inégalités naturelles sur les inégalités sociales : elles donnent un moindre sentiment d’injustice.On applaudit au talent mais l’on méprise l’entregent. […] Descartes écrivait imprudemment que l’intelligence est « une faculté dont nous sommes tous également pourvus » […] » – Conclusion

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