Mensa Pro Lab #1

Une petite nouveauté de Mensa.Mensa Pro Lab#1 :

Table ronde sur le thème de « Comment valoriser sa différence au travail quand on est adulte HPi ou autiste asperger ? »

https://mensa-france.net/blog/table-ronde-mensa-pro/

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Et sinon…

J’ai rendez-vous jeudi prochain pour tourner une interview vidéo, pour un très joli projet d’accompagnement professionnel des adultes surdoué•e•s.

Je suis super contente. ^^

POuce en l'air Jess

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La différence existe-t-elle vraiment ?

Voilà un commentaire que j’ai lu à propos de la douance, sur un groupe de réseau social dédié à ce sujet :

« Bonjour à vous toutes et tous,
Je viens juste de rentrer dans ce groupe par le biais d’une amie ; après avoir lu attentivement les récits précédents que vous faites, je me reconnais dans beaucoup d’entre eux.
J’ai rencontré l’année dernière une thérapeute qui m’a parlé de la douance et m’a suggéré que j’en avais de nombreuses caractéristiques. Il est quand même une question qui ne cesse de me travailler et sur laquelle je n’arrive pas à prendre position, à savoir celle de la différence.
Depuis toute petite, je me sens différente des autres et ai bien remarqué que les règles d’interaction sociale m’étaient complexes à intégrer. Je vois bien dans mon entourage que plein de personnes ne se posent pas autant de questions, ne font pas preuve de la même hypersensibilité, culpabilité, doute sur soir-même…

Cependant, je me dis que ces difficultés et ces émotions que je peux rencontrer sont partagées par le reste de l’humanité. Et je ne peux concevoir que les autres (quels autres, d’ailleurs ?) soient tellement différents car toute personne est si singulière qu’elle en est incatégorisable. Je ne sais pas si je suis très claire.
Bien sûr que je me rends compte que plein de personnes ne réagissent et ne fonctionnent pas comme moi mais cela me parait très étrange de penser en terme de groupes qui auraient des schémas comportementaux et des regards sur la vie si dissemblables. N’est-on pas toutes et tous différent.e.s ? En somme, si vous avez des pistes pour m’aider à avancer sur cette question qui me complique sacrément l’existence, je suis preneuse ! »

(J’ai pris la liberté d’aérer un peu le texte original pour plus de lisibilité.)

Différent•e•s et séparé•e•s ?

Voilà ma réponse, qui comme toute réflexion est destinée à s’enrichir par l’expérience et le temps.

L’apaisement peut venir, peut-être de la réalité physiologique.
On ne se torture pas de la différence de couleur d’yeux, de cheveux, de peau, de taille. Et bien, le HPI est une réalité physiologique autant que psychologique.
Nos neurones ne sont pas fait de la même façon, et le cerveau ne fonctionne pas (ne s’active pas si vous préférez) de la même façon.
Différence il y a, c’est un fait, comme il y a des blondes, des brunes, des grandes des petites…
Est-ce que cela doit nous séparer ? C’est à nous de le décider.

Pour ma part, les différence sont l’expression de la vie, et font aussi sa richesse.
Différence et séparation ne sont pas forcément synonyme de rejet ou de conflit.
Il ne tient qu’à nous de choisir ce que l’on fait de nos différences.

Mais les nier, en revanche, est pour moi ce qui mène le plus surement aux mal-être de tout•e•s.
Nier ses différences revient à nier ce qui nous rend unique. D’individus à individus, ou de groupe d’individus à groupe d’individus.
Etre dans un groupe ce n’est pas être en prison.
Il ne tient qu’à nous de comprendre que nous sommes tou•te•s uniques, tous humain•e•s et tou•te•s différent•e•s.

Il ne vous viendrez pas à l’idée de dire à une personne daltonienne ou sourde qu’il ne sert à rien de stipuler sa différence parce que nous sommes tou•te•s de l’espèce humaine non ?
Le HPI ne fait pas exception selon moi.

Que se cache-t-il derrière cette question ?

Il y a celles et ceux qui soulignent cette différence, et celles et ceux qui souhaitent la masquer.
Il n’y a pas de bonne ou mauvaise attitude, seulement l’attitude qui vous convient. Mais qu’il s’agisse de réclamer sa différence ou d’insister sur ce qui vous lie aux autres, le mieux est de faire un choix qui ne soit pas motivé par une blessure ou une peur. Ou plusieurs.
Car les choix et les attitudes (ou comportements) que l’on adopte en réaction à nos peurs ou nos blessures ne font en général que nous maintenir dans ces dynamiques délétères.

Parfois, et c’est plus souvent qu’on ne le voudrait, il est bon de ne pas tout de suite faire face à ses peurs et d’adopter une attitude qui nous en préserve. Parce que, à l’instant T nous ne sommes pas prêt•e•s pour y faire face. Il nous faut plus de temps, plus de ressources intérieures que nous n’en avons à l’instant T. Dans ces cas là, ne pas affronter ses peurs ou blessures demeure la solution la plus sûre pour notre équilibre.
Néanmoins, pour que cela demeure constructif, nous devons être très clair avec nous-même et ne pas nous voiler la face : Oui, nous refusons d’affronter nos peurs/blessures, oui nous en avons conscience, et NON nous ne souhaitons pas entretenir ces peurs/blessures éternellement.

Besoin d’appartenance et construction de soi

Ainsi donc, en plus de se demander si la différence existe vraiment entre « nous » et « les autres » (si vous voulez mon avis, c’est une simple histoire de référentiel. Changez le référentiel, vous changerez votre groupe d’appartenance), la question intéressante pour notre petite personne est surtout : « Quel est le besoin, la peur, l’espoir qui motive ce questionnement chez moi ? »

On trouve souvent derrière (mais pas que, et pas toujours) un besoin d’appartenance et/ou un besoin d’identification (dans le sens de prendre ou construire son identité).

Le besoin d’appartenance est un besoin fondamental de notre construction psychique. Je suis la première à râler à ce sujet, mais c’est comme ça.
Nous avons besoin d’un groupe auquel nous référer, nous avons besoin de nous sentir appartenir à un groupe de pairs.
La bonne nouvelle, c’est que ce groupe de pair peut être en fait une seule personne. Vous n’êtes pas obligé•e de vous coltiner le groupe des « populaires » du coin.

Quoi qu’il en soit nous avons besoin de nous relier à quelqu’un. De faire partie d’un plus grand groupe que soi. Mettez ça sur notre côté bovin si vous voulez. Ou ovin.

Or quand on nous annonce : « Félicitation ! Vous n’êtes semblables qu’à, dans me meilleur des cas, 2,4% de vos pairs et dans le pire des cas, 0,13% ! «  , il se peut que vous entendiez : « Vous êtes seuuuuuuuuuuuuuuuuuul•e, teeeeeeeeeeellement seuuuuuuuuuuuuuuul•e ! »
Et votre besoin d’appartenance en prend un sacré coup. D’un coup, tous vos groupes de référence n’en sont plus, puisque vous n’y appartenez plus. (Tout ça c’est la faute du/de la psy. Méchant•e psy !)
Envolée la référence de la famille, parce qu’avec votre bol, vous êtes le/la seul•e de votre famille concernée.
Envolée la référence de vos ami•e•s, si vous en avez, parce que…bah les statistiques sont contre vous là quand même. Jusqu’à preuve du contraire mais bon, soyons pessimistes.

Envolés tous vos repères, pouf !
Vous voilà seul•e dans votre petit monde interieur. DRAME.

Alors la bonne nouvelle (il y a TOUJOURS une bonne nouvelle) c’est que le drame est plus ou moins grand en fonction de l’intensité de votre besoin d’appartenance.

Plus le besoin d’appartenance est grand, plus on cherchera à gommer ce que l’on voit comme des différences, des barrières entre nous et les autres. Jusqu’à parfois le nier complètement.
Certaines personnes ne supportent tellement pas cette idée d’être « autre » qu’elles vont jusqu’à nier leur nature de surdouée. Cette négation ne relève pas forcément uniquement d’un besoin d’appartenance mis à mal, mais ça peut y participer.

D’autres vont prendre le chemin d’en face, celui de l’identification.
Leur besoin de s’individualiser est tel, qu’il peut les pousser à mettre en avant et à toutes les sauces leur différence.
Sans être allée jusqu’à ne plus vivre qu’à travers ça, j’ai eu ma période du genre moi aussi.
Le travers de ce comportement c’est justement de créer un clivage « eux/nous » complètement stérile et sclérosant.

Eux, nous, les autres, ensemble. 

Et toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent ; plus lui, plus elles et tous ceux qui sont seuls ; allez venez et entrez dans la danse, allez venez, c’est notre jour de chance !

Voilà.
Ce léger délire passé, finalement, est-ce qu’elle existe cette différence ?

Oui à l’évidence.
Elle n’est pas univoque, simple. Elle s’étend sur plusieurs niveau de nos êtres.
Elle nous distingue des autres, les un•e•s des autres, mais elle ne nous sépare pas.
(Même quand on aimerait bien. Qui est content•e d’être un humain « comme » Hitler ? Qui ?)

La question, comme souvent, n’est pas tant celle de son existence – qui dépend de l’échelle à laquelle nous nous situons – mais de ses conséquences dans nos vies.
C’est à nous de trouver la position qui nous donnera l’équilibre dont nous avons besoin pour avancer.
Et le mieux, c’est que cette position peut varier au cours du temps.
Nous sommes en constante évolution (j’en suis convaincue), ce que nous vivons nous transforme. A chaque transformation, notre état se modifie, donc, nos positionnement internes doivent suivre pour maintenir notre équilibre.
(Est-ce que vous me suivez toujours ?)
Si aujourd’hui, votre équilibre intérieur requiert que vous réclamiez votre appartenance au genre humain et que votre nature de HPI soit passée au second voir 10e plan, très bien. Peut-être que demain, votre évolution personnelle (et par évolution, j’entends changements, il n’y a pas de notion d’aller vers un mieux ou un moins bien. Juste de changer) vous amènera à revoir votre position et à vous situer vers une différenciation plus prononcée. Et après-demain, votre équilibre (comprendre bien-être) intérieur demandera un autre changement.

La différence existe belle et bien oui.
Vous êtes différent•e•s, nous le sommes tout•e•s.
A nous de choisir si cela nous rassemble ou nous divise. Si cela est une richesse ou une condamnation.

Personnellement, j’ai choisi la richesse.

(Enfin pour moi. Pour les autres, je ne sais pas si ma différence est une richesse, mais personne n’en est mort•e encore. Alors j’imagine que ça va.)

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« Le livre des vrais surdoués. Surdoués et heureux ! » – Béatrice Millêtre

J’ai découvert cet ouvrage hier.

Et je vous le recommande chaudement ! Plus que chaudement, je vous le conseille, vous encourage à le lire, à le partager avec votre entourage, bref à en faire un de vos livres de référence sur le HPI.

Personnellement, je l’ai érigé en livre de chevet, et j’en ai fait MA référence sur le sujet des surdoué-e-s.

Des informations claires et accessibles

L’ouvrage est court, très clairement rédigé et très agréablement assumé.
Son auteure assume son point de vue, son expérience et dans ses écrits transpirent une force de conviction et d’assumation certaine. Et j’adore ça !

Que l’on soit déjà connaisseu-se-r-s du sujet, concerné-e-s directement ou indirectement, l’ouvrage est accessible à tou-te-s.

Un gros point positif pour moi, l’ouvrage s’adresse directement à ses lect-rice-eur-s. D’ordinaire, je ne suis clairement pas fan de cet option littéraire, mais là, cela a l’avantage de nous faire nous sentir concerné-e-s, et très paradoxalement (parce que il s’agit d’une lecture en fait), écouté-e-s et compri-se-s.

Tout un tas de références scientifiques actuelles

Et que ça fait du bien !
Parce que si, pour X raisons, nous ne sommes pas satisfait-e-s de ce que l’auteure écrit, nous pouvons aller puiser dans les références bibliographiques à chaque fin de chapitre. C’est tellement agréable de pouvoir aller voir par soi-même ce qui nous est dit. De pouvoir s’approprier un contenu précis, de ne pas avoir à se limiter à la parole et la compréhension d’une personne tierce.

Un message résolument positif, dynamique et responsabilisant

L’auteur nous présente l’autre aspect de la réalité des surdoué-e-s. L’aspect moins présenté par les médias, mais en même temps, l’aspect le plus important en terme de fréquence et de proportion : la réalité de surdoué-e-s qui vont bien.

Qui, non seulement vont bien, mais vont même MIEUX que les neurotypiques.

Cet ouvrages dit du bien de nous ! Je sais que ça peut paraître narcissique, mais ça me fait tellement de bien de lire, études scientifiques à l’appui, que ce que je ressens au plus profond de moi est une réalité. Ou peut se traduire en réalité.
A savoir que le surdon est un…don !

Aussi, l’auteure nous encourage, nous lecte-eur-rice-s à prendre nos responsabilités (sur nos souffrances aussi) dans nos vies.
Qu’est-ce que j’ai aimé lire ça !
Cela n’enlève rien au poids des souffrances en questions, simplement j’ai aimé lire quelque chose que je partage et tâche de toujours faire dans ma vie : me demander quelle est ma part dans « tout ça », de quoi je suis responsable et donc sur quoi je peux agir. Et ce qui ne m’appartient pas et que je n’ai donc pas à prendre en charge.

Et les souffrances dans tout ça ?

Elles ne sont pas niées du tout, loin de là.
Mais, et pour moi c’est aussi nouveau qu’apaisant, l’auteure nous dit que si souffrances il y a, elles sont le fait de notre nature humaine, pas du surdon.
Et elle ne s’y attarde pas. Elles ne sont pas l’objet de l’ouvrage.

Je sais que ça n’a rien de révolutionnaire et que cela peut vous paraître absolument évident. Et ça l’est sans doute.
Mais voyez-vous, ça m’a fait du bien de lire, noir sur blanc, que ma nature différente ne me condamne pas à la souffrance. Que, par définition, elle n’est pas porteuse de souffrances, mais au contraire, de plus de solutions.

Et que ça fait du bien !

Petit bonus qui fait plaisir !

L’auteure, Béatrice Millêtre, est docteur en psychologie, psychothérapeute, neurobiologiste et spécialistes des TCC, et – roulement de tambour – surdouée elle-même !
Et voui !
Alors ce n’est pas ça le petit bonus qui fait plaisir, mais c’est un plus qui est appréciable à mes yeux. Cela me réconforte de savoir que l’auteure sait de quoi elle parle, d’un point de vie théorique et parce qu’elle est elle-même concernée en tant que sujet, par le surdon. Ça c’est top !

Mais le petit bonus qui fait du bien, c’est que dans cet ouvrage, l’auteure nous offre le fruit de son travail, un test pour déceler ce qu’elle appelle le « fonctionnement intuitif » du raisonnement, caractéristique des surdoué-e-s.

Ce test, qui mériterait d’être livré avec une consigne de passation clairement écrite même si elle se comprend sans cela, est très simple et très amusant à faire.
Et finalement assez cohérent.
Le principe c’est que passé un certain seuil de réponse correspondant à un fonctionnement intuitif, vous êtes considéré-e comme ayant effectivement un fonctionnement intuitif.

Sans grande surprise, je suis quasiment au seuil maximal de fonctionnement intuitif.
Alors nous sommes d’accord, c’est juste une info de plus, et ça ne révolutionne rien dans mon existence.
MAIS !
Mais c’est hyper intéressant de savoir ce qu’est le fonctionnement intuitif, dans le détail en plus ; savoir que l’on est concerné-e et comprendre son fonctionnement.
Mais surtout, cela m’a tellement décomplexée sur mes méthodes de travail et d’apprentissages dans mes études, dans mon travail, dans ma vie en général ! C’est tellement libérateur de découvrir que -bah oui, en fait j’en reviens toujours là – j’ai le droit de fonctionner comme ça.
Que c’est ok.

Conclusion 

Courrez l’acheter ! Il est aussi disponible en version numérique, donc n’hésitez pas.
Il se lit vite, est clair, plein de ressources ! Et tellement positif.

Bon ok, bémol sur une pointe de critique/réticence/limite petite-pique-qui-passe-pas-inaperçue, sur la zebritude et l’engouement que cela suscite et a pu susciter.
Bon. Pas de diffamation au moins, juste un désaccord qu’on comprend bien-bien.

Ah et bémol sur le titre, mais l’auteure à l’honnêteté de dire dans une interview qu’elle le voulait volontairement racoleur et provocateur.

Ah oui, et je ne suis pas d’accord avec le seuil de 125 de QI pour le surdouement. M’enfin, ce n’est pas comme si ça avait une quelconque conséquence pour vous ou pour l’ouvrage. :p

Mais vraiment, vraiment je vous le conseille chaleureusement. C’est une lecture qui m’a fait du bien et enthousiasmée.


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Quatrième de couverture :
Ce n’est pas parce que votre enfant ou vous-même êtes brillants ou talentueux que vous êtes surdoués. Et ce n’est pas parce que vous êtes surdoués que vous êtes malheureux. Le vrai surdoué  a un QI supérieur à 125, un fonctionnement intuitif, et une bonne insertion sociale. La souffrance n’est pas un critère, mais juste le signe que le surdoué a besoin – comme tout le monde – d’une thérapie. Béatrice Millêtre remet les pendules à l’heure ! Elle explique tout ce qu’il faut savoir sur les « hauts potentiels » – les vrais. Des données scientifiques à leur fonctionnement au quotidien, qu’il s’agisse des enfants ou des adultes, elle aborde concrètement tous les aspects de leur vie et de leurs relations aux autres (les surdoués en amitié, en couple, en famille, à l’école, au bureau) et fournit des outils pour leur plein épanouissement.

Voici quelques passages que j’ai particulièrement aimés :

J’ai toujours crié heut et fort que le surdouement n’est pas une pathologie et que ce n’est pas une fatalité d’aller mal […] – Introduction

[…]les surdoués sont , et ont toujours été, les sauveurs du monde. – Introduction

(Okay celle-là elle fait mégalo, mais avouez que ça fait du bien de se faire appeler sauveur du monde. 😉 )

[…] c’est vous [les surdoués] qui le faites évoluer, qui le tirez vers le meilleur, permettant l’apparition de nouveaux concepts, tant scientifiques que philosophiques, économiques, sociologiques, etc. Vous passez ensuite le relais à leur environnement qui se charge alors de les mettre en place. C’est une vision simpliste, simplifiée mais vraie dans laquelle cette collaboration est bénéfique à tous. – Introduction

Ainsi le premier critère est donc d’être en bonne santé mentale [pour être surdoué] – Ch. Qu’est-ce qu’un surdoué ?

[…]les caractéristiques que l’on observe chez les surdoués : 
 – tout faire au dernier moment ;
– ne pas savoir justifier ou argumenter son raisonnement ;
– ne rien faire ;
– remettre à demain ;
– l’hypersensibilité et l’hyperesthésie ;
– avoir raison avant les autres. 
Ch. Mon travail est meilleur et je suis plus efficace si je le fais au dernier moment.

Puisqu’il faut moins de temps au raisonnement intuitif pour produire son résultat, les personnes raisonnant de manière plus séquentielle arriveront à la même conclusion, après un laps de temps plus ou moins long. 
Il résulte de ce dernier point que lorsqu’un surdoué avance une idée, celle-ci est souvent incomprise, voire non écoutée […] – Ch. De la justification à l’évidence.

Les résultats d’une méta-analyse montrent ainsi que le surdouement n’est que rarement corrélé au TDAH. – Ch. Pour être efficace je dois faire plusieurs choses en même temps.

Faire autre chose est également ce qui vous permet, ce qui permet à votre cerveau, en bruit de fond, en non conscient, de faire aboutir votre raisonnement […] – Ch. Pour être efficace je dois faire plusieurs choses en même temps.

Enfin, c’est la sensibilité à la fatigue et à la faim qui vous rendent irritable et colérique […] – Ch. Oeil de lynx, je suis hypersensible et hyperesthésique

En effet, seul 20 à 25% d’entre eux présentent des difficultés d’ordre émotionnel et social. – Ch. Oeil de lynx, je suis hypersensible et hyperesthésique

Etant ainsi plus stimulable, vous exprimez vos émotions, positives et négatives, plus fortement que la moyenne. – Ch. Je suis entièrement à ce que je fais : l’engagement, l’envie, l’implication, la motivation, et l’attention.

Elle est sous le contrôle de votre cerveau qui démontre une plus grande efficacité de votre capacité d’inhibition cérébrale, qui permet de filtrer les informations pertinentes qui vous parviennent de l’environnement et de focaliser ainsi fortement votre attention. – Ch. Je suis entièrement à ce que je fais : l’engagement, l’envie, l’implication, la motivation, et l’attention.

Il semble que les surdoués montrent une organisation atypique de leur cerveau. – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

Le fait que nous sachions aujourd’hui que le cerveau fonctionne en réseau plus qu’en zone remet partiellement cette théorie [cerveau droit/cerveau gauche] en question. – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

[…] je peux privilégier l’un ou l’autre domaine, l’un ou l’autre hémisphère cérébral, selon l’environnement dans lequel je me trouve et l’objectif que je me fixe : si je suis submergé par les émotions, je vais alors « passer » sur l’autre hémisphère et rationaliser la situation que je vis à l’excès, ce qui fera diminuer, voire disparaître mes émotions […] – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

[…] l’intelligence n’est pas liée à la taille du cortex mais à la dynamique des relations neuronales. – Ch. Droit au but : je suis plus efficace et capable de m’adapter

La créativité est cette capacité à faire des liens entre des domaines qui n’en présentaient pas auparavant […] – Ch. Une imagination sans bornes et une créativité sans limites

Tout se passe ainsi comme si les surdoués étaient capables de moduler la régulation inhibitrice du cerveau, les rendant ainsi capables de repousser les frontières d’un raisonnement plus restreint. – Ch. Une imagination sans bornes et une créativité sans limites

La question que je soulève ici est de savoir ce que l’on souhaite mesurer : les capacités du cerveau ou une conformité sociale […] – Ch Ça se mesure l’intelligence ?

Les surdoués n’arrivent pas à concevoir que l’on reste statique, sans chercher à progresser, à s’améliorer, et se remettent sans cesse en question. Ils cherchent également à faire progresser les autres. – Ch. Une philosophie de vie
(Ma préférée parce que je m’y retrouve beaucoup beaucoup ! )

Leur vie ne peut donc qu’être sous le signe de la perfection, de l’absolu et de l’avancement. – Ch. Une philosophie de vie

La difficulté pour les surdoués n’est pas d’être en moins grand nombre, c’est que les autres sont en plus grand nombre. – Ch. Une philosophie de vie
(Le passage qui m’a fait le plus rire de tout l’ouvrage !)

Pourquoi est-ce à eux [les surdoués], tournés vers les autres, que l’on demande de devenir réalistes, et pas aux autres de devenir utopistes ? – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Le surdoué est exigeant. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Votre exigence témoigne de votre confiance en l’autre, de votre croyance en ses qualités, en sa capacités à réussir, à donner le meilleur de lui ; elle est le reflet de votre respect à son égard. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.
Une autre de mes préférée qui s’applique parfaitement à moi, c’en était bouleversant à lire tellement c’était précisément ma pensée

A l’inverse, la complaisance n’est pas une marque d’estime. Accepter la médiocrité revient à dégrader les autres, à dévaloriser leurs qualités, à croire qu’ils sont incapables de bien faire. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Quant aux adultes, à vous de savoir si vous voulez adapter votre propos, quitte à utiliser un vocabulaire moins précis, au risque de dénaturer votre pensée, ou si vous souhaitez conserver les mots parfaits : c’est une question de point de vue et d’assumation. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Capable de vous intéresser à tout et son contraire, vous êtes surpris lorsque l’on vous dit que c’est impossible […] –  Ch. Le monde comme terrain de jeu: le grand écart.

Les surdoués ne peuvent pas vivre sans compréhension […] –  Ch. Le sens, sans qui rien n’est possible.

Cela ne s’acquiert donc pas et persiste toute votre vie durant. C’est pourquoi le concept d’enfant précoce ne peut être adapté. […] – Ch.Petit surdoué deviendra grand : surdoué un jour, surdoué toujours

Une étude portant sur 11 000 jumeaux surdoués dans différents pays conclut à l’héritabilité du surdouement et suggère une combinaison extrêmement rare d’allèles spécifiques exprimant un ensemble de gènes impliqués dans les capacités cognitives. –  Ch. Est-ce génétique ?

C’est un enfant qui surprend par la profondeur et l’intensité de son regard, scrutateur sur le monde qui l’entoure […] – Ch. Le petit surdoué de 0 à 3 ans.

[…] il s’agit d’une différence fondamentale, neurophysiologique, et tout ce que vous pourrez y faire n’y changera rien…sauf vous sentir mal […] – Ch. Connaissance, acceptation, assumation

Partant de l’idée que le bonheur des autres est primordial, ils préférent perdre leur conjoint et que celui-ci soit heureux sans eux, plutôt que d’être malheureux avec eux, et eux malheureux par ricochet. – Ch. Cherche prince charmant : beau, riche, intelligent, bien sous tous rapports…L’amour avec un grand A

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La guerre des zèbres

Alors voilà (pour citer M.Beaulieu).

Dans le petit monde du HPI en France, je vois une espèce de guéguerre entre ce que j’appelerai les QIstes et les zèbres.

Dans le coin droit les QIstes. Leur arme ? Les chiffres. Du bon, du logique, de la psychométrie, de l’implacable, de l’indice, des maths et des stats.
Pour résumer. Peu populaire, peu médiatisés, mais armés de sciences et de recherche.

Dans le coin gauche les zèbres. Leur arme ? L’empathie. Hypersensibilité (qui est en fait l’hyperemotivité) en bannière, le HPi est pour eux avant tout défini par un rapport au monde, à soi, à l’autre différent. Adepte du « différent » et pas du « plus », ils sont les plus populaires et médiatisés. Ils comptent dans leur rang JSF et Alexandra Reynaud.
(A.R qui ne partage d’ailleurs pas forcément tous les avis de JSF , et qui est plus du côté du « plus » d’ailleurs. Comme quoi ! Mais qui partage avec JSF le fait d’être très populaire dans la sphère du HPI français.)

En vrai.

En vrai, ce que je vous dis là est une caricature de tensions que j’ai pu noter dans diverses discussions sur le sujet. Discussions qui parfois viraient purement et simplement à l’agression aussi stupide que violente et stérile.

Alors je vais être limpide et très claire.

Moi, par nature cognitive, j’aurais tendance à être une QIste. Parce que je ne supporte que très mal le flou, l’à peu près, j’aime quand les concepts sont clairs, définis, lisibles, reproductibles. Bref, l’expérimentales et la logique, c’est confortable pour moi.
Et puis, je me débats tellement, tellement avec l’empathie que j’ai pour les autres que de débrancher cette partie de moi pour laisser place à la logique aussi objective que possible, ça me fait du bien.
Vraiment.
Et puis pour plein d’autres raisons qui ne regardent que moi.

 

Je n’adhère pas à la zébritude. Ce n’est pas mon truc cette symbolique.
Bon.
Mais vous savez quoi ? Même si je ne suis pas en accord avec tout, même si je suis plus QIste que Multiplicienne (intelligence multiple, encore un mot à moi), et bien, on s’en fiche !

Parce que cet outil qu’est la zébritude est une merveille pour beaucoup de monde. Parce qu’on le veuille ou non, il y a des souffrances chez les surdoué-e-s. Parce que, non d’un chien, ces personnes ont le droit de voir ces souffrances entendues, reconnues, écoutées et même médiatisées si ça leur fait du bien.

Alors oui, ça peut faire du mal à d’autres, et c’est pour ça qu’on a besoin de cette pluralité d’avis, d’opinions, de visions, de compréhension. C’est pour cela qu’on a besoin de PLEINS de témoignages, de vulgarisation sur le sujet pour que TOUT LE MONDE puisse trouver les outils qui lui conviennent au moment T pour aller mieux, voir pour aller bien et même aussi tout simplement pour mieux (se) comprendre, ou juste parce que c’est cool d’avoir plein d’avis et de faire soi-même le tri.

Donc
Oui, je ne l’ai jamais caché, moi la zébritude je n’accroche pas. Et oui, j’ai des arguments pour dire pourquoi.
Mais ce n’est que moi. Et surtout, c’est juste le concept auquel je n’adhère pas.
Alors même si je n’adhère pas à tout ce qu’à pu dire Mme JSF sur les surdoués, il y a aussi certaines de ses interventions que j’ai beaucoup beaucoup appréciées et même, vous savez quoi, pour lesquelles je la remercie du fond du coeur !
Sincèrement.

On a le droit de ne pas être d’accord avec les théories, opinions, avis d’autres gens, mais ça ne justifie jamais de les agresser eux/elles.

JAMAIS !

Comme je le dis et le répète dans ce blog, même si je vous donne mon avis, moi ce qui m’importe le plus ce n’est pas que vous soyez d’accord avec moi. Ce qui compte pour moi c’est de participer à vous proposer, avec pleiiiiiiiiiiiiiiiiin d’autres personnes, des ressources sur le sujet.
Parce que il n’existe pas deux êtres et deux chemins de vie identiques, parce que ce qui est valable pour moi ne le sera jamais que pour moi en premier lieu.
Parce que ce qui ne fonctionne pas pour moi pourra peut-être vous être très très précieux.
Et parce que bon sang, mon avis ne pèse pas une cacahuète face à votre bien-être.

Alors si votre bien-être c’est de tellement adhérer à la zebritude que vous vous baladez en costume de zèbre dans votre ville, mais OK !
Si votre bien être c’est de re-calculer à la main le QI de toutes les personnes qui se présentent à vous comme HPI pour vérifier qu’elles ne racontent pas de bêtises (et leur psy avec) mais très bien !

Alors à tou-te-s ce-lle-ux qui voudraient me voir dire des horreurs sur des personnes dont je ne partage pas 100% des avis, opinions, réalités, expériences, sur le sujet du HPI, vous pouvez vous désabonner de ce blog immédiatement (et là je perds tou-te-s les abonné-e-s :p).

Et vous pouvez aussi vous épargner l’effort d’un commentaire qui irait dans ce sens, parce que je le supprimerai.

Petit rappel à la loi pour finir :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32077

Injure publique

L’injure publique est une injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des propos et à sa ou ses victime(s).

Dans le cas d’une injure publique, n’importe qui peut avoir connaissance de l’injure prononcée. Les personnes témoins des faits n’ont aucun lien entre elles.

C’est le cas d’une injure prononcée en pleine rue, publiée dans un journal ou sur un site internet.

Les propos tenus sur un réseau social peuvent aussi être considérés comme une injure publique. Selon le verrouillage choisi par le détenteur du compte, les propos tenus peuvent être accessibles à tout internaute ou à un cercle plus ou moins restreint d' »amis ». Si les propos tenus sont diffusés sur un compte accessible à tous, l’injure est une injure publique.

Le fait qu’une injure ait été prononcée dans un lieu fermé n’en fait pas forcément une injure non publique. Une injure criée dans une cour d’immeuble parce qu’elle peut être entendue par tous les occupants (qui ne se connaissent pas forcément) et leurs invités est une injure publique.

Injure non publique

L’injure non publique concerne l’injure prononcée :

  • par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne ne soit présente (par exemple, dans un SMS),
  • devant un cercle restreint de personnes partageant les mêmes intérêts que la victime soit présente ou non. Les personnes témoins sont toutes un même lien entre elles. Ce lien lien peut être professionnel, personnel… Par exemple, une injure lancée lors d’un comité d’entreprise est non publique, car prononcée devant un nombre restreint de personnes appartenant à une même instance.

Toutefois, une injure prononcée entre 2 personnes visant une personne non présente et dans un cadre confidentiel (courrier privé…) n’est pas punissable par la justice pénale (par exemple, si un salarié insulte son employeur dans un SMS adressé à un autre collègue).

Dans certains cas, les injures prononcées sur un réseau social peuvent être considérées comme non publiques. Si l’injure a été diffusée sur un compte accessible uniquement un nombre restreint d' »amis » sélectionnés par l’auteur des propos, il s’agit d’une injure non publique.

[…]

L’injure publique est punissable par une amende pouvant aller jusqu’à 12 000 €.

PS : Soyez aussi pas d’accord que vous le souhaitez, mais dans le respect des personnes humaines et des lois.
C’est plus sympa à vivre. :p

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Découvrir que mes réflexions ne sont pas complètement ineptes.

Ou « Quand mes analyses personnelles sont confirmées par la recherche. *Joie* »

Bonjour à toutes et tous !

Je reviens après un bon moment de non production. Mes écrits sont donc, en ce moment majoritairement destinés à mes productions universitaires.

La bonne nouvelle pour ce blog, c’est que mes recherches bibliographiques m’amène à plonger dans un délicieux univers de recherches scientifiques sur le HPI, et des recherches récentes ! Okay, je précise, récentes ça veut dire dans les 17 dernières années.

Oui bah dites-vous que des recherches sur le HPI, même s’il y en a, c’est pas non plus le sujet préféré des chercheu-r-se-s psychologues. Surtout le HPI chez les adultes.
Donc hein, on fait avec ce que l’on a.

Bref, dans ce billet je vais vous parler de l’étude de J.Lautrey : « Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » datant de 2004.
Je vous conseille très chaleureusement sa lecture, qui vous donne un bon aperçu du panorama sur le HPI dans la recherche.
Vous y trouverez l’état des lieux sur la terminologie, mais aussi, et c’est là que c’est intéressant, un balayage complet des différentes conceptions de l’intelligence, en passant des conceptions « traditionnelles psychométriques » jusqu’au concept des intelligences multiples de Gardner.

La très bonne surprise pour moi, c’est le passage sur les intelligence multiples justement. L’auteur analyse cette conception de l’intelligence et la rapproche du QI et de sa mesure par le test psychométrique. Quelle plaisir pour moi de constater que son analyse est semblable à ma petite tentative de compréhension et d’analyse des intelligence multiples dans ce billet.

Je suis heureuse de constater que ce qui est une analyse personnelle de concepts divers, n’est pas un simple délire individuel.
Je suis heureuse de constater que, même si mes billets ici sont toujours à prendre comme uniquement des réflexions personnelles,  ces réflexions ne sont pas complètement à jeter à la poubelle, puisqu’elles croisent aussi l’état « actuel » de la recherche sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, cette joie personnelle mise de côté, je vous invite très très vivement à toujours vous faire votre propre avis sur une question, à toujours questionner ce que les autres déclarent, et même à le vérifier.

Voici donc de quoi nourrir votre propre réflexion sur le sujet de la fausse opposition, en PDF :
« Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » de  J.Lautrey. 2004.

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L’enfer/paradis des bases de données bibliographiques

Bonjour à toutes et à tous !

J’ai été bien occupée la semaine dernière. D’abord je suis partie me mettre au vert pendant 4 jours, puis j’ai tâché de réaliser un devoir, qui compte pur examen, pour ma Licence 3.

J’avais comme délais de rendu le 2 avril à 23h. J’ai rendu ma copie le 2 avril à 22h27.

Non ce n’est pas du je-m’en-foutisme, c’est une presque mauvaise appréciation du travail à fournir.
C’était une initiation à la recherche. Alors, sur le papier, mettre en place une expérience et la démarche expérimentale qui va avec, je sais faire. Je veux dire, tout mon premier cursus universitaire est scientifique, j’ai donc passé 10 ans de ma vie à faire ça.
Ce qui en représente un bon tiers. Donc, je sais faire.

Mais la recherche universitaire, ce n’est pas que la démarche expérimentale. C’est, beaucoup, (beaucoup, beaucoup, beaucoup) de recherche bibliographique.
J’ai eu l’impression de passer les 9/10e de mon temps à lire le travail des autres puis à le citer.

C’est très paradoxale, quand on s’imagine que le principe de la recherche c’est de découvrir quelque chose, ou de répondre à une question sans réponse, ou jamais posée. Bref de faire dans la nouveauté.

Enfin toujours est-il que, malgré tout le travail déjà effectué en amont et qui m’a valu une bonne note, j’avais encore un certain amont de travail qui m’attendait. Et je ne l’ai pas venu venir.

C’est comme cela que je me suis retrouvée à boucler mon devoir 32 minutes avant la date butoir.
Et à ne pas écrire ici.

La bonne nouvelle, c’est que dans mon long calvaire de recherche bibliographique, j’ai (re)trouvé une mine d’or d’articles scientifiques en français sur le HPI.
Cela promet donc de bien belles explorations du sujet et surtout corrections. A commencer par la sois-disant « pensée en arborescence » qui en fait n’existe pas, si j’ai bien tout compris.

Voilà.
Là j’ai un rendez-vous pour d’autres stages en psychologie, alors je dois vous laisser.

C’était les nouvelles du front ! :p

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Pourquoi j’écris ce blog (petit rappel. Et un peu de moi aussi dedans.)

Quel est le but que je poursuis en écrivant ainsi sur le net ? Ce qui revient somme toute à me planter au milieu d’une place publique et commencer à penser tout haut.

Je veux aider.
Non je ne « souhaite » pas aider. Je le veux.
C’est très clair pour moi et je suis très déterminée à le faire. J’essaie d’ailleurs de me donner les moyens de le faire.

Comment m’y prends-je ?

D’abord par la force de l’exemple

Je ne me crois pas exemplaire dans le sens le plus valorisant du terme. Je ne suis pas un modèle.
Je suis, en revanche, un exemple de chemin de vie qui existe. Un exemple de façon de vivre avec ce que l’on est, les autres et le monde.
Juste cela.

Mais je crois que parfois, il ne suffit que d’un exemple, que de voir que « c’est possible d’être comme ça » pour ouvrir une porte vers d’autres possibles encore ignorés.

Ensuite, rien de ce qui ne nous dérange ou nous touche n’est anodin

Une amie très chère à mon cœur m’a dit un jour : « Quand quelqu’un est dérangé dans une discussion avec moi, ce n’est pas moi qui le dérange, mais ce que je dis. »
Elle m’a aussi dit que « Je suis responsable de ce que je dis, pas de comment les autres le reçoivent. »

Ces paroles ont longtemps raisonné en moi, et elles m’ont été et me sont encore très précieuses au quotidien.

J’ai découvert et compris quelle magnifique réalité elles recouvraient.
Car oui, quand j’étais blessée, choquée, ou vexée par ce que d’autres pouvait dire, c’était (et c’est encore) souvent parce que ces paroles me renvoyaient à une blessure intérieure.
Quelque chose en moi de blessé, une part de moi qui n’était pas sereine vis à vis du sujet abordé.
C’est ainsi que j’ai compris et réglé bien des choses en moi. Ce qui m’a permis de gagner en sérénité, en assurance, mais aussi en compassion vis à vis de moi en premier lieu mais aussi des autres.

Depuis, à chaque petite ou grande contrariété je me demande « pourquoi ? ». Qu’est-ce qui me contrarie dans ce que j’ai entendu ? Qu’est-ce que ça gène en moi ? Quelle insécurité, quelle faille, quelle fragilité cela vient-il toucher ?

Bousculer pour faire réfléchir

Même si je ne cautionne pas toutes les pratiques sociales, et si j’en juge beaucoup complètement inutiles et certaines carrément hypocrites, je les connais toutes.
Je sais que ce que j’écris ici est parfois perçu comme choquant (parce qu’inhabituel, parce que brisant les conventions sociales, parce que pas « politiquement correct », parce que inattendu, etc). Je le sais, et c’est précisément un outil pour moi pour faire réagir, et donc réfléchir, ceux et celles qui me lisent.

Réfléchir pour (aider à) trouver son chemin

Je crois que le bonheur est quelque chose de fondamentalement personnel.
Je crois aussi que nous avons en nous toutes les ressources nécessaires pour être heureu-x-se.
Et je crois aussi que nous avons besoin d’outils extérieurs pour pouvoir accéder à nos ressources intérieures insoupçonnées.

Ce blog se veut précisément être ceci : une ressource, un outil.
Une ressource à consulter, lire, sur laquelle s’interroger, une ressource à juger même !
Oui, oui, mille fois oui, faites-vous une idée, une opinion de ce que vous voyez écrits ici (et ailleurs) ! Soyez d’accord avec ce qui y dit, soyez en complète opposition avec ce qui y est écrit. Trouvez cela brillant, trouvez cela stupide, trouvez cela sans intérêt, trouvez cela pertinent.

Faites-vous votre idée.
Parce que c’est aussi en se positionnant par rapport à d’autres idées, d’autres points de vue que l’on affine les nôtre, et donc que l’on se connait mieux.

Et mieux l’on se connait, plus il est facile de construire son bonheur.

Il y a autant de chemins et de réalités que de vies

Mon chemin, mes avis, mes opinions, mes réflexions, ne sont que cela. Et ça ne vaut pas plus que ce que d’autres pensent.
C’est juste une option. Un exemple de ce qui existe.

Je n’ai absolument pas la vérité sur le HPI, sur ce que c’est ou comment on devrait vivre avec ou pas. Ni sur quels professionnels sont les mieux formés ou informés ou que sais-je.
J’ai des avis, des opinions, des expériences parfois.
Et je les partage avec vous parce que je vous souhaite de les utiliser pour vous forger vos propres avis.

Ce qui fonctionne pour moi n’est valable que pour moi. Mais peut-être cela pourra-t-il vous aider ? Ce que je n’aime pas vous conviendra peut-être mieux que ce qui me plait ?

Du partage, des réflexions, et surtout, du bonheur

Voilà pourquoi j’écris ce blog.
Pour aider, par le partage, et un peu de bousculade parfois.
Parce que je crois en la force de l’exemple, parce que je crois sincèrement et fondamentalement que tou-te-s autant que nous sommes nous avons tout ce qu’il nous faut en nous pour être épanoui-e-s.
Même si nous l’ignorons nous-même. Ce sera justement en puisant à l’extérieur, en cherchant, en trouvant, en errant parfois, qu’on finira par découvrir la réponse qu’il nous fallait…en nous-même. 🙂

J’ai foi en l’être humain en tant qu’individu.
Réellement.
Profondément.

Et je ne souhaite que le bonheur pour tou-te-s.

Et quelqu’une d’affirmée derrière le clavier !

On m’a dit que je passé pour quelqu’un d’orgueilleux voir de méprisant parfois tellement j’étais sûre de ce que je disais.
Alors d’abord, je trouve cela triste qu’on confonde assurance et orgueil, mais passons.

Je comprends cette réaction, ce sentiment. Et je crois qu’en fait, ce qui est destabilisant pour les autres, et cette sérenité que j’ai vis à vis de mes propres imperfections et erreurs effectives, possibles et/ou futures.
Je ne suis qu’humaine. Je me trompe. J’ai des défauts.
Je travaille très sincèrement à être la meilleure version de moi-même à chaque jour qui passe, et je ne voile pas la face quant à mes défauts.

Mais j’ai cessé d’en avoir honte.
Parce qu’il n’y a pas de honte à avoir des défauts ! C’est juste humain.
La honte serait, je ne sais pas, de se vautrer dedans, de faire du mal aux autres et … d’en être fière tiens peut-être.

Mais je ne suis pas fière de mes défauts, je les accepte, nuance.

Comme j’accepte de n’être que moi. De ne pas être aimée par tout le monde (même si ça me blesse). De ne pas penser comme tout le monde.
D’avoir éventuellement (mais éventuellement hein !) tort.

C’est juste « ok ».

Je n’écris pas pour avoir raison, je n’écris pas pour la gloire ( même si je prends volontiers la gloire) , je n’écris pas pour qu’on soit d’accord avec moi.
J’écris pour partager.
Pour aider.

Parce que oui j’ai la prétention de penser que témoigner d’un chemin de vie atypique, ça peut aider. 🙂

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Enquête (de moi !) sur les MOOC(s)

Dans le cadre de ma Licence de psychologie à l’IED de Paris 8, je mène une enquête pour un exercice d’initiation à la recherche.

Cette enquête est destinée à tou-te-s celles et ceux qui ont suivi au moins un MOOC dans leur vie.

Les réponses sont totalement anonymes et confidentielles, et leur traitement s’inscrit dans les règles de la déontologie et l’éthique de la recherche française en psychologie.

Si vous n’êtes pas concerné-e-s, vous pouvez toujours faire circuler ce questionnaire autour de vous. 🙂

Cliquez sur l’image pour être redirigé-e vers le questionnaire en ligne.

MOOC

Votre aide me sera très précieuse, merci  !

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Surdoué-e, ça ne veut rien dire ?

Vraiment ?

Si vous êtes lectrice/lecteur de ce blog, vous savez sans doute déjà que – contrairement à beaucoup il semble – je n’ai aucun problème a utiliser le mot surdoué-e, à le faire mien.
Pire, à le réclamer.

Et plus je lis, plus je me dis que c’est bien que je – et bien d’autres j’espère – réclame l’utilisation de ce terme, au même titre que tous les autres.

Je m’explique.

En refusant le mot « surdoué-e »

Ce que l’on reproche au terme de surdoué-e, c’est qu’il induirait une supériorité.
« sur »-« doué ».
C’est le « sur » qui gène. Parce qu’il positionne au-dessus de quelque chose. Le problème étant que « les gens » le comprennent comme « au-dessus de quelqu’un » et plus précisément, d’eux.

Et je conçois que cela puisse être désagréable.

Par rapport aux premièr-e-s concerné-e-s, ce mot surdoué-e serait responsable d’une trop grande pression sur les épaules des concerné-e-s.
C’est à dire qu’à se mot est associé l’idée d’obligation de performances extraordinaires.
Ceci serait donc délétère pour les sujets HPI, qui se mettraient la rate au court-bouillon, pour satisfaire à cette exigence de réussite.

Tout cela est indéniable.
Il y a beaucoup de gens pour entendre du mépris et de la supériorité dans le mot « surdoué-e- » et il y a beaucoup de personnes HPI qui se mettent en tête qu’elles doivent absolument être excellente en tout, en en tout temps.

Entre les désagréments sociaux et personnels que les projections sur ce mot peuvent apporter, il est parfaitement compréhensible et légitime de choisir de ne pas l’utiliser.

On refuse aussi ce qu’il peut apporter

Ce qui me pose problème ce n’est absolument pas que des gens trouvent une alternative plus adaptée pour eux. Au contraire, j’en suis ravie.
Non, ce qui me tracasse, c’est cette tendance à dire que « surdoué-e, ça ne veut pas dire grand chose ».
Là je m’inscris en faux.

Parce que surdoué-é veut bien dire ce que cela veut dire. Cela veut dire « plus doué par rapport à une norme ».
Et, on ne peut pas le nier, les personnes HPI (ou surdouées) ont des capacités cognitives, dites intellectuelles donc, supérieures à la moyenne.
Elles ont un potentiel intellectuel supérieur à la moyenne.

C’est comme ça.

Aussi quand j’entends que « sourdoué-e » ne veut rien dire, j’entends qu’on efface la dimension de « plus » qui existe dans ce terme et dans la réalité qu’il recouvre.

Parce que oui, je crois -d’après ce que je lis des études et des témoignages sur le sujet – que oui, fondamentalement, les personnes surdouées sont dotées d’un plus, au niveau cognitif, par rapport à la population moyenne.

Encouragement

Si le mot « surdoué-e » est un cadeau empoisonné pour certain-e-s (à juste titre, je ne le conteste pas) je pense qu’il peut aussi être un atout.
Un outil formidable pour croire en soi et se réaliser.

Car s’entendre dire que l’on est surdoué-e, c’est s’entendre dire que l’on est dotée de potentialités hors du commun.
Que l’on a quelque chose de bien, que oui, on est plus intelligent-e que la majorité des personnes.

C’est valorisant non ?

Et n’est pas encourageant aussi ?

De se dire qu’on peut essayer, juste essayer, ce que peut-être on ne ce serait même pas autorisé à rêver sans cela ?

Question/Conclusion

Mais pour vous, quelle est la signification de ce mot « surdoué-e » ?

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