Pourquoi j’écris ce blog (petit rappel. Et un peu de moi aussi dedans.)

Quel est le but que je poursuis en écrivant ainsi sur le net ? Ce qui revient somme toute à me planter au milieu d’une place publique et commencer à penser tout haut.

Je veux aider.
Non je ne « souhaite » pas aider. Je le veux.
C’est très clair pour moi et je suis très déterminée à le faire. J’essaie d’ailleurs de me donner les moyens de le faire.

Comment m’y prends-je ?

D’abord par la force de l’exemple

Je ne me crois pas exemplaire dans le sens le plus valorisant du terme. Je ne suis pas un modèle.
Je suis, en revanche, un exemple de chemin de vie qui existe. Un exemple de façon de vivre avec ce que l’on est, les autres et le monde.
Juste cela.

Mais je crois que parfois, il ne suffit que d’un exemple, que de voir que « c’est possible d’être comme ça » pour ouvrir une porte vers d’autres possibles encore ignorés.

Ensuite, rien de ce qui ne nous dérange ou nous touche n’est anodin

Une amie très chère à mon cœur m’a dit un jour : « Quand quelqu’un est dérangé dans une discussion avec moi, ce n’est pas moi qui le dérange, mais ce que je dis. »
Elle m’a aussi dit que « Je suis responsable de ce que je dis, pas de comment les autres le reçoivent. »

Ces paroles ont longtemps raisonné en moi, et elles m’ont été et me sont encore très précieuses au quotidien.

J’ai découvert et compris quelle magnifique réalité elles recouvraient.
Car oui, quand j’étais blessée, choquée, ou vexée par ce que d’autres pouvait dire, c’était (et c’est encore) souvent parce que ces paroles me renvoyaient à une blessure intérieure.
Quelque chose en moi de blessé, une part de moi qui n’était pas sereine vis à vis du sujet abordé.
C’est ainsi que j’ai compris et réglé bien des choses en moi. Ce qui m’a permis de gagner en sérénité, en assurance, mais aussi en compassion vis à vis de moi en premier lieu mais aussi des autres.

Depuis, à chaque petite ou grande contrariété je me demande « pourquoi ? ». Qu’est-ce qui me contrarie dans ce que j’ai entendu ? Qu’est-ce que ça gène en moi ? Quelle insécurité, quelle faille, quelle fragilité cela vient-il toucher ?

Bousculer pour faire réfléchir

Même si je ne cautionne pas toutes les pratiques sociales, et si j’en juge beaucoup complètement inutiles et certaines carrément hypocrites, je les connais toutes.
Je sais que ce que j’écris ici est parfois perçu comme choquant (parce qu’inhabituel, parce que brisant les conventions sociales, parce que pas « politiquement correct », parce que inattendu, etc). Je le sais, et c’est précisément un outil pour moi pour faire réagir, et donc réfléchir, ceux et celles qui me lisent.

Réfléchir pour (aider à) trouver son chemin

Je crois que le bonheur est quelque chose de fondamentalement personnel.
Je crois aussi que nous avons en nous toutes les ressources nécessaires pour être heureu-x-se.
Et je crois aussi que nous avons besoin d’outils extérieurs pour pouvoir accéder à nos ressources intérieures insoupçonnées.

Ce blog se veut précisément être ceci : une ressource, un outil.
Une ressource à consulter, lire, sur laquelle s’interroger, une ressource à juger même !
Oui, oui, mille fois oui, faites-vous une idée, une opinion de ce que vous voyez écrits ici (et ailleurs) ! Soyez d’accord avec ce qui y dit, soyez en complète opposition avec ce qui y est écrit. Trouvez cela brillant, trouvez cela stupide, trouvez cela sans intérêt, trouvez cela pertinent.

Faites-vous votre idée.
Parce que c’est aussi en se positionnant par rapport à d’autres idées, d’autres points de vue que l’on affine les nôtre, et donc que l’on se connait mieux.

Et mieux l’on se connait, plus il est facile de construire son bonheur.

Il y a autant de chemins et de réalités que de vies

Mon chemin, mes avis, mes opinions, mes réflexions, ne sont que cela. Et ça ne vaut pas plus que ce que d’autres pensent.
C’est juste une option. Un exemple de ce qui existe.

Je n’ai absolument pas la vérité sur le HPI, sur ce que c’est ou comment on devrait vivre avec ou pas. Ni sur quels professionnels sont les mieux formés ou informés ou que sais-je.
J’ai des avis, des opinions, des expériences parfois.
Et je les partage avec vous parce que je vous souhaite de les utiliser pour vous forger vos propres avis.

Ce qui fonctionne pour moi n’est valable que pour moi. Mais peut-être cela pourra-t-il vous aider ? Ce que je n’aime pas vous conviendra peut-être mieux que ce qui me plait ?

Du partage, des réflexions, et surtout, du bonheur

Voilà pourquoi j’écris ce blog.
Pour aider, par le partage, et un peu de bousculade parfois.
Parce que je crois en la force de l’exemple, parce que je crois sincèrement et fondamentalement que tou-te-s autant que nous sommes nous avons tout ce qu’il nous faut en nous pour être épanoui-e-s.
Même si nous l’ignorons nous-même. Ce sera justement en puisant à l’extérieur, en cherchant, en trouvant, en errant parfois, qu’on finira par découvrir la réponse qu’il nous fallait…en nous-même. 🙂

J’ai foi en l’être humain en tant qu’individu.
Réellement.
Profondément.

Et je ne souhaite que le bonheur pour tou-te-s.

Et quelqu’une d’affirmée derrière le clavier !

On m’a dit que je passé pour quelqu’un d’orgueilleux voir de méprisant parfois tellement j’étais sûre de ce que je disais.
Alors d’abord, je trouve cela triste qu’on confonde assurance et orgueil, mais passons.

Je comprends cette réaction, ce sentiment. Et je crois qu’en fait, ce qui est destabilisant pour les autres, et cette sérenité que j’ai vis à vis de mes propres imperfections et erreurs effectives, possibles et/ou futures.
Je ne suis qu’humaine. Je me trompe. J’ai des défauts.
Je travaille très sincèrement à être la meilleure version de moi-même à chaque jour qui passe, et je ne voile pas la face quant à mes défauts.

Mais j’ai cessé d’en avoir honte.
Parce qu’il n’y a pas de honte à avoir des défauts ! C’est juste humain.
La honte serait, je ne sais pas, de se vautrer dedans, de faire du mal aux autres et … d’en être fière tiens peut-être.

Mais je ne suis pas fière de mes défauts, je les accepte, nuance.

Comme j’accepte de n’être que moi. De ne pas être aimée par tout le monde (même si ça me blesse). De ne pas penser comme tout le monde.
D’avoir éventuellement (mais éventuellement hein !) tort.

C’est juste « ok ».

Je n’écris pas pour avoir raison, je n’écris pas pour la gloire ( même si je prends volontiers la gloire) , je n’écris pas pour qu’on soit d’accord avec moi.
J’écris pour partager.
Pour aider.

Parce que oui j’ai la prétention de penser que témoigner d’un chemin de vie atypique, ça peut aider. 🙂

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Enquête (de moi !) sur les MOOC(s)

Dans le cadre de ma Licence de psychologie à l’IED de Paris 8, je mène une enquête pour un exercice d’initiation à la recherche.

Cette enquête est destinée à tou-te-s celles et ceux qui ont suivi au moins un MOOC dans leur vie.

Les réponses sont totalement anonymes et confidentielles, et leur traitement s’inscrit dans les règles de la déontologie et l’éthique de la recherche française en psychologie.

Si vous n’êtes pas concerné-e-s, vous pouvez toujours faire circuler ce questionnaire autour de vous. 🙂

Cliquez sur l’image pour être redirigé-e vers le questionnaire en ligne.

MOOC

Votre aide me sera très précieuse, merci  !

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Surdoué-e, ça ne veut rien dire ?

Vraiment ?

Si vous êtes lectrice/lecteur de ce blog, vous savez sans doute déjà que – contrairement à beaucoup il semble – je n’ai aucun problème a utiliser le mot surdoué-e, à le faire mien.
Pire, à le réclamer.

Et plus je lis, plus je me dis que c’est bien que je – et bien d’autres j’espère – réclame l’utilisation de ce terme, au même titre que tous les autres.

Je m’explique.

En refusant le mot « surdoué-e »

Ce que l’on reproche au terme de surdoué-e, c’est qu’il induirait une supériorité.
« sur »-« doué ».
C’est le « sur » qui gène. Parce qu’il positionne au-dessus de quelque chose. Le problème étant que « les gens » le comprennent comme « au-dessus de quelqu’un » et plus précisément, d’eux.

Et je conçois que cela puisse être désagréable.

Par rapport aux premièr-e-s concerné-e-s, ce mot surdoué-e serait responsable d’une trop grande pression sur les épaules des concerné-e-s.
C’est à dire qu’à se mot est associé l’idée d’obligation de performances extraordinaires.
Ceci serait donc délétère pour les sujets HPI, qui se mettraient la rate au court-bouillon, pour satisfaire à cette exigence de réussite.

Tout cela est indéniable.
Il y a beaucoup de gens pour entendre du mépris et de la supériorité dans le mot « surdoué-e- » et il y a beaucoup de personnes HPI qui se mettent en tête qu’elles doivent absolument être excellente en tout, en en tout temps.

Entre les désagréments sociaux et personnels que les projections sur ce mot peuvent apporter, il est parfaitement compréhensible et légitime de choisir de ne pas l’utiliser.

On refuse aussi ce qu’il peut apporter

Ce qui me pose problème ce n’est absolument pas que des gens trouvent une alternative plus adaptée pour eux. Au contraire, j’en suis ravie.
Non, ce qui me tracasse, c’est cette tendance à dire que « surdoué-e, ça ne veut pas dire grand chose ».
Là je m’inscris en faux.

Parce que surdoué-é veut bien dire ce que cela veut dire. Cela veut dire « plus doué par rapport à une norme ».
Et, on ne peut pas le nier, les personnes HPI (ou surdouées) ont des capacités cognitives, dites intellectuelles donc, supérieures à la moyenne.
Elles ont un potentiel intellectuel supérieur à la moyenne.

C’est comme ça.

Aussi quand j’entends que « sourdoué-e » ne veut rien dire, j’entends qu’on efface la dimension de « plus » qui existe dans ce terme et dans la réalité qu’il recouvre.

Parce que oui, je crois -d’après ce que je lis des études et des témoignages sur le sujet – que oui, fondamentalement, les personnes surdouées sont dotées d’un plus, au niveau cognitif, par rapport à la population moyenne.

Encouragement

Si le mot « surdoué-e » est un cadeau empoisonné pour certain-e-s (à juste titre, je ne le conteste pas) je pense qu’il peut aussi être un atout.
Un outil formidable pour croire en soi et se réaliser.

Car s’entendre dire que l’on est surdoué-e, c’est s’entendre dire que l’on est dotée de potentialités hors du commun.
Que l’on a quelque chose de bien, que oui, on est plus intelligent-e que la majorité des personnes.

C’est valorisant non ?

Et n’est pas encourageant aussi ?

De se dire qu’on peut essayer, juste essayer, ce que peut-être on ne ce serait même pas autorisé à rêver sans cela ?

Question/Conclusion

Mais pour vous, quelle est la signification de ce mot « surdoué-e » ?

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Attention à ce que vous lisez sur le net.

Voici un bel exemple de contenu à prendre avec des pinces à barbecue. Les pincettes me semblant dans ce cas bien trop petites.

http://hypersens.fr/Les-surdoues-ne-sont-pas-ceux-que.html

Dans l’article, après nous avoir dit comme le QI est une mesure surfaite et finalement vide de sens ou presque (bah voyons) vient ce passage M-E-R-Veilleux :

Les « surdoués » émotionnels développent souvent une autre forme d’intelligence, pourtant moins connue : l’intelligence perceptive. De nombreuses personnes, sans oser l’avouer, ont développé d’incroyables capacités perceptives : intuition mais aussi hyperesthésie – terme scientifique pour désigner le fait d’avoir les cinq sens dotés d’une acuité exceptionnelle – précognition, extralucidité, clairvoyance…

« Plus vous êtes empathique, plus vous allez avoir la capacité de lire le langage non verbal et de capter des informations, assure Christel Petitcollin. De comprendre les autres au point de pressentir leur personnalité, leurs attentes et leurs pensées. Les personnes que j’ai pu identifier comme surefficients, vivent aussi, bien souvent, des expériences inexpliquées : de la télépathie aux rêves prémonitoires en passant par des états extatiques de paix et d’amour pur, de sensation de communion avec la nature, et parfois plus : comme la capacité à percevoir les auras, à ressentir des entités et autres présences occultes, à se souvenir de vies antérieures, à se connecter à d’autres dimensions… » Si ces capacités perceptives ne sont pas encore reconnues par la majorité de la communauté scientifique, certaines recherches tendent à démontrer leur existence et à changer notre regard sur l’être humain qui ne doit plus être simplement vu comme un cerveau sur pattes.

Là on nous vend du rêve. De l’extra-lucide en fait.
Et oui, parce que bon, être surdoué, avoir un gros QI c’est surfait donc, ce n’est pas tout. Mais quand même, les surdoués peuvent êtres des médiums et ouais !

Attention, je ne blâme aucune croyance. Mes propres croyances en ferait rire beaucoup, et je les assume. (Non je ne crois pas aux licornes. Pas encore.) Mais je ne confonds pas ma vie spirituelle et ses questionnements qui cherchent le « pourquoi ? » avec les sciences de notre monde qui cherchent à répondre au « comment ? ».
Chacune des deux sphères à son champ d’étude et d’investigation, et les mélanger n’est pas sans risque. Pour les deux champs.

Je disais donc, on touche le pompom.

D’abord l’article nous dit que, en résumé, le QI c’est nul, ça n’est pas ce qui définit les surdoué-e-s.  On est vachement content-e. Pourquoi pas hein, mais dans ce cas, ce serait bien de nous dire ce qui définit les surdoué-e-s. Non parce que, comme l’article ne cesse pas de parler de ces personnes là, ce serait bien de savoir de qui il s’agit.

Alors on ne sait pas bien de qui il s’agit, ni comment on les définit ces surdoué-e-s selon cet article, mais par contre, et là les choses commencent à être intéressantes, on nous dit les fabuleux pouvoir magiques qu’ils détiennent.
D’accord, l’article de ne dit pas « pouvoir magique » mais « incroyables capacités perceptives ».
Ouuuuuuuuuuuuuuuh.

Je vous laisse savourer la liste ci-dessus.
Ami-e-s surdoué-e-s réjouissez-vous, vous êtes des extra-lucides potentiels ! WHOU-HOU !
Par contre, si – pas de bol – vous êtes d’une quelconque confession qui a plutôt tendance à condamner ces choses là et à les qualifier de diaboliques, bah…visiblement le/les auteurs de l’articles ne pensent pas à vous, ni à vos âmes visiblement. Débrouillez-vous donc.
(Ce paragraphe est mesquin, je sais. Mais il n’empêche que certaines personnes peuvent mal vivre l’idée d’être, par nature, rejeter par leur confession. Comme, je ne sais pas, les personnes homosexuelles dans les confessions qui les condamne par exemple !)

Au-delà de cet philosophico-religieux, j’aime beaucoup, mais alors beaucoup, la suite d’affirmations sans aucune sources ou lien sur les soi-disant recherches évoquées.
Ca c’est du béton comme démonstration.
Le coup de « j’ai un-e ami-e qui dit que » c’est mignon dans les réunions de famille, mais en tant que démonstration scientifique, ça n’est pas recevable.
Désolée.

D’accord, d’accord, je vous entends me reprocher ma mesquinerie, mon âpreté et peut-être même ma méchanceté.
Pour la méchanceté, je proteste. Pour le reste, je ne peux qu’humblement reconnaître que c’est possible.

Alors venons-en à du concret, du scientifique, de l’objectif.
Comme je le disais plus haut, toutes affirmations sur l’état des connaissances scientifiques doit être soutenue par une citation de la publication scientifique qui relate cet état de fait.
Sans cela, toute affirmation relève des « on dit » et n’a pas de valeur scientifique. Ensuite, dans l’ article qui m’occupe, il y est question d’hyperesthésie. Et cette hyperesthésie est décrite comme une « capacité perceptive » qui a été développée par des personnes surdoué-e-s.
C’est tout simplement doublement faux.
L’hyperesthésie est considéré comme un trouble voir une pathologie. C’est une anomalie sensorielle.
 Définition selon Vulgaris Medical « L’hyperesthésie est la sensibilité exacerbée des différents sens. Cela affecte la perception des sensations : Douloureuses, vibratoires, thermiques, tactiles. »

Cette condition n’est pas quelque chose que l’on développe, c’est à dire ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire grandir, progresser ou augmenter. C’est une condition qui est soit de naissance (parce que votre système sensoriel/nerveux est fait ainsi) soit qui est la conséquence d’une lésion nerveuse ou d’une pathologie nerveuse ou d’un problème rhumatologique. (cf.Vulgaris Medical)

L’article se lance ensuite (joyeusement) dans une énumération d’hypothèses qui mêle joyeusement capacités hypothétiques de l’esprit et carrément croyances diverses et variées sur l’âme, la vie après la mort, etc.

Enfin, pour finir de passer un pseudo-vernis scientifique, on conclut en citant une dame, qui est sans doute tout à fait compétente dans ses domaines d’activités mais qui n’est absolument pas scientifique, a qui l’on a fait des EEG en état normal et en état de transe.
Pour éclairer la chose, un EEG est une façon de visualiser l’activité cérébrale en la traduisant en compilations de tracés.

Voici une présentation de ce qu’est un EEG

On le sait depuis un certain temps maintenant, la méditation, la prière et la transe sont des activités qui modifie l’activité cérébrale. C’est à dire (grosso modo) que l’activité électrique de notre cerveau change de longueur d’onde.
Si cette constatation est actée par les sciences, aucune corrélation ou causalité avec des soi-duisant capacités occultes ou parapsychique n’ont été démontrées.
Pour la bonne et simple raison que l’existence de ces capacités parapsychique n’a pas été démontrée.
Donc faire un lien avec quelque chose qui n’existe pas (en théorie) c’est compliqué.

Aussi, cette citation n’a rien à voir avec le sujet du QI ou même des surdoués.

Enfin, la référence de l’article : INREES.
Institut qui n’a de national que le nom, car c’est une structure privée, dont la robustesse scientifique et l’objectivité restent à démontrer.

Conclusion

Voilà une belle illustration de quelques unes de mes convictions quant au sujet des surdoué-e-s/personnes HPI/etc :
1) Le sujet fait (complètement) fantasmé.
2) L’idée d’un haut QI dérange. On semble s’acharner à « détruire » la validité de cette mesure, comme si la frustration de ne pas être concerné (par le HQI) était trop insupportable pour ne pas dénigrer cette chose qui ne nous concerne pas.
3) Il est nécessaire de parler du HPI et d’en parler correctement.

Pour ce troisième point, je précise ce que j’entends par correctement.
Correctement c’est à dire avec honnêteté, lucidité, et précision.
L’honnêteté, consiste à ne pas se déclarer expert-e quand on ne l’est pas.
La lucidité consiste à reconnaître ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas (et entre nous, c’est de ne pas savoir qui est intéressant, puisque cela nous pousse à apprendre ! Donc pas de honte quant au fait de ne pas savoir. Personne n’a reçu la science infuse à la naissance.).
La précision, c’est de vérifier qu’on ne dise pas des bêtise, citer ses sources, utiliser les bons mots pour les bons concepts, etc.
C’est aussi ne pas mélanger les choses.

Nous avons le droits d’avoir toutes les croyances que l’on veut. Mais l’honnêteté intellectuelle nous oblige à faire la distinction entre ce que l’on croit -même dur comme fer- et ce qui est démontré par la science.

Sur un sujet encore très obscure pour la science comme le HPI, il est facile de dire tout et n’importe quoi. D’autant plus quand les personnes concernées sont potentiellement fragilisées et/ou en souffrance de part leur différence.

Aussi, je vous encourage à maintenir un esprit très très très critique quant à ce que vous lisez sur le HPI.
Je vous conseille de vous en tenir aux références scientifiques revues, base de donnéesn maison d’éditions spécialisée : Nature, American Psychology Association, Société Française de Psychologie, Cairn Info, Persée, Dunod, etc.

Et évidemment, site hautement référencé, sérieux, impliqué, honnête, précis, et drôle : ce blog.

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(Je plaisante. Mais quand même, je tâche de ne pas vous raconter de bêtises quand même !)

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Le génie est la réussite (sociale)

A ne pas confondre.

Ce matin je lis cela à propos des surdoués vis les Tribulations d’un Petit Zèbre :
« Un surdoué n’est pas un génie, sauf (très) rares exceptions… Un surdoué est une personne comme une autre, pas quelqu’un d’exceptionnel. Une personne qui n’a pas forcément mieux « réussi » dans la vie, qui n’a pas forcément fait de brillantes études, qui n’a pas forcément une aura délirante qui l’imposerait aux yeux de tous comme un être suprêmement intelligent & charismatique 😉  »

C’est un point de vue, une opinion qui se respecte et se défend.

Cela génère chez moi une réflexion autour de la réussite sociale attendue et de l’intelligence.

Exceptionnel par nature

Je suis de celles et ceux qui conçoivent les personnes surdouées comme exceptionnelles par nature.
La douance est entre autre définit par une occurrence statistique ( le seuil des 2,5%) qui, par définition – certes arbitraire mais néanmoins valide – définit l’exception à la norme lors d’une proportion allant de 0 à 5%.
Les surdoué-e-s ne représentant que 2,5% (ce sont les personnes déficientes mentales qui représentent les 2,5% restant, l’autre bout de la courbe) ils et elles sont par définition des personnes exceptionnelles.

Ce qui déstabilise c’est l’idée de la réussite sociale associée à l’idée que l’on se fait de l’intelligence.
E résumé, si on est un génie, on rencontre forcément le succès social et la réussite professionnel. Ou inversement.

Erreur.

La société : une construction de la majorité par la majorité

Il faut bien comprendre que la société est une pure construction humaine, arbitraire, immatérielle, qui a pour but de permettre de vivre ensemble.
Pour ce faire, « on » édicte des règles de vie, des interdits, des critères de ce qui est bien et bon et de ce qui mauvais et mal.

Se construise ainsi des rites sociaux, des usages, explicites et implicites et tout cela est le tissu de notre société.

La société est donc le produit de l’esprit humain, façonné par diverses contraintes et intérêts, comme par exemples, le climat et la volonté de rester en vie et de vivre en paix.

Pour que tous, ou tout du moins le plus grand nombre puisse vivre ensemble, il est donc logique d’édicter des critères sociétaux qui correspondent aux plus grand nombre.

Et c’est là que le bas blesse.
Les surdoué-e-s ne sont pas le plus grand nombre.
Il y a donc de grandes chances pour que les critères sociétaux de réussites aient été construits par et pour des neurotypiques.
Ceci étant, il est compréhensible que les surdoué-e-s ne remplissent pas forcément les dits critères.

Des histoires d’interactions individuelles et de structures fonctionnelles

Ceci dit, l’intelligence étant ce qui nous permet de nous adapter aux situation nouvelles (entre autres choses) les personnes surdoué-e-s devraient donc pouvoir s’adapter avec aisance à ce qui, par nature, n’est pas fait pour eux/elles.

Oui mais non.

Dans notre petite société française, la réussite sociale et professionnelle tient énormément aux interactions humaines. mais pas les interactions basées sur l’empathie et la compréhension de l’autre. Non.
Les interactions sociales que je qualifie de « politiques » ou « égotiques ».
On réussite presque mieux en cirant les bonnes bottes et en écrasant – à tort ou raison – les bonnes personnes, qu’en faisant effectivement du bon travail.

Attention, on peut aussi réussir en faisant du bon travail.

Sauf que, pour beaucoup de personnes surdouées, ces règles du jeu professionnelles sont anti-naturelles. Qu’elles en souffrent, ou qu’elles refusent simplement de se prêter à un jeu vide de sens pour elles, la conséquence est à peu près la même : désinvestissement, et donc non progression professionnelle.

Bon il y a aussi ceux et celles qui s’en fichent, et qui n’ont simplement pas le goût de « réussir » comme la société le définit.

D’autres aspirations, peut-être

Il y a aussi tou-te-s ces génies, qui sont de pures merveilles humaines, mais qui -très simplement – n’ont pas les mêmes aspirations que ce que la société dans laquelle ils vivent leur proposent comme « réussite de vie ».

Je suis convaincue qu’il existe des Camille Claudel en puissance qui sont dans leur petite maison dans leur petite ville ou grand village, qui ont un métier complètement quelconque, mais qui font preuve quotidiennement d’un génie créatif hors norme. Simplement, il n’y a ni l’entourage pour le valoriser ni sans doute l’envie de le faire.

Il faut bien avoir à l’esprit qu’aujourd’hui, un pendant – non obligatoire mais assez présent – de la réussite sociale est la médiatisation. Moyenne ou grande, on « parle » de vous.
Déjà qu’avec la télé-réalité on parle des gens pour tout et  n’importe quoi, alors s’il y a une BONNE raison de parlez de vous, vous pensez bien que les médias ne vont pas se priver (enfin…oui bon, vous comprenez).

Peut-être que bien des génies n’ont simplement pas envie de cette exposition. Peut-être aussi que de par leur fonctionnement psychique, un petit complexe de l’imposteur les empêche de se mettre en avant de peur de voir leur « imposture » dévoilée.

La réussite sociale n’est pas une définition du génie; et le génie n’implique pas la réussite sociale

Tout ça pour aborder superficiellement l’idée que la réussite sociale n’est pas liée directement à l’intelligence.
Cela demande des capacités et une aisance certaines avec les règles sociales implicites.

Ça demande aussi de tomber sur celles et ceux qui feront que vous pourrez progresser et réussir socialement.

Car dans une structure sociale pyramidale patriarcale, il y a UN TAS de raison pour que vous ne réussissiez pas socialement, et ça n’a rien à voir avec votre intelligence.
Je dirai même que, en fait, si vous êtes un-e génie et que ça se voit, vous partez plutôt avec un handicap sir vous comptez réussir socialement. (Mais ça, c’est juste mon impression, je n’ai pas réfléchir à la question.)

Conclusion : Surdoué-e-s, génie et réussite sociale

Est-ce que tou-te-s les surdoué-e-s sont des génies ? Non je ne pense pas.
Mais je suis certaine que tou-te-s les génies sont des surdoué-e-s !

Qu’est-ce qui fait le génie (le concept, pas la personne)?
Je ne sais pas. Il faut « quelques choses en plus » ça j’en suis certaine.
Mais je ne saurai pas vous dire quoi précisément.

Ce dont je suis certaine également, c’est que un critère extérieur et arbitraire comme « la réussite sociale » n’a rien à voir avec le niveau d’intelligence et donc le génie supposé d’une personne.

Pour exemple, une personne avec léger retard mental peut obtenir des 19/20 de moyenne sur une scolarité de niveau BTS en France.
Oui, oui, oui.
Alors des bonnes notes c’est « une réussite sociale » mais voyez-vous, dans ce cas, ça n’a rien à voir avec l’intelligence. C’est sans doute plus lié à la répétition que j’appelle « bête et méchante ». Mais je m’égare !

La réussite sociale, c’est en très résumé, le produit du regard des autres.
Ce n’est pas tant lié à votre production, vos idées, votre travail. C’est juste l’avis des autres qui décide si oui ou non vous avez réussi.

Regardez Van-Gogh, il a vécu dans la misère et payé ses repas avec des toiles, que les restaurateurs refusaient à force ! Il était méprisé, raillé. Aujourd’hui, ses productions valent une fortune et le peintre est considéré comme l’un des plus grand génies de la peinture.
A son époque Van-Gogh était un exemple d’échec social. Il aurait produit les mêmes œuvres quelques décennies plus tard, il aurait été l’une des personnes les plus adulées du monde.

Et c’était un génie pourtant. Qu’on le reconnaisse, qu’il vive dans l’opulance ou non. C’était un génie.

Evidemment, toutes les personnes qui ne réussissent pas socialement ne sont pas des génies ignoré-e-s.

Mais le point de cet article c’est que le génie et la réussite sociale ne sont pas liés par une relation de cause à effet.
la réussite sociale dépend grandement du regard que « les autres », la société posent sur vous et ce que vous faites.
Le génie est intrinsèque, naturel, inhérent à l’être concerné. Qu’il soit reconnu ou non par d’autres ne change rien à sa présence en une personne.

 

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Recherche – HPI et saut de classe

Bonjour à toutes et à tous,

Dans le cadre d’un master de fin d’étude de Sciences de l’Enseignement (qui n’est pas le mien 🙂 mais celui d’une autre étudiante), voici deux questionnaires à destination des personnes HPI au sujet du saut de classe.
Que vous ayez sauté une classe ou pas, il y a un questionnaire pour vous !

Cliquer sur l’image pour être redirigé vers le formulaire.

Questionnaire pour adulte HPI ayant bénéficié d’un saut de classe :

Capture

Questionnaire pour adulte HPI n’ayant pas bénéficier de saut de classe :

Capture

Merci à vous de faire avancer la recherche ! 🙂

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Le HPI, un « problème de bourges » ?

Entre deux fiches pour présentation orale, voici un billet qui me tient à coeur.

Que ce soit suite à ma propre intervention dans l’émission Mille et une vie ou suite à celle de deux familles de HPI dans la même émission quelques mois plus tard, les mêmes commentaires incompréhensibles pour moi sont revenus.

Constant, Justine, et moi, malgré nos âges et parcours de vie différents, avons été taxé de la part de spectateurs/spectatrices (sur les réseaux sociaux notamment) d’avoir « des problèmes de bourges », d’être de « pauvres petits enfants riches », etc.

Je vous faisais déjà part de mon incompréhension dans les articles précédents.
Cette fois, j’ai envie de me pencher sur la question pour y réfléchir un peu et comprendre ce qui peut pousser « les gens » à faire cet amalgame ridicule (et faux) et surtout, à estimer que selon notre supposée classe sociale, nous serions exempté de souffrances réelles.
Ou tout du moins, serions-nous prié-e-s de ne pas les exprimer.

Tous des « bourges »

Je résume par ces trois mots quelques commentaires hautement éclairés et argumentés de certain-e-s internautes au sujet de Constand, Justine et/ou moi-même.

J’aimerais, pour commencer, revenir à la définition de bourgeois et bourgeoisie.
Un ou une bourgeois-e est une personne qui appartient à la bourgeoisie.
Et voici les définitions de la bourgeoisies, selon le Larousse en ligne :

def bourgeois
Au dernière nouvelle, nous sommes après la révolution Française (sinon, sérieusement, prévenez moi !).
Quant à la seconde définition, je la trouve bien vague.
« Relativement aisé » recouvre une réalité aussi vaste que le champ des opinions et perceptions des un-e-s et des autres.
On est toujours le relativement aisé de quelqu’un d’autre.

Donc fondamentalement, nous sommes tous « relativement aisé ».
Heureusement qu’il y a le critère du métier, qui vient donner un discriminant.

« Qui n’exerce PAS de métier manuel ».
Je ne sais pas d’où ça vient. J’ai une petite idée, mais je n’ai aucune certitude, donc je vais me contenter d’accepter ce discriminant, même s’il me semble totalement arbitraire.
Il y a des professions où l’on travaille avec ses mains ET où on l’on est souvent « relativement aisé » financièrement parlant.
(Exemple au hasard : kiné. Ou l’artiste peintre qui vend une toile intégralement monochrome 30 000€)
(Oui je suis énervée)

Ces précisions sémantiques étant faites, j’en reviens aux commentaires.
Donc « tous des bourges ».

Mais bien sûr.
D’ailleurs le Haut Potentiel Intellectuel, quand il surgit du néant pour se loger dans quelqu’un, il a une liste de directives et en top priorité il y a marqué que si les parents gagnent moins de (et je n’ai en plus aucune idée de quel chiffre mettre là) XXXX euros/mois, il ne vient pas.
Ah oui, il est super sélectif le HPI.

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Un biais de représentation

Soyons sérieu-ses-x  un peu.
J’ai quand même une hypothèse qui ne dégouline pas de hargne pour expliquer pourquoi ces remarques arrivent malgré tout bon sens.

Qui va chez le/la psy ?
Des personnes prêtes à y aller.
Aujourd’hui encore une grande partie de la population ne voit pas d’un bon oeil d’aller voir un-e psy. Il y a une foule de représentations péjoratives, de faiblesses voir de folies, associées à la démarche de consultation psychologique. Il y a une espèce de blâme social sur celui ou celle qui irait voir un-e psy.

Donc tout le monde ne va pas chez le/la psy.

Et parmi ceux et celles qui seraient prêtes à y aller, il y a tou-te-s ceux et celles pour qui c’est inenvisageable financièrement parlant.

Or c’est chez un-e psychologue que l’on peut vous faire passer le bilan psychométrique qui pourra permettre le diagnostic de HPI.

Donc, celles et ceux qui sont diagnostiqué-e-s sont celles et ceux qui sont allé-e-s voir un-e psy.
Et avec tout ce que l’on a dit précédemment, ce n’est effectivement pas forcément « tout le monde ».

Donc oui, au vu de ces contraintes et critères, il y a plus de personnes avec certains moyens et certains points de vue qui vont chez le/la psy. Et fatalement, il y a plus de personnes qui sont effectivement allées voir un-e psy qui sont diagnostiquées HPI !

Mais le HPI n’est pas réservé aux « bourges » loin de là !

Je vous invite d’ailleurs à revoir les portraits du documentaire de M6 qui le prouve en images.

Le HPI n’a pas de frontières

Le HPIest une caractéristique de naissance. On nait HPI.
Et cette particularité neurologique ne dépend pas de la classe sociale des génteurs/trices et/ou parents.

Le HPI concerne 2,5% de la population.
Sans discrimination aucune de sexe, de genre, de couleur de peau, de confession, de nature de cheveux ou de porte-monnaie.
C’est une loterie de la vie, comme celle qui fait que vous aurez les yeux bleus alors que ceux de vos parents/géniteurs sont noirs.
Comme celle qui fait que vous êtes la seule personne d’un mètre quatre-vingt-dix dans une famille qui plafonne à un mètre soixante.

C’est comme ça et on n’y peut rien.
Oui, on soupçonne un caractère héréditaire et donc génétique, mais il faut bien aussi, une première fois et l’hérédité n’est pas systématique ici.

Le HPI est présent dans tous les milieux sociaux, dans toutes les cultures, dans tous les pays, dans toutes les nations, sur tout les continents, dans toutes les confessions et non-confessions.

La seule dimension du HPI impactée par l’environnement est son expression et son degrès d’exploitation.
Selon ce que la personne HPI aura comme interactions et ressources dans son environnement elle pourra exprimer tout ou partie ou très peu de son potentiel intellectuel. L’histoire de vie peut aussi l’inhiber complètement.
Mais, environnement favorable ou pas, le HPI – quand il est présent – est présent indépendamment de cet environnement.

La souffrance psychologique et émotionnelle se fiche de vos Louboutins

La souffrance émotionnelle, psychique, ne connais aucun critère de sélection.
Et ne pas concevoir ce que vit l’autre comme une source de souffrance selon nos propres critères ne signifie pas que ce n’est pas une souffrance pour l’autre pour autant.
Aucun de nous n’est l’étalon de ce la souffrance humaine, aucun de nous na le monopole de la « juste et décente souffrance ».

Nous avons le droit de penser ce que l’on veut des tourments des autres.
Mais quoi que nous pensions de la souffrance de l’autre, aussi dérisoire nous semble-t-elle, aucun de nous n’est en position de décréter qui à le droit de souffrir et pour quoi.

Quelque soit notre niveau d’efficience intellectuel, quel que soit notre état physique, l’état de nos compte bancaire ou de ceux de nos parents, notre couleur de peau ou que sais-je encore, nous connaissons tous des souffrances.
C’est humain de souffrir et ces souffrances sont à respecter et considérer pour ce qu’elles provoquent chez celui ou celle qui les ressent.

Est-ce qu’il vous parait correcte de dire à un enfant qui pleure parce que sa peluche préférée a perdu son oreille qu’il n’a pas à se plaindre parce que d’autres ont moins que lui ?
Son cœur est brisé à cet instant, et que d’autres et plus ou moins que lui, que sa peluche soit en or massif (ce serait inconfortable mais bon) ou en chiffons recyclés ne change rien à l’affaire.
Il a le cœur brisé. Il souffre et cette souffrance mérite d’être reconnue.

Accepter la souffrance de l’autre, même si elle nous est étrangère.

C’est le même principe pour les adultes. Comme l’enfant, sur l’instant son cœur est brisé. Il/elle apprendra après à relativiser sa souffrance ou à considérer que ça n’en valait pas la peine, ou pas.
Peu importe.

Qu’est-ce que cela nous enlève de simplement accepter la souffrance de l’autre ?
On n’est même pas obliger, pour accepter la souffrance de l’autre de le/la conforter dans ce qu’il/elle, d’apporter du réconfort, ou même de simplement dire quelque chose.
Il nous suffit juste de ne pas nier cette souffrance, de lui laisser le droit d’exister.

Juste ça.

Quand j’ai mangé, j’ai plus le temps de penser.

Alors oui, forcément, quand on n’a pas à se préoccuper de comment nous allons survivre à la prochaine heure ou nuit qui vient, on a plus le loisir de se regarder le nombril psychique.

Evidemment.

Maslow l’a très bien exprimé avec sa Pyramide des besoins.

Néanmoins, quand il s’agit d’un internaute qui critique un-e jeune (je parle de Constant et Justine là) parce qu’il/elle a le « culot » d’exprimer une souffrance psychique passée alors que bon sang « il/elle a tout ce qu’il lui faut ».
Je trouve ça un peu gros.

Le HPI n’immunise pas contre la souffrance psychique.

Et ce n’est pas non plus une espèce de pass-magique qui fait que tout chez nous est plus important que chez les autres… Malheureusement je soupçonne qu’une idée de ce genre flotte dans l’esprit de beaucoup de ceux et celles qui ne connaissent pas le sujet.
Ce qui a pour conséquence d’engendrer ce genre de commentaires vaseux : « le HPI, problème de bourges ».

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2h21 du matin

C’est l’heure à laquelle je me suis arrêtée de travailler sur mes cours aujourd’hui.
9h09 c’est l’heure à laquelle je me suis levée ce matin.
7h48 c’est le temps de sommeil que j’ai donc eu.

Et, totalement inexplicablement, je suis lucide.

J’ai une présentation de mon travail à faire demain, en vidéo-conférence.
J’ai fait un joli diaporama tout en nuance de violet-lavande (oui je n’ai peur de rien).
J’ai mis plein de jolies animations dedans.
Et j’ai même mis une grosse lettre grecque à la fin, la lettre Psy évidemment.

Et vous savez quoi ? Je ne sais même pas si ce que je vais présenter est réellement le travail attendu.
Ce n’est pas une question de qualité de travail, d’exigence de production. Non, non. C’est une bête question de forme.
Je ne sais pas si j’ai  bien fait ce qui était attendu.

Parce que, évidemment, c’est hier à 20h passées, que j’ai tiqué sur une incohérence entre deux consignes pour le même travail.
D’un côté je lis « faites un compte-rendu » de l’autre je lis « votre travail aura la forme d’un mini article scientifique de deux pages, ne présentant que les pistes de recherches et de méthodologie ainsi que l’expérience envisagée. les résultats, traitements et interprétations seront traitées dans un second devoir ».

Alors, du coup, hier à 20h passées, je me mets à me demander ce que je dois faire…pour lundi matin.

Evidemment.

Passer deux secondes d’inquiétude sévère, j’ai adopté ma technique préférée pour faire face à l’adversité scolaire/universitaire, le : « Pfff, on verra bien ! ».

Le « Pfff on verra bien ! » fait partie de la même famille de techniques que le « J’t’em***** » de Danny Boon.

J’ai donc bien soigné mon travail, dans la forme surtout (le fond me semble correct quand même) et je vais me lancer lundi, avec un bel élan et une acceptation digne des plus grand(e)s maitre-sse-s zen.

On verra bien.

Tout ceci n’aurait pas eu lieu, si seulement il n’y a avait pas eu…devinez qui ?
Madame Procrastination.

Et oui.

 

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Jusqu’au 13 mars

Je suis en pleine préparation d’une présentation pour le 13 mars, sur le thème des technologies du numérique et l’apprentissage, aussi jusque là je serai moins présente.
Et oui, pour réaliser une bibliographie, avoir un super cerveau ne sert pas à grand chose de plus que d’avoir un cerveau lambada. Il faut chercher, lire et encore chercher. ET ça, ça prend du temps, et c’est incontournable.
Et de vous a moi je DÉTESTE faire une biblio. Mais VRAIMENT !

Néanmoins, je partagerai avec vous quelques petites choses qui m’on faites sourire ou m’ont intéressées d’ici le 13 mars où je reprendrai la rédaction d’articles.

Et on commence avec le dossier spécial cerveau de l’Esprit Sorcier, de l’émission C’est pas Sorcier (émission cultissime de mon enfance et adolescence).

Cliquez sur l’image pour être redirigé sur la page.

cerveau

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Une question de temps

Le temps.

Vous trouverez dans la littérature spécialisée, comme dans bien des témoignages, l’idée que la personne HPI est en décalage constant.Décalage avec les autres, décalage intellectuel, mais aussi décalage temporel.

Un temps d’avance nous dit-on.

Ce serait tellement plus simple, pour moi, si c’était effectivement cela.

Être à côté du temps

Je suis à côté du temps.
Le temps s’écoule autour de moi, à côté de moi. Il s’écoule dans mon dos, m’échappe sans que je ne le vois ni ne puisse le retenir.
Pour moi, le temps file et s’écoule si discrètement qu’il ne semble pas exister de la même façon que chez les autres.

Chez moi le temps s’écoule sans que je n’en ai conscience.
Je ne parle pas des heures, ou des minutes, que j’estime plutôt bien pourvu que je ne sois pas profondément absorbée par une tâche.
Non je vous parle des semaines, des mois, des ans, des décennies même.

Un rapport au temps différent

Le temps dans la vie des autres semble plus dense, plus remarquable.
Ils me semblent vivre le temps différemment.
Ces autres, ils me semblent vivre en permanence dans une urgence, souvent matérielle, qui m’est étrangère.
Il faut avoir le permis dès ses 18 ans, il faut avoir une voiture aussi, vite. Et puis il faut s’installer, être en couple, avoir des enfants, se marier, être propriétaire. Il faut voyager aussi.
Vite, vite tout cela.
Paradoxalement, cette urgence matérielle cohabite avec une quasi inertie interne. Et si aux yeux des normes sociales je suis « en retard » pour tout ce qui est matériel et attendu, il semble que je sois beaucoup plus en avance et rapide dans ma réflexion quant à ce qui touche à l’introspection et les questionnements existentiels.
Là ce sont les autres qui me semblent terriblement lent.

Le temps s’écoule, se répète et personne n’écoute.

Combien de fois, combien de fois !, ai-je annoncé et prévenu mon entourage de la conclusion malheureuse d’une situation qui leur semblait anodine.
Combien de fois ?
Mais personne n’écoute, parce que, ce n’est pas le bon moment. C’est trop tôt pour eux/elles.
C’est immanquable, six mois, un an, parfois trois ou six ans plus tard, on en arrive à ce que j’avais analysé.
Immanquablement.

Pourtant je préviens, j’avertis, je supplie presque parfois. Mais c’est trop tôt, on n’écoute pas.
Dans ces moments, je me sens comme une Cassandre que l’on ne veut pas entendre parce qu’elle annonce la perte des un-e-s et des autres.
Mais je ne peux pas me taire, ce serait les trahir pour moi.
Ne pas avertir ceux et celles qui comptent pour moi qu’il y a danger, conséquences malheureuses ou simplement risque réels liés à leurs décisions ? Impensable.
Trahison, malhonnêteté, méchanceté même.
Non, je dois dire.
Mais personne n’écoute.

Même maintenant, maintenant que certains de mes plus proches connaissent mon fonctionnement, même après la démonstration de maintes et maintes occasions où j’avais dit, averti, et que le temps m’avait donné raison; même maintenant on ne m’écoute pas.

Comment leur en vouloir ?
Ils et elles oublient, et parfois, il y a longtemps entre ce que je dis et ce qui advient.
Mais moi, je n’oublie pas. Moi, je me souviens et je le dis.
« Je l’avais dis ».
Je comprends que c’est agaçant, et j’ai compris récemment que c’était entendu comme de la fanfaronnade, comme une volonté narcissique et stérile de simplement démontrer que j’avais « mieux su » que les autres.
Mais il ne s’agit pas de cela pour moi. J’essaie juste de prévenir, de les aider à éviter quelque chose de plus grave, de souffrant.
Et si je leur rappel que je l’avais dit, c’est simplement dans l’espoir que la prochaine fois, ils et elles s’en souviendront et qu’ils et elles écouteront cette fois.

Un temps différent

De ma fenêtre, derrière mes yeux, il me semble que le temps s’écoule différemment chez « eux » et chez moi.
Le temps chez moi, les années, les décennies, je ne suis pas certaine qu’elles existent. Du moins qu’elles existent de la même manière.
Leur temps à eux semble plus dense. Je ne veux pas dire plus riche, ni plus rempli. Mais…plus dense.

J’ai 32 ans.
Et, je ne suis pas certaine que cela signifie la même chose pour les autres et pour moi.
Mon âge n’est rien d’autre qu’un compte-tour. Ou, de façon plus morbide, un décompte inversé.
Tic-Tac, la terre tourne et ton temps s’écoule.

Je me réveille le 1er du mois. Je vais chez les kiné 3 ou 4 fois, et puis d’un coup, c’est le mois suivant.
Je suis là, je vis ma vie tranquillement, je passe mon week-end avec mon fiancé, le suivant nous voyons nos familles, après il faudra aller acheter des meubles de rangement. Ensuite nous visiterons un lieu pour le mariage et puis…
Et puis déjà 6 mois, un an…

Je ferme les yeux et le temps s’écoule. Il disparaît.

Mon temps n’existe pas

Il y a mon anniversaire, celui de mon fiancé. Après il y a Noël et le nouvel an qui sont pour moi, un jour et son lendemain.
Alors qu’il a lieu à la mi janvier, il me semble que deux jours, une semaine maximum après le 1er janvier, il y a l’anniversaire de ma mère. Oh et puis celui de mon meilleur ami, avant.
Et puis après, seulement après je suis un peu tranquille.
Le temps à la temps de s’écouler, tranquillement, sans heurts. Il a le temps de se remplir, doucement. De prendre consistance, de prendre de la vie, de se remplir de conscience.
De prendre du sens.
Il lui faut du temps, au temps, pour cela.

Mais déjà, il y a les fêtes des mères, des grands-pères, des pères, des grands-mères. Et puis il y a Pâques, les congés de mai, les vacances d’été, la rentrée.

Et mon anniversaire.

Je suis autant bousculée par ces marqueurs de temps que j’ai besoin d’eux pour m’y raccrocher.

Sans ces marqueurs de temps, je perdrais le fil et le temps n’aurait plus de substance.
Il serait sans…point d’ancrage. Les années passeraient sans que rien ne me les signales et moi-même je ne le sentirai pas.

Non, je ne suis pas en train de dire que je me pense éternelle ! :p

Le temps semble juste…vide se substance pour moi.
C’est comme si ce n’était qu’une information. Quelque chose sans réalité effective. Quelque chose qui n’existe que par construction, que par l’assemblage des souvenirs, des de la sommes des moments passés, effectivement vécus, ancrés dans la réalité.

Et pourtant, il y a un début et une fin

Mon temps n’est pas une ligne, comme il semble l’être pour « les autres ».
Mon temps est une succession de points, de moments, plus ou moins disjoints, plus ou moins conjoints.
Il y a le début, ma naissance et encore. Je n’en ai pas souvenir, mais j’en ai des souvenirs, des preuves. Des photos de moi, a quelques minutes seulement de ma venue au monde.
Il y donc, en fait ce premier temps. T+30 minutes.
Un Polaroïde de mon premier temps, mon premier moment.

Après il y a les autres points temps. Des photos, des souvenirs parfois avant même mes quatre ans. Et tous les autres. Ces moments gravés dans la mémoire, dans ma chaire. Ces souvenirs dont j’ai non seulement les images, mais aussi les sensations physiques et émotionnelles.
Pour beaucoup d’entre eux, me souvenir c’est comme vivre de nouveau l’instant.
C’est un replay, encore et encore.
Pour d’autres, il y a ce voile à peine opaque, celui de l’usure qui atténue les couleurs, les émotions. Mais qui n’efface pas les souvenirs.
Ceux-là me rendent un peu triste. Non par leur contenu, mais parce qu’ils on perdus en vivacité.

Et c’est ainsi que se construit ma vie. Des points-temps.

Les instants vécus entre ces souvenirs ne sont ni insignifiants ni sans intérêts. Car je suis heureuse, et je vis ma vie avec plaisir et bonheur.
Il semble juste que je ne vive pas sur une ligne de temps. Que cette notion de trait continu ne soit pas adéquat pour décrire ma temporalité.

Je ne me ballade pas sur une ligne temporelle droite et finie.
Je suis en suspension et autour de moi et en moi jaillissent des bulles, des points-temps, remplis de moments, remplis de substance de vie.

Et quelque part (quelque temps ?) jaillira le dernier point-temps.

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