Demain, c’est bien.

La procrastination.

Cet article en est un merveilleux exemple, puisque plutôt que de l’écrire, je pourrais rédiger mon rapport de stage.
Mais je fais quelque chose d’autre à la place.
Voilà.

Les HPI, adeptes de la procrastination ?

J’ai lu souvent que les personnes HPI étaient de grandes procrastinatrices.
Dans l’ouvrages de Béatrice Millêtre, j’y ai trouvé un début d’explication qui s’avère aussi être une sorte de démenti.

C’est-à-dire qu’on ne procrastinerait pas vraiment, nous les HPI, mais l’on « ferait nos Archimède » pour paraphraser Béatrice Millêtre. (Ceci est une interprétation toute personnelle de ce qui est décrit dans l’ouvrage de B.Millêtre.)
Dans son ouvrage, elle nous explique que nous réfléchissons à un sujet/problème/question/projet/juste comme ça en faisant autre chose.
Exemple : nous devons rédiger notre rapport de stage (exemple au hasard hein), nous devons donc réfléchir à comment nous allons organiser nos éléments les uns par rapport aux autres et quel sommaire nous allons devoir respecter avec tout ça; eh bien plutôt que de prendre une feuille et un crayon pour y travailler, on va faire complètement autre chose.
Jusqu’à ce que PAF ! Épiphanie, on a une super idée pour ce rapport de stage, et on s’y met.
(Je l’attends toujours l’épiphanie pour le rapport de stage, mais j’ai de l’espoir.)

De fait, ce n’est pas tant qu’il s’agisse de repousser une chose à faire, que de trouver une autre chose à faire pour pouvoir en même temps trouver la solution à la première.
En fait, on ne procrastine pas, on fait même le contraire. On fait plusieurs choses à la fois. :p

En fait, c’est déjà fait. Donc ce n’est plus à faire

Dernièrement, je me suis dit que si je repoussais comme ça systématiquement ce que je devais faire (surtout si je n’ai pas de date butoir), c’est que dans une certaine mesure, j’ai l’impression que le principal est déjà fait.
Quand j’ai réfléchi à une chose à faire, et que j’ai conceptualisé comment je devais m’y prendre, ce que je devais faire et estimé le temps nécessaire, je crois qu’une part de moi se dit que le boulot est déjà fait.
A partir de là, tout effort supplémentaire pour effectivement produire la chose me semble être un effort en trop. Et je n’ai pas le cœur à le faire.
Il me faut donc une bonne motivation pour m’y mettre. Et en général, si ce n’est pas l’envie spontanée de faire, c’est le devoir de le faire (date butoir, engagement, etc) qui me pousse à l’action.

Toujours trop tard et jamais assez

Je réalise la plupart de mes projets dans le stress le plus complet et je ne suis que très rarement pleinement satisfaite de mon travail.
Parce que je réalise toujours tout à la dernière minute. Je vois toujours trop court en terme de temps.
Résultat, je ne prends pas de plaisir à réaliser la tâche en question, et je trouve toujours que je bâcle la chose, faute de temps.
Personne ne m’a jamais fait ces retours-là, tout le monde est toujours très content de ce que je produis, mais moi pas.
Je sais dans quelles affres de stress et de précipitation cela s’est fait et je me flagelle intérieurement.

Pourtant je le SAIS que je fonctionne comme ça, je SAIS que je DEVRAIS me forcer à m’y mettre plus tôt.
Mais impossible.

Ce qu’en disent les autres

Un article bien sympa sur la procrastination de la revue Cerveau et psycho.
Dans la même veine vous avez l’article de la revue Le Cercle Psy : l’art de la procrastination trimestriel n°25 juin/juillet/août 2017

 

Bon, bah maintenant, je vais essayer de travailler.

 

 

C’est quoi un•e bon•ne psychologue ? Tentative de début de réponse

Parmi les messages que je reçois, il y en a une bonne partie qui concerne la recherche « d’un•e bon•ne psychologue ».

On me demande des noms, des adresses, et des commentaires sur la qualité des services proposés.

Je suis toujours embarrassée pour répondre à ces questions.

D’une part, je ne suis encore qu’étudiante, et malgré ma soif de découvertes, je n’ai pas une connaissance exhaustive de tou•te•s les psychologues ou centres de soins psychologiques qui connaissent le sujet du HPI et proposent des suivis thérapeutiques avec cet éclairage.
Pour être totalement transparente avec vous, hormis ma propre psy et les références des « grands noms » du HPI en France, je ne connais personne.
Mais alors PERSONNE.

EDIT : Connaissais personne.

Mais ce n’est pas le plus embêtant.

Non, ce qui me met le plus dans l’embarras quand je dois répondre à cette question, c’est cette notion fondamentale et pourtant qui semble ignorée (involontairement le plus souvent, j’en ai bien conscience) : Un•e « bon•ne » psychologue, c’est relatif.

Diantre !

Serais-je, moi la future psychologue libérale, en train de vous dire que tou•te•s les psychologues sont des quiches et des jambons, et qu’il est impossible d’en trouver un•e de compétent•e ?
Rassurez-vous, non. :p

Un•e patient•e, un•e psychologue

(Oui je parle de patient•e•s. Parce qu’il en faut de la patience dans un processus thérapeutique ! Et que je considère la psychothérapie comme une démarche de soin. Donc je parle de patient•e•s. D’autres psychologues parleront de client•e•s. C’est selon chacun•e.)

Cela fait partie de ce qui rend la psychothérapie – quelle que soit la méthode utilisée – éprouvante. C’est qu’il faut trouver la bonne personne.
Aucun•e psychologue ne sera bon•ne pour tout le monde, universellement.
Ce n’est pas possible.

La relation de soin en psychologie est ainsi faite qu’elle met en relation deux individus. Et même si l’un•e des deux est un•e professionnel•le formé•e à cette fin, ce qui fait qu’un•e psychologue fait bien son travail c’est qu’il/elle investit la personne qu’il/elle est dans cette relation de soin.
Ainsi, chaque psychologue sera unique, aura un contact unique avec les patient•e, parce qu’il/elle est un individu unique et singulier. Et que chacun•e des patient•e•s rencontré•e•s sont aussi des individus singuliers.

Un•e bon•ne psy pour toi, un•e mauvais•e pour moi

Le ou la bon•ne psy de votre voisin•e, ne sera peut-être pas le/la vôtre.

Je sais c’est dur.
Surtout quand vous entendez votre voisin•e se pâmer depuis des mois sur le compte de son/sa psy qui est si géniaaaaaaaaaaaaaaaaaal•e.
Nous aussi on aimerait bien avoir un•e psy génial•e !

Sauf qu’il faut partir à sa recherche.

Et c’est un peu la course d’orientation de Koh-Lanta des fois ! (Oui j’ai des références hautement culturelles, je sais.)

Mais c’est le prix à payer pour pouvoir rester 5 ans en thérapie ou 3 heures sur des poteaux.
Vu de loin, ça peut même donner la même impression d’immobilité ridicule, avec des sursauts de mouvements et puis… Ah bah non, raté, on a toujours pas bougé.
Et puis PLOUF ! D’un coup, ça y est, c’est débloqué, on a gagné.
C’était long, c’était parfois douloureux, mais HEY c’est bon, on a gagné on peut de nouveau avancer dans sa vie.

Ce parallèle lui aussi hautement philosophique fait, j’en reviens à nos psys.

Une personne = un•e psychologue

Quand les gens demandent les références « d’un•e bon•ne psy » ils demandent un•e bon•ne psy pour eux/elles.

Mais, à part eux/elle-même, personne n’a la réponse à cette question.

Personne ne peut conseiller « un•e bon•ne psy » au fond. On peut juste conseiller de consulter quelqu’un avec qui nous avons eu une bonne expérience, ou de qui d’autres patient•e•s nous ont donné de bons échos.

Malheureusement, ça ne garantit jamais que la personne en quête d’un•e psychologue y trouvera son compte.

Trouver son ou sa bon•ne psychologue, c’est une rencontre. Et comme toutes les rencontres, parfois on a de la chance et on trouve une personne avec qui « ça fonctionne » tout de suite, et parfois, il faut essuyer quelques plâtres avant.

Mais comme je suis charitable (oui c’est une de mes nombreuses qualité, avec la modestie)
je vais vous donner quelques points qui me semblent être de bonnes clefs pour déterminer si vous avez à faire à, non pas un•e bon•ne psychologue, mais au moins un•e psychologue qui ne dérape pas.

Un•e psychologue qui ne dérape pas :

  • N’est pas votre ami•e

C’est à dire qu’il/elle maintient une saine distance de soin entre vous et lui/elle. Vous ne venez pas parlez à une copine ou un copain, vous venez chercher l’aide d’un•e professionnel•le du soin et de la compréhension du psychisme humain.
Donc, de ce fait votre psychologue n’a pas à être trop familier•e avec vous.
Pas de tape dans le dos, pas de claquage de bise, pas de promiscuité physique, pas de café après la séance, pas d’échange des photos des enfants.

  • Ne vous raconte pas sa vie (ni sa vie privée) (Parce qu’il/elle n’est pas votre amie ! :p)

Votre psy doit rester une figure neutre. Dont l’écoute bienveillante et l’attention à votre personne et votre histoire sont indiscutables (c’est à dire que vous n’en doutez pas et que vous les ressentez. Sinon, changez de psy, parce que ce sont les clefs de voûte d’une relation de soin efficace.) mais qui n’empiète (le/la psy) pas outre mesure dans votre vie.
Votre psy existe dans son cabinet, ou son hôpital, et il/elle est « seulement » votre psy.
Il/elle ne vous dit pas qu’il a eu un petit chien nommé Jumbo quand il était petit, ni que sa vie sexuelle en ce moment est morose.
En séance il n’est pas question du/de la psy, mais de vous.
La figure du/de la psychologue doit rester la plus neutre possible, pour vous permettre d’occuper l’espace de la consultation selon vous et vous seul•e.
Voire même; pour permettre à vos projections de se faire, même si c’est pour les défaire ensuite. Ça fait aussi partie du processus.
Et pour que ces projections puissent se faire tranquillement, il faut que votre psy vous soit comme une espèce de toile blanche ou presque. Que vous ayez de la place pour y faire vos projections, et les défaire ensuite aussi.

  • Ne vous maltraite pas.

Ce n’est pas parce qu’il s’agit de profesionnel•le de la psyché que cela leur donne le droit d’être maltraitant avec vous.
Et son savoir ou ce qu’il/elle croit savoir sur votre fonctionnement psychique n’est pas une raison pour être violent avec vous.
Il/elle n’a pas à exprimer de jugement sur vous.
Parce que ce n’est pas son boulot ! Son boulot est de vous aider à prendre conscience de votre activité psychique et émotionnelle et de vous aider à y remettre de l’harmonie (grosso modo).
Et ceci n’implique pas de vous dire que vous êtes une loque humaine, que vous êtes ingrat•e•s, que vous finirez en prison à cause de votre caractère, ou que vous devriez pratiquer plus souvent la sodomie pour vous détendre*.

Attention néanmoins ! Il se peut qu’au cours du processus thérapeutique, votre psy mette à jour avec vous quelque chose qui vous déplaît, qui vous contrarie.
Il ne s’agit pas là de maltraitance forcément ! Mais du travail thérapeutique.

* Si votre psy est aussi sexologue et que vous avez déjà parlé de sodomie, que vous avez exprimé que cette pratique sexuelle vous détendait, là ça va, il/elle peut vous conseiller de la pratiquer plus souvent pour vous détendre. Mais si c’est de but en blanc comme ça, parce que vous parliez du deuil de votre arrière-grand-mère, NON, ce n’est pas bien.

  • Ne vous touche pas, d’aucune manière, et surtout pas sans votre consentement

Hormis quelques thérapies centrées sur le corps, dont TCC et autre ergothérapies, votre psy n’a pas à vous toucher.
Nulle part.
Hormis vous serrer la main pour vous dire bonjour.
Et oui, même si vous êtes effondré•e en larmes dans son canapé ou devant son bureau, il/elle n’a pas à vous prendre dans ses bras ou vous prendre la main.
Même si très certainement, il/elle est touché•e par votre tristesse. Son travail est justement de vous laisser pleinement en possession de cette émotion, de vous laisser la vivre pleinement. Il/elle veille sur vous, mais sans vous toucher.

  • Respecte vos appartenances religieuses et/ou spirituelles

C’est à dire que votre psy s’abstient de tout jugement sur la question. Pas de réflexions xénophobes, racistes, ou sur ce qui est « intelligent » ou stupide de croire ou pas.

Pour reprendre Docteur House : « Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant•e. Si Dieu vous répond, vous êtes schizophrène. »
Alors, même si ça mériterait un peu plus de nuance à mon sens je trouve ça bien dit. ^^

  • Ne vous propose pas et n’accepte pas des relations sexuelles de quelque nature que ce soit en paiement de ses séances.

Pas besoin d’expliquer je pense.

  • Ne fais pas durer ad vitam aeternam votre thérapie

Si vous exprimez le désir de cesser votre thérapie avec votre psy, que vous êtes responsable de vous-même légalement et sans obligation de soin, votre psy ne peut pas exiger que vous continuiez votre thérapie.
Il/elle a le devoir de vous exprimer son avis professionnel sur la question, les risques qu’il y a pour vous et votre entourage s’il y en a. Et si il/elle estime qu’il vous faut poursuivre votre thérapie, il/elle devra vous conseiller un•e collègue ou une structure à laquelle vous adresser.
Mais il/elle n’a pas à vous effrayer ou vous menacer à demi, avec des prédictions apocalyptique sur l’avenir si vous cesser de le/la consulter lui/elle en particulier.

Même si vous êtes en obligation de soin, c’est le soin qui est obligatoire, pas ce ou cette psy-là. Vous vous devez donc de continuer votre thérapie lorsque vous êtes en obligation de soin, jusqu’à ce que cette obligation soit levée, mais pas forcément avec le/la même psy, si vous ne le souhaitez pas.
Néanmoins, il est évidemment que plus il y a de changements, plus long sera le travail.

Je crois que j’ai fait le tour.

Résumons !

Un•e bon•ne psy :

  • N’est pas votre ami•e
  • Ne vous raconte pas sa vie (ni sa vie privée) (Parce qu’il/elle n’est pas votre amie ! :p)
  • Ne vous maltraite pas.
  • Ne vous touche pas, d’aucune manière, et surtout pas sans votre consentement
  • Respecte vos appartenances religieuses et/ou spirituelles
  • Ne vous propose pas et n’accepte pas des relations sexuelles de quelque nature que ce soit en paiement de ses séances.
  • Ne fais pas durer ad vitam aeternam votre thérapie

Je vous laisse ajouter, supprimer, débattre de ce qui pour vous est un•e bon•ne psy dans les commentaires. 🙂

Et en bonus cadeau, voici le code de déontologie des psychologues, pour la France (il en existe une version européenne qui reprend les mêmes principes). N’hésitez pas à le consulter. 🙂

CODE DE DÉONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES (FRANCE)

Petite fierté des ces 15 derniers jours

Je devais corriger des travaux de mes camarades de promotion dans le cadre d’une initiation à la recherche. C’est ce qu’on appelle l’évaluation par les pairs.

Or, alors que nous avions un délais précis pour évaluer les travaux reçus, nous n’avions pas critères précis de notation, mais seulement des consignes globales.

De fait, j’ai donc bidouillé joyeusement une notation selon les consignes données, et fait mon travail selon cela, dès le 2e jour du délais donné pour faire les évaluations.

Deux ou trois jours plus tard, la professeure en charge de notre évaluation nous livre les consignes de notation : il s’agit exactement (j’hésite à dire mot à mot) du petit paragraphe introductif que j’ai noté sur chacune des évaluation dont j’avais la charge pour expliquer ma notation (réalisée sans consignes précises avant l’intervention de la professeure).

J’étais très fière de moi.

Les études épisode 6 – L’évaluation par les pairs.

Avant toutes choses, je tiens à faire cette déclaration : je ne suis pas prête pour mes examens qui ont lieu dans 15 jours. Pas du tout. Du tout.
Voilà, ceci étant établi, passons au sujet du jour.

L’évaluation par les pairs

Dans le petit monde des sciences, l’évaluation par les pairs est une chose courante. En fait c’est même une pierre angulaire de la recherche.
Je m’explique.
En sciences, ce qui fait avancer le schmilblick et qui permet aux laboratoires de recherche d’avoir plus de sous, ce sont les sacro-saintes publications. La publication scientifique, c’est la façon qu’on les scientifiques de communiquer leurs trouvailles (comprendre travaux de recherche).
La publication scientifique a ses règles, on n’écrit pas juste « Whouhou ça y est j’ai trouvé ça ! » pour pouvoir espérer être publier dans des grandes revues scientifiques comme Nature par exemple (la biologie étant mon premier amour universitaire, Nature est LA référence de publication pour moi. Mais chaque domaine des sciences à SA référence de publications).
En plus du format particulier d’un article scientifique (aussi appelé publication scientifique) les règles de soumissions sont très précises.
Pour espérer pouvoir voir ses travaux publier, il faut passer deux étapes cruciales, en plus de celles d’effectivement trouver quelque chose à dire.
Lorsque l’on envoie son papier, il passe entre les mains d’une sorte de jury, constitué de…pairs !
Un•e qui est rattaché•e à la revue en question. Il/elle en connait les lignes éditoriales et en somme il/elle peut décider si, en plus de la cohérence de votre recherche, votre article peut être publier tel quel ou avec modifications dans leur jolie revue.
Cette personne est en charge de choisir deux ou trois autres personnes, scientifiques du domaine auquel se rapporte votre article, pour qu’elles effectuent une lecture critique de votre article. Comme en générale, ces personnes sont donc des concurrentes, elles gardent l’anonymat.

Et c’est ça, le « peer-revue » in english ou « évaluation par les pairs ».

Cette année, dans une des matières proposée au choix, nous avons donc l’opportunité de nous livrer à cette exercice. En tant que correcteur ou correctrice mais aussi en tant que celle ou celui qui soumet son papier.

C’est une horreur.

Si, si, je vous assure, c’est une horreur.

L’impression d’illégitimité totale

Le principe :
Nous remettons un premier jet d’article (en version initiation à la recherche, autant vous dire que c’est léger comme contenu comparé à un véritable article) et deux étudiant•e•s ayant choisi la même thématique de recherche que nous se voit attribuer notre devoir à évaluer.
Dans le même temps, chaque étudiant•e•s ayant soumis son devoir à l’évaluation par les pairs se voir confier deux devoirs de deux étudiant•e•s différent•e•s pour le évaluer.

En tant que celle qui soumet son travail à l’évaluation des autres, je le vis très bien.
J’ai l’outrancier orgueil de me dire que moi je suis issue d’un cursus universitaire préalable de science « dure » (enfin la plus « molle » des « dures », la biologie. Oui le monde des sciences a aussi ses « populaires » et ses moins populaires) et que moi, je sais ce que c’est qu’une démarche expérimentale scientifique. Donc, l’avis de personnes qui découvrent ça cette année, ça ne me perturbe pas beaucoup.
Bon même si, je l’admets, j’ai dû faire le deuil préalable de presque 6 points sur ma notes finale.
Parce que voyez-vous, cette évaluation par les pairs compte pour 6 points dans notre note finale.
(Sauf qu’en écrivant ces lignes, je me souviens que notre propre travail d’évaluation est évalué par les professeurs, ce qui fait que peut-être notre note n’est pas celle que les autres nous donneront, mais celle que les professeur donneront à notre propre travail d’évaluation. Auquel cas je suis très tranquille, j’ai fait un travail tout à fait sérieux et honnête.)

En tant que celle qui évalue, c’est l’horreur.
Nous avons beau avoir des critères d’évaluation, je ne me sens absolument pas légitime ni compétente pour noter mes camarades de classe.
D’autant plus que, pour ceux que j’ai eu à corriger, leur devoir n’est même pas complet. Je me retrouve à devoir évaluer une expérience qui n’a même pas de résultats et pour les deux, même pas de méthode de traitement des dits résultats.
C’est donc franchement compliqué.

Quand bien même j’ai réussi à me conformer strictement à ce qui était donné comme critères d’évaluation, les résultats obtenus me semblent terriblement sévères.
Ils sont cohérents, justifiés et argumentés, mais tellement…bas !
J’avais pour secrète ambition de ne pas mettre une note en dessous de la moyenne (nous devions noter de 1 à 6. Je m’étais donc promis de ne pas mettre une note en dessous de 3,5/6. Si parce que comme le 0 n’est pas possible, la note médiane est 3,5).
Sauf que j’ai du mettre un 3,3/6.
Et ça me tarabuste.

Même si je sais que mon évaluation est honnête, qu’elle est bien argumentée et justifiée, il n’empêche que je ne me sens pas le droit de juger comme ça la qualité du travail d’un•e autre étudiant•e de même niveau que moi.
Je ne me sens pas légitime à le faire.

Mais je ne peux pas mettre 6/6 partout parce que ce ne serait pas juste.
C’est aussi un exercice, une partie d’examen, et ça doit être traité sérieusement et rigoureusement pour que tout cela ait du sens et de la valeur.
Mais bon sang, c’est difficile.

Tambouille personnelle de notation

En plus, la grille de notation n’étant pas explicite, j’ai dû construire un système de notation qui me paraissait aussi cohérent et juste que possible.
J’ai donc pris la liberté de donner des demis point voir des quarts de point.
Et encore une autre manipulation mathématique qui me permettait, à mon sens, d’être le plus exhaustive possible dans ma revue de critère d’évaluation.

Mais je ne sais même pas si c’est permis. Rien n’est indiqué à ce sujet nulle part.
BREF !

Je prie seulement pour que, de même que dans le véritable procédé d’évaluation par les pairs, les évaluateurs et évaluatrices demeurent anonymes, parce que j’ai un peu peur pour moi.
Les notes que j’ai donné ne sont pas inférieures à 3,3/6, mais depuis l’accueil infernal qui m’a été réservé l’an dernier suite aux résultats de l’épreuve de statistiques (la petite histoire est ici ) j’ai peur de TOUT ce que je fais ou dit dans le cadre de ma « classe ».
Cela fait remonter de vieux souvenirs de collège et ce n’est pas franchement agréable.
Tant les souvenirs eux-même, que la triste constatation qu’une part de moi est toujours la petite fille terrifiée par les autres et qui ne sait ni quoi faire ni quoi répondre face à leur agressivité et leur rejet…alors que j’ai 32 ans !

Découvrir que mes réflexions ne sont pas complètement ineptes.

Ou « Quand mes analyses personnelles sont confirmées par la recherche. *Joie* »

Bonjour à toutes et tous !

Je reviens après un bon moment de non production. Mes écrits sont donc, en ce moment majoritairement destinés à mes productions universitaires.

La bonne nouvelle pour ce blog, c’est que mes recherches bibliographiques m’amène à plonger dans un délicieux univers de recherches scientifiques sur le HPI, et des recherches récentes ! Okay, je précise, récentes ça veut dire dans les 17 dernières années.

Oui bah dites-vous que des recherches sur le HPI, même s’il y en a, c’est pas non plus le sujet préféré des chercheu-r-se-s psychologues. Surtout le HPI chez les adultes.
Donc hein, on fait avec ce que l’on a.

Bref, dans ce billet je vais vous parler de l’étude de J.Lautrey : « Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » datant de 2004.
Je vous conseille très chaleureusement sa lecture, qui vous donne un bon aperçu du panorama sur le HPI dans la recherche.
Vous y trouverez l’état des lieux sur la terminologie, mais aussi, et c’est là que c’est intéressant, un balayage complet des différentes conceptions de l’intelligence, en passant des conceptions « traditionnelles psychométriques » jusqu’au concept des intelligences multiples de Gardner.

La très bonne surprise pour moi, c’est le passage sur les intelligence multiples justement. L’auteur analyse cette conception de l’intelligence et la rapproche du QI et de sa mesure par le test psychométrique. Quelle plaisir pour moi de constater que son analyse est semblable à ma petite tentative de compréhension et d’analyse des intelligence multiples dans ce billet.

Je suis heureuse de constater que ce qui est une analyse personnelle de concepts divers, n’est pas un simple délire individuel.
Je suis heureuse de constater que, même si mes billets ici sont toujours à prendre comme uniquement des réflexions personnelles,  ces réflexions ne sont pas complètement à jeter à la poubelle, puisqu’elles croisent aussi l’état « actuel » de la recherche sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, cette joie personnelle mise de côté, je vous invite très très vivement à toujours vous faire votre propre avis sur une question, à toujours questionner ce que les autres déclarent, et même à le vérifier.

Voici donc de quoi nourrir votre propre réflexion sur le sujet de la fausse opposition, en PDF :
« Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » de  J.Lautrey. 2004.

L’enfer/paradis des bases de données bibliographiques

Bonjour à toutes et à tous !

J’ai été bien occupée la semaine dernière. D’abord je suis partie me mettre au vert pendant 4 jours, puis j’ai tâché de réaliser un devoir, qui compte pur examen, pour ma Licence 3.

J’avais comme délais de rendu le 2 avril à 23h. J’ai rendu ma copie le 2 avril à 22h27.

Non ce n’est pas du je-m’en-foutisme, c’est une presque mauvaise appréciation du travail à fournir.
C’était une initiation à la recherche. Alors, sur le papier, mettre en place une expérience et la démarche expérimentale qui va avec, je sais faire. Je veux dire, tout mon premier cursus universitaire est scientifique, j’ai donc passé 10 ans de ma vie à faire ça.
Ce qui en représente un bon tiers. Donc, je sais faire.

Mais la recherche universitaire, ce n’est pas que la démarche expérimentale. C’est, beaucoup, (beaucoup, beaucoup, beaucoup) de recherche bibliographique.
J’ai eu l’impression de passer les 9/10e de mon temps à lire le travail des autres puis à le citer.

C’est très paradoxale, quand on s’imagine que le principe de la recherche c’est de découvrir quelque chose, ou de répondre à une question sans réponse, ou jamais posée. Bref de faire dans la nouveauté.

Enfin toujours est-il que, malgré tout le travail déjà effectué en amont et qui m’a valu une bonne note, j’avais encore un certain amont de travail qui m’attendait. Et je ne l’ai pas venu venir.

C’est comme cela que je me suis retrouvée à boucler mon devoir 32 minutes avant la date butoir.
Et à ne pas écrire ici.

La bonne nouvelle, c’est que dans mon long calvaire de recherche bibliographique, j’ai (re)trouvé une mine d’or d’articles scientifiques en français sur le HPI.
Cela promet donc de bien belles explorations du sujet et surtout corrections. A commencer par la sois-disant « pensée en arborescence » qui en fait n’existe pas, si j’ai bien tout compris.

Voilà.
Là j’ai un rendez-vous pour d’autres stages en psychologie, alors je dois vous laisser.

C’était les nouvelles du front ! :p

Enquête (de moi !) sur les MOOC(s)

Dans le cadre de ma Licence de psychologie à l’IED de Paris 8, je mène une enquête pour un exercice d’initiation à la recherche.

Cette enquête est destinée à tou-te-s celles et ceux qui ont suivi au moins un MOOC dans leur vie.

Les réponses sont totalement anonymes et confidentielles, et leur traitement s’inscrit dans les règles de la déontologie et l’éthique de la recherche française en psychologie.

Si vous n’êtes pas concerné-e-s, vous pouvez toujours faire circuler ce questionnaire autour de vous. 🙂

Cliquez sur l’image pour être redirigé-e vers le questionnaire en ligne.

MOOC

Votre aide me sera très précieuse, merci  !