Le mythe de la pensée en arborescence

 – Cet article est divisé en deux parties : Première partie, un point scientifique, où je m’appuie sur des recherches et des faits démontrés.
Seconde partie : une réflexion personnelle (qui mériterait probablement d’être mieux structurée, mais là tout de suite, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai sommeil et je n’ai pas envie) qui ne s’appuie que sur mes idées.
Attention donc de ne pas confondre les deux. 

Allez c’est parti. – 

Introduction 

Voilà un gros morceau.

Cet article fait suite à une de mes réponses à un commentaire de l’article du 2 juillet dernier où je précisais que j’allais expliciter plus avant ma remarque sur le mythe d’un fonctionnement de pensée qualitativement différent des surdoué•es par rapport aux non-surdoué•es.

C’est une remarque que l’on me fait souvent, à savoir que les surdoué•es auraient une pensée différente dans sa qualité de la pensée des non-surdouée : la fameuse pensée en arborescence érigée plus qu’à son tour en critère diagnostic du HPI.

Et bien c’est FAUX.

Oui, je sais, ça fait un choc. Asseyez-vous et prenez un verre d’eau, ça va aller.

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Etude : « Adultes haut potentiel et rapport au corps : quel impact sur la sexualité ? »

Bon.
Ceci est un travail universitaire, de type mémoire, qui explore la sexualité chez les personnes se déclarant HPI.
 
Je suis gênée par le fait que l’étude repose uniquement sur la déclaration des répondant•es quant à leur nature de HPI.
Mais l’étude aborde succinctement divers aspect de la relation au corps et se demande si le fait d’être HPI y a quelque chose à voir.
 
On peut aussi regretter, comme moi, l’hypothèse de base qui est celle que le HPI induit problèmes et pathologie du rapport au corps et de la sexualité.
J’aurais préféré une exploration qui visait à répondre à la question inverse, du type, « le HPI permet-il une meilleur santé et vie sexuelle et sensuelle? ».
 
Quoi qu’il en soit, si cette étude ne peut évidemment absolument pas nous servir à affirmer quoi que ce soit sur d’éventuels liens entre HPI et santé sexuelle (étant donné que la population d’étude n’est pas effectivement contrôlée HPI) il n’empêche qu’elle aborde des sujets qui j’en suis certaine pourraient en apaiser plus d’un•e, rien que par le fait de voir qu’elles et ils ne sont pas seul•es à éprouver ces sensations là.
 
Bonne lecture !

La différence entre étude de cas et caractéristiques d’une population

Ce matin, en attendant que l’averse passe pour aller m’adonner à ma petite routine pseudo-sportive du lundi matin, je parcours sans plus de concentration que cela le fil du réseau social en F.
Grand bien m’en a prise, car je suis tombée sur cette petite merveille :

Il est signé Nicolas Gauvrit et Ava Guez (j’aurais bien citée la dame en premier, mais les convention de rédaction des articles scientifiques donne un sens précis à la place de chacun des auteurs dans leur énumération. En somme la première personne citée est la responsable de recherche, les autres, son équipe).

En plus de tordre une bonne fois pour toute le coup à l’idée fausse que le HPI condamne les personnes concernées à un échec tant scolaire que professionnel, il a le grand mérite de bien faire la différence entre des témoignages ou des cas précis, et une caractéristique applicable à toute une population.

En résumé, vous trouverez dans cet article ce que je ne cesse de vous répéter à longueur de billets sur ce blog, à savoir que le relevé de témoignages ou de cas cliniques (comprendre histoire personnelle qui arrive chez le psy) ne constitue pas une base nécessaire pour affirmer que toute la population auquelle ces cas appartiennent partagent les mêmes caractéristiques.

Exemple : vous trouvez, chaque année là où vous partez en vacances, un trèfles à quatre feuilles. Vous ne pouvez pas, simplement parce que vous en avez trouvé plusieurs et ce sur plusieurs années et dans plusieurs endroits, affirmer à partir de cela que TOUS les trèfles ont quatre feuilles.

Et bien il en va de même pour les trèfles et le HPI. ET en fait pour absolument tout dans la vie.

En science, pour pouvoir affirmer une généralité, il faut avoir réaliser des études, notamment statistiques, et franchement fastidieuses au niveau des recherches bibliographiques, pour pouvoir trouver un éventuel lien de corrélation entre les données, le prouver, l’éprouver et ensuite seulement on peut l’affirmer.

Tout ceci pour vous dire et répéter : ne prenez pas tout ce que vous lisez sur le HPI comme vérité, simplement parce qu’un•e psy vous dit qu’il a déjà vu des cas comme ça dans son cabinet.
Cela ne suffit pas !
Demandez des preuves.