Surdoué-e-s : ceux et celles qui font croire qu’ils/elles en sont

Dans la lignée du Paradoxe des surdoué-e-s, il y a ceux qui vont plus loin que de simplement s’autoriser à envisager qu’ils/elles puissent l’être : ceux (et celles) qui carrément se déclarent l’être, sans qu’aucun diagnostic n’ait été posé par quelqu’un•e de compétent•e.

Erreur fatale
giphy (3)

 

C’est véritablement une démarche très maladroite, et j’ose me risquer à des pronostiques, généralement vouée à l’échec.

Voyez-vous, se faire passer pour un-e surdoué-e n’est pas une mince affaire.
La supercherie peut durer, je crois, avec des personnes qui ne sont pas elles-même directement concernées par le sujet, ou ne sont pas parentes d’un•e surdoué•e.
L’usurpateur/usurpatrice pourra user de mots et tournures de phrases alambiquées, essayer de donner une illusion de profondeur à ses propos en usant de phrases à rallonge ou de questions à n’en plus finir… Mais tout ça sonnera faux aux oreilles des – réellement – surdoué•e•s.

Une espèce de radar

Il se trouve – et c’est un fait constaté, même si pas démontré – que les surdoué•e•s se détectent entre eux/elles. Ces étranges individus que nous sommes nous détectons, à coup très surs, parmi les centaines voir milliers d’autres individus qui nous entourent.
C’est complètement inconscient, mais c’est aussi très efficace.
Pour autant je n’irai pas dire que c’est infaillible. Mais j’ai moi-même des anecdotes bien amusantes sur 3 personnes croisées, de 12, 13 et 28 ans, que j’ai immédiatement « repérées » et qui se sont avérées être diagnostiquées (ou en cours de) elles aussi.

Ce repérage n’est pas un radar infaillible, mais plutôt, dans mon cas, un intérêt particulier. Il se trouve que lorsque j’interagis avec quelqu’un qui se trouve être pas loin de mon écart-type, il y a quelque chose qui génère chez moi un intérêt particulier pour cette personne. Comme si inconsciemment je m’étais trouvé des atomes crochus avec elle.
Et puis il y a le discours. Quand une personne surdouée s’exprime, et c’est bien plus flagrant chez les enfants ou les jeunes, il y a quelque chose qui me saute à l’intuition, comme d’autres nous sautent au visage. Cette indescriptible sensation qui fait s’allumer une lumière dans mon esprit et me fait dire que cette personne sort de l’ordinaire.
Je ne me suis pourtant jamais dit jusqu’ici « il/elle est surdoué-e, j’en suis sûre »; je ne me reconnais pas les compétences et connaissances nécessaires pour cela (et quand bien même, je ne pourrais l’attester véritablement qu’avec un test psychométrique complet à l’appui ) ; mais j’ai ce tilt, ce petit quelque chose qui fait que mon interaction avec cette personne est plus facile qu’avec les autres.
C’est très subtile, mais suffisant pour être noté.

Donc, l’usurpateur/usurpatrice devra faire avec cette intuition aiguisée, que les surdoué•e•s semblent partager et qui les aident à se reconnaître ; et le cas échéant, à démasquer les intrus•e•s*.

L’impossibilité de l’incertitude

Mais tout ceci demeure très abstrait et subjectif, puisque cela relève de la pure impression.
Revenons donc à quelque chose d’un peu (juste un peu) plus concret, un phénomène observé là aussi par les professionnel•le•s du sujet : l’immense besoin de vérité des surdoué•e•s, leur extrême et constante exigence envers eux/elles-même et leur quasi-pathologique propension à douter d’eux-même.

Je vous renvoie, comme toujours, au peu de littérature sur le sujet.
Le/la surdoué-e donc est un extrémiste de l’exactitude (en général), un•e pointilleuse/pointilleux qui vous sort par les yeux à force de précision et qui vous fatigue à force d’apporter des « mais » et des « et si » à ce qui jusque là était limpide, entier et surtout immuable.
Le/la surdoué•e doute. De lui/elle en premier lieu.
Alors dites-vous bien qu’il y a 90% de chances pour qu’un•e surdoué•e ne se réclame pas d’en être si il/elle n’a pas été officiellement diagnotisqué•e.
Et même si il/elle l’a été, il est plus possible qu’il/elle se mette à douter du diagnostic, que de crier sur tous les toits qu’il/elle est un génie.
L’erreur fatale de l’usurpateur/trice est donc de se réclamer surdoué•e sans diagnostic établi.
Dans 95% des cas (estimation toute personnelle) les surdoué•e•s ne se trouvent pas intelligent•e•s, justement. Aussi, sans une preuve objective, qu’ils ou elles estiment valable, jamais ils ou elles n’oseraient déclarer qu’ils/elles sont ceci ou cela. Et certainement pas surdoué•e, car cela a trop d’implications à leurs yeux (obligation de réussite, perfection, sentiment de ne pas être à la hauteur, usurpation, etc…Le parcours classique de l’après diagnostic quoi).

Voilà notre usurpateur ou usurpatrice démasqué•e.
Et généralement, ça se fait vite, très vite même. Puisque, fatalement, entre personnes étant passées par là, le sujet de la passation du test (et pas des résultats, vous noterez) arrive très vite dans la conversation.
Les usurpateurs* ou usurpatrices* n’ont pas peur, généralement, d’affirmer qu’ils ou elles n’ont pas été testé•e•s, et d’affirmer que « ils/elles se reconnaissent parfaitement dans les descriptions qui ont été faites sur le sujet et ça leur suffit ».

Erreur fatale 2
giphy (3)

Toujours dans la même optique, qui est celle de la remise en question permanente de soi et du doute constant, si je ressemble un peu aux autres pour ça, je doute qu’ils et elles se « contentent de ».
Se contenter de, ça me rend malade. Parce que c’est une donnée imprécise, sans réponse. Au mieux, je m’en contenterais en l’excluant tout simplement du raisonnement, puisque, sans réponse, je ne peux pas me baser dessus pour déduire ou réfléchir plus avant.
Lorsque ma psy a évoqué le fait que j’étais peut-être #AHP, j’ai mis 1 mois (à cause de ses congés et de mes vacances) à me décider, mais croyez moi, j’aurais pu traverser l’atlantique à la nage s’il l’avait fallu (j’étais au Canada pour mes vacances) pour passer ce test et avoir mes réponses.
Me contenter de la supposition de ma psy n’était simplement pas possible.

Encore une fois, celui ou celle qui se présente en tant que surdoué•e, sans test parce qu’il ou elle s’est reconnu•e dans les descriptions et que cela lui suffit… Il y a beaucoup à parier qu’il ou elle ne soit pas surdoué•e (du tout).

En résumé : reconnaitre les fau-sses-x surdoué-e-s en 3 points 

  • Ils ou elles ne sont pas diagnotiqué•e•s et le justifient par le fait de se contenter de se reconnaître dans les descriptions des surdoué•e•s.
  • Ils ou elles affirment être surdoué•e•s et se présentent comme tel-le
  • Ils ou elles essaient de donner l’illusion de la profondeur et/ou de la complexité à leur discours, qui la plupart du temps est simplement vide de sens et/ou sans queue ni tête.
* Evidemment, en parlant d’usurpateurs ou usurpatrices, je parlais uniquement de ceux et celles qui savent pertinemment qu’ils ou elles ne le sont pas, mais se font passer pour tel par soif de gloire ou que sais-je, pour se sentir particulier-e peut-être ? Ils et elles ont leurs raisons.
Il y a d’autres personnes qui pensent sincèrement être surdoué-e-s et s’approprient cette identité ou cette notion. Ceux-là, j’imagine, le font naïvement, sans volonté de briller ou du moins pas consciemment. Il n’était pas questions de ces personnes-là dans ce billet.
*A lire avant de se lancer dans un commentaire sur la validité ou non du test du QI : 
L’article sur la formation au WAIS-IV

#AHP #adultesurdoué #HQI

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55 réflexions sur “Surdoué-e-s : ceux et celles qui font croire qu’ils/elles en sont

  1. Thirty-one dit :

    J’ai une amie qui se déclare surdouée sans ressentir le besoin de passer un bilan, pour moi c’était une urgence! Tu la verrais, elle concentre un grand nombre de caractéristiques. Pour elle, je n’ai pas de doutes. Elle a peut-être tout simplement plus confiance en elle.

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    • Line dit :

      Je ne dis pas que c’est binaire. Je pense très sincèrement qu’il y a aussi pas mal de surdoué-e-s qui n’ont jamais fait de bilans psychométriques et qui n’en éprouvent absolument pas le besoin.
      Mon fiancé est de ceux là d’ailleurs, je crois.

      Mais la différence qui m’importe dans ce cas, c’est qu’en l’absence de diagnostic établit (et de conviction personnelle il faut le dire aussi) il ne se déclare pas comme HPI.

      Il est normal et absolument pas jugeable d’avoir une conviction, une certitude personnelle sur ce que l’on est ou peut être, sur la façon dont se définit ou se perçoit.
      Mais c’est une chose, pour moi, que d’avoir cette conviction personnelle, et de la présenter – et donc la transformer – comme un fait établit.

      Je trouve que cela pose même un problème éthique je dirais.
      Est-ce que c’est correct de se déclarer, je ne sais pas, autiste sans avoir été diagnostiqué-e ?
      Est-ce que c’est correct de se dire homosexuel-le alors qu’on ne l’est pas ?
      Est-ce que c’est correcte de se dire daltonnien-ne alors qu’on n’est pas diagnostiqué-e ?

      Il ne faut pas oublier que derrière ces mots, ces cigles, ces catégories, ces neuro-atypies, il y a des réalités parfois très difficiles.

      Ce n’est pas une mode, ce n’est pas une ligne sur le CV, c’est quelque chose que l’on est. Et je crois que c’est queque chose qui se respecte aussi.

      Et par cette simple notion de respect, pour les difficultés rencontrées par certain-e-s, pour toutes les personnes qui sont mortes de leur différences, juste pour ça, on ne devrait pas se déclarer HPI (ou quoi que ce soit d’autres qui relève d’une différence constitutive et de nature, et d’un diagnostique) sans avoir été testé-e et que le test se soit avéré positif.

      Par simple esprit logique aussi je dirais.
      Parce qu’une hypothèse, ou une conviction personnelle, n’est pas une preuve ni un absolu.

      Ceci étant, je n’ai rien contre personne particulièrement, je partage mes réflexions et mon point de vue qui ne sont que cela. 🙂
      Cela n’a rien de vérité absolue.

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  2. Samuel dit :

    J’avais déjà fait un commentaire il y a quelques années sur la question.

    Il est vrai qu’un bilan peut établir que l’on est surdoué ou non et encore une fois un bilan peut très bien établir qu’une personne est surdoué alors qu’elle ne l’est pas.

    Maintenant, voici ce que j’en ai dit.

    A quand remonte le premier établissement du bilan ? Par qui cela a été fait ? Et sur quelle base ? Le premier test ou bilan a été fait par un surdoué ou pas une personne non surdouée ? L’a t on déjà remis en question. Les professionnels compétents sont ils des personnes qui savent plutôt diagnostiquer grâce au bilan ou sont ils véritablement des surdoués eux/elles -même ?

    La surdouance, c’est plutôt vaste, alors que les tests c’est plutôt limités. En même temps, parce que beaucoup ne peuvent se considérer être tel ou tel que si un test les a validé, il faut donc bien un test qui puisse permettre de faire ce genre de diagnostique.

    Cela me fait penser à une personne qui sait faire du piano en autodidacte, naturellement et une personne qui a été au conservatoire. Freud a t il été à l’école de psychologie ? A t il un diplôme de psychologie ? non ? Comment peut-il être alors une référence en terme de psychologie ?

    Il y a des hommes d’affaires et des commerciaux, qui n’ont jamais eu le bac. Peuvent ils se proclamer être de grands commerciaux sans être passé par une école de commerce validant leur compétences ? Beaucoup d’étudiants sortant d’écoles de commerces sont médiocres en commerce. Ils sont probablement bons en présentations de données ou en apprentissage par coeur, mais cela ne fait pas d’eux des commerciaux pour autant.

    Les tests sont là juste comme une reconnaissance, pas pour affirmer une vérité. Je n’ai jamais passé de tests, certains qui ont passé un test ne me reconnaissent pas en tant que surdoués, d’autres créent avec moi des complicités de plus en plus complexe, d’autres croient que je suis un pervers narcissique, et à tous ceux à qui j’ai dit que j’étais surdoué, tous ceux là ne font plus partie de ma vie car ils ont crus que j’étais supérieur à eux. Alors depuis, au lieu de me définir en tant que surdoué, je définis les caractéristiques qui me concernent : je suis hypersensibles j’ai été intellectuellement précoce dans mon enfance, je suis tout le temps en train d’analyser, tout le temps en train de réfléchir, au point où je me sens épuisé bien souvent, Je suis empathique, j’aime découvrir une personne en profondeur. Toute personne qui craint la profondeur et qui reste en surface ne fait pas partir de ma vie car soit elle m’ennuiera, soit je l’épuiserai à la faire réfléchir. Certains surdoués m’ennuient de leur manière de penser et d’autres me fatiguent à me faire réfléchir. Comme quoi !!

    Suis-je surdoué ? Si je le suis, et alors, ça changerai quoi. Faut juste pas le dire. Le dire à une personne normale, elle se sentirais infériorisée. Le dire à un/une surdoué, elle se demanderai si je viens de le découvrir. Et puis il faut éviter de le montrer, c’est tout de même ennuyant de devoir tout le temps s’adapter au niveau de pensées des autres, du coup l’on recherche celles ou ceux qui nous ressemblent, avec qui l’on peut se déverser sans se faire rejeter. Pas facile de les convaincre de leur intelligence et pourtant, ils se sentent bien plus intelligent que les autres tout en pensant qu’ils ne valent pas grand chose à cause de leur statut professionnel.

    Si je suis né surdoué, j’ai une responsabilité. La responsabilité de pouvoir aider tous ceux qui sont dans l’ignorance de leur intelligence et de les amener à se découvrir et à s’épanouir et les encourager à cesser de se comparer aux autres et juste de se centrer sur soi-même pour éclairer les autres de leur lumière intérieur. Malgré de bonnes intentions, ce n’est pas évident.

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    • Line dit :

      Bonjour Samuel,

      Merci pour votre passage ici, quel riche commentaire !

      Je me permets de rebondir sur deux points que vous évoquez, le reste de ce que vous partagez étant des expériences et ressentis personnels, ils ne sauraient être remis en question. ^^

      Si la douance est un vaste sujet, nous ne le savons pas encore puisque c’est un sujet encore étudié par la recherche.
      Je dirai que plus que vaste, c’est surtout un sujet mal connu. De fait, il n’est possible d’en définir les contours absolus, mais seulement d’en dire ce que l’on en a découvert à l’heure actuelle. (Finalement c’est valable pour tout cette remarque).

      La grande beauté des outils paramétriques c’est qu’ils sont valables de part leur methodologie, et non pas de part la personne qui les administre.
      Imaginez, si pour pouvoir diagnostiquer des troubles et des maladies, il fallait imperativement que la doctoresse ou le docteur soit ou ait été elle-même, lui-même, malade de cette maladie ou de ce trouble ?
      Ou bien si tou•te•s les experts en art devaient eux-même et elles-même avoir le talent de cumulé de chacun des artistes dont ils identifient les oeuvres pour pouvoir prétendre à les identifier correctement ?
      Ce serait impossible !

      Alors, pour la passation des tests paramétriques (et je précise bien), le fait que l’administration soit faite par une personne HPI ou non-HPI n’a aucune incidence sur la valadité et la robustesse des résultats.

      Quant à la date à laquelle le teste à été passé, la question ne serait pertinente, d’un point de vue scientifique, que si le test a été effectué avant l’adolescence, que cette période a été un bouleversement des habitudes intellectuelles, et que la personne est adulte depuis un certain moment.
      En effet, des recherches ont prouvé que le QI pouvait varier jusqu’à 15 points (c’est ENORME) à l’adolescence. En plus ou en moins. C’est evidemment une minorité qui est concernée mais c’est possible.
      Sachez que hors traumatismes psychologiques majeurs (dépression, maladie psychiatrique) le QI reste stable tout au long de la vie adulte, avec une variation de 1 à 3 points GRAND MAX.

      Les tests ne font pas devenir ce qu’il détectent, ils détectent. C’est comme la radiographie, la radiographie ne fait apparaître vos os là où il n’existaient pas avant, elle les révèlent simplement.

      Je trouve votre exemple du piano mieux choisi, mais pas encore tout à fait juste.
      Parce que vous parlez avec cet exemple et ceux qui suivent de connaissances et compétences qui s’acquièrent. Et des certifications de connaissances acquises et maîtrisées.
      Les test psychométriques ne sont pas diplomes, ils ne certifient pas d’un savoir, de connaissances, de compétences bien acquises et maitrisées, ils mettent à jour un fonctionnement psychique et physiologique différent.

      C’est là toute la différence. Les tests psychométriques ne sont pas des diplomes, le HPI n’est pas une formation accessible aussi sans passer par les institutions officielles.
      C’est une nature.
      Si un PDG sans le bac sera PDG parce qu’il a monter sa boite, une personne HPI le sera avec ou sans test tout comme une personne non HPI le sera toujours, avec ou sans tests.

      Les tests psychométriques et les bilans psychométriques ne visent pas à vous transformer ou vous donner une nouvelle nature, ils sont une reconnaissance, une constatation scientifique de cette nature.

      La question de cet article n’est pas tant celle de la nature de la personne (HPI ou non) mais celle de l’usurpation consciente et volontaire d’une identité qui n’est pas vraie.
      Je ne me présente pas au gens en disant que je suis dyspraxique parce que j’en ai tous les symptomes. Je suis peut-être simplement maladroite ET astygmate (ce qui est effectivement le cas), ceci expliquant aussi mes difficultés à me situer dans l’espace.
      Je ne dis pas que je dyspraxique parce qu’aucun diagnostique n’a été posé sur cette question.
      Je ne peux simplement affirmer une telle chose parce que je n’ai pas de quoi l’affirmer.

      Pour le HPI, ça devrait être la même chose.
      Sans tests adequats, sans bilans adequats, on ne peut pas s’affirmer HPI, parce qu’il n’y a pas de vérifications, parce qu’il n’y a pas de faits objectifs.

      Que l’on questionne la validité et la finesse des tests, est une chose. Mais pour paraphraser M.Wahl, pour le moment il n’existe aucun autre outil aussi efficace, robuste et valide que ceux que nous utilisons déjà.
      La recherche qui s’échine à améliorer les tests n’a pour le moment rien trouver de mieux.
      Il faut donc se résigner à ce que, toute limitée que cette solution soit, c’est la seule que nous ayons.

      Je reviens sur vos exemples de jeunes diplomés et talents innés.
      Là encore ces exemples illustrent l’importance d’un vocabulaire précis.
      Le HPI n’est pas un diplome, une formation.
      On parle d’une nature neurologique différente. Elle existe dès la naissance et évidemment, avec ou sans tests.
      Néanmoins, clamer que nous sommes concernés par cette spécificité sans preuves c’est faire montre d’imprécision.

      Je n’affirmerai pas que je suis Léonard de Vinci parce que, comme lui, je suis curieuse d’anatomie, de mécanique, d’ingénierie, d’architecture, de chromographie, de peinture et de sculpture. Et que ma famille est aussi italienne.
      Tiens c’est comme la noblesse (et je sens en écrivant comme j’ai choisi un exemple qui ne va pas du tout faire des émules…). La noblesse en tant qu’entité historique, et groupe social. Il y a des conditions, en France en tout cas, pour en faire partie. On en fait partie par naissance et transmission du nom ou par mariage. (Et encore, à l’époque monarchique, la seconde option n’est pas la panacée si vous n’étiez pas déjà par naissance de a noblesse.)
      Et quand bien même vous changeriez votre nom à l’état civile pour vous appeler « de quelque chose » ça ne ferait pas de vous un•e membre de la noblesse, car il faut produire des preuves de l’anoblissement pour être reconnu comme tel.
      Un changement de nom n’est pas preuve d’anoblissement, au passage.
      Ainsi, vous (enfin pas vous Samuel. Depuis quelque ligne je dis « vous » mais c’est un « vous » générique, comme pour dire « on ») pouvez bien vous donner des airs de noblesse, singer leurs manières, leurs codes sociaux, leurs comportements, vous déclarer noble vous-même, vous ne l’petes toujours pas.

      Alors cette exemple n’implique pas que je considère le HPI comme la noblesse de l’intelligence. Je tiens à le préciser !
      C’est un exemple qui m’est venu, et qui ne traitait pas de maladie.

      La question de la responsabilité du surdoué, je travaille à un article dessus.
      Donc je n’en dirai pas plus pour le moment, si ce n’est que j’aurais des choses à dire sur le sujet. 😉

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  3. cornez dit :

    Je comprends et je ne comprends pas ce procès fait… Les usurpateurs sont partout, pas seulement chez les surdoués, de tous temps, il y a toujours eu des personnes en manque de repères et se cherchant des pathologies ou caractéristiques précises qui leur permettraient de se reconnaitre par le regard des autres. Finalement, elles sont aussi dans une certaine sorte de souffrance, qui ne légitime pas leurs actes mais pose la question de la cause. Bref, faire un procès à tout une catégorie de personnes, simplement parce qu’ils « dérangent » notre quotidien de surdoué, sans distinguer la personne ou aller chercher plus subtilement des réponses n’est à mon avis pas la démarche la plus pertinente. Finalement, si vous avez trouvé la raison de votre souffrance, est-ce que ça ne devrait pas être suffisant à vous contenter? Si vous savez ce que vous êtes et que l’autre n’est pas ce qu’il prétend, au nom de quel combat ou valeur leur faites-vous ce procès? Car leur dire qu’ils ne sont pas n’est pas leur dire ce qu’ils sont..

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    • Line dit :

      Bonjour Cornez,

      Vous avez tout à fait raison, dire ce qu’ils ne sont pas n’est pas leur dire ce qu’ils sont.
      Et c’est très joliment dit en plus, bravo. 🙂

      Je me suis fendue de cet article, non pas pour faire un procès à quelqu’un•e (j’aurais été plus vindicative et…accusatrice pour le coup) mais pour parler de ce sentiment, cette expérience, qui est connu par certaines personnes surdouées.

      le but de ce blog est de témoigner d’une expérience individuelle, personnelle, du HPI et de son diagnostic à l’âge adulte. Dans l’espoir que ce témoigne serve d’exemple, pas dans le sens exemplarité mais façon de faire possible, à d’autres qui pourraient trouver des choses utiles dans tout ça.

      Il m’a don semblé intéressant de partager mon expérience sur cette situation qui m’a posé question pendant un moment.

      Comme je le précise en fin d’article, je parle des personnes qui se savent très pertinemment non surdouée, mais se présentent malgré tout comme telle, et je parle d’un point de vue de l’individu que je suis, de l’individu que ce comportement blessait.

      Donc , comme je disais, je ne fais pas de procès, je partage une expérience de vie, sans fard.
      J’ai conscience que ce côté abrupte est dérangeant, mais je sais aussi que je ne suis pas la seule à avoir penser cela, comme cela.
      Et je me mets à la place de celles et ceux qui n’osent pas dire ces choses là parce qu’on les regarde comme des monstres sans coeurs, ou qu’on les accuse de toutes les horreurs alors qu’ils et elles ne font qu’exprimer une blessure.

      Je crois qu’on le droit de ne pas toujours, tout le temps, penser aux autres, et de ne pas toujours tout le temps, faire passer la souffrance des autres avant la notre.

      De fait, j’entends que vous me demandiez pourquoi si je vais mieux, je me permet cet article ?
      Parce que fut un temps en arrière, cette usurpation me faisait du mal, et que je suis persuadée qu’elle fait du mal à d’autres aussi. Parce que je me dis que de dire que ça m’a passé (un peu) ça prouve que ça peut passer et donc donner peut-être un peu d’espoir à d’autres de se voir ne plus être blessé•e par ces situations un jour.

      En résumé, mon article ne se destine pas aux gens qui usurpent mais aux personnes qui souffrent de cette usurpation.
      Ce qui ne nie pas l’immense éventail de possibilités de raisons et de situations derrière ces usurpations, et qui ne nie pas non plus l’importance de leur souffrance.
      Simplement cet article ne se penche pas sur ce sujet là.
      Ils sont le moyens de l’article, pas la fin.

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  4. carapatte dit :

    On passe des années à se sentir idiot(e), malgré le réel et ses signaux, on passe des années à se dire qu’on est cassé à l’intérieur, à peine humain, que quelque chose ne fonctionne pas comme il faudrait, on essaie de toutes ses forces d’être comme les autres, de ne pas se poser de questions métaphysiques, de suivre un point de vue sans se mettre à nuancer jusqu’à l’insupportable le propos, de parler moins vite, d’avoir l’air moins surexcitée, on finit par faire le clown parce qu’au moins, ça les gens comprennent, mais on continue de se sentir con jusqu’à l’absurde, malgré des études brillantes et zéro capacité de travail, on finit par trouver un psy pour comprendre mais on se refeme comme une huitre dès qu’il parle d’intelligence, dès qu’il a l’air de présenter l’intelligence comme une excuse, parce qu’on ne veut pas d’excuse. Puis le temps passe, les réflexions restent et tout stagne bien, on finit par se renseigner un peu, quand même, même si tout ça, les « trop intelligent pour être heureux », on trouve que ça a un côté un peu prétentieux.

    Puis on comprend. Qu’on n’est pas cassé, brisé de l’intérieur ou mal monté, mais parfaitement normal dans une catégorie donnée. Alors, on arrête de se casser le cul à être comme les autres, à taire ses intuitions parce qu’elles sont contraire à la norme et on commence à respirer. Même si on ne peut pas, pour plein de raisons, passer le test. Avoir le petit papier qui met un tampon de validation. On va quand même mieux. Même si rien n’est acquis et qu’on a toujours du mal à y croire, parce qu’on ne sait jamais, on va quand même mieux.

    Et on tombe sur ce genre d’article, et on retourne au point de départ.

    J’espère qu’au moins ceux qui ont eu le bonheur de faire le test, ça leur fait plaisir de se dire qu’eux au moins, sont de vrais surdoués, pas des faussaires. Parce qu’un vrai surdoué, lui, il passe forcément le test.

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    • Line dit :

      Oh Carapatte,

      Votre commentaire est magnifique et me brise le cœur.

      Je ne me suis pas faite comprendre de vous, et j’en suis navrée.
      Avez-vous lu que je ne parle pas des gens en questionnement ? Je ne me penche pas sur celles et ceux qui trouve du réconfort et du bien-être à se penser surdoué•e•s (peu importe que ce soit à tort ou à raison).
      Je parle de la démarche de mentir, d’usurper, c’est à dire de savoir que ce que l’on dit est faux, mais de le dire quand même.

      Il ne s’agit pas de condamner une démarche de questionnement, une identification à des caractéristiques du HPI.

      Et je n’ai jamais dit que les « vrais » HPI passaient forcément le test.
      Jamais.
      Encore une fois ce n’est pas le test qui fait la nature de la
      personne, mais c’est le test qui la certifie et par le résultat duquel on peut ou non se revendiquer objectivement et de façon factuelle d’une nature spécifique ou non.

      Voilà ce que je dis dans cet article (entre autre chose).

      Mais loin de moi l’idée de condamner les gens qui sont en questionnement, ou qui n’ont pas accès à un test.
      A ce sujet je rappelle que les CMP en France proposent des consultations gratuites, et qu’un test paramétriques est valable universellement, où qu’il soit passé, du moment que cela se fait selon la méthodologie prévue.

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      • carapatte dit :

        Je vois votre réponse avec beaucoup de retard. Je comprends que vous parlez des faussaires volontaires, mais même là, lorsque vous dites que « le test certifie [la nature] », que l’objectivité ne peut venir que de ce test, pour les gens comme moi qui ne peuvent en passer (merci de rappeler le rôle des CMP, c’est important de savoir vers qui se tourner, mais mon problème est de l’ordre du bloquage), il reste que le soulagement de se trouver enfin des réponses est obscurci par le doute et que d’entendre que la conviction (la sienne comme celle de proches) ainsi qu’un faisceau d’indices ne suffisent pas, tout cela renforce ce doute. Doute qui, par ailleurs, a l’air naturel et commun chez les HPI/surdoués/etc.

        Quand je parle de faisceau d’indices, je fais allusion à des choses comme un apprentissage plus aisé et plus rapide dans de nombreux domaines comparé à d’autres (de l’enfance à l’âge adulte), les commentaires des différents enseignants, des questions métaphysiques dès la maternelle, une dépression existentielle importante et prolongée, etc.

        Si j’avais été plus solide, si j’avais été sûre de moi, je n’aurais pas réagi ainsi. Et je dois avouer que je n’imaginais pas (grosse naïveté j’imagine) que des gens s’amusent à se revendiquer surdoués sans penser ou savoir l’être.

        Pour moi, me dire que je suis HP/surdouée, c’est m’expliquer pourquoi le moindre accroc peut provoquer une tempête émotionnelle, c’est m’excuser aussi de ce que ma conversation part dans tous les sens, avant de revenir au point de départ, c’est ne plus essayer de ne penser qu’à une chose à la fois et m’en vouloir de ne pas y arriver, ne plus me sentir étrange parce que quand quelque chose me passionne, c’est soudain et intense, et que les choses qui me passionnent sont étrangement variées… C’est accepter que là où je suis différente, ce n’est ni de ma faute, ni une mauvaise chose, et que ce n’est pas par fainéantise que je reste différente. Je me suis épuisée à essayer d’être dans la norme trop longtemps. C’est en cela que j’ai besoin de garder cet auto-diagnostic, et que d’entendre que seul un professionnel peut le confirmer, et non les faits ni mes proches, est douloureux. Je comprends que vous dites qu’on peut se penser surdoué à tort ou à raison. Sauf que si j’ai tort, et alors que pour la première fois de ma vie, je me sens en accord avec moi-même, alors je me retrouve à devoir questionner encore tous mes comportements et toutes mes pensées. A essayer encore de les normaliser. Voilà d’où est venue ma réaction. (sans doute exagérée, tempête émotionnelle oblige…)

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        • Line dit :

          Bonjour,
          Je comprends très bien ce que vous dites. Et j’y compatis.
          Diagnostic ou non, vous semblez avoir identifier votre fonctionnement. Peu importe (à la limite) quel nom il porte, il est le votre. Vous êtes ainsi. Et ce n’est pas parce que « les autres » ne fonctionnent pas de la même façon que vous n’avez pas le droit de le faire.
          Vous êtes légitime dans ce que vous ressentez, dans votre façon de penser.
          Qu’importe que l’on,puisse y mettre un nom ou pas aujourd’hui.
          C’est votre fonctionnement et ce qui importe c’est votre bien être.
          Les autres, moi y compris, n’ont pas à légiférer sur comment il est bon ou mauvais d’être, de ressentir et de penser.
          Si avoir un mot à poser sur son fonctionnement peut être une grande aide pour s’accepter, on peut aussi le faire sans cela.

          C’est ce que je comprends de vos interventions ici : La douleur de ne pas accepter, de se reprocher un comportement qui n’est pas compris par soi même comme commun. Et donc comme « normal ».

          Vous avez le droit d’être telle que vous êtes, HPI ou non, ou quoi que ce soit d’autre.
          Vous êtes normale, vous n’avez commis aucune faute, et vous n’avez pas à vous excuser d’être ce que vous êtes.
          Vous êtes, autant que les autres, légitimes à être telle que vous êtes.

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  5. Niny dit :

    Bonjour,
    Après plusieurs séances chez une psychologue, celle ci m’a parlé des zèbres… j’ai lu « Trop intelligent pour être heureux », qui m’a fait plusieurs fois pleurer car je me suis enfin sentie comprise. J’ai aussi lu « Je pense trop » et « je pense mieux » et ça m’a beaucoup aidé. J’ai demandé plusieurs fois à ma psy si elle était sûre d’elle quant à mon « diagnostic » et elle m’a répondu que pour elle j’étais une HPI, mais qu’un test le confirmerai. Il en est de même pour ma fille. Pour autant; j’ai refusé de passer les tests.
    J’ai peur du résultat. Et si j’avais un QI tout à fait normal? alors mon hypersensibilité, mes pensées effervescentes et en arborescences, mon émotivité, ou mon hyper empathie qui m’étouffe, tout cela serait alors qu’une vaste supercherie. Peut être suis je juste …cinglée.
    Je ne veux donc pas passer ce test. Mais est ce que cela fait de moi une usurpatrice …? Votre billet me donne en tout cas cette impression…

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    • Line dit :

      Bonjour Niny,

      Vous présentez-vous à votre entourage comme surdouée ? Affirmez-vous que vous (ou votre enfant puisque vous en parlez) êtes HPI, auprès de tout votre entourage ?
      Attention, je ne parle pas de se dire que l’on se pose des questions, que l’on se reconnait, qu’on a des doutes, qu’on aimerait savoir…Tout ceci s’appelle être en questionnement.

      Non, mon article parle d’affirmations absolue, totale. De dire, aux autres (parce qu’à soi-même on se dit ce qu’on veut après tout) que l’on est HPI alors qu’on sait pertinemment que l’on ne l’est pas.

      Si vous faisiez cela, alors oui vous êtes des personnes que j’appelle « usurpatrices » dans cet article.

      Mais de ce que vous décrivez, vous n’en êtes pas justement de ces personnes.
      Vous décrivez ce que j’appellerai un parcours de questionnement.
      Comprenez bien que je ne condamne pas le fait de se reconnaître dans certaines descriptions du HPI. Je réprouve l’affirmation d’une chose que l’on sait pertinemment fausse, et la volonté de faire croire que c’est vrai.

      Parce qu’on ne parle pas de couleur de chaussure ou de marque de sac à main. On parle d’une réalité de vie, de santé, d’identité, de sentiments. On parle de conditions particulière pour laquelle on peut aussi, parfois, être discriminé, rencontrer des difficultés.

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      • Niny dit :

        Je ne m’en vante pas… mais quand j’en ai parlé un peu avec mon entourage, il semble plus convaincu que moi sur ce diagnostic…
        Peut être est ce encore effectivement mon parcours, ma phase de questionnement… Peut être que je suis un zèbre, mais qui refuse la convention du test pour être estampillée ainsi… Et donc peut être que quand j’aurai plus confiance en ce concept, je le dirai à voix haute. Mais à ce moment, peut être passerai je pour une usurpatrice aux yeux de ceux qui ont le test, qui on reçu « l’accréditation »…

        Belle journée à vous dans tous les cas 🙂

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        • Line dit :

          Et ce sera votre histoire et en cela personne n’aura rien à y redire. 🙂

          Mais oui, certaines personnes jugerons que l’affirmation n’a pas à être sans diagnostic, et d’autres non. C’est ainsi. 🙂

          L’important, comme je le répète à tour de bras, demeure votre bien-être, en premier lieu.

          Mon entourage aussi ne s’est pas étonné du diagnostic alors que moi je tombais des nues. :p
          Je comprends bien votre parcours, malgré ce que l’on pourrait croire. 😉

          Encore une fois, c’est votre histoire, votre vie, et vous êtes donc la seule à décider de ce qui est juste ou non pour vous.
          L’avis des autres n’est que cela, l’avis des autres.

          Evidemment, si vous me demandiez mon avis, je vous dirais d’aller passer le bilan parce que qu’elle que soit la réponse c’est une information sur votre fonctionnement et que c’est bon à prendre.
          Mais c’est ma façon de penser. C’est ce qui me convient, à moi, ce qui me semble logique à moi.

          Trouvez votre équilibre, ce qui vous convient à vous, c’est tout ce qui compte. Comme j’aime le dire parfois, les autres on s’en fiche ! Oui, aussi quand les autres, c’est moi. :p

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      • Yasmilady dit :

        Bonjour Niny

        En vous lisant, la tempête émotionnelle dans ma tête et dans mon ventre se reconnaissent… Quasiment mot pour mot.

        Faire le test ou pas. S’imaginer une seule seconde que ça peut être le cas alors que non, mais quelle imposture et arrogance on aurait eu d’oser le penser. C’est insupportable rien que d’y penser!

        Quelle que soit l’explication de ce trop plein d’empathie, sensibilité, émotivité (pour ma part ça s’accentue avec l’âge, ou alors c’était enfoui et je les laisse sortir maintenant), l’important est de l’identifier, vivre avec, ne pas la masquer mais se l’approprier, un peu comme se laisser porter sur une mer agitée pour éviter de perdre trop d’énergie à l’affronter.

        En fait à relire l’article de Pauline, il semblerait presque que le syndrome de l’imposteur touche les mauvaises personnes… Ni vous ni moi en sommes.

        Merci pour tous ces témoignages et explications.

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  6. Fanny dit :

    ATTENTION TARTINE
    Personnellement je pense comprendre l’essence de cet article.
    Je vais me permettre d’ajouter mon commentaire. Je souhaite parler un peu de ma démarche personnelle. À 22 ans, pour x raisons je me pensais idiote, j’ai donc fait un test afin de mesurer l’ampleur des dégâts. Souffrance dans le résultat qui était loin, trop loin de ce que j’avais imaginé. J’ai considéré que ce test avait été réalisé dans de mauvaises conditions, j’ai donc décidé de le « laisser derrière » . Le temps passe, ma sœur met au monde un petit garçon et fait le constat suivant « on dirait fanny petite »…. Ma sœur lui fait passer le test, HPI confirmé. Elle l’accompagne, lui donne les outils nécessaires à son épanouissement. Dans le même temps j’ai une petite fille. 7 ans après un petit garçon. Il est épanoui et malin… Puis commence « les soupçons » Hypothèse émise à la crèche, phrases de mon entourage … Ma sœur decide de se faire tester… HPI. Elle m’invite à une conférence Toulouse-zèbre et là les larmes, les rires, je me doutais pour mon fils Mais ma fille et pourtant…. prise de conscience douloureuse. Dans la semaine qui a suivi, je prends rendez-vous pour faire tester les deux. 15 jours passent, réflexions, ca s’embrouille, je suis perdue et je me décide enfin à repasser ces « fichus tests ». Je n’y vais pas une fois de plus pour obtenir un chiffre mais pour voir l’ampleur des dégâts, mettre à jour où le « bas blesse » , trouver des pistes de façon à optimiser mes outils (j’ai un parcours professionnel atypique et chaotique–> slasheuse) Texte un peu long mais utile. Utile pour dire que le parcours n’est pas facile, ce n’est pas « huhuhu » il semble que je sois HPI et optionnelement une matrice à HPI… Alors oui je comprends car il en va de la légitimité, n’est pas HPI qui le souhaite et inversement n’est pas non-HPI qui le veut.
    Dans cette démarche il y a également un aspect peu abordé , l’aspect financier. Voilà tres basiquement ce sont environ 900 euros . Et 900 euros dans mon budget de maman solo, ce n’est pas rien (on y va pas comme on va s’acheter une fringue) Je crois que pour mes enfants c’est le même principe je n’y vais pas pour obtenir un chiffre à mettre sous les yeux des gens « huhuhu Ô génie » Non j’y vais dans l’idée de pouvoir à terme leurs fournir les bons outils d’accompagnement (s’il s’avère qu’ils soient HPI, je les souhaite heureux et décomplexés)
    Alors Oui Sur mon chemin j’ai rencontré des « illégitimes conscients » ils me débectent car ils n’ont pas la moindre idée du long parcours de certains HPI. J’ai 40 ans…

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    • Line dit :

      Merci beaucoup Fanny pour ce beau témoignage. 🙂

      Oui il est long le parcours, et le test n’en est pas la fin, loin de là.

      L’aspect financier peut être contourné, grâce notemment au CMP et CMPP (Centre Medico-Psychologique et Centre Médico-Psychiatrique et Pédagogique).
      Les consultations y sont gratuites. Mais la liste d’attente est longue, très longue.

      Certain•e•s psychologues ont aussi la gentillesse de baisser les coûts des tests en fonction de la démarche et/ou des moyens des personnes qui viennent les consulter. Ce fut mon cas.

      Mais oui, vous avez raison, toute cette démarche a un coût aussi bien financier que psychologique.

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  7. Cédric dit :

    Je suis peut-être ou je ne suis pas surdoué…
    Et pourtant…
    Suite au test et au diagnostic de douance d’un de mes frères cadets, j’ai (un peu sur son insistance) rencontré la psychologue spécialisée qui l’a suivi pendant plusieurs mois.
    Je lui ai expliqué mon parcours, tantôt brillant, tantôt médiocre, mon alternance entre période de suractivité professionnelle et de procrastination de longue durée, mon aptitude à l’empathie qui confine à la télépathie, qu’il n’y a pas de domaines intellectuels où je n’arrive pas à briller si l’envie m’en prend, mais que sans stimulation personnelle je m’en désintéresse assez vite,…
    A la fin de l’entretien, elle me dit que, pour elle, ça ne fait probablement aucun doute que je sois HP et que si je passais le test j’aurais même probablement un résultat supérieur à celui de mon frère.
    Mais elle ne me pousse pas à le passer, et personnellement je n’en vois pas l’intérêt.
    Certes cela me titille parfois, mais, en fait, ce ne serait au final que pour simplement gagner une légitimité auprès d’autres HP/surdoués croisés sur des fora et qui ne me connaissent pas. Parce que pour le reste, je n’ai pas le besoin de m’en revendiquer et je me sers de ce que j’ai pu lire pour profiter au mieux de mon potentiel (qu’il vienne d’une douance ou non) ou pour faire au mieux avec les aspects plus difficile à vivre de ma personne (hypersensibilité, hyper-empathie, synesthésie, hyperesthésie, procrastination,…).
    Ta remarque sur le fait que les HP ont tendance à se reconnaître entre eux me fait sourire, car j’en ai justement plusieurs dans mes amis, dont certains que j’ai poussé à se documenter et/ou à passer le test. Serait-ce un signe ? 😀
    Bref tout cela pour dire que le point frustrant dans cette histoire est qu’il est justement difficile pour moi d’intervenir sur un forum, car soit je dois me perdre en précaution oratoire ou m’interdire de donner mon avis sur des sujets ou j’en ai parfois un, soit je me limite à des sujets sans danger, mais souvent moins profonds pour ne pas risquer l’étiquette d’imposteur.

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    • Line dit :

      Je ne vois aucune imposture dans vos propos. Aucune.
      Encore une fois il n’y a imposture que lorsqu’il y a volonté de tromper et mensonge.

      Il faut aussi insister sur le fait que le bilan psychometrique n’est pas seulement un résultat chiffré mais bien une explication d’un fonctionnement cognitif.
      Ce n’est pas juste un mot et un chiffre, c’est un éclairage sur un fonctionnement. C’est riche et précieux.

      Il est, selon moi, regrettable que l’on cantonne le bilan psychométrique chiffre de QI. C’est le priver de 90% des informations qu’il délivre vraiment.

      Ces informations sont précieuses. Et c’est ça aussi que délivre le test.

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      • Cédric dit :

        C’est justement sur ces informations complémentaires où je ne saisis pas vraiment ce qu’elles m’apporteront en plus que ce que j’ai pu découvrir sur moi par l’analyse ou l’expérimentation…

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        • Line dit :

          Tout dépend de quels tests, en plus de celui du QI, vous sera proposé.
          Le test de QI permet de voir les performances à 4 indices principaux, qui représentent les différents aspects de l’intelligence telle qu’on la comprend, la conçoit et la mesure aujourd’hui (avec toutes les limites que ça comporte).
          Vous pourriez donc voir quels sont vos points forts et/ou vos points faibles en terme de fonctionnement cognitif (mémoire, vitesse de traitement, habilité visuo-spatiale etc).
          Ce que l’on sait moins, c’est qu’un test de QI peut permettre de révéler des signes de troubles autres (par exemple la dyspraxie visuo-spatiale se traduit par des écarts caractéristiques entre deux des 4 indices, je ne saurais plus vous dire lesquels).

          Cela peut aussi révéler des facilités insoupçonnées et/ou expliquer des difficultés.

          Quoi qu’il en soit c’est très enrichissant.
          Mais ça n’a rien d’une obligation.
          On fonctionne très bien sans jamais avoir passé de test de QI.

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          • Cédric dit :

            Merci beaucoup pour vos réponses et éclaircissement.

            En effet, pour l’instant je fonctionne assez bien je dirais. Et même si mon milieu de travail n’est peut-être pas celui qu’on imaginerait le plus stimulant, je m’arrange toujours pour qu’il m’offre de nouveaux défis et qu’il ne reste pas confiné dans une forme de routine.
            Par ailleurs, il me laisse aussi pas mal de temps libre pour faire plein d’autres choses.

            Aucun milieu n’est vraiment figé, il y a souvent moyen de l’adapter à ses besoins sans pour autant poser une bombe pour reconstruire de zéro. 😀

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            • Line dit :

              Je pense aussi que la plupart du temps, nous avons une marge de manœuvre pour trouver notre épanouissement au travail. 🙂

              Merci pour vos retours. 🙂
              Le partage est toujours très enrichissant.

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  8. Save dit :

    Bonjour,
    Pour ma part je ne suis pas testée, bien que me reconnaissant largement dans tout ce que j’ai pu lire sur le sujet.
    Ma psy me dit « mais à quoi bon vous tester ? Bien sûr que vous êtes HP. Passer un test pour connaître votre QI c’est dépenser beaucoup d’argent pour pas grand chose… à quoi ça vous avancerait ? »
    « C’est une sorte de coming out », que je lui réponds !
    Effectivement, c’est pour enfin avoir une cause objectivable à laquelle attribuer tout un tas de fonctionnements/dysfonctionnements de ma personnalité… et pour faire un peu la paix aussi avec ceux « qui n’en sont pas » et cesser de leur en vouloir de ne pas me comprendre !
    Mais du coup le sujet me travaille un peu dernièrement, et je m’en ouvre à mes amis. (Parmi eux je me suis toujours sentie normale…) Donc je suis attirée par le titre de cet article: peut être suis je un peu présomptueuse de me vanter ainsi d’être HP ?? Et mes amis me disent: « hahaha ! tu penses que tu es un zèbre ?! mais tu en doutais encore ?!!! »… Et là je me rends compte que beaucoup de mes amis sont des zèbres… Peut être parce qu’en vertu de ce 6e sens de détection de nos pairs, on finit par vivre entre soi ? Mais d’un coup j’ai l’impression qu’il y en a partout autour de moi, des zèbres (un peu comme les femmes enceintes qui ne voient plus que des femmes enceintes dans la rue).
    Tout ça pour dire qu’à mon sens il y a largement plus de doués ou surdoués que les légendaires 2% qui sont au dessus des 130. 2% de détectés, sans doute…. mais à mon avis beaucoup plus que ça en vérité. C’est juste un peu moins évident à détecter qu’être droitier ou gaucher !

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    • Line dit :

      Bonjour,

      Oui c’est une phase assez commune du parcours post-diagnostic/ou post-annonce que de voir des surdoué•e•s partout après coup. :p
      Néanmoins il ne faut pas oublier l’effet d’échantillonnage : on est plus à l’aise avec des gens qui fonctionnent comme nous. Du coup, on s’entoure plutôt de gens qui fonctionnent comme nous. Et si l’on est HPI, il y a beaucoup de chance pour que notre entourage (choisi et avec lequel on se sent vraiment en harmonie) soit composé de beaucoup de HPI.
      Est-ce que pour autant, cela vient contredire les statistiques ? Je ne sais pas, et je ne pense pas.
      Mais vous n’êtes pas du tout la seule à penser ainsi. 🙂

      Votre psy ne vous encourage pas à vous faire tester (et là j’ai Sheldon Cooper dans la tête « My Mom tested me ! ») c’est une chose. Par contre, qu’elle l’affirme comme ça, sans préciser que c’est son expérience qui parle et que officiellement ce n’est pas un diagnostic valable, je trouve cela étonnant.
      Mais peut-être vous a-t-elle fait ces précisions.

      Quoi qu’il en soit, chez les psys aussi, les avis divergent beaucoup beaucoup sur le sujet du HPI. C’est un peu la jungle. :p
      Le sujet déchaîne les passions chez tout le monde, psy et non psys, HPI et non HPI.

      A nous de trouver ce qui nous convient.

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      • Porquepix dit :

        « I’m not crazy, my mother had me tested. »

        Pour moi, si on a un doute ou de fortes présomptions, IL FAUT se faire tester, cela permet de poser les choses telles qu’elles sont, et de repartir sur des bases fermes.

        Pour diverses raisons, j’ai mis deux ans à me décider. Rétrospectivement, deux ans dans un entre-deux, à patauger en perpétuelle interrogation, à me faire des nœuds au cerveau, « j’en suis ? Je n’en suis pas ? j’en suis ? Je n’en suis pas ? j’en suis ? Je n’en suis pas ? », ad nauseam.

        Et, finalement, le test qui m’identifie comme HQI, et une certaine libération, pas dans le sens où tout mes problèmes sont résolus et où toutes mes interrogations ont trouvé une réponse, mais dans celui où une incertitude étant levée, je peux enfin commencer à « travailler » sérieusement.

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  9. Aldor dit :

    Bonjour, Lune.

    En fait, je l’avais lu, cet article.

    Rien à dire sur le sujet lui-même : bien sûr que mentir sciemment n’est pas bien et que les impostures doivent être dénoncées.

    Mais j’avais été surpris par la façon dont cela vous tenait à coeur. Pourquoi tant tant de force dans l’indignation ?

    L’armoire à glace n’est pas gêné par l’imposture des gringalets se faisant passer pour forts. Il sait qu’au premier poids à soulever, la vérité éclatera.

    Dans le cas des HPI, c’est certainement moins clair et peut être l’imposture passe-t-elle parfois auprès de ceux qui ont des antennes moins affûtées. Et aurpesffutees. Et alors? Serais-je tenté de dire
    La condamnation morale mise à part, parce que ça n’est pas bien de mentir, je suis d’accord, ou est le problème ? C’est ce que je ne comprends pas très bien.

    Bonne journée, Line.

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  10. Shani PENTURE dit :

    Bonjour,

    Votre étonnement et votre agacement sont compréhensibles et, au moins en partie, légitime. Permettez-moi d’apporter mon grain de sel à la suite de la discussion.
    Tout d’abord prenons quelques chiffres : on indique 2,5 à 3% de HPI en France, sur une population de 66,8 millions d’habitants. Si on ne prend que les plus de 18 ans, soit 53,3 millions de personnes, il y aurait grosso modo 1,3 millions de personnes majeures étant de facto des HP, diagnostiqués ou non. Vous vous doutez bien que ces 1,3 millions de personnes ne vont pas courir chez un psy se faire tester pour X raisons (financières, peurs, etc) et pourtant, à l’ère de l’information (et du buzz il faut l’avouer), beaucoup auront entendu parler du phénomène « HP-zèbre-douance » et se seront reconnus A RAISON ! Sans parler de tous ceux qui « frôleraient » la barre des 130 s’ils passaient le test, car on sait maintenant que l’intelligence est un continuum, il n’y a pas de rupture franche, les 130 sont une convention, comme il en faut bien dans notre façon de faire la science. Ça fait un paquet de monde !

    Moins de 3% de la population, c’est peu en termes statistiques, et la confluence des témoignages donne l’impression que l’on trouve un surdoué en soulevant chaque pierre, ce qui paraît absurde ! Mais en terme de « masse » de personnes, on voit bien que 1,3 millions c’est beaucoup…et dans un seul pays !

    Vous avez pris l’exemple de l’homosexualité, pensez-vous que lorsque ce sujet précis a commencé à être abordé plus librement dans l’espace public et que les coming-out se sont multipliés, certaines personnes dans le placard et surtout dans le déni n’ont pas eu qu’une seule envie : crier partout leur homosexualité voire même se la coller sur le front ? Oui cette attitude peut être très agaçante, on peut d’ailleurs lire les témoignages de personnes militantes des groupes LGBT se plaindre de l’augmentation du nombre de déclarés homo/bi/trans comme si c’était un effet de mode, quand les différents sondages ne donne qu’entre 1 et 10% de personnes homosexuelles en France (en pourcentage c’est peu, en « masse » de personnes dat’s a lot !), ce qui varie encore selon les critères retenus pour donner la définition (comme pour le QI) et on peut soupçonner que vu le tabou qui pèse encore, les chiffres sont en dessous de la réalité, surtout selon l’origine sociale, la nationalité, la religion etc…

    Pour résumer car je m’éparpille, je pense que l’usurpation dans le domaine de la surdouance & co est beaucoup moins fréquente et surtout illégitime que l’on pourrait croire, un peu comme le mythe des fraudeurs massifs au RSA. Au pire, l’erreur viendrait sûrement des personnes uniquement « hypersensibles/empathes » qui se reconnaissent dans les descriptions des zèbres. Je comprends que quand on s’est soumis aux tests et qu’ils nous ont adoubé on peut être frustré que d’autres n’empruntent pas la voie royale, mais c’est aussi une tendance sociétale actuelle dans tous les domaines, surtout professionnels ! A un moment je suppose qu’il vaut mieux lâcher prise. Mais aussi, faire preuve de compassion : dans cette société aliénante qui fait vivre des choses jamais encore vécues par l’être humain dans toutes son histoire – je ne parle certainement pas de la violence physique & autres qui sont au contraire extrêmement banales – mais des mutations profondes des sociétés, nous sommes comme des rats qui cherchent à tout prix une sortie et un radeau pour quitter le navire et trouver une île plus sécurisante, et parfois il s’agit bien de notre île même si on y arrive à la nage.

    Enfin je vais aborder un aspect sur les tests de QI qui me gène de plus en plus : en regardant les classements mondiaux des moyennes, ne sommes nous pas étonnés de voir en tête les pays asiatiques qui ont le mieux copié les références scolaires occidentales avec une course à la performance inouïe, suivis des dits pays européens, et en queue de peloton le chapelet des pays africains qui ont des résultats si bas que la population de ce continent doit être débile mentale…Est-ce bien sérieux ? Les tests de QI ne mesurent qu’une certaine vision de l’intelligence, bien cadrée et euro-centrée. D’autres manifestations, je ne dirai pas formes, de l’intelligence sont totalement occultées pour n’être capable de diagnostiquer finalement que ceux qui ont réussi d’une manière ou d’une autre à se conformer à ce cadre. Disons-le aussi, bien que certains surdoués aient de mauvais résultats scolaires, passer minimum 16 ans sur les bancs de l’école et vivre dans une société occidentalisée et très éduquée, où on est familiarisé par exemple avec l’iconographie et les types d’énoncés des tests prépare sans doute le terrain à avoir de bons résultats malgré tout. Cela a des limites manifestes, que ce soit dans ou hors des pays occidentalisés. Pour moi, l’intelligence « supérieure » ne se définit que par rapport à la société, le contexte dans lequel on vit, et ne peut pas toujours se mesurer avec des outils standardisés. Forcément, c’est difficile à accepter dans notre société métromaniaque (« obsession de tout mesurer », je ne sais pas si le terme existe mais cela sonne bien lol).

    J’appuie cela parce que je pense l’avoir vécu de très près car j’ai grandi dans une société afro-occidentale (DOM-TOM), tout en étant nourrie dans mon cocon familial par la culture occidentale. J’étais donc décalée par rapport à mon environnement en me conformant facilement aux normes de l’intelligence occidentale, ce qui n’était pas le cas de tout le monde autour de moi bien entendu…Et pourtant, je voyais bien que certaines personnes avaient une intelligence exceptionnelle, dans le sens d’une capacité à « comprendre » et à « manifester » leur intelligence dans des domaines ou de certaines façons qui dénotaient par rapport aux autres personnes, bien qu’elles ne correspondaient pas à mes propres standards d’intelligence à l’occidentale. A cela s’ajoutait une souffrance et une sorte de schizophrénie sociale généralisée qui n’auraient pu que nuire massivement à l’obtention de bons résultats aux tests de QI des personnes douées de chez moi si elles étaient toutes testées. Et ce chez moi n’est sans doute pas une exception.

    Je pense que la répartition « inégale » de l’intelligence est la même partout dans l’humanité (bon c’est un postulat sauvage je vous l’accorde), elle se manifeste juste de manière différente. Vous conviendrez sans doute que les tests sont juste un moyen de révéler une grande douance manifestée selon les standards, mais qu’ils passeront à côté d’autres, d’où la tentative de beaucoup de « fè kokann » comme on dit chez moi, c’est-à-dire prendre les chemins de traverse, court-circuiter le système officiel.

    Pour revenir aux usurpateurs car c’était en fait là le véritable point central de votre article, je dirai comme un autre commentateur que ce genre de personnages agaçants s’infiltrent dans n’importe qu’elle sphère de la société, il n’y a que deux attitudes à avoir face à ces personnes : prudence & compassion. Si les surdoués ont la capacité de les débusquer assez facilement ces gens en mal d’attention comme vous l’avez souligné, les seuls embêtés seraient finalement les non surdoués qui tomberaient dans le panneau…Personnellement, je ne me méfie pas tant des gens qui se disent surdoués, que de ceux qui n’en ont pas douté une seule seconde dès que l’idée les a effleurés, l’une des caractéristiques observées chez les surdoués diagnostiqué étant la remise en question, le doute etc. Et encore…cela ne serait-il pas un trait attribuable au manque de confiance en soi qui touche tant de personnes dans nos sociétés, la tendance au doute hyperbolique très français, accompagné d’une intellophobie de fond dans nos sociétés. Dans d’autres sociétés, là encore je témoigne, les personnes ont globalement bien plus confiance en elles et l’annonce d’une surdouance pourrait être vécue comme le fait de se voir attribué sa juste place, sa juste destinée, pas comme quelque chose dont on doit douter.

    Voilà, voilà, je me suis étalée, j’espère ne pas vous avoir assommée, mais juste enrichi votre façon de voir les choses et peut être amenée à ressentir moins de frustration façon face à l’état des choses !

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    • Line dit :

      Bonjour Shani,

      Merci beaucoup pour ce long et riche commentaire. 🙂

      Je sais qu’il sera apprécié par beaucoup de lectrices et lecteurs ici, comme par moi-même.

      Votre commentaire traite de beaucoup de choses qui ne sont pas le sujet de l’article. Je vais donc me concentrer sur ce qui est le sujet de cet article : l’usurpation.
      Usurper une identité c’est se prévaloir d’une identité que l’on sait ne pas être la notre.
      C’est un acte volontaire, délibéré, de mensonge, et quelque part de vol.
      Puisqu’on prend ce que l’on sait ne pas être notre.

      L’émotion de bien des lecteurs et lectrices repose je crois sur la confusion qui suit : amalgamer les personnes usurpatrices d’une condition neurologique différente (le HPI) et les personnes qui ne savent pas objectivement si elles sont concernées ou pas par le sujet mais qui pensent l’être.
      De ces dernières personnes, je ne dis rien dans cet article.

      Je suis moins sure de moi que vous, je dois l’admettre, je me garderai donc bien d’affirmer que face à des personnes usurpatrices il n’y a qu’une seule attitude à avoir.
      Très égoïstement, je me souviens du tourment intérieurs, de la blessure que cela me faisait ; et je dois admettre que je pense à toutes ces autres personnes qui elles aussi, sont sans doute aux prises avec des émotions à l’intensité similaire face à cette usurpation, et qui n’ont pas à l’instant t ni de compassion ni de patience à offrir à celles et ceux qui leur font vivre cela.
      Je partage un peu de ce que j’ai vécu, j’ai la chance que d’autres partagent avec moi des expériences similaires ou différentes (en termes de réactions) mais je ne saurais dire ce qu’il faut ou ne pas faire (dans l’absolu j’entends).

      C’est pourquoi les commentaires sont enrichissants, chacun•e apporte son témoignage.

      Pour le reste (conception de l’intelligence, questionnement des test de QI, etc) ce n’était pas l’objet de l’article.
      Je crois que malheureusement, beaucoup de gens se font un avis sur les tests de QI sans ni savoir ni comprendre ce qu’ils sont en tant qu’outil. (Et ceci ne vous est pas destiné spécifiquement, c’est une réflexion générale, je ne voudrais pas que l’on me comprenne mal. 🙂 )
      Qui plus est le sujet de l’intelligence est un sujet qui brasse énormément de fantasmes, et de blessures, en chacun•e de nous.

      D’autant plus dans une société éminemment paradoxale, qui exclut la différence tout en poussant à (voir en exigeant de) se démarquer de la foule.
      Ce qui est perçu comme l’intelligence hors norme peut donc représenter un de ces moyens de valorisation, d’existence aux yeux des autres.

      Cette démarche est humaine, un peu triste si vous voulez mon avis (que de s’inventer des attributs plutôt que développer ceux que l’on a) , mais humaine. Et en cela , évidemment qu’elle mérite notre compréhension.

      Néanmoins, le HPI est un sujet sérieux, dans le sens où il s’agit d’individus, de vies entières. Et, même si ce blog n’y met pas l’accent, il s’agit aussi parfois de MORTS.
      Le taux de suicide chez les adolescents à HPI est plus elevé que le taux national de suicide chez les adolescents.

      IL y a des réalités derrière ce concept, et pas seulement des fantasmes.

      D’où, à mon sens, le besoin d’une information riche, dense mais surtout précise et juste sur ce qu’est le HPI.

      Or, des personnes qui se présenteraient comme HPI, alors qu’elles ne le sont pas et en le sachant parfaitement (nos usurpatrices donc) font de par leur comportement même de la désinformation sur le sujet. Quand bien ils et elles auraient une connaissance encyclopédique du sujet, ils et elles ne seront toujours pas HPI. On dit souvent qu’on « sent » la différence chez les personnes HPI, qu’elles ne sont pas exactement comme les autres, dans leurs réactions, leur comportements, leur façon d’être et de voir le monde. Tout ceci ne peut se feindre.
      Cela peut paraître anodin, sans importance, mais cela fait partie d’un continuum.
      Des gens non renseignés sur le HPI vont parler avec ces usurpateurs et usurpatrices, ils vont se faire une idée (fausse) du HPI à partir de ces personnes. Et cela viendra alimenter la machine des préjugés et fausses idées sur ce qu’est le HPI. Au bout de ce continuum de désinformation, des clichés, des préjugés, il y a le rejet, la violence et potentiellement le suicide de certaines personne à cause, aussi, de tout cela.

      Le HPI est une réalité, pas un fantasme, pas un mythe et certainement pas un joli badge pour faire parler de soi en bien.
      Je vous invite, pour conclure sur cet aspect à lire l’article qui suit, qui parle exactement du même phénomène mais concernant le syndrome d’asperger (c’est une des lectrice du blog qui a eu la gentillesse de partager le lien).
      http://emoiemoietmoi.over-blog.com/2015/07/ces-autistes-qui-n-en-sont-pas.html
      L’auteure conclue par ces mots qui m’apparaissent très justes (et certes très directs) :

      « L’étiquette « SA » peut aussi apporter une réponse facile à ceux qui se posent des questions existentielles, qui ont envie d’attirer l’attention, et/ou n’ont pas le courage de procéder à une réelle introspection afin de se remettre en question. « Non je ne suis pas paumé je suis autiste », « Non je ne suis pas mal élevé je suis autiste », « Non je ne suis pas fainéant je suis autiste ». Je trouve cela affligeant. Non seulement ils se desservent, mais surtout ils accablent une communauté minoritaire qui a déjà bien du mal à se faire entendre pour le respect de ses droits les plus élémentaires. En agissant de la sorte, ils nous confisquent de façon illégitime une part de notre identité, de notre parole et de notre crédibilité, et ce, en toute impunité. On s’en passerait bien !! »

      Se poser des questions et se reconnaître dans un profil sont des choses qui ne sont ni jugeables ni discutables.
      Mais tout jugement posé sur soi est subjectif.
      Éminemment subjectif.
      Et même si la subjectivité peut nous amener à des avoir des conclusions justes sur nous-même, il n’empêche que l’on ne peut attendre des autres qu’ils et elles acceptent cette subjectivité – à laquelle la personne est seule à avoir accès – comme preuve objective de ce que l’on avance. Comme une réalité.

      Enfin cet article aborde la simple logique des choses : il y a une différence entre être convaincu•e d’être quelque chose, et pouvoir effectivement dire sans aucun doute possible (toujours à l’aune de nos connaissances actuelles) que cette chose est bien réelle.

      Par exemple, je me questionne quant à un éventuel trouble Dys chez moi, et cela avec une certaine force de conviction voir une conviction certaine.
      Il n’empêche qu’en l’absence de diagnostic, avec toutes les limites que l’on pourrait souligner quant aux outils utilisés pour poser ce diagnostic et même avec toutes les questions que l’on pourrait poser sur la définition même du trouble en question, je ne peux pas -d’un point de vue aussi logique que moral – me déclarer comme souffrant d’un trouble DYS.
      Tout simplement parce que je ne sais pas si oui ou non j’en suis bien porteuse.
      J’ai une idée, une conviction, un doute, ce que vous voulez, mais je ne peux pas l’affirmer. Et si je le faisais, même si le diagnostic s’avérait positif par la suite, j’aurais quand même tort de le faire, parce que ma conviction n’est pas une preuve.

      Quoi qu’il en soit, merci pour votre intervention ici. 🙂
      Je vous invite chaleureusement à recommencer si le cœur vous en dit. 🙂

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  11. Zeb Leon dit :

    Hahaha, le nombre de ces auto détectés que l’on peut croiser sur les réseaux sociaux, a faire peur
    Le pire dans leur discourt de justification sur le fait de ne pas vouloir passer de test c’est ce traditionnel « pas besoin de passer un test pour ce que je sais deja » genre je suis bien plus malin que ces psy qui ne veulent en réalité que me piquer du fric (ben oui, z’avez vu le prix de ce test, un vrai scandale)
    Et quelque chose me dit que c’est pas demain la veille qu’on va en être débarrassé, au contraire

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      • Zeb Leon dit :

        Ho, l’idée, je l’ai depuis un moment moi
        J’avais spécifiquement posé la question a une psy lors d’un café zébré pour pouvoir donner a tous un éclaircissement a ce sujet
        Moi, en tant qu’indépendant, je sais ce que c’est que de devoir facturer des heures « invisible » et des faux frais aux clients
        J’irais bien de ma plus a ce sujet aussi un jour ou l’autre 😉

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  12. Dulsao dit :

    Les Asperger aussi, perso’ j’accroche plutôt bien dans mes ressentis avec eux 🙂 parfois même plus qu’avec quelques HPI, le comble ha ha
    (cet article a déjà fait couler beaucoup d’encre donc je rebondis juste sur ce fait d’avoir des accroches avec certains HPI presque intuitivement… Ah et, c’est vrai que naïvement je ne pensais pas que l’on pouvait consciemment mentir ainsi mais bon, il faut croire que si finalement)

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  13. eafrteclz dit :

    Putain. Je commence par un mot vulgaire oui .
    Démasquer les intrus ? Comme quoi on peut être HP et souscrire avec une bêtise sans fond aux logiques d’exclusion les plus primaires. Quand bien même certains mentiraient ou joueraient un jeu, quel intérêt à les démasquer voire à les ridiculiser? Si ces gens font cela, c’est sûrement parce qu’ils ont besoin de se narcissiser, tout comme vous le faites à travers votre « identité » d’HP.
    Ce passage là est juste pitoyable. J’en peux juste plus de ces HP qui ne savent pas se définir autrement et qui finissent par tomber dans la posture de ce qu’ils sont réellement .
    « Je suis trop intelligente » etc etc mais dans ce cas-là , suicidez-vous si ça vous est si insupportable. Les martyrs de l’intelligence.
    Je suis toujours surprise du niveau de médiocrité générale des articles ou blogs concernant les HP. L’identité HP permet de se narcissiser , donc de se mentir à soi-même sur plein de choses. Le marché du  » HP » ( livres, conférences, confidences et témoignages etc) permet de construire une identité complètement fantasmée : le  » surdoué » . C’est exactement la même logique qui préside au marché gay, musulman, et de toute autre minorité.
    Pour appréhender la réalité, il faut déjà sortir de cette posture. Après je vais finir sur une note positive pour pas que vous voyez en moi  » une normopensante (mot ridicule encore) trop jalouse lol trop le seum » là où il faudrait plus y voir quelqu’un de saoulée par ces narrations de soi faussement réparatrices : c’est vrai que les accrocs se flairent .
    C’est très inconscient , les gens se flairent entre eux. Je vais pas dire « on » parce que je m’associe à des êtres humains qui peuvent avoir la même intuition, leur propre vision du monde, pas à un conglomérat abstrait nommé  » les surdoués » . Je crois que le délire d’HP finit par se substituer au faux self, donc faut arrêter et dépasser tout ça .
    Soit t’as une vision intérieure que tu poursuis dans ta vie, soit t’en n’as pas. Soit t’es intéressant, soit tu l’es pas. C’est déjà un critère plus intéressant que le  » ah ah c trop pas un HP d’abord donc next je parle pas à ça parce que j’ai 152 de QI donc tu vois quand même on va pas gaspiller les neurones ah tu peux pas comprendre c une blague de HP lol » . Faut mûrir dans la vie aussi, comme un arbre tiens.

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    • Line dit :

      Madame,

      Je ne sais pas bien quel article vous avez lu, mais il ne doit pas s’agir du mien.
      Je ne comprends pas comment le contenu de votre commentaire peut découler de la lecture de ce que j’ai écrit.

      Vous vous positionnez sur ma vie intérieure à partir de quelques lignes trouvées sur le net ? Votre propre vision intérieure confine à la médiumnité s’il vous faut si peu pour penser pouvoir connaitre l’intériorité de qui que ce soit.

      Je pourrais continuer ainsi et pointer méthodiquement tout ce qui pour moi ne fait aucun sens dans votre commentaire, mais je pense qu’il y a plus important.

      Je vous cite : « […] mais dans ce cas-là , suicidez-vous si ça vous est si insupportable. »
      Ceci passe à minima sous le coup d’incitation à la violence, un délit donc.
      Il faudrait que je me renseigne, mais depuis peu il existe des lois propres à l’usage d’internet et je suis certaine que des propos conseillant à quelqu’un de se suicider sont passibles de poursuites pénales.
      Enfin, vous faites des amalgames absolument tendancieux, qui flirtent dangereusement avec les délits d’homophobie, et de discrimination en fonction de la religion.

      Je vous fais la grâce (oui la grâce, exactement) de publier cet unique commentaire d’une violence rare, pour vous démontrer que j’accorde à votre parole fielleuse le même respect (qu’elle ne mérite que peu) qu’à toute autre qui prend la peine de s’exprimer ici.

      Puisque mon blog (et tous les autres parlant du HPI visiblement) vous donnent tant de nausées, je vous encourage à simplement arrêter de les lire ou mieux encore à appliquer vos propres conseils, que vous distillez avec tant de véhémence : dépasser tout cela, murir, etc

      Vous aurez compris que tout autre commentaire du même acabit que celui auquel cette réponse s’adresse, sera purement et simplement supprimé.

      Que vous ne soyez pas d’accord avec moi, je m’en fiche comme d’une guigne.
      Que vous pensiez tout savoir de la personne que je suis à travers seulement quelques lignes, je trouve cela plus triste pour vous que pour moi.
      En revanche je ne tolérerai jamais l’appel à la violence.
      Vous êtes prévenue.

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  14. Line dit :

    J’ai reçu un commentaire dont l’auteur souhaite rester anonyme, aussi je me permets d’en copier le contenu ici.

    « Bonjour Line
    que dire d’une personne qui s’est isolée 34 ans non pas à cause de ses bizarreries, de l’incompréhension ou de l’intolérance de son entourage (à sa différence) , mais à cause de son comportement hautain , méprisant, jugeant, discréditant , violent, critique? Que dire de son incapacité à manifester de l’ altruisme, de l’empathie , de la compassion ou de la tolérance envers les personnes qu’elle croise, targuées unanimement par elle, de débiles et de « c.. » ?, Que dire du vide qu’elle a fait autour d’elles ? Que dire de sa dépendance vivant en qualité de rentière sans avoir jamais travaillé grâce aux subsides de sa mère ? que dire de leur relation fusionnelle, destructrice ? Jusqu’à ce qu’elle soit diagnostiquée sur douée (sans doute ) et qui du jour au lendemain a réussi à influencer sa propre mère au point de la faire rompre avec ses proches au motif qu’ils seraient « c… » et malveillants (selon elle) ? que dire de son narcissisme surdimensionné , quand elle se décrit sans modestie, quand elle se targue haut et fort partout sur le web d’avoir de l’empathie, de la compréhension, de l’humilité, de l’écoute, de la bienveillance ? que penser quand elle s’auto proclame psychothérapeute, douée en psychologie, quand elle s’installe en tant que professionnelle avec un siret, sans formation, (vérifiée elle a mis son CV sur les réseaux sociaux ) sans étude, sans apprentissage en psycho pathologie , sans connaissances sur les troubles du comportement et n’ayant rien appris sur les méthode de résolutions de problèmes? Que dire d’elle quand elle s’arroge, des titres des fonctions des qualités qu’elle n’a jamais eues et quand elle prétend soigner des personnes fragiles ou en difficulté et notamment des enfants ? elle n’a pas le syndrome de l’imposteur, c’est le contraire , c’est un imposteur, elle répète à l’envie la théorie du profil du surdoué qu’elle a puisé dans la littérature spécialisée ? Que dire de la relation fusionnelle de cette mère et de cette fille qui ont perdu les pédales depuis qu’elle a été diagnostiquée avec un QI élevé . Invitée dans des émissions (planète douance) traitant de la sur douance, personne ne voit son problème, ne détecte son usurpation (non sur sa douance que je pense réelle) mais tout ce qu’elle a rajouté pour se construire une nouvelle, vie une nouvelle personnalité, s’arroger de nouvelles qualités. Comment n’est elle pas repérée, par les autres personnes sur douées, son discours est vide de sens, creux, elle n’a pas de culture générale, elle ne s’est pas instruite durant sa longue paralysie, elle a passé son temps à détruire les relations autour d’elle. Je suis un membre de sa famille victime collatérale du vide fait autour de sa mère.
    Bien à vous, »

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  15. hp DYSjonctée dit :

    Je viens de me faire tester (https://hpout.wordpress.com/2018/05/01/hp-moi-quand-on-libere-le-poisson-rouge/) et j’avoue que j’ai eu l’envie de le’ crier sur les toits. Pourtant, je ne me sens pas intelligente, au contraire. Mais j’ai enfin l’impression d’avoir une explication à plein de choses qui clochent en moi. Franchement, je n’avais pas besoin d’un diagnostic pour me savoir hp, certaines lectures ont mis tellement de mots sur mes maux que je n’avais aucun doute. Par contre, test de QI, j’avoue, rien que le mot me donne envie de m’excuser d’avoir osé me penser hp. J’ai cru que le dire m’aiderait à me sentir moins bête dans certaines situations mais j’ai vite compris que ça n’avait du sens que pour moi.

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  16. Fla777 dit :

    Bonsoir,
    Cet article est intéressant et j’ai bien compris le sujet: « les personnes qui trompent sciemment leur monde en se faisant passer pour surdouées ».
    Néanmoins, je m’interroge :
    1) On sait que pour qu’une personne mente, il faut qu’elle sache la « vérité ».
    Le mensonge ne peut exister qu’à la lumière d’une « vérité ».
    2) Vous affirmez que la « vérité » sur le haut potentiel ne peut être révélée que par un test de QI.
    (Vous affirmez que seul le test de QI permet d’infirmer ou de confirmer le haut potentiel intellectuel, donc de légitimer totalement le partage de l’information. Le QI rend le haut potentiel réel, il le rend « vrai »).
    Si on veut donc être exact: pour qu’une personne mente sur le fait qu’il/elle soit surdoué(e), il faut abord qu’elle sache qu’il/elle ne l’est pas, donc qu’il/elle ait connaissance de ces résultats « négatifs » au test de QI.
    Peut-être aurait-il fallu nommer cet article « Ces testés négatifs qui se font passer pour des vrais surdoués (ou testés positifs »), ou encore « Ces « 130 ». »
    Cette idée de test de QI érigé en « sacro-sainte vérité » me dérange. Je suis désolée si ça vous semble agressif, je ne vous prête aucun mauvaise intention, je suis admirative et je trouve courageux de lancer des débats sur le thème de la douance, votre bienveillance est palpable.
    Cependant….
    Le QI est un instrument de mesure permettant de mesurer l’ « intelligence ». L’ »intelligence » est ce qui est mesurée grâce au test de QI. –> Cette tautologie ne dit absolument rien sur ce qu’est l’intelligence!
    Nous ne sommes toujours pas parvenus à établir une définition consensuelle de ce qu’était l’intelligence, et le QI est sans doute une infime pièce d’un puzzle bien plus grand et complexe.
    De plus, les connaissances sur le cerveau sont embryonnaires, et je doute qu’on puisse percer le mystère de ce qui fait la psychée humaine à l’heure actuelle. Les traces anatomiques de la douance au niveau du cerveau n’expliquent rien, le cerveau est plastique, la pensée et l’intelligence sont des processus dynamiques, il est encore aujourd’hui extrêmement hasardeux de poser des affirmations sur les origines et le fonctionnement de la douance, et ipso facto sur le degré de pertinence du test de QI, car on ignore ce qu’il met réellement en lumière.
    On mesure, chez un individu, des indices dont les scores seraient stables dans le temps. Oui, des probabilités ont été calculées. Mais qui peut me dire que mon QI n’a pas bougé durant 20 ans est une vérité absolue? Qui peut-me m’affirmer qu’un résultat négatif n’est pas la conséquence d’autre chose que de la « non-douance » de façon absolue? Les sciences humaines ne sont pas de la Physique ou des Maths, elles ne sont pas neutres, la psychologie tend vers l’objectivité, mais elle calcule des probabilités sur l’esprit humain. Niveau scientificité, on repassera (et pourtant, j’étudie la psycho), donc j’exhorte à la prudence. Il n’y a même pas de consensus concernant la terminologie car on ignore qui sont les surdoués. On ne sait pas combien ils sont (la courbe de Gauss dit 2 à 5 %, mais on ne sait pas en réalité). Est-ce un phénomène interculturel? (Y-a-t-il des surdoués dans des tribus ou des ethnies plus « primitives »? Est-il possible d’avoir obtenu plus de 130 au test de QI et ne pas être « surdoué »?
    Personne n’a de réponse, il y a bien ici impossibilité de la certitude! Et c’est peit-être pour ça que le score aux tests ne soulage QUE temporairement, car finalement on ne sait pas ce qui se passe.
    Vous parlez du besoin impérieux d’exactitude des surdoués, de cette impossibilité d’accepter l’inexactitude. Au fond, le fait de faire le raccourci QI 130–> Surdoué, ou Surdoué–> 130 QI, est une inexactitude en soi selon moi. Soit une vérité est vraie, soit elle ne l’est pas, soit c’est une question de point de vue, donc pas une vérité. Aujourd’hui, la barrière des 130 est clairement remise en question, on sait que certains sous-performent allègrement (menace du stéréotype, mécanisme de défense? ou autre chose?),alors que d’autres peuvent avoir obtenu des scores > 130 en n’étant pas surdoués.
    Un surdoué doute car au fond, « il sait qu’il ne sait rien », il contemple l’étendue de son ignorance, c’est une source de désespoir mais aussi de joie intense, c’est aussi sûrement le moteur de cette soif inextinguible de connaissances.
    Par contre, il a des ressentis, des intuitions, des fulgurances, des émotions qui ne trompent pas, qu’on ne peut mettre en mots tout de suite, mais qui existent et se vérifient souvent! (rien de mystique là-dedans, plutôt un inconscient cognitif plus performant).
    Quand on sait qu’un autre n’est pas surdoué, on le sent très nettement, c’est une évidence.
    Mais on ne peut l’expliquer.
    J’ai dit au début de ce commentaire: »Pas de mensonge sans vérité… », l’explication est là, si un non-surdoué se revendiquant surdoué (sciemment ou pas) nous font tant souffrir, c’est qu’on ne peut pas le détromper ni le confondre !!! Si ce sont des « non-surdoués » qui se prennent sincèrement (ou pas) pour des surdoués (QI à l’appui ou non), il sera impossible de leur expliquer ce qu’ils ne sont pas, ni à eux, ni aux autres! Nous n’avons pas les mots pour expliquer en quoi nous sommes différents, alors comment faire éclater « la vérité »? . On ne peut prouver qu’ils mentent qu’autant qu’on peut prouver que le « surdoué » existe… Frustration !
    Bertrand Russell pense que la vérité des choses est indépendante de nos moyens de les atteindre. Et effectivement, on peut « savoir » sans test de QI.
    Et peut-être que ce qui fait qu’il y aurait un effet de connivence entre « surdoués », ce sont peut-être nos inconscients qui se reconnaissent. D’où un possible effet radar.
    Merci d’avoir aborder ce sujet, cela m’a donné envie de m’exprimer, et je pense que c’est votre but.
    Je n’ai pas non plus la réponse, je spécule! Mais je ne peux m’empêcher de penser à ces gens qui sont « surdoués » et passent leur vie sans savoir à côté de quoi ils passent…. Ce sont à côté d’eux qu’ils passent. Et le QI peut aider, mais le sublimer à ce point et en faire un critère absolu, je trouve ça préjudiciable. Parce que oui, être « surdoué » (ou ce que ça désigne), c’est un ressenti avant tout, une façon différente et tellement singulière d’aborder le monde! Je ne dis pas « les surdoués qui passent des tests de QI sont des nazes pas assez sûrs d’eux », pas du tout du tout. Je dis simplement que de toutes les manières, on ne peut pas définir ni prouver la douance à l’heure actuelle, alors il faut croire en soi avant toute chose. Le QI peut aider et certainement être une bouée de sauvetage dans les moments difficiles (je ne suis pas folle/fou, j’ai >130 de QI) et c’est légitime! Mais interdire la légitimité du statut de surdoué à un individu sous prétexte qu’il n’a pas passé le test ou qu’il n’a pas atteint les « 130 règlementaires », c’est potentiellement privé un grand nombre de surdoués ne pouvant pas passer les tests (pour x ou y raisons tels que la peur, la dépression, l’argent, le fait d’être psy soi-même, etc.) de ce qu’ils sont ou pourraient devenir.
    De nouveau, je suis désolée si je vous ai semblé désagréable, ce n’est pas mon intention. Tout ceci est un avis, pas de jugement, chacun fait au mieux selon les circonstances.
    Si le test de QI peut aider, ça mérite de s’y intéresser. Mais ce n’est pas le Graal.
    Je tiens à préciser que je ne suis pas une grande fan non plus des psychologues « spécialistes » de la douance, mais idem, si ça peut aider…
    Merci de votre attention

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    • Line dit :

      Bonjour Fla,
      Rassurez-vous je ne me sens pas agressée du tout.
      J’entends votre argumentaire philosophique. Néanmoins je pense qu’il y a méprise sur les prémices.
      Je ne considère pas que le QI supérieur à 130 est la « vérité » de la douane ou même de l’intelligence, je dis que c’est le critère qui fait le plus concensus sur le sujet (et encore, si vous regardez la date de cet article et que vous parcourez les plus récents, notemment celui sur ma firlation au WAIS-IV, vous verrez que j’ai étayé, précisé et nuancé mes propos sur le sujet du QI et du test).
      De même pour l’intelligence, je n’ai de cesse de répéter qu’il s’agit dans le cadre du test de QI de l’intelligence cognitive. Le résultat du test le QIT étant l’indice le plus fortement corrélé à ce que l’on a nommé facteur g, qui serait donc l’intelligence dans toutes ses composantes. D’ailleurs chaque subtest du test de QI fait appel à des facettes différentes du facteurs g, et l’ensemble des subtest balaie la totalité de ces sous facteurs g ou facettes du facteur g. Donc le test de QI est bien, réellement, l’outil le plus puissant que nous ayons aujourd’hui pour évaluer l’intelligence.

      Voilà en ayant clarifié ces deux prémices je pense que j’ai du coup répondu à votre argumentaire sur « la vérité de la douane ».

      Pour le reste, oui il existe des surdoués dans les tribus dites primitives pourquoi n’y en aurait-il pas ?
      Oui les tests de QI sont sensibles à la culture mais c’est connu par les psychologues.

      Quant aux affirmations que vous faites sur les surdoués, à propos de l’exactitude et du doute… N’est-ce pas là ériger une « vérité » qui ne peut elle non plus être prouvée ? 😉
      Je me permets ce jeu d’esprit parce que j’ai cru reconnaître à travers que vous apprécierez cette petite voltige dans le discours pour la plaisanterie innifensive qu’elle est. Un hommage à la qualité de votre commentaire, et non pas une preuve d’agressivité. ☺️

      J'aime

  17. Fla777 dit :

    Bonjour Line,

    Merci pour cette réponse, je trouve ça très agréable de pouvoir discuter sereinement, même si nous ne sommes pas du même avis (et c’est tant mieux), c’est nourrissant. 😊

    « Quant aux affirmations que vous faites sur les surdoués, à propos de l’exactitude et du doute… N’est-ce pas là ériger une « vérité » qui ne peut elle non plus être prouvée ? 😉 »
    –> Tout à fait, mais quand j’évoque le doute ou l’exactitude dans mon commentaire, je n’affirme pas que ce soit le cas pour tous les « surdoués », je suivais votre logique car vous avez affirmé dans l’article que les « surdoués » ne toléraient pas l’inexactitude. Je ne suis pas forcément d’accord, un individu refusant un test de QI ne soit pas surdoué parce qu’il se « contente » de se fier à son vécu et non à un score au test de QI.
    Idem pour le doute, je l’ai lu dans l’article. Quand je dis:  » Un surdoué doute car au fond, « il sait qu’il ne sait rien », il contemple l’étendue de son ignorance, c’est une source de désespoir mais aussi de joie intense, c’est aussi sûrement le moteur de cette soif inextinguible de connaissances. », j’aurais dû préciser que si effectivement j’affirme qu’un surdoué doute (comme c’est aussi le cas des non-surdoués), je suppute ici qu’il doute plus et plus profondément (et surtout de qui il est), ce qui peut même l’amener à douter du QI autant que du reste mais il s’agit d’une possibilité d’explication quant au sentiment de légitimité que ressent un surdoué n’ayant pas passé de test, et non une affirmation, au temps pour moi.
    Un « surdoué » est « surdoué » avant d’avoir été testé. La seule différence entre un testé et un non-testé, c’est que les premiers seraient socialement reconnus et légitimés, pas les seconds. Certes, il faut probablement réussir à mettre un mot dessus pour nous sentir exister dans la société, et trouver des tests plus pertinents, mais il ne faut jurer de rien.
    Nombreux philosophes (Platon, Montaigne, Descartes, entre autres) pensent que le doute est ce qui permet la pensée, la liberté, la vérité et qui met en garde contre les dogmatismes.
    Et c’est peut-être ce qui motive ma démarche, car quand je lis ce genre d’articles sur le QI « je doute que les auteurs doutent ». Et donc je demande à l’auteur.
    Veuillez m’excuser, je n’ai pas encore lu vos autres articles qui traitent le sujet, mais je vais le faire!

    Pour en revenir à votre réponse, j’entends tout à fait ce que vous dites. « Le QI est le test qui fait le plus consensus aujourd’hui concernant l’intelligence cognitive. »
    Mais je me questionne, car sans avoir de certitude sur la définition de l’intelligence, comment savoir et définir ce qu’est l’intelligence cognitive?
    Je peux dire que le QI mesure un certain ensemble d’aptitudes cognitives (et/ou une orchestration d’aptitudes cognitives) dans le contexte du passage de test. Outre les biais du test de QI en termes de psychométrie (et ils en ont tous), les biais et autres processus d’inhibition en jeu sont totalement inconnus et possiblement colossaux.
    J’ai lu une interview de Jacques Lautrey qui rappelait que le score de QI classe un individu au regard de son échantillon de référence concernant des aptitudes relatives à « l’intelligence académique », car ces aptitudes cognitives mesurées par le QI sont celles les plus mobilisés dans l’apprentissage scolaire. Toute proportion gardée concernant la difficulté de définir l’intelligence, il pense que l’évaluation de l’intelligence dans une culture donnée peut être objective si tous les évaluateurs trouvent les même résultats. Mais la tautologie demeure, on définit comme « intelligence » ce qui est visible par les tests, et ce qui est visible par les tests est nommée intelligence. Mais ce n’est pas parce qu’on a que ça (le QI), que c’est bien ça l' »intelligence ».
    « Le test qui fait le plus consensus » –> « Le consensus entérine la reconnaissance qu’une opinion ou un sentiment est largement partagé soit parce qu’une forte majorité penche en faveur de cette position donnée soit qu’elle repose sur le constat de l’absence d’une opposition réelle ou sérieuse. » De plus, le consensus c’est être d’accord en terme de « sentiment commun », de « sentiment »… Que ce soit pour eux ou pour nous, il est donc affaire de « sentiment ». En quoi le consensus ou « sentiment commun » légitime davantage la douance que le sentiment individuel? Le fait qu’il y ait un certain consensus autour du QI implique que 1) soit du fait de l’opposition qui n’est pas réelle ni sérieuse (Mais en vertu de quoi? De la scientificité?), 2) soit du fait du faible nombre de personnes en opposition. Comme je le disais, pour la scientificité, je ne suis pas convaincue (le facteur g est l’objet de nombreuses critiques, certaines plus fondées que d’autres, mais qui questionnent). Quant aux nombres, clairement, les « surdoués » ne sont pas avantagés. Car même si on ne peut pas les quantifier, on sait qu’ils ne sont pas majoritaires, sinon être surdoué serait la norme (possible heuristique de jugement de ma part).
    Entre les « surdoués et le signifiant « surdoué » s’élèvent une armada de psys, et ces derniers seraient les seuls ayant moralement et légalement le droit de les adouber, de les signifier au monde. Ils ont crée le signifiant « surdoué », et en circonscrivent les contours à travers le prisme d’une réalité « objective » (le QI), mais ils savent qu’ils ne peuvent pas glisser sous le tapis la poussière des variables parasites (inhibitions dues à l’inadaptation sociale, à la dépression, etc). Ils scandent alors: « Il faut interpréter les résultats en fonction du contexte individuel », mais le font selon LEUR expérience clinique subjective (qui dépendra du psy lui-même, de son orientation, de sa pratique, enfin bref, biais à gogo).
    Je n’ai rien contre le psychologue en tant que psychologue, ils aident, je ne suis pas « anti-sciences », je ne suis pas « pro-psychanalyse », je milite pour la connaissance de soi par soi et avec l’autre, moins pour la connaissance de soi par l’autre et avec soi, et « je sais que je ne sais rien », mais j’ai mon ressenti, il est indéniable, et le sens de mon ressenti n’appartient qu’à moi (je ne parle pas seulement de la douance, mais d’un peu tout). Déléguer la donation du sens de mon ressenti à une tierce personne (je ne parle pas de médecine), trop compliqué et dangereux (mais je suis peut-être folle). En discuter avec le plus grand nombre, ou du moins ceux ayant envie d’en découdre, OUI. Les laisser penser pour moi, NON. (et ce n’est pas ce que vous faites non plus, encore une fois, pas de sous-entendu ni d’animosité dans mes propos)

    Les « pseudo-usurpateurs » sont en recherche, ils s’accrochent à une entité nosographique qui fait assez sens pour eux à un moment donné. Mais au long cours, il me paraît peu probable que cela ne tienne. Imaginez un individu « non-surdoué » qui se doit se faire passer pour un surdoué tout le temps et toute sa vie? Horreur…J’ai simulé toute ma vie la non-douance, et j’ai failli lâcher la rampe à de nombreuses reprises, alors dans le sens inverse, ce doit être tout aussi épuisant, enfin j’imagine). Dans un sens comme dans l’autre, on passe à côté de soi et de sa vie,et je plains profondément les personnes qui vivent à côté d’eux-mêmes (J’avoue aussi que ça me met quand même en pétard!).
    Je me dis qu’il vaut mieux laisser ces gens mentir et les mettre au défi (ils finissent toujours par nous fuir quand ils se sentent mis en danger dans leur prétendu douance) plutôt que de vouloir jeter les bébés avec l’eau du bain, et prendre de risque de réduire au silence quantité de « vrais » surdoués non testés. Leur sacrifice n’est pas souhaitable.

    Pour finir, je copie-colle un petit texte que j’ai trouvé pertinent (wikipedia, haha😉 mais j’assume):
    « Selon Christophe Pacific, à vouloir éliminer le conflit dans la démarche de recherche de consensus, nous éludons l’opportunité de le dépasser. Nous sacrifions un meilleur possible au profit d’une démocratie du moindre mal. Les décisions pluridisciplinaires, qu’elles soient issues d’un staff médical, d’un comité d’éthique ou d’une instance politique internationale, succombent aujourd’hui au chant du consensus. A contrario, le dissensus assure, par le lien fécond de la parole, le souffle éthique d’une société. Il y a davantage de possibles dans un conflit que dans un consensus. »
    😊
    Et un petit proverbe chinois, je n’y ai pas encore suffisamment réfléchi pour l’approuver, mais j’ai trouvé cette définition de l’intelligence sympathique :
    « Connaître autrui n’est que science ; se connaître soi-même, c’est intelligence. »

    Merci beaucoup ,

    Flavie

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    • Line dit :

      Bonsoir Flavie,

      C’est toute la question de toutes les sciences : est-le la vérité, l’absolu complet ?
      Pour résumer le principe de toutes sciences, on comprend les choses comme cela aujourd’hui, jusqu’à ce que demain, nous les comprenions autrement à la lumière d’autres découvertes et expériences.

      Pour savoir si nous sommes d’accord ou non, je vous encourage à lire effectivement les autres articles du blog. Je répète que cet article date d’il y a 3 ans, et que depuis, au fil des autres billets, j’ai largement agrémenté mes propos, notamment sur le concept d’intelligence, le test de QI, son utilité et tout cela.

      La seule réponse que je peux vous apporter c’est que l’intelligence cognitive portent sur diverses fonctions dites un temps supérieures de l’esprit dont mémoire, la capacité d’abstraction, la résolution de problèmes nouveau et la capacité à le faire le plus rapidement possible.
      Selon Binet, (cela date je vous l’accorde, mais c’est le fondateur des tests d’intelligence) à l’origine des échelles de Wechsler l’intelligence est une capacité globale, qui existe sous une seule forme mais qui peut s’évaluer de différente manières. C’est la capacité de penser rationnellement, de produire un comportement adequat dans un contexte socio-culturel donné.

      Je vous rejoins complètement dans vos questionnements sur le sujet de la référence arbitraire de ce qui serait adéquat ou non, normal ou non.
      C’est quelque que chose que je questionne depuis les premiers temps de ma découverte de la douance, et que je continue de questionner y compris dans les critères de cotations du test de QI.
      Certains réponses non socialement conformes devrait ne donner aucun point, et faire penser à une incapacité à exprimer les compétences nécessaire à la passation de l’épreuve, ou une absence de ces compétences.
      Or je pense sincèrement que, lorsque la réponse reflète le but rechercher du test mais revêt simplement un caractère original et inattendu, mais pertinent, cette cotation de 0 n’est pas correcte. Dans le sens où elle ne rend pas compte de la réalité, bien qu’elle soit en adéquation au critère de cotations du test.
      Je pense notamment aux épreuves de compréhensions.
      Pour prendre pour exemple une réponse que j’ai proposé à une question de test, la moitié des psy présents jugeaient ma réponses inadaptée et donc à côté à 0 l’autre moitié moins une personne ne se prononçait pas. Seule un psy a trouvé que ma réponse était extrêmement adapté, car plus complète et plus honnête que les réponses attendue selon les normes sociales.

      Donc oui, bien sur le test de QI a ses limites, c’est absolument indéniable.

      Mais est-ce que parce qu’un outil à ses limites l’on doit s’interdire de l’utiliser ?
      Doit-on arrêter de porter des montres et d’utiliser des agendas parce qu’en fait, le temps n’existe pas selon certaines théories de la physique quantique.
      Ou si je sais que je ne sais rien, doit-on donc arrêter d’étudier, puisque, finalement nous ne savons rien ?

      On peut débattre longuement sur la question philosophique de l’intelligence. Mais ce n’est pas ici le but du blog et je n’ai pas du tout les notions de philosophie suffisante pour le faire à un niveau suffisamment haut pour la question.

      Donc, comme vous le lirez dans d’autres articles, je parle de capacités cognitives, et de l’intelligence constituée par les fonctions supérieures de l’esprit, et traduite par le facteur g, aussi critiquable et limité qu’il soit.
      Quand j’aurais connaissance d’une avancée en la matière, d’une merveilleuse découverte qui fera que tous les scientifiques du monde soient certains d’avoir enfin définit précisément l’intelligence humaine et mis à niveau tous les outils qui s’y rapportent, je mettrai à jour mes connaissances et mes propos.

      Pour le moment, ici il est question de cette intelligence là, aussi limité que le concept soit.

      Pour le reste, je suis du genre à jeter les bébés, l’eau du bain et la baignoire en même-temps. C’est plus efficace !

      Plus sérieusement, évidemment que les gens en questionnement ont le droit de se questionner, et il me semble que je le dis bien dans mon article. Mais tout cela il me semble que je l’ai déjà dit, quelque part sur ce blog. :p Et j’avoue que je fatigue un peu à répéter les mêmes choses, pardonnez-moi s’il vous plait de ne pas le faire cette fois encore.
      (Si j’avez un quelconque goût pour le ressassement infini de concepts, d’idée ou de réponses, j’aurais fait des enfants. Ou prof.)

      Pour finir, une question : la philosophie est-elle votre domaine professionnel , votre loisir ou les deux ?

      Merci à vous Flavie pour vos interventions forts enrichissantes, qui j’en suis certaine, seront profitables à beaucoup ici.

      J'aime

  18. Fla777 dit :

    Bonjour Line,
    J’étudie la psychologie, mais la psycho ne répondait malheureusement pas à mes questions concernant la douance, donc je me suis tournée vers la philo.
    Concernant la répétition ad nauseam, ne vous en faites pas, je ne m’en offusque pas, je comprends!!! Et puis, j’aime aussi « chiner » les infos, je ferai un tour plus sérieux de vos articles. 😊
    « Mais est-ce que parce qu’un outil à ses limites l’on doit s’interdire de l’utiliser ? »
    Il n’est absolument pas question d’interdire d’utiliser le test de QI!
    Comme je le disais dans le commentaire précédent, si ça peut aider, c’est très bien! Comme n’importe quel outil, tout dépend de ce qu’on en fait et de l’importance qu’on lui donne. Je trouvais seulement réducteur d’en faire le seul critère de « détection » de la douance. On pourrait me répondre « mais on n’a rien d’autre pour le moment, c’est mieux que rien! ». Oui, c’est vrai, mais c’est pas parce qu’on a que ça qu’il faut s’y cramponner comme un naufragé à une planche (je ne parle pas pour vous, c’est une remarque générale). La planche est rassurante, mais c’est peut-être aussi elle qui nous retient et nous empêche d’aller explorer les eaux alentours et trouver un rivage rassurant, une terre ferme et nourricière.
    « Doit-on arrêter de porter des montres et d’utiliser des agendas parce qu’en fait, le temps n’existe pas selon certaines théories de la physique quantique. »
    La métaphore ne m’éclaire pas du tout, je suis désolée. 😔
    Un montre ne décrit pas le temps, elle décrit un mouvement (celui d’une aiguille) dans l’espace dont la vitesse a été décidé, or le temps n’a pas de vitesse. Une vitesse c’est une longueur divisée par un temps. Le temps, ce serait du temps divisé par du temps?
    L’espace entre deux tirets du cadran, ce n’est pas du temps. Que le temps existe ou n’existe pas, la montre mesure autre chose.
    Le langage n’est peut-être même pas légitime pour parler du temps. Le mot « temps », quand on l’isole des mots qui l’entoure, se transforme en mystère. Quand nous parlons du temps, ce n’est pas parce nous comprenons ce qu’est le temps, ce sont les phrases qui donnent son sens au mot « temps ». Le mot « temps » n’a pas de sens autonome.
    Les découvertes de la Physique ne sont pas prises en compte dans notre façon de penser et de dire le temps. Au IVème siècle, St Augustin a écrit un texte sur le temps tout à fait compréhensible et encore actuel, il y parle du temps de la même manière que nous.
    On ne sait pas non plus quel est le moteur du temps, du fait qu’un instant donné en remplace un autre, ni comment du « successif » découle du « juxtaposé ».
    (Je paraphrase Etienne Klein: https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/etienne-klein-le-temps-existe-t-il)
    Bref, je ne vais pas bous bassiner avec ça.
    En gros, de la même manière que la montre ne mesure pas « le temps », le test de QI ne mesure pas l’ »intelligence », ou la « douance » (de mon point de vue).
    Ce qui ne signifie pas que les montres sont à jeter, ou les tests de QI à proscrire! Seulement qu’il faut les prendre pour ce qu’ils sont.
    « Ou si je sais que je ne sais rien, doit-on donc arrêter d’étudier, puisque, finalement nous ne savons rien ? »
    Quand Socrate dit « je sais que je ne sais rien », il s’agit davantage ici d’une posture face au savoir (le savoir n’a pas la même définition que dans le langage courant, c’est pour ça que je l’avais mis entre  » « ), le savoir est davantage une chose inachevé, qu’on ne peut directement transmettre, ou écrire. On peut étudier et apprendre, et c’est très bien d’ailleurs, tout dépend de ce qu’on fait de ces connaissances, le positionnement que nous aurons face à elles, et dans ce cas précis, Socrate prône la remise en question de ses connaissances ou des prétendues connaissances (dans le cadre d’un dialogue, rôle de l’interrogateur tenu par Socrate). Parfois on aboutit à « une vérité » qui (toujours chez Socrate) se trouve dans l’âme (on pourrait dire l’inconscient cognitif aujourd’hui je pense) ou alors à une aporie. Ce qui compte pour lui, ce n’est pas de savoir ceci ou cela mais d’être de telle ou telle manière, à savoir de vivre et d’agir selon des valeurs (l’Amour du bien, du juste).
    J’ai fait quelques raccourcis, mais je trouvais qu’hypothétiquement, c’était une explication pertinente du doute intense qui peut envahir les surdoués, une sorte de posture de remise en question constante, toujours teinté d’idéaux. Mais ce n’est peut-être pas une caractéristique qu’on retrouve chez la majorité des surdoués.
    Et ça n’implique en rien de ne pas étudier, au contraire, continuez! Je suis aussi en reprise mes études, ce n’est pas facile, je n’ai pas réussi aussi brillamment que vous dans mon cursus. Blocage total en L3, mais qui m’a poussé à consulter une psy et à être détectée, donc bilan positif.
    Merci pour cet échange, sincèrement.
    Je vous souhaite une bonne rentrée, la faculté c’est pas simple, mais continuez! Je pense que vous allez aider beaucoup de gens!!! 😊
    Flavie

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    • Line dit :

      Merci Flavie pour ces échanges.
      Je suis perdue cependant. En physique, on mesure bien le temps en seconde, minutes, heures, révolutions terrestre…
      Et nous utilisons des chronomètres pour mesurer cela, des montres dont les aiguilles se déplacent selon un rythme précis qui se décrit aussi en secondes, minutes et heures. Ceux sont des cycle certes, mais ils restent bien en secondes, minutes, heures.
      L’horloge universelle atomique mesure le temps écoulé depuis la création de l’univers, ou la terre je ne sais plus, où depuis je ne sais quel repère, en secondes, minutes, etc…
      Donc je ne comprends pas en quoi une montre est sans rapport avec le temps.
      Je suis perdue… 😅

      Je suis d’accord avec vous, les résultats du test de QI ne sont pas le seul critère à considérer pour un diagnostic de douance.
      Il ne faut pas s’y cramponner, mais il ne s’agit pas non plus de ne pas l’utiliser. Et c’est cela que je porte comme idée.
      Vous avez peut être vu dans vos études en psychologie qu’en France il y a un ‘e vrai tendance à rejeter ou à vraiment laisser de côté le test de QI.
      Je trouve cela dommage et préjudiciable quand cette tendance se mue en changeant de mains et de public, en un discours qui consiste à dire des choses fausses sur le test de QI et la douance.

      C’est amusant de voir comme nos centres d’intérêts tintent nos discours et nos réflexions.
      😊
      J’aime la philosophie à un petit niveau pour les questionnements et l’ouverture d’esprit qu’elle apporte et génère. Mais j’en suis vite lassée justement parce qu’elle ne donne (au petit niveau où je l’ai étudié au lycée) que rarement des contours nets et tranchés. J’aime l’absolu, le clair, le définitif et défini. Et bizarrement j’aime la biologie qui est la science de la variabilité.

      Bref, je dois me reconnaître bien incapable d’échanger plus avant avec vous en matière de philosophie, vous avez des connaissances largement supérieures aux miennes.
      😊

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  19. Isa dit :

    Bonjour, je comprends pas trop en quoi usurper une identité de hp pourrais déranger autrui, certainement ses personnes s’identifie, souffre, a moins que soit du genre pervers narcissique (a dire tout, »moi aussi, moi aussi) pour justement nuire a la personne en profitant de ça gentillesse; du moins quelques temps.
    Si cella n’est pas dans un but de nuire autrui que chacun puisse s’aider mutuellement serais bq plus intelligent que resté là a dire qui est quoi et ton teste machin est ou…
    Personnellement je m’identifie, et je dois passer les teste, hélas je peux pas les passer en France car ce n’est pas ma langue maternelle. je ne le dits pas a personne, ni me proclame pas, justement ce n’est aucun diplôme, je le vois même pas comme une intelligence pacque ma vrai intelligence serais de savoir m’adapter dans cet société, être enfin normal! ce venté d’avoir un teste qi pourquoi faire? si j’ai aucun doctorat; je dors mal, et mon cerveau n’arrête jamais, un peu de paix oui j voudrais.
    Peut être même passer se teste et que j soit juste névrosé,ou autre, qu’ont me fasse une thérapie genre la méthode emdr parait que ça marche bien, si ont pouvais me trouvai un traumatisme et le guérir et qu’ont en parle plus de QI, pour quoi en faire? que mes enfants l’ont aussi?
    une malédiction oui, une souffrance d’adaptation constante et épuisante, sans replis, jamais ,j aurais mon teste je vous le offre gratos, si ça rends quelqu’un heureux de s’identifier a ça,fier.. qu’ils le soie.je parle 4 langues (pour le moment) puisque ses neurone cherche encore d’autres à apprendre, qui vont me servir a quoi?? rien ,puisque je bataille en permanence déjà pour pouvoir communiquer en équipe déjà avec une seule langue.et cet même pas mon boulot la maîtrise des langues.
    Se réveiller encore demain en manque de sommeil, arriver encore et encore en retard pacque j presque pas dormis, j apprenais encore j approfondis des sujets qui me serviront à rien dans la journée a part travaillé sur le but, et cella encore si personne me retarde dans le chemin pour me parler d’un problème qu’il essaye de résoudre, une simple panne de voiture, un problème quelconque qui vas m’obliger à approfondir, et me mettre encore plus en retard, comme si j’aurais pas assez l’air stone comme ça!réfléchir encore une excuse pour le retard,
    j arrive au boulot, un bonjour en russe et cet foutu que je m’intéresse a la langue, comme si un jour j allais en Russie!!!alors quand t’arrive en retard,une tête a avoir fumé des joints et qu’en plus tu commence tà journée a vouloir apprendre le Russe; vraiment passer par la folle de service…ça me rends pas fier, et je plains les gents qui le sont,celles qui ont les teste, celles qui identifie, celles qui le passeront jamais, pacque vivre comme ça na rien d fier, une bataille non stop d’adaptation, dans la quel la plupart du temps c cause perdu; courage a vous

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