« Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué » , La « bible » des AHP.

Cet ouvrage, dont j’ai mainte fois mis le lien sur ce blog, est connu par les lecteurs comme « la bible des AHP ».

Jeanne Siaud-Facchin, ed. Odile Jacob

Je l’ai acquis avant de passer mon test, pour me faire une idée du sujet et voir si je m’y reconnaissais.
Pour être honnête, ce n’était pas très probant. A la fin de ma lecture je n’étais pas plus avancée. Je pouvais effectivement être AHP, je me reconnaissais dans certains traits décrits ou certaines expériences de vie, mais 50% du contenu me restait étranger.

Il est difficile de se reconnaître dans les descriptions élogieuses que la psychologue fait des HQI. Notamment dans la description qui, à mes yeux, flirtait avec la science fiction : hypermaturité, hyperlucidité, extrême conscience, extrême sensibilité, sens hyper développés… C’était un mélange d’X-men et de la Sentinelle.
Et, contrairement à ce que l’on pourrait peut-être croire à la lecture de ce blog, je ne me suis jamais (loin de là) considérée comme brillante.

En première lecture donc, j’ai été assez déçue par cet ouvrage. Je le trouvais bien pessimiste. A le lire, la réalité du surdon intellectuel était forcément une souffrance sans nom, et voir, sans solution.
Je n’aimais pas voir cette nature décrite comme un fardeau ou malédiction.

C’est seulement aujourd’hui, des années plus tard donc, que cet ouvrage prend du sens pour moi. Et quel sens !
Je le relis par morceaux, par thématique presque, et les quelques lignes que j’y lis (les paragraphes sont très courts) se transforment en un choc de lumière pure. Je suis frappée par la véracité de ce qui y est décrit.
Heureusement pour moi, ce n’est pas dans les passages décrivant la souffrance que je trouve une identité avec ma vie, mais dans la description des phénomènes.

Et puis, il y a toute une partie sur des suggestions sur comment mieux ou bien vivre sa différence.
Personnellement, cette partie m’a agacée. Parce que, comme un espèce de fil rouge dans ma vie, je me suis fait la réflexion de « comme si il avait fallut attendre l’auteur pour en arriver à cette conclusion… »
Je déteste que les gens pensent m’apporter la lumière ou la solution, quand je ne l’ai pas demandé ou sollicité. Si je ne demande pas, c’est que j’y ai déjà réfléchis.
Donc j’ai toujours un peu l’impression qu’on me prend pour une buse, lorsque l’on me livre des conclusions auxquelles je suis déjà parvenue, comme si il s’agissait de révélations parfaites.
Oui, je sais, il y a une blessure là-dessous à travailler. J’y travaille.

Revenons donc à cette dernière partie de l’ouvrage de J.S.F.
C’est donc là que je retrouve des identités avec mes propres expériences ou réflexions, et (passé l’agacement) cela me fait beaucoup de bien.
C’est toujours la même rengaine : celle de la reconnaissance. Ce que je ressens ou vis n’est pas le seul fruit de mon esprit malade, mais quelque chose de partagé, qui existe et qu’il est donc légitime de vivre ou ressentir.
C’est apaisant de ne pas se savoir seul.

J’ai donc le plaisir de vous partager ce passage, p.284 :

« Tous les sens au service du plaisir de vivre
L’hyperesthésie décuple les possibilités

La mise en action de tous les sens simultanément et leur remarquable capacité de discrimination donnent au surdoué une présence au monde hors du commun. L’hyperesthésie amplifie toutes les perceptions. Elle permet de créer du beau là où d’autres ne verront que le banal. Elle illumine le monde par la densité émotionnelle que tous les sens procurent. L’hyperesthésie peut être utilisée pour capturer l’environnement et le magnifier. Utiliser tous ses sens pour embrasser le monde.
Tout ressentir peut être un immense plaisir et la source de moments magiques de vie. […] Cette force est en vous. Utilisez-là pleinement pour vous sentir vivre. »

Je vous invite à vous procurer cet ouvrage, qui par ailleurs, est classé meilleur vente d’un magasin de multimédia qui commence par « F », par ici.
(De vous à moi, cela m’a assassinée…Ma pensée ? « Bah voyons… »)
Vous devriez le trouver facilement.

Si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

#AHP #adultesurdoué #HQI

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Pense-pas-bête

Riche de nouvelles expériences voici un petit pense-bête pour tous ceux et celles qui souhaiteraient échanger avec moi à l’avenir :

Je suis :

  • Ravie d’échanger avec vous
  • Respectueuse de chacun-e
  • Bienveillante et pars du principe que les gens ne me mentent pas.
  • Une personne réelle qui a une vie et une existence (bien remplie) en dehors de ce blog

Je ne suis pas :

  • Médecin, thérapeute, psychologue (pas encore pour ce dernier point)
  • Derrière mon écran 24h/24 à guetter les notifications, commentaires, messages laissés sur ce blog. (Pas la peine de m’envoyer 12 messages parce que je n’ai pas répondu au votre 24h après que vous l’ayez envoyé. Je répondrai dès que j’en aurais le temps)
  • Insensible. Par exemple, quand on me dit qu’on va se suicider 4 fois dans le même message, j’ai peur. J’ai aussi peur quand on s’adresse à moi comme si nous nous connaissions depuis 10 ans et étions très proches alors que j’ai simplement répondu une fois à un message.

En conclusion, si chacun des protagonistes de l’échange respecte les mêmes principes de politesse et de comportements que lorsque l’on croise quelqu’un pour la première fois dans la vie, il ne devrait n’y avoir AUCUN problème.

Et nous devrions tous ressortir plus riches de ces échanges 🙂
En tout cas y survivre. :p

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Le blog : bonnes et mauvaises surprises

Internet et ses surprises.

La bonne surprise de ce blog a été – et ce sont toujours- les réactions positives et le simple présence de lecteur/lectrices.
Non pas que je me réjouisse d’exister un instant pour d’autres personnes, mais l’idée que peut-être je participe à faire connaitre cette étrange réalité qu’est le surdon intellectuel (ou quelque soit le nom que vous lui donniez)  me plait. Mieux encore, l’idée que peut-être, ces témoignages apporte un tout petit peu de bien quelque part.

Les mauvaises surprises, ce sont celles liées à mes propres limites, à celle de ce moyen de (non?)communication qu’est le média web.
Quand je reçois des purs cris de détresse, je ne peux pas rester insensible. Mais je suis aussi humaine, et je reste méfiante de ce que l’anonymat du monde virtuel peut générer.
Sentiment illusoire de proximité avec les autres personnes virtuellement présente, sentiment de sécurité et impunité lié à l’anonymat…Internet est un lieu privilégié de projection et de laisser-aller.

J’ai reçu un message dernièrement d’une personne visiblement – si l’on considère qu’elle était honnête dans ses propos – en détresse psychologique et émotionnelle.
J’ai reçu ses messages avec autant de compassion possible, mais, pour moi, les échanges avaient pris une tournure inquiétante.
Trop de proximité inappropriée et inexpliquée, trop d’insistance. Une absence totale des codes sociaux de bases en présence d’inconnus. Car même à travers ce blog, je reste une inconnue. Lecteur/lectrices et auteur-e de blog, malgré tout, on ne se connait pas, et nous restons des inconnus. Que j’ai répondu une fois à un mail ne suffit pas à prétendre à une proximité ou intimité quelconque.

Je ne blâme pas cette personne, qui – toujours si la démarche était sincère – était visiblement en grande détresse.
Mais je ne suis pas apte, pas encore, à recevoir cette détresse.
Pas plus que je ne suis apte à trier le vrai du faux dans les déclarations de mal-être comme celles que j’ai pu recevoir ces derniers temps.

Ce fut très enrichissant, aussi parce que j’ai la chance d’avoir eu quelqu’un pour m’aider (Merci Jarod !).
Mais ce fut aussi bouleversant.

Au moins, j’ai eu un joli aperçu de ce que, potentiellement, je rencontrerai en tant que psychologue. En terme de degrés de détresse je veux dire.
Bien que, je ne puisse m’empêcher de me dire qu’il est beaucoup plus facile de déballer son sac à un-e illustre inconnu-e qui n’existe quasiment pas, plutôt que de prendre sur soi pour aller voir un-e psychologue en chair et en os, et de le/la payer.

Quoi qu’il en soit, je vais me fendre d’un petit billet pense-bête pour les futurs échanges. ^^

Podcasts !

POOODCAAAAAASSSSTS !

Oui j’aime ça.

Donc je vous invite à découvrir la nouvelle page de ce blog, fort judicieusement nommée « Podcasts » pour celles et ceux qui comme moi aiment bien le média qu’est la radio.
Vous retrouverez également les liens de ces émissions dans la colonne de droite de ce blog, sous l’intitulé « Podcasts » (parce qu’il faut être précis !).

Evidemment je vous partage les émissions en rapport avec le HPI, préférentiellement quand il s’agit des adultes surdoués. (Mais il se peut que j’y glisse une ou deux émissions dédiées au sujets des enfants HPI. Mais pas plus hein, ils ont déjà la part belle sur le sujet, on va pas en rajouter non plus !)

Enjoy.enjoy

#AHP #AHPautravail #podcast #HQI #HPI #adultesurdoué

Adultes Surdoué-e-, douant-e-s : qu’est-ce que c’est ?

La question est légitime, quand on n’est pas soi-même surdoué-e.

Est-ce qu’un-e adulte surdoué-e est réellement différent-e ?

Comme évoqué un peu partout dans ce blog, finalement, les questionnements et problématiques liées aux surdoué-e-s semblent s’appliquer également à tous les êtres humains : questionnement identitaire, sentiment de non-appartenance, quête de sens, incompréhension « des autres », etc.

Je crois que pour répondre à la question de la nature de cette différence, il faut d’abord accepter une chose : que cette différence existe bel et bien.

Souvent, et à mon avis malheureusement, ce n’est pas réellement la question de la définition de la différence qui est posée, mais la question de son existence.
Derrière la question « quelle est cette différence ? » , il y a en fait la question  « Mais après tout est-ce que vous êtes vraiment différents ? ».
Sous entendu encore « est-ce que vous ne cherchez pas finalement des excuses » ou « est-ce que vous ne cherchez pas à vous faire mousser ? »
C’est humain et compréhensible.

Parce que ce qui est différent est souvent perçu comme effrayant. Et si, en plus, on s’estime lésé-e par cette différence chez l’autre, alors l’idée que cette différence n’existe pas vraiment devient très séduisante. On cherche donc à faire disparaître cette différence, pour ramener l’autre à notre niveau, ou ne pas se sentir inférieur.

Sauf que l’existence de cette différence n’a pas été posée par la population des surdoué-e-s elle-même; elle a été établie par la communauté scientifique.
Avec les études, et les progrès des sciences et techniques, on tâche de quantifier et définir au mieux cette différence. (Bien que la tâche soit très ardue, comme tout ce qui touche à l’esprit humain.)

A chaque personne qui se pose donc la question de « quelle est cette différence, en quoi consiste-t-elle », je vous invite à d’abord faire la paix avec cette idée, et à l’intégrer : la différence entre un-e adulte à haut potentiel intellectuel et un-e adulte lambda existe bel et bien.

(Attention, j’utilise ici le terme lambda pour sa signification général : c’est à dire anonyme, sans particularité, qui correspond à la majorité. Et ça n’a rien de négatif. J’aurais pu dire X ou Y, mais je préfère utiliser les caractères grecs. Chacun son trip)

Une fois que la question de l’existence de la différence est réglée on peut donc passer à la question de sa nature, ou de ce en quoi elle consiste.

En quoi un-e adulte surdoué-e est différent-e de ses congénères ?

C’est là que les choses se corsent.
De mon point de vue en tout cas.
Pour décrire un-e surdoué-e, on vous fera une liste de caractéristiques parmi lesquelles l’hypersensibilité, le sentiment puissant de ne pas appartenir à ce monde, une grande souffrance intérieure pour ce monde, des questionnements en décalages avec son âge et/ou avec les préoccupations des autres, etc.
Sauf que, de ma fenêtre, n’importe qui peut se reconnaître la dedans.

La preuve, j’en ai pléthore des contacts sur le réseau social né en 2004 qui s’auto-diagnostique hypersensible, et qui glissent rapidement de ce premier auto-diagnostique, à celui du syndrome d’asperger et/ou de l’HPI.

Comment les en blâmer ?
Après tout, ils sont le mieux placer pour savoir ce qu’ils ressentent et pensent non ?
Et ils et elles se sentent vraiment différents, incompris, et se reconnaissent dans ces descriptifs.
Sauf que, souvent, la reconnaissance est le fruit du fantasme, du rêve et pas de la constatation objective.
C’est là la difficulté, comment être objectif en se jugeant soi-même ?
En plus de cela, les caractéristiques citées sont sujet à caution.
Prenons l’hypersensibilité. Elle est définit comme une sensibilité accrue aux événements et à l’environnement. Accrue par rapport à quoi ? A qui ?
Seuls les professionnels de la santé psychique ont les repères pour déterminer, selon ce qui a été établit, qui est hypersensible ou pas.
Mais chacun chez soi pourra toujours se trouver plus sensible que son voisin ou sa factrice, et aura certainement raison.
Ceci étant, ils ne seront pas hypersensibles pour autant.

Vous me suivez ?
Je pourrais mois aussi vous dresser de nouveau la liste des caractéristiques des surdoué-es, comme j’ai pu le faire dans mes premiers articles.
Mais, que vous soyez effectivement surdoué-e-s ou pas, vous pourriez très bien vous y reconnaître aussi.

Et pour le coup, il n’y aurait pas de différence entre surdoué-e-s et lambda.


La démonstration de la différence par l’expérience

Je crois que la meilleure définition de la différence (ou des différences ?) de l’adulte surdoué-e comparativement à un-e adulte non-surdoué-e est faite lorsque surdoué-e et non-surdoué-e-s se côtoient au quotidien.

C’est à travers ces interactions et les décalages vécus au quotidien que se dessinent le plus précisément ce qui différencie les surdoué-e-s.
Par exemple, lors d’une conversation sur l’âge, et suite à l’air consterné de mes interlocut-eur-rice-s sur leur propre âge, je leur faisais remarquer que l’âge n’était finalement que le nombre de révoltions complètes que notre planète avait effectuées autour du soleil depuis leur venue au monde; et que si ce nombre les déprimait, il leur suffisait de changer de référentiel et de compter en révolutions de planètes ou corps stellaires plus éloignées du soleil que la notre. En prenant Pluton comme référentiel, par exemple, tout le monde n’avait pas encore atteint sa première année.
Cette déclaration à été accueillie par cette phrase : « Il n’y a que Line pour nous sortir des trucs pareils. A part elle, aucun-e d’entre nous n’aurait pensé à ça. »

Je trouve cette déclaration particulièrement appropriée pour illustrer en quoi consiste, entre autre, la différence des surdoué-e-s : penser en dehors du cadre.

Cette pensée qui court en dehors des sentiers battus, se traduit par des comportements, des idées, qui surprennent et parfois dérangent. Ou qui peuvent être qualifiés d’enfantins ou de puérils.

Ce sont les autres qui en parlent le mieux

Voyez comme il m’est difficile de vous donner des éléments concrets pour vous parler de cette différence ?
C’est parce que la différence, ce sont les autres, l’entourage qui la ressentent et la décrivent le mieux.
Qui de mieux placer qu’un-e adulte non-surdoué-e, pour vous dire toutes les étrangetés qu’il ou elle trouve chez un-e adulte surdoué-e ?

Quand on parle de différence, on parle aussi d’une référence. La différence se fait par rapport à une référence choisie et/ou établie. En considérant que les surdoué-e-s sont différent-e-s, on pose implicitement comme référence la majorité, à savoir les non-surdoué-e-s.
Les mieux placés, alors, pour dire ce qui est différent d’eux, ce sont bien les non-surdoué-e-s !

Alors attention, je ne suis pas en train de dire que ce sont les personnes qui ne sont pas concernées par la douance qui en parlent le mieux. Pas du tout !
Je dis que ce sont les personnes qui ne sont pas concernées par la douance qui sont le plus à même de parler de ce qu’elles trouvent de différent d’elles, chez les adultes surdoué-e-s.

Vous allez me dire que l’inverse est tout aussi vrai, si on change de référentiel, en prenant comme référence les surdoué-e-s.
Oui c’est vrai.
Et on essaie, on le dit tout ce qu’on trouve « bizarre » chez les autres.
Par exemple, je trouve bizarre que vous ne pleuriez pas comme moi devant un dessin animé, ou devant des animaux en liberté.
Je trouve bizarre qu’on félicite les gens pour s’être reproduit, alors que le phénomène n’a rien d’exceptionnel, vu que l’humanité est là précisément parce qu’elle n’a pas arrêté de se reproduire.
Je trouve bizarre que les gens ne soient pas aussi révolté que moi par la tricherie et l’injustice.
Etc, etc…

C’est un serpent qui se mord la queue tout ça !

Pourquoi se poser la question de la différence ?

Seuls des comparaisons d’IRM fonctionnelles entre population surdouée et population non-surdouée pourraient illustrer d’une manière neutre et objective une différence entre les deux population.
Et je dis bien une.
Parce que voir s’activer certaines zones du cerveau chez les uns et les autres pour répondre à la même question, ça n’aide pas vraiment au vivre ensemble dans le quotidien, on est d’accord.
De savoir que mon lobe frontal ou pariétal s’active plus ou plus vite que le votre pour résoudre une opération de maths, ne me rendra pas plus facile à comprendre ou à supporter.

Mais c’est un début, parce que ça aide à « voir » que cette différence existe, qu’elle est là.
Cela aide à faciliter l’intégration de l’idée que cette différence a des conséquences et des expressions diverses et variées.

Et là, on commence à faire un pas les uns vers les autres. On commence, si ce n’est à mieux se comprendre ou se connaitre, au moins à mieux s’accepter.

#AHP #HQI #adultesurdoué #adultessurdoués #HPI

Quelques ouvrages sur le sujet :
La précocité dans tous ses états, à la recherche de son identité, de Frabrice Bak l’harmattan,2013
Trop intelligent pour être heureux ? J.S.Facchin ed.Odile Jacob

Qui êtes-vous ?

Je suis très très très étonnée d’avoir des lecteur-ice-s. Sincèrement.

Je me disais, réellement, que j’écrivais dans la plus grande invisibilité, allègrement procurée par l’immense flot de tout ce qui pullule sur internet.
D’autant plus en abordant un sujet qui concerne, seulement 2% de la population.

Alors oui, dans les stats, les lecteur-ice-s ne se comptent qu’en quelques dizaines. Mais quand même !
Plusieurs dizaines de personnes lisent ces billets.
Je n’y connais rien, et il se peut très bien que les compteurs ne prennent en compte que les adresses IP, et qu’une même personne se retrouve derrière plusieurs machines ou connexions.
Mais je suis, toujours, encore et quand même super étonnée.

Je suis curieuse de savoir qui me lit. Et plus curieuse encore de savoir pourquoi, comment et ce que vous en pensez. ^^

Bon évidemment, on n’est jamais à l’abris de rien…
giphy curiosité

Auto-critique

Donc !

Je relisais quelques uns des derniers billets publiés ici et ces quelques réflexions et interrogations ont surgis dans mon esprit :
« Mais qu’est-ce que les gens vont penser de moi avec tout ça ? Est-ce qu’ils ne vont pas croire que je me victimise à mort et que je passe mon temps à critiquer, accuser et détester tout le monde ? »

Alors, pour rétablir l’équilibre cosmique, je vais me lancer dans l’exercice ô combien familier de l’auto-critique.
Parce que si je me permets de vider mon sac ici (après tout c’est mon blog) ça ne veut pas dire que je me considère exempte de tous défauts, failles et blessures. Ni que je déteste la terre entière. Loin de là.
Ni que je travaille sur comment exterminer toutes ma famille, qui a nourri jusque là malgré elle bien des billets de ce blog.

Et pour vous prouver que je ne me crois pas meilleure que tout le monde, et vous donner un exemple au passage de l’extrême lucidité – qui frôle avec la dureté – du regard que porte une surdouée sur elle-même, je vais me lancer dans mon auto-critique.
Et en profiter pour préciser que même si je suis, disons…incisive dans mes propos sur certaines personnes, ça n’enlève rien à l’affection que je peux leur porter. J’y viendrai donc.

Moi vue par moi :

Je passe très très rapidement sur mon physique : je me trouve moche. Pas monstrueuse non plus, faut pas pousser, je ne suis pas la jumelle de Quasimodo non plus. Mais moche. Mal proportionnée, trop grosse tout ça.
Mais je suis dismorphophobique alors bon, ce n’est pas très pertinent ni valable.

Mes défauts.

Parce que j’en ai.
Si, je vous jure.
On ne dirait pas, je sais.
Mais hey, personne n’est parfait.
Même pas moi.
Oui, je sais, c’est décevant. C’est la vie.

Je suis étourdie.
Vous allez me dire qu’il y a pire comme défaut mais figurez-vous que des personnes que je considérais comme des amis datant du lycée m’ont un jour balancé ça en pleine figure et c’était pour eux la justification de la rupture de l’affection qu’il me portait. Si je puis m’exprimer ainsi.
J’oublie un tas de trucs. Mes rendez-vous chez les médecins et autres professionnels. J’oublie les courses qu’on m’a demandé de faire. J’oublie de porter des trucs à la banque, ou de poster des dossiers en temps et en heure.
La plupart du temps, la seule personne lésée, c’est moi (et le pauvre médecin qui ne me voit pas arriver).
Mais parfois, ça touche d’autres personnes. Ou du moins, des aspects de la vie d’autres personnes qui considèrent ça comme grave.
Exemple, j’oublie de rembourser des places de ciné. Une ou deux fois. Trois peut-être. Alors ce n’est pas que je ne veux pas rembourser et que je me réjouis de voler les autres. C’est qu’en général, ceux ou celles qui m’avancent cet argent sont des amis, et que je considère qu’entre amis il n’y a pas de honte ou de gène à rappeler qu’on se doit une place de ciné (et qu’on peut se la rembourser en 10 café à la machine, en un ou deux sandwich, ou en espèce sonnante et trébuchantes).
Sauf que bah non, visiblement.
J’oublie les dates d’anniversaires. Faut dire que j’ai du mal à y accorder de l’importance pour les adultes. Et je me fiche éperdument du mien, qu’on l’oublie ou pas. Moi-même j’oublie mon propre anniversaire, c’est pour dire.
J’ai beau me dire que c’est important pour les autres que ça leur fait de la peine si j’oublie, à part pour ma mère j’ai beaucoup de mal à retenir les dates anniversaire.

Je n’oublie pas.
Je n’oublie RIEN des choses qui m’ont été faites. Je n’oublie pas les injustices dont je suis victime. Je n’oublie pas les crasses qu’on m’a faites.
Certains disent que je suis rancunière. Ce n’est pas ça, je ne tiens pas rancune aux personnes ad vitam eternam. Mais pardonner ne veut pas dire oublier.
Je pardonne, mais je n’oublie pas.
Mais les gens ne pensent pas pareil. Les gens voudraient que j’oublie.
Tant pis.

Je corrige les fautes de français.
C’est plus fort que moi, ça m’écorche violemment les oreilles quand on me parle de « la chemise A machin ».

Je suis très critique.
Envers moi comme envers les autres.

Je suis tellement timide que j’en deviens pénible.

Je suis obstinée.

Je suis dépourvue de tout esprit de compétition (physique).

Quand j’ai raison, je dois le dire.

Et tiens, j’invite tous ceux qui me connaissent à continuer la liste. :p