Génie ou Surdoué·e ?

Bonjour à toutes et à tous !

Avant de vous plonger dans le vif du sujet, je tenais à remercier ici toutes celles et tous ceux qui ont pris la peine et le temps de m’écrire ici un ou par mail un petit mot d’encouragement et/ou de réconfort suite à mes derniers billets.
Cela m’a fait du bien, merci.

Ceci étant fait, parlons du sujet qui fâche : la différence entre génie et surdoué(e).

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De la nécessité d’une information de qualité sur le HPI

Bonjour à toutes et à tous,

La fin de semaine dernière mon corps fut joyeusement secoué de spasmes, du diaphragme aux épaules en passant par les muscles du visages, conséquemment au visionnage de cette petite séquence télévisuelle (Traduction : j’ai ri en regardant la télé) :

Après avoir ri, j’ai été attristée. Et dépitée. Et très vite et un tout petit peu énervée.

Parce que voyez-vous, au-delà de son humour délicieux, ce monsieur se fait le témoin (peut-être même volontairement ?) d’une triste réalité : les conséquences d’une non-information sur le sujet du HPI.
Je suis parfois blâmée ici pour être « trop scientifique ». Cet excès de rigueur scientifique et méthodologique, me privant – selon les auteurs et autrices des commentaires en question – de la capacité à envisager « d’autres réalités ». D’autres réalités comme, par exemple, celles des zèbres évoqués dans la séquence vidéo ci-dessus.

Il y aurait tant de choses à dire suite à cette vidéo, qui est une très bonne illustration des dérives auxquelles peuvent amener des informations de mauvaises qualités sur un sujet.

A force de lire et d’entendre tout et n’importe quoi, et de la part de n’importe qui, sur le sujet de la douance on en arrive à cela : des personnes qui pensent pouvoir identifier un HQI parce qu’ils/elles ont vu quelqu’un donner un spectacle à la télévision…
Des définitions aussi diverses que ridicules de ce qu’est le HPI. Bref à boire et à manger.

Vous me direz, ce n’est pas bien grave, leur ignorance ne fait de mal qu’à eux/elles-même. Et bien non, justement.

C’est toutes les personnes effectivement concernées par le HQI qui doivent ensuite faire avec les préjugés et idées folles que les autres ont sur eux, grâce à tout ce n’importe quoi qui se diffuse massivement sur le sujet.
Ce sont des enfants qui seront traités différemment à l’école par leur enseignant·es parce que ces dernier·es en auront eu assez des incohérences et des justifications fallacieuses que certains parents s’empressent de donner pour masquer ou justifier des difficultés éducatives.
Ce sont des parents qui ne seront pas crus, qui seront moqués, raillés, ignorés, parce que eux sont véritablement parent d’enfants qui bénéficieraient vraiment de petites adaptations dans leur scolarité.
Ce sont des adultes qui risquent de se voir refuser des emplois, des missions ou même qui se verront privé·es de certaines relations parce que les personnes en face n’ont pas envie de gérer les cas sociaux et psychopathologiques que toute cette désinformation sur le HPI fait des personnes surdouées.
Et toutes ces personnes, à qui d’autres vont se sentir légitime de « diagnostiquer » une « zèbritude » comme ça, au pif, parce qu’ils ont « vu sur Internet que », qui vont remettre leur identité en question, vont s’en forger une nouvelle peut-être même en tant que « zèbre », vont peut-être même aller passer un bilan psychométrique (au prix conséquent – justifié, mais conséquent quand même) et qui vont se retrouver face à la déception de voir que leur certitude n’était qu’illusion ? Le mal qui est fait à ces gens on y pense un peu ?

Alors oui, on peut me trouver « trop » scientifique. Mais voyez-vous, ça me va. Parce que tenir à ma rigueur méthodologique et scientifique ne m’empêche pas d’être attentive et d’accueillir les réalités individuelles dans toute leur unicité et complexité. En revanche, cette rigueur scientifique me préserve de dire tout et n’importe quoi, et d’en faire payer les pots cassés aux autres.
(Et éventuellement, aussi, de ne pas passer pour plus abrutie que je ne le suis.)