Ils sont partout

2,5% de la population.

Dans mon cas, au-delà de 145, on parle de 0,1% de la population.

Ce qui, statistiquement parlant, reviendrait à dire que si l’on piochait 1999 autres personnes dans la rue, pour que j’en trouve une qui fonctionne comme moi.
Donc, a priori, je ne devrais pas en croiser tous les jours de ces gens là. Pourtant j’ai l’impression qu’ils sont partout.

Pas plus tard qu’hier, mon cher et tendre m’annonçait que son papa déclarait avoir été testé et avoir un QI de 140. Testé par quoi, qui, où et quand, il ne l’a pas précisé. Cela m’a autant étonnée que passablement énervée.
Je suis difficile dans mes jugements vis à vis de l’intellect des gens, mais quand même, je n’aurais jamais classé cet homme dans la catégorie « vif d’esprit » pour ainsi dire. Il est borné, et bête au possible parfois, je vous assure.
Bête de cette bêtise qui rend méchant, sexiste, rasciste, intolérant en somme !

Et je dois dire que cela me ferait du mal qu’il soit « comme moi ».

Au-delà de cette comparaison hasardeuse, je n’aime pas, je dois l’avouer, l’idée de ne pas être si exceptionnelle que cela. 2%, ce n’est rien. 1%, c’est deux fois moins.
Mais pour une fois, j’avais « quelque chose ». Quelque chose de spécial, de rares, de bien. J’avais un « petit truc en plus ».
Si tous ceux que je croise ont ce quelque chose aussi, alors ce « petit truc en plus », n’est plus « en plus » mais juste banal. Et alors je redeviens terriblement ordinnaire, sans interet et sans attraits.

Ok je voulais écrire ce blog pour dire comme on peut être heureux avec la douance, et je me rend compte comme j’ai tendance à vous peindre un tableau bien noir.

 

Mais je considère vraiment que mes petites névroses ne viennent pas de la douance. Et au contraire, que mes plus grandes joies viennent bien de la douance.
Grâce à la douance, j’ai gardé la capacité de m’extasier devant tout et n’importe quoi. Je regarde le monde avec des yeux perpetuellement émerveillés et curieux, et je l’aime et l’embrasse de tout mon être ce monde.
J’aime m’imaginer que je vois le monde comme un tableau de Monnet ou de Van Gogh, j’aime me comparer au Docteur Who.
J’adore, j’adore être en vie. J’adore rire, j’adore pleurer devant les dessins animés, j’adore vibrer, j’adore…J’adore prendre des positions improbable pour lire, les pieds contre le mur, les jambes en l’air. Ou étaler par terre de tout mon long, ou assise en tailleur et couchée sur mes jambes croisées.
J’adore, ce que je vis, j’adore vivre.

🙂

Publicités

L’enfer du permis de conduire

Ce récit est tout personnel.

D’ailleurs tous mes articles, sauf précision explicite, sont à comprendre comme le témougnage de mon expérience et non pas une généralité sur la douance.

Car j’ose espérer que tous les surdoués ne sont pas comme moi des handicapés du permis de ocnduire.

Ce truc est une HORREUR pour moi. Je l’ai passé trois fois; loupé trois fois, et chaque fois j’ai passé le pire moment de toute ma vie. Je vous jure, passer à la Question aurait sans doute était à peine plus angoissant pour moi.

 

Quand je passe cet examen maudit, je suis angoissé à un point tel que j’en oublierais presque mon propre prénom. Mon champ de vision devient un tunnel étroit, et je perçois tout comme au travers d’une feuille de papier calque.
J’ai chaud, tellement chaud que j’en ai les mains moites, et que, bien évidemment, je rougis (et avec mes tâches de rousseurs laissez-moi vous dire que ça se voit, quand je rougis). J’en tremble aussi.
Et, le pire de tout, je cesse de réfléchir.
Plus une réflexion consciente ne passe par mon esprit, il me semble que je ne suis pilotée que par mon cerveau reptilien qui n’a de cesse de me hurler que je suis en danger de mort.

Vous n’avez pas idée de l’enfer que c’est.
Et tout ça pourquoi ? Parce que juste à côté de moi se tient une personne qui, je le sais, guette mes moindres faits et gestes dans l’unique but de souligner la plus petite erreur. Il/elle est là pour me voir échouer. Il guette comme une hyenne affamé la moindre petite erreur qu’il/elle poyrra se mettre sous la dent.

Et je ne suis qu’une pauvre chose sans défense face à ce monstre bavant.

 

Voilà, ça c’était le côté émotionnel de mes échecs.
Mais s’il n’y avait que cela, je me serais droguée à coup d’anxiolytiques et le problème aurait été résolu. (Soit dit entre nous, je compte vraiment me prendre un anxiolytique lors de mon prochain examen de conduite.)

Mais il y a une raison purement logique à mes échecs successifs, raison qui ne dépend même pas de moi : le hasard !
Je m’explique : lors des leçons de code de la route, partie théorique du permis, j’ai appris que devant un passage pieton, on ne cède le passage que si le piéton est engagé sur la voie.
Je passe à la pratique et là, un premier moniteur me dit qu’il faut laisser le pieton passé, engagé ou pas. Question de courtoisie et de priorité au plus vulnérable. Bon, admettons.
Autre leçons de conduite, autre moniteur. Je laisse passer un piéton non engagé, et je me fait sévèrement enguirlandé. Ni une ni deux je réplique que c’est son collègue qui m’a intimé de faire comme ça.
Et mon chère moniteur numéro 2 de me répliquer : « Ouais, bah ça, ça dépend en fait. »

Ca dépend de quoi ?! C’est écrit noir sur blanc dans le code de la route ce qu’il faut faire ou pas, oui ou non ?

« Ouais mais, en fait, ça dépend de qui tu auras le jour du permis. Ca peut passer comme pas passer. »

 

Mais QWOUAAAAAAAAAAA ?!

Il y a une règle, mais on s’en fiche, on ne l’applique que quand on veut ? Et le jour de l’examen, on doit deviner à la tête de l’examinateur s’il est du genre à laisser passer les piétons ou pas ? oO

 

Je DETESTE ces incohérences. A quoi est-ce que je peux me rattraper, si même les règles apprises ne servent à rien parce que pas respéctées ?!

J’en ai donc déduis qu’avoir le permis était avant tout une question de CHANCE MONUMENTALE. Comme de gagner au casino (et encore, certains arrivent à comprendre les lois statistiques, quand rien n’est pipé, et à gagner).

Cette affreuse constatation ajoute à mon angoisse un sentiment d’impuissance colossal.

 

Je n’exagère que très peu.
Ecgouer au permis de conduire est à chaque fois un réel traumatisme émotionnel. A tel point qu’il m’a fallut chaque fois, plus de 3 mois pour seulement accepter d’y penser de nouveau et envisager de me remettre à prendre des leçons.

Résultat, aujourd’hui je dois TOUT repasser, code et conduite.
C’est pas grave, le code au moins, c’est (presque) logique tout le temps.

Dire ou taire sa différence ?

C’est la question du jour.

Dire ou taire sa différence ?

Dire :

Cela répond à un besoin viscéral de reconnaissance. Une soif de crier au monde :
« Regardez je ne vaux pas rien du tout finalement ! J’ai un peu de potentiel, je peu servir à quelque chose ! 😀 « 

Un espoir, sans doute ridicule, de voir dans les yeux des autres, que oui, je vaux peut-être quelque chose.

Ne pas dire : Se préserver.

Un très bref sondage, auprès de divers échantillons de mon entourage proche et moins proche m’ont appris comme je serai appelée Arthur si jamais j’osais balancer :
« Quoi de neuf pour moi ? Oh bah je fais partie des 1% de la population qui sont à Très haut potentiel intellectuel. A part ça rien. »

A ce stade de mes reflexions, je suis arrivée à la conclusion que j’allais en parler avec ma psy (que j’adooooooooooooore ^^ Elle est vraiment trop bien. C’est un peu bizarre de tellement apprécier sa psy, non ? Je devrais peut-être lui en parler aussi…).
Après tout, elle est là pour m’aider.

Apaisée par le fait d’avoir trouver une solution, certe ponctuelle, àmon soucis principal, cette question m’a amenée à me pe,cher de nouveau sur quelque chose qui me hérissait déjà le poil : l’idée que des personnes vivent dans la peur et/ou la honte à cause de leurs différences d’avec la majorité, la moyenne.
Mon meilleur ami est homosexuel. Dans un monde qui marcherait un peu moins sur la tête, je n’aurais même pas besoin de spécifier la chose. Et je devrais trouver un autre exemple.
Mais dans notre magnifique monde, l’homosexualité est encore taboue. Mon meilleur ami à mis des années avant de trouver le courage, et la confiance en notre relation, pour me partager cette partie de son être.
J’ai été la seule de ses amis au courant pendant plusieurs années. Jusqu’à ce qu’il se sente le courage de le dire à tous.
« Jusqu’à ce qu’il se sente le courage », est-ce l’on se rend bien compte de l’absurdité de cette phrase ? Pour parler à ses amis, des personnes censées vous aimer et vous accepter dans tout ce que vous êtes ( « Un ami, c’est quelqu’un qui vous connait bien, et qui vous aime quand même » Hervé Lauwick), il faudrait du courage.

Ouatezefuque j’ai envie de dire.

Encore plus risible, autre chose que je n’ose pas dire, parce que j’ai peur qu’on me rejette, qu’on ne me comprenne pas : je suis féministe.
Et là vous avez l’image de l’hystéro, avec du poil aux pattes et sous les bras, qui brûle son soutient-gorge et veut castrer tous les zhommes parce que ce sont les gros méchants de l’histoire.
Bah pas vraiment en fait.
Enfin il y en a des comme ça, aussi, mais moi je serai plus du genre à débarqué en jupe ceintrée, bas-couture, talons aiguilles et rouge à lèvre carmin, juste pour faire péter un câble à tous ceux qui ont des gros clichés en tête.

Mais je digresse !

Donc je ne dis pas que je suis féministe. Je fais la mi-autruche, je ne dis pas « je suis féministe » mais je me sers de mon mur face de bouc quasiment uniquement pour relayer des infos, mouvements, événements féministes.
Du coup tout le monde le sait (que je suis féministe) mais je n’ai pas à le dire.

Et c’est RIDICULE !
Parce que franchement, vu ce que je balance à une fréquence de pratiquement tous les deux jours, je pourrais tout aussi bien me l’écrire sur le front, que je suis féministe. Ca ne surprendrait pas grand monde.

On en revient toujours à ce ridicule besoin d’être accepté. Pas si ridicule que cela, nous avons besoin des autres pour être épanoui-e-s, c’est ainsi, notre espèce est une espèce sociale.
Mais zut quoi. Quand cela en devient handicapant, source de souffrance, il y a problème !

Alors dans un élan idéaliste de révolte pure, je vais me mettre à dire.
Dire que je suis surdouée, que j’ai plus de 145 de QI, que je suis née comme ça (si j’ai bien tout compris), et que je suis féministe (et quelque part, c’est lié ces deux choses là : l’injustice de la condition féminine me TUE !).

Bon je ne vais pas monter sur un toit pour le crier au monde. Mais je vais le DIRE.

Parce que dire, c’est montrer que ça existe, que c’est là et que ce n’est pas ce qu’on croit. Parce qu’en disant, on libère la parole des autres. Et parce qu’à force de voir, de constater que ces « différences » ne sont pas ce que l’on croyait, on finira par savoir vivre ensemble, sans se rejeter.

Oui c’est mon côté idéaliste. Je crois profondément en la force de l’exemple et l’effet « rond dans l’eau » comme j’aime l’appeler (qui est en fait l’effet ricochet, mais je préfère l’image des ronds dans l’eau, je trouce cela plus doux et poétique).
C’est la force de l’exemple. Sans forcément expliquer de force, faire rentrer les choses à coup de matraquage dans la tête des gens. Le simple fait de constater, de leurs yeux, que ce n’est pas ce qu’ils croyaient suffit à apaiser les peurs, supprimer les à prioris. Ensuite, ils diront autour d’eux que ce n’est pas ce qu’on croit.
Pas tous, mes certains.
Et puis, dans le lot des « autres » il y aura peut-être, très certainement, une ou deux personnes « comme moi », à qui peut-être les exemples de ceux qui vivent au grand jour donneront de la force.

C’est comme ça, petit à petit qu’on change les choses, je crois.

Je vais dire, et peut-être que ça servira à certains. Et quelque part, je saurais un petit peu mieux (sans mettre cela exactement sur le même plan bien sur) ce que mon meilleur ami a vécu.

Les conséquences du diagnostique, premier effet kiss-cool

La référence du titre ne pourra être comprise que par ceux de plus de 28 ans. Désolée.

Sereine, libre, soulagée.

C’est le premier effet notable de cette découverte.
Maintenant je me sens libre enfin de ressentir ce que je ressens, sans le brimer. Je suis un être émotif en premier lieu. Et cela fait souvent tâche dans notre société.

On accepte assez mal les démonstrations d’émotions : on ne se touche pas, on ne s’exclame pas, on ne rit pas trop fort, on ne pleure surtout pas en public (ni de peine ni de joie)…
Bref, tout le contraire de ce que je vis.
Dès l’enfance j’ai intégré que je ne devais pas montrer les émotions qui déferlaient en raz-de-marée en moi. Si je devais résumer, je dirais que j’ai passé mon enfance à retenir mes larmes face aux autres. (J’avais peu d’amis, et quesimenet systématiquement le bouc émissaire des autres, j’avais beaucoup d’occasions de retenir es larmes à l’école et surtout au collège, mais passons!)
J’ai même fini par me dire que ce n’était pas normal d’être si sensible, les autres ne semblant pas affectés autant que moi par les choses de la vie.
J’en étais venue à lutter contre moi-même presque en permanence. Je tâchais de réfrener ces vagues d’émotions puissantes, véritablement je me brimais pour essayer de corriger ce que je pensais être une anomalie.

Cela me demandait énormément d’énergie !

Depuis le diagnostique, j’ai appris que cette sensibilité n’avait rien d’anormale. Qu’elle était différente certes, mais pas anormale. Ce n’était pas une maladie, ni un défaut de fonctionnement de mon système endocrinien, ou neuro-hormonal. J’était en bonne santé mentale.
J’avais le droit de ressentir tout cela.

La société et ses règles de comportements implicites n’ont pas changées à la suite de mon diagnostique. Mais quelque chose à changer en moi : je me suis donnée la permission de ressentir, d’être libre de mes émotions et ressentis. Je ne montre toujours pas toute l’ampleur de mes émotions, mais je m’autorise à les vivre pleinement. Je ne me brime plus intérieurement, c’est toute la différence.

C’est comme d’avoir enfin la possibilité de prendre de profonde inspirations, de remplir totalement ses poumons. C’est…comme se défaire de liens qu’on a porté trop longtemps.

S’autoriser à ressentir.

C’est une grande, grande, GRANDE joie. 🙂

Le complexe de l’imposteur

Passage obligé (parait-il) du nouveau detecté.

Je pensais y faire exception, c’est raté.

Je réalise que j’y suis allée la tête la première. Je pensais que je remettrais en doute ma spy, le test ou même les statistiques. Et en fin de compte, c’est moi-même que je remets en doute : je ne suis pas si intelligente que cela.

Pourquoi cette reflexion ? Parce que je suis prisonnière de ces idées préconcues sur l’intelligence. Parce que je ne suis pas encore suffisament sure de moi, parce que je ne me connais pas encore assez bien. Parce que je continue de me comparer aux autres, et à ce que je crois d’eux.

Conséquence ? Je me sens une imposteure au milieu de tous ces « cerveaux ». Je n’ose pas dire, pas intervenir.
Aussi parce qu’à chaque fois que je souhaite intervenir, j’ai envie de le faire avec légereté et humour, au lieu de sortir des supers arguments d’analyse de la mort qui tue de la situation.

Ce qui me fait songer que je suis une belle hypocrite, parce que ça, je le fais avec les gens que je sais ne pas être « surdoués ». Je suis sure d’être légitime là, d’avoir le dessus.

Mais c’est HORRIBLE ce que je dis ! Pourtant c’est vraiment ce que je ressens, je me sens menacée par les « plus intelligents ». Pourtant je devrais me sentir relativement en sécurité, vu que je suis « THQI » il ne devrait pas y avoir beaucoup de gens qui soient « plus intelligent » Ceci dit, sur un forum où il n’y a que (ou presque) des HP, la moitié de la population devrait être THQI, si l’on s’en tient aux stats.
Mais, en terme de catégorie, il n’en existe aucune au-dessus des « THQI » donc je ne devrais pas me sentir menacée par quoi que soit. Mais je n’arrive pas à me défaire des chiffres, et à penser « oh mon dieu et si quelqu’un avait un score supérieur au mien, je ne serai plus du tout légitime pour ouvrir la bouche ».

Comme (pas) tout le monde

J’ai peur tout le temps.

Je me sens nulle, bête et moche.

Je suis hyper timide, j’ai peur des gens.

J’ai honte de moi.

Et pourtant je suis heureuse. Très heureuse.

Au début, je croyais que j’étais « comme tout le monde », dans le sens où je pensais que ce que je ressentais, ce que je vivais, tout le monde y faisait face aussi. Je pensais que si eux s’en sortaient, alors moi aussi. Si ils le faisaient, alors je devais pouvoir le faire aussi. Après tout, je n’étais pas différente.

Le plus dur a été de faire face aux blessures de l’âme. Je me demandais comment les autres faisaient pour ne pas pleurer tout le temps comme moi, pour ne pas être ému aux larmes comme moi. Pour ne pas trouver cruel certaines attitudes, pour ne pas s’emporter et être révolté par des injustices flagrantes. Comment ils faisaient pour rester stoïcs et forts.
Je n’ai jamais trouvé comment, mais je me suis employée au moins à faire semblant. A paraître comme eux, du mieux que je pouvais.

J’ai appris à retenir mes larmes, si nombreuses, à masquer mes élans de joies et d’enthousiasme. J’ai appris, en somme, à me taire.

Mais dans ma tête, dans mon esprit,…

Tout ce qui ne s’exprimait pas extérieurement, était amplifié de cette restriction, intérieurement. Il y a des mondes, des univers entier dans ma tête. Des Big Bang de couleurs et d’émotions, des tremblements de terre et des ras-de-marée de frissons. C’est une musique, une sarabande, une foule joyeuse, chaleureuse et émerveillée en permanence.

Je pose sur les monde des yeux éternellement émerveillés, et par défaut, j’aime ce que je découvre. J’accueille tout les bras de l’esprit grand ouvert, je suis fascinée par l’Univers tout entier, et je pleure des torrents de larmes pour chaque plaie.  Je pleure, je tombe avec lui.
Et quand un papillon passe, c’est un nouveau tourbillon de lumière.

C’est comme si, j’étais faite pour tout vivre intensément. Quand j’ai découvert que, étrangement, j’étais un cas « unique » que tout le monde ne ressentais pas cela.
J’ai mis du temps à intégrer cette réalité de différence de perception du monde.
Et quand une réalité substantielle s’est mise derrière cela, j’ai été encore plus reconnaissante à la Vie. Mais quelle CHANCE ! Quelle magnifique chance que ce déferlement de tout dans mon esprit !
Oui mes douleurs sont proportionnelles à mes joies, mais c’est tellement mieux de vibrer ainsi ! Comme la vie serait triste, si j’étais branchée sur une intensité différente…Je crois que je ne pourrais pas le supporter.

Mon cerveau hyper-volté, c’est une bénédiction, un cadeau sublime. Et je l’aime !

La terreur de ne pas être à la hauteur

C’est le leïtmotiv de ma vie. 🙂

Je dirai même que c’était, et c’est encore trop souvent, l’hypothèse de départ. « Je ne suis pas assez (insérez la mention utile) pour le faire ».

« Je ne suis pas assez ».

Il paraîtrait que ce sentiment, cette mésestime de soi est fréquente chez les surdoué•es. A cause de leur lucidité et leur sens critique qu’ils/elles appliquent d’abord à eux/elle-même.
Et bien évidemment cela a resurgit en force dès que le forum « Adulte surdoué » m’a été ouvert.

Je dois admettre, j’ai peur d’être trop stupide pour les autres membres. A chaque fois que je poste, j’ai peur qu’on me trouve bête, qu’on trouve à redire, à me corriger, comme pour souligner comme je suis bête et stupide et indigne d’être ici.

Heureusement, quelques membres sont chaleureux/chaleureuses et accueillant•es, iels se mettent à mon niveau. Ou plus probablement, je place sur un piédestal inatteignable, sans raisons aucune que mes préjugés, des gens que je ne connais absolument pas.

Le bon côté de la chose ? Cette peur me pousse à me surpasser.
Quand on a peur sans arrêt, on est obligé•e, si on ne veut pas finir seul•e dans sa grotte, de se bouger les fesses ! De se prendre par la main, et de se jeter dans le bain.

La peur finalement, est la meilleure enseignante pour apprendre le courage.

Du coup, sur ce forum, je ne touche pour le moment qu’aux sujets « légers » et j’évite de trop intervenir. Je suis parano, sans doute, mais j’ai le sentiment d’être traquée par quelqu’un.

J’ai TOUJOUS le sentiment d’être traquée par quelqu’un. Souvent une femme en plus. Ca vient d’où cette idée ? C’est surement liée au complexe d’être plagiée du/de la surdoué•e. A force de penser ou analyser les choses avant les autres, quand iels les expriment, iles ont le sentiment qu’iel sont floué•es.
Pourquoi je fais le lien entre les deux ? Bonne question. C’est un sentiment d’insécurité, d’illégitimité, une confiance en soi inexistante.

Bon, et dire que je disais que ce blog serait pour dire que je vais bien. On ne dirait pas comme ça, mais je suis très heureuse !