Des repères pour analyser les publications sur le HPI

Comme convenu, voici un article qui a la folle ambition de vous donner quelques outils pour vous approprier plus facilement et de façon plus critique ce que vous pouvez lire sur le HPI, y compris les fameuses études scientifiques.

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HPI et HQI, de quoi parle-t-on ?

C’est une question qui me turlupinait depuis un moment déjà.
Lors de mes formations et certifications au WAIS-IV (le test de QI pour adultes dans sa 4e version) notre formateur, professeur (docteur) en psychologie de l’université de Lausanne et spécialiste en psychométrie affirmait qu’il existait une différence entre HPI et HQI ; en particulier que l’on pouvait avoir un HQI (Haut Quotient Intellectuel) et ne pas être ou avoir un HPI (Haut Potentiel Intellectuel) pour autant.

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Le (seul ?) problème du HPI, la sur-attribution ?

(De vous à moi cette nouvelle interface de wordpress est franchement très pénible…)

La sur-attribution c’est quoi ?

Oui on attaque directement.

La sur-attribution c’est le fait d’attribuer de façon excessives des responsabilités, ou des liens de causalité, à quelque chose ou quelqu’un.
Exemple : A chaque fois que je sors de chez moi avec mon parapluie, il pleut. La sur-attribution consisterait à dire que c’est le fait de prendre son parapluie qui fait pleuvoir. Ou de blâmer carrément mon parapluie pour la pluie.

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Certification à la WAIS-IV

Enfin !
Enfin je me mets à écrire cet article.
C’est fou le nombre d’autres choses que je peux faire dans une journée, au lieu de ce que j’avais initialement prévu de faire.

Donc à la toute fin du moins d’août et le premier jour de septembre, j’ai passé une certification à la WAIS-IV.
Ce qui signifie que j’ai un joli certificat qui dit que j’ai passé plusieurs jours pleins à étudier le test WAIS-IV, à travailler sur des cas pratiques et à interpréter les résultats (autant que faire se peut sur des cas fictifs ou sans avoir administré moi-même le test).
En somme, j’ai un papier qui dit que je sais me servir correctement du test WAIS-IV (et, par association, je devrais pas trop mal me débrouiller non plus avec le WISC-V).

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Etude : « Adultes haut potentiel et rapport au corps : quel impact sur la sexualité ? »

Bon.
Ceci est un travail universitaire, de type mémoire, qui explore la sexualité chez les personnes se déclarant HPI.
 
Je suis gênée par le fait que l’étude repose uniquement sur la déclaration des répondant•es quant à leur nature de HPI.
Mais l’étude aborde succinctement divers aspect de la relation au corps et se demande si le fait d’être HPI y a quelque chose à voir.
 
On peut aussi regretter, comme moi, l’hypothèse de base qui est celle que le HPI induit problèmes et pathologie du rapport au corps et de la sexualité.
J’aurais préféré une exploration qui visait à répondre à la question inverse, du type, « le HPI permet-il une meilleur santé et vie sexuelle et sensuelle? ».
 
Quoi qu’il en soit, si cette étude ne peut évidemment absolument pas nous servir à affirmer quoi que ce soit sur d’éventuels liens entre HPI et santé sexuelle (étant donné que la population d’étude n’est pas effectivement contrôlée HPI) il n’empêche qu’elle aborde des sujets qui j’en suis certaine pourraient en apaiser plus d’un•e, rien que par le fait de voir qu’elles et ils ne sont pas seul•es à éprouver ces sensations là.
 
Bonne lecture !

La différence entre étude de cas et caractéristiques d’une population

Ce matin, en attendant que l’averse passe pour aller m’adonner à ma petite routine pseudo-sportive du lundi matin, je parcours sans plus de concentration que cela le fil du réseau social en F.
Grand bien m’en a prise, car je suis tombée sur cette petite merveille :

Il est signé Nicolas Gauvrit et Ava Guez (j’aurais bien citée la dame en premier, mais les convention de rédaction des articles scientifiques donne un sens précis à la place de chacun des auteurs dans leur énumération. En somme la première personne citée est la responsable de recherche, les autres, son équipe).

En plus de tordre une bonne fois pour toute le coup à l’idée fausse que le HPI condamne les personnes concernées à un échec tant scolaire que professionnel, il a le grand mérite de bien faire la différence entre des témoignages ou des cas précis, et une caractéristique applicable à toute une population.

En résumé, vous trouverez dans cet article ce que je ne cesse de vous répéter à longueur de billets sur ce blog, à savoir que le relevé de témoignages ou de cas cliniques (comprendre histoire personnelle qui arrive chez le psy) ne constitue pas une base nécessaire pour affirmer que toute la population auquelle ces cas appartiennent partagent les mêmes caractéristiques.

Exemple : vous trouvez, chaque année là où vous partez en vacances, un trèfles à quatre feuilles. Vous ne pouvez pas, simplement parce que vous en avez trouvé plusieurs et ce sur plusieurs années et dans plusieurs endroits, affirmer à partir de cela que TOUS les trèfles ont quatre feuilles.

Et bien il en va de même pour les trèfles et le HPI. ET en fait pour absolument tout dans la vie.

En science, pour pouvoir affirmer une généralité, il faut avoir réaliser des études, notamment statistiques, et franchement fastidieuses au niveau des recherches bibliographiques, pour pouvoir trouver un éventuel lien de corrélation entre les données, le prouver, l’éprouver et ensuite seulement on peut l’affirmer.

Tout ceci pour vous dire et répéter : ne prenez pas tout ce que vous lisez sur le HPI comme vérité, simplement parce qu’un•e psy vous dit qu’il a déjà vu des cas comme ça dans son cabinet.
Cela ne suffit pas !
Demandez des preuves.

Psychopathes, HPI et empathie.

TATATAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! *musique angoissante*

Comment mon petit cerveau génial fait-il un lien entre psychopathe, HPI et empathie ? Cet article vous l’explique. Et en prime, je vous donne la fin : j’avais raison.
(Encore. Oui. Je sais.)(Vive moi.)

Le mythe urbain de l’hyper-empathie des personnes HPI

Très paradoxalement, l’une des premières choses que « les gens » vont vous dire des personnes HPI c’est « qu’elles sont très sensibles ». Et très facilement, au grès des lectures et déclarations de personnes de moins en moins compétentes et éclairées sur le sujet, on se retrouve à lire ou à entendre que les personnes HPI seraient par nature, incapables de faire le moindre mal volontairement et consciemment à qui que ce soit à cause de cette empathie soi-disant supérieure voire carrément hors-norme.

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Podcast : L’intelligence des enfants – France Inter avec Gabriel Wahl

Aujourd’hui à 10h, l’émission Grand Bien vous Fasse de France Inter recevait entre autre le docteur Gabriel Whal pour parler de l’intelligence des enfants.Je vous laisse écouter.

Moi, comme d’habitude, j’ai aimé écouter le Docteur Wahl. Mais je découvre avec plaisir le Professeur Houdé.

Enjoy !

Grand Bien vous fasse ! L’intelligence des enfants – France Inter – Jeudi 19 avril 2018 – Avec le Docteur Whal.

 

Formation au WAIS-IV – Bilan

Vous l’attendiez avec impatience je sais, le voici, le petit retour sur ma formation au WAIS-IV.

Contexte 

J’ai suivi une formation au test de QI WAIS-IV, sur deux jours. La formation était proposée par l’AFPAG. Le formateur était spécialiste en psychométrie, et donc des tests d’évaluation des capacités cognitives en général (WAIS, WISC, K-ABC, MEM, etc…) .

Donc le monsieur il s’y connait.

Ce n’était pas une formation pour bien passer le test, mais bien le faire passer, interpréter les résultats correctement, comprendre réellement de quoi il s’agit.

Les GROSSES révélations

J’ai donc appris des tas de choses, certaines m’ont plut, d’autres moins. Mais que l’on aime ou non les résultats de le science, ils n’en sont pas moins valables.
Donc on fait avec.

Donc voici la liste de ce que j’ai appris et dont je vous ai donné un avant goût (presque cruel) sur facebook :

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La neurobiologie des HPI

Attention GROS MORCEAU !

Cet article ne prétend pas être exhaustif, mais bien informatif. Comme d’habitude, et particulièrement pour un sujet aussi pointu, vous trouverez les sources m’ayant permis d’écrire cet article en bas de page.

On parle beaucoup de l’aspect psychique, émotionnel, de la différence des personnes HPI. On en oublierait presque que la différence s’inscrit également (je dirais même avant, parce que cet aspect peut-être prouvé, vu, démontré objectivement) dans la physiologie même de la personne HPI, comparée à une personne non-HPI.

Nous ne sommes, littéralement, pas fait•es pareil que les non-HPI.

Explications.

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