Le nombre, ça compte.

Mais quel nombre exactement ?
Je parle évidemment du nombre donné en résultat du test de QI , aussi connu sous le nom de Quotient Intellectuel Total ou QIT.
Rappelons que ce QIT est le reflet des performances du/de la patient•e à la passation du test de QI qui évalue les capacités cognitives d’un sujet.

Voilà, ça c’est le discours concis et factuel de ce qu’est le QIT.
(Autre rappel, le QIT est toujours calculable, et je vous explique cela dans l’article où j’évoque la formation que j’ai reçue à l’administration de la WAIS ; et oui il existe d’autres nombres porteurs de sens dans un bilan psychométrique, comme les indices, mais là je parle du QIT.)

Sauf que tout cela, la plupart des gens qui passent un test de QI pour la première fois ne le savent pas.
En tant qu’individu lambda, non versé dans les arcanes de la science qu’est la psychologie et de la psychométrie, tout ce que l’on comprend c’est que ce QIT est, en quelque sorte, la note de notre intelligence.

Alors peut-être que vous, chères lectrices et chers lecteurs, vous faites partie de cette toute petite minorité qui a su tout de suite se défaire de ce conditionnement scolaire que sont les notes et les classements des individus en fonctions de ces dernières. Chanceuses et chanceux vous !
Mais pas moi.
Et pas non plus un certain nombre de personne avec qui le sujet a été abordé.

Donc, article !

Note : L’article est rédigé comme une sorte de dialogue intérieur (excepté sa fin). Les questions qui y sont posées sont donc des questions rhétoriques. Elles invitent à la reflexion, mais – rassurez-vous – j’y ai trouvé mes propres réponses. 🙂

Ce nombre, c’est moi ?

Un diagnostic de douance, ou un dépistage ou une découverte ou n’importe quel terme qui vous convient pour dire la chose, c’est quelque chose qui touche à l’identité.
Et souvent, lorsque cela arrive à l’âge adulte, cela vient bousculer cette identité. Quoi de plus logique ? Nous nous sommes construit•es avec une certaine idée et image de nous-même, avec les éléments qui étaient à notre portée durant un certain temps de notre vie, et là, d’un coup, voici un nouvel élément qui ne porte pas seulement sur le présent et le futur mais qui doit être également intégré à un passé déjà écrit et surtout déjà vécu.

Comment ne pas avoir cette démarche humaine, légitime, que de se dire que ce nombre annoncé nous décrit ? Que ce nombre, c’est un peu soi ?

Moi et les autres

Moi par rapport aux autres.
Les autres non-surdoué•es, mais aussi les autres surdoué•es.
Et après tout, ce nombre ne prend de sens que dans le classement dans lequel il nous situe. Ce nombre, ce résultat, c’est un classement. Il y a celles et ceux qui ont fait/eu plus que moi, celles et ceux qui ont fait/eu autant que moi, et celle et ceux qui ont fait/eu mois que moi.
D’ailleurs est-ce « fait » ou « eu » ? Est-ce un résultat que l’on obtient, que l’on nous donne ? Ou est-ce le produit de nos efforts, de nos capacités ?
Ou les deux ?

Quoi qu’il en soit, ce nombre d’un coup nous colle à la peau. Il vient s’ajouter à la longue liste de ce qui nous décrit, la taille, le poids, l’âge, le nombre de dents, de caries, de cicatrices, d’éphélides (bon courage pour les compter), de cheveux sur la tête…

Mais ce serait trop beau si on s’arrêtait simplement à la description. En vérité, pour beaucoup – et c’est totalement humain – ce nombre devient une partie de ce qui nous définit. Parce que cette nouvelle identité de surdoué•e devient elle-même une partie de ce qui nous définit.

Fierté, angoisse

Alors on peut être fier•e de ce nombre. Et, sincèrement, pourquoi ne pas l’être ? Quel mal à l’être ? Se réjouir d’une bonne performance, d’une performance rare, est somme toute légitime.
Et c’est parfaitement ok de rester fier•e de cela toute sa vie. Et de porter fièrement ce QIT, de l’inscrire sur votre CV ou vos carte de visite ou d’en faire une signature ou une carte de vœux à envoyer chaque année. (Imaginez : « Bonne année 20XX ! Toujours 157 de QIT ! Meilleurs vœux et bonne santé ! » . Si un jour quelqu’un•e fait cette carte de vœux, je VEUX la recevoir. 😀 ).
Pour faire un peu d’anglicisme, screw les gens qui voudraient vous faire culpabiliser d’être content•es de votre QIT.

Mais la fierté (et/ou le soulagement) n’est pas la seule émotion à apparaître après un l’annonce du QIT. Il peut y avoir l’angoisse aussi.

Une angoisse qui peut avoir bien des sources.
L’angoisse que ce résultat ne soit finalement qu’un coup de chance, une erreur. Alors on tait ce chiffre, on le garde comme un trésor ou une boite de pandore. Parce que, sait-on jamais, quelqu’un pourrait – nous-même y compris – découvrir que toute cette histoire de surdoué•e, c’était du vent.

L’angoisse de n’être pas assez intelligent•e par rapport à nos propres attentes.
Parce qu’on pensait pouvoir faire « mieux », « plus », parce que sans qu’il ne s’agisse de performance, le gouffre que l’on ressent entre nous et les autres est tel qu’on ne se l’expliquerait qu’en se voyant situer tout au bout à droite de cette fichue échelle. Parce que, tout simplement, tout autre résultat ne donneraient aucun sens à notre expérience et à notre conception des choses.

L’angoisse par rapport aux autres.
Parce qu’à moins d’être à 160 il y a des meilleures performances que les vôtres, les « plus surdoué•es encore ». Parce qu’il est humain (bien qu’erroné) de concevoir la douance comme quelque chose de quantifié (et ce, uniquement à cause de cette échelle justement) plutôt que comme un état. Et donc de se dire que plus le QIT est élevé plus on est surdoué•e. C’est humain. Mais c’est faux.
Pourtant on peut le penser, et même en sachant pertinemment que c’est faux, on peut le ressentir ainsi.
Face à ces « plus surdoué•es » que soi, on peut voir sa propre identité de surdoué•e vaciller. Parce qu’on ne se reconnait pas en eux, parce qu’ils et elles ont eu des « meilleurs scores » que nous, donc ils et elles sont peut-être les « vrais » surdoué•es non ?

L’angoisse d’être différent•e de la majorité.
Ce chiffre peut aussi être un étendard honnis, détesté. Comme une marque au fer rouge, qui désigne comme différent•e des autres. Comme une distance chiffrée, déclarée entre eux et soi. Une distance que l’on refuse ou que l’on redoute.

Le nombre, ça compte, quoi qu’on en dise.

Même si le discours en vogue est celui de dire que le QIT n’a pas tant d’importance que cela.
Il n’est certes pas une définition de qui nous sommes, c’est une chose admise.
Mais il ne s’agit pas de ce qu’est le QIT dans l’absolu, mais bien de ce qu’il représente pour l’individu qui le découvre.
Et si certaines personnes ne sont pas tourmentées par ce nombre, ou n’élaborent d’aucune manière dessus, pour d’autres il peut être le symbole ou l’objet de bien des mouvements et tensions.
Je voulais en parler pour elles et eux.
Pour qu’ils et elles entendent que nous ne sommes pas des monstres ou des déficients affectifs ou psychologiques parce que, pour nous, ce nombre compte ou a compté; ou est porteur de sens particulier.

Alors bien sur, ça ne compte pas pour tout le monde certes ; pas de la même façon et pas pour les mêmes raisons, mais ça compte.

Avec le temps, avec l’expérience de vie, avec l’intégration de cette donnée qu’est la douance à notre identité, chacun•e réorganise et gère tous ces éléments à sa façon.
Et ce qui a compté un temps, pour certaines raisons, un jour peut-être, ne comptera plus autant.

Mais hey, vous savez quoi ?
C’est ok, vous avez le droit. Et vous n’êtes pas des monstres pour cela.

 

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« Tu vas réussir, tu l’as toujours fait ! »

Au début du mois de juin, je passais mes examens.
Inutile de vous dire que je jouais un peu ma vie sur ce coup, et que, conséquemment, je me suis mise énormément de pression sur mes petites épaules. Non seulement la pression de la réussite, mais – sélection oblige – celle de l’excellence.
(Entre nous soi-dit, face à certains sujets, j’ai rapidement abandonné l’idée d’excellence, pour ne garder que celle de réussite. On fait ce que l’on peut hein !)

Du soutien…

J’ai de la chance, je suis vraiment soutenue dans ma reprise d’étude et mon entourage proche m’encourage beaucoup.
J’ai de la chance.
Ils et elles me répètent  – et ce dès le début de mes examens – : « Je n’ai aucun doute, tu vas y arriver sans problèmes. »
Ou encore : « Oui je ne me fais pas de soucis, tu as toujours réussi (certain•es ajoutent même là « brillamment »). »
En général, ce sont des paroles motivantes, qui font chaud au cœur, qui portent et poussent vers l’avant.

Et bien pas pour moi.

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Doit-on dire à son enfant qu’il ou elle est surdoué•e ?

Chose promise, chose due ! Voici donc cet article sur la question de révéler ou non à son enfant qu’il ou elle est surdoué•e.

Avant toutes choses, posons clairement le cadre des réflexions contenues dans cet article.
J’ai abordé la question sous l’angle de l’adulte qui sait avoir été un•e enfant ingnorant•e de HPI.
Loin de moi l’idée de penser détenir la science infuse en matière d’éducation, et encore moins celle de dire aux gens quoi faire et comment faire avec leurs enfants. Je ne fustige aucun choix ou aucune situation familiale particulière, je n’ai fait que réfléchir, à la lumière de mon expérience et des témoignages reçus, sur cette question.

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Alerte ! Examens

Salut les gent•es !

(Oui il y a des fois, j’ai des excès de familiarité. C’est souvent le signe d’une pression psychique autogénérée considérable.)

Vous l’aurez remarqué – bah si, vous l’avez remarqué, puisque vous venez fidèlement tous les jours voir s’il n’y a pas un nouvel article ici, voyons ! – je suis peu là.

La raison est simple : dans un mois tout pile (*respiiiiiiiiiiiire, Line, respiiiiiiiiiiiiire*) je passe mes examens de L3.
Les examens dont le résultat sera décisif pour mon existence, puisque la décision du jury d’admission en M1 de psychologie (donnant donc un accès garanti – sous condition d’obtenir la moyenne évidemment – au diplôme de psychologue, puisque plus de sélection en M2) se basera sur les notes que j’y aurais obtenues. *Respiiiiiiiiiiiiiiire, ton rythme cardiaque s’accélère là*

Donc, je travaille.
Et donc je n’écris pas ici.

Mais rassurez-vous, je vous garde sous le coude un joli article sur les émotions et le HPI, avec même un petit bonus que j’aime beaucoup (normal, c’est un bonus qui dit que  j’avais raison. J’aime bien avoir raison.)
Aussi celui qui pose la question, du point de vue de l’enfant devenu adulte : faut-il dire ou non à son enfant qu’il/elle est surdoué•e ?
Et d’autres choses encore, mais là tout de suite, ce n’est pas ma priorité.

Donc, ne vous inquiétez pas, le blog ne s’arrête pas, mais j’essaie de faire les choses à peu près bien (et de ne pas sombrer dans la panique totale).

En attendant que je vous revienne dans un mois, lisez (beaucoup), riez (encore plus), soyez heureuses et heureux (surtout) et puis priez-pour moi, et/ou envoyez des bonnes ondes, et/ou des bonnes pensées de réussites totale aux examens.
Je prends aussi les envois de porte-bonheur. (Pas de membres d’animaux, s’il-vous-plait).

Voilà, voilà.

Bon ben… j’y retourne hein.

*J’ai peuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur*

En passant

*Attention, article qui ne parle pas du HPI, ça arrive parfois*

Dans la lignée de mon dernier article (Ca me reprend) j’aimerais partager avec vous la liste de ce que je fais déjà dans ma petite vie pour mon plaisir et/ou pour ma future vie professionnelle.

Alooooooooors !

  • Mes études de psychologie.

Il me reste un mois et demi pour les examens. J’ai peur. Mais j’aime tellement ce que j’apprends en psychologie sociale. C’est fascinant. Je pense même qu’il y a là la clef pour éradiquer les pires tendances de l’humanité (comportement de moutons décérébrés, discriminations, rejets, violence, guerre, etc).

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Cela me reprend…

En même temps que s’effacent les dernières brumes fiévreuses de mon dernier coup de froid me reprennent mes envies d’apprendre et de faire.
Quoi ?
Tout, ou presque. Et en même temps s’il-vous-plait.

Je veux tout faire. (Ou presque)
Et je passe pour une douce folle aux yeux de celles et ceux qui ont si bien assimilé la marche rectiligne de la vie selon notre société.
Mais je n’en ai cure.

La vie est si courte, si précieuse, si fugace, que je veux la remplir. Comme pour être certaine de bien la vivre, de profiter pleinement de chaque instant.
Ce n’est certainement pas ce que plaideraient bien des maîtresses et maîtres zen, mais il y a tant à découvrir, tant à apprendre, tant à faire. Et si peu de temps.

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De retour dans ma tête

Après un mois de traitement neuroleptique, je suis de retour dans ma tête.

Au début du traitement j’ai pu comparer le passage de mon état normal à un état sous neuroleptique, et maintenant j’expérimente le passage de l’état sous neuroleptique à mon état normal.

Et la comparaison est sans équivoque !

Déesse que la vie est MIEUX sans les neuroleptiques que l’on m’a prescrit !

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