Une mise au point

Booooooooooooooon.
La rançon du succès (tout relatif) c’est les multiples interprétations qui sont faites de ce que l’on peut écrire.

Alors je vais faire une petite précision, suite à l’engouement étonnant que suscite mon article « Surdoué•e•s : celles et ceux qui font croire qu’ils/elles en sont« .

Ce dont il est question dans l’article

Dans cet article, je parle de ces personnes que j’appelle usurpatrices, parce qu’elles s’annoncent HPI alors qu’elles savent PARFAITEMENT qu’elles ne sont PAS CONCERNÉES, et qui, par conséquent, n’ont passé aucun test puisque les tests prouveraient leur usurpation.

Et je dis qu’une telle usurpation ne tiendra pas longtemps face à des personnes effectivement concernées par le HPI, a fortiori qui ont été testées.
Parce que les résultats du test leur permettent de dire que oui, elles ne se sont pas trompées, elles savent de quoi elles parlent sur le sujet, elles sont bien effectivement concernées.

Voilà de quoi il est question dans cet article.
Et c’est TOUT. Rien d’autre.

Ce dont il n’EST PAS question

Il n’est donc pas question des personnes en questionnement. Il n’est pas non plus question de juger la légitimité d’une identification au HPI.
Ce serait ABSURDE que de faire une chose pareille. ABSURDE !

Enfin, ce n’est pas écrit sur notre front qu’on est HPI. Même en étant concerné•e, en général, on ne le sait pas de soi-même.
Je veux dire, on ne se lève pas un matin, et alors qu’on se regarde dans la glace on se dit, comme ça « Mais je suis surdoué•e ! ». On se pose la question forcément parce que quelqu’un ou quelque chose nous a mis sur la piste.
Evidemment qu’à un moment, on doit toutes et tous, passer par ce questionnement et par cette identification, totale, partielle, quasi-résiduelle, ou inexistante, aux grands traits de personnalité et fonctionnements décrits chez les HPI.
Si je considérais que c’était ça de l’usurpation, alors je ne parlerais pas très bien français.

Une dernière fois, usurper c’est savoir pertinemment que l’on n’est pas concerné•e, mais dire aux autres qu’on l’est quand même.

Est-ce que c’est plus clair maintenant ?

Ah oui et il n’est pas non plus question de pointer du doigt ou condamner le fait de ne pas pouvoir passer un test pour X raisons.
Ça aussi ce serait stupide.

Pas plus que je ne dis que le HPI est conditionné par le test… C’est confondre la nature d’une chose et l’agent révélateur de cette nature.
Ça reviendrait à dire qu’on ne peut pas être HPI si on ne peut pas passer le test ?! Mais enfin, c’est RIDICULE !
Du coup, si on se casse une jambe ah bah on n’est pas HPI puisqu’on ne peut pas se déplacer pour passer le test ! On le sera, HPI, que quand on aura retrouvé sa mobilité et passé le test en bonne et due forme.

Non mais vraiment?! Vraiment ?!
Vous pensez sérieusement que l’on peut penser des absurdités pareilles ?

Puisque j’en suis aux précisions, évidemment que ne pas pouvoir passer le test n’est pas condamnable.
Evidemment.
Et évidemment que ça n’a pas plus d’influence sur votre nature que les horaires du bus du coin.

Comme je le dis et le répète, je suis parfaitement à l’aise avec le fait qu’on ne soit pas d’accord avec moi.
Par contre j’ai beaucoup, beaucoup plus de mal avec le fait qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit !

Ceci étant tous ces commentaires sont très révélateurs de ce qui cristallise les passions sur le sujet :
La projection personnelle sur un écrit anonyme.
Le test de QI (et l’ignorance de ce que c’est et de ce qu’il signifie).
La reconnaissance de soi qui passe par l’acceptation et la reconnaissance par les autres. (D’où la réaction énergique quand on comprend d’un article qu’il nous dit que nous ne pouvons pas être reconnu comme ce que l’on voudrait.)

Enfin voilà quoi.

 

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Dans ma bibliothèque

Parmi les clichés sur les surdoué•e•s, il y a l’image iconique du rat ou de la rate de bibliothèque.
Les surdoué•e•s sont souvent dépeint•e•s avec des lunettes sur le nez, et un ouvrage à la main. Pour bien faire, il faut que le titre de l’ouvrage promette un contenu hautement intellectuel, pointu et inconnu ou inaccessible pour le commun des mortels.

C’est donc avec joie et enthousiasme que je m’apprête à briser ce cliché en d’innombrables petits morceaux.

Ceci étant, je ne partagerai pas ici l’intégralité de ma bibliothèque, parce que j’ai un rapport très intime aux livres.
Vous aurez donc un petit échantillon de ce merveilleux monde.

Féminisme, Fantaisie, Philosophie, Sciences en tout genre, Cours de psychologie, et un peu de tout et n’importe quoi.
Un indice, il y a des livres qui ne sont pas à moi (mais pas beaucoup) sur certaines photos. :p

 

Connaissances, compétences et intelligence

Le plus souvent ce n’est qu’une impression, une supposition. Je me fie à ce que je lis entre les lignes.
Et puis de temps en temps, parce que mine de rien il faut du courage pour être aussi frontal, du courage ou de la simple méchanceté ; de temps en temps donc on me le dit très directement : parce que je manque d’une ou plusieurs connaissances, ou que certaines compétences chez moi ne sont pas absolument et totalement maîtrisées, alors je dois être une menteuse et ne peut pas être surdouée.

De l’expérience …

Malheureusement pour moi, je suis encore trop facilement atteinte par ce genre de propos.
C’est aussi pour cela Lire la suite

Vos questions

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Qui ? Comment ? Quoi ? Pourquoi ? Où ? Quand ?

Bon la plupart du temps, les gens avec des blogs répondent aux questions qu’on leur pose en vidéo.
Mais sans doute que les gens qui font cela ont le matériel adéquat pour le faire.

Pas moi. :p

Et franchement, entre la télé, l’interview Youtube et bientôt la conférence, je me dis que vous m’avez assez vue. Moi en tout cas je me suis assez vue. (C’est une vraie difficulté voir souffrance pour moi de me voir, je ne m’aime pas)

Alors on va rester sur le bon vieux format écrit.

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Du bonheur, du bonheur et des surprises – Retour à chaud sur la journée du 17 juin

J’y suis !

Enfin un peu de calme, un moment à moi pour vous raconter ma merveilleuse journée du 17 juin 2017.
J’étais, comme vous n’êtes pas sans savoir, invitée à intervenir lors d’une conférence à l’occasion d’une journée d’échange sur le thème du HPI chez l’adulte, organisée par l’association ToulouZèbre.

Ce fut merveilleux.

Mais commençons par rendre à César ce qui appartient à ToulouZebre.

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J’ai faim.

Un article tout léger, tout sympa et qui me fait déjà rire alors qu’il n’est même pas écrit.

Vous trouverez ici et là, dans la littérature spécialisée (il me semble chez Gabriel Whal, Béatrice Milletre et Jeanne Siaud-Facchin) une remarque qui passe souvent inaperçue au milieu de la liste des expressions amusantes ou surprenantes de l’hyperexcitabilité sensorielle liée au HPI (étiquettes qui grattent insupportables, comme les cagoule et les pulls en laine rêche, etc).
C’est celle qui spécifie que les personnes à HPI supportent moins bien la faim.

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