Je suis un Génie

Ouaip.

J’ai décidé.

Parce que ça me fait du bien de me dire ça. ^^ J’aime bien cette étiquette là, je trouve qu’elle brille.

Et puis, plus qu’une étiquette, c’est un bouclier. Contre la bêtise en premier lieu. La bêtise des autres surtout, et donc leur méchanceté. Et au final, un bouclier contre la souffrance.

Je me pose toujours la question de dire ou ne pas dire. Je sais que je disais avoir trouvé ma réponse dans un article précédent. C’était vrai. Ca l’est toujours…ou pas tout à fait.
Je ne suis plus certaine. Je continue de me poser la même question, mais avec le temps, les implications et conséquences ne sont pas les mêmes…

Aujourd’hui, la perspective de dire n’est plus dans le but d’être comprise ou acceptée. Non j’ai renoncé à cette idée, parce que j’ai fini par constater que malgré toutes les explications, références, lectures que je pouvais donner sur le sujet, les gens n’entendaient jamais que ce qu’ils voulaient, et ne percevaient finalement que ce qu’ils projetaient sur vous. Ils ne nous voient pas nous.
Alors, autant se servir de ces projections pour ne pas trop souffrir.
C’est ce que je me dis.
Si au moins on me considère comme une génie, on acceptera comme « normales » mes soit disant excentricités. Parce que, c’est bien connu, les génies sont bizarres.
Et puis, quand je n’ai plus d’énergie à mettre dans les relations sociales « normales », je pourrais leur dire : « bon écoute tu ne comprends pas, mais c’est normal, ça doit être trop compliqué pour toi. Allez au revoir !  »

Ça vous parait horrible hein ?
Mais je ne suis pas méchante je vous assure. C’est juste que parfois, c’est fatiguant de voir ce que les autres ne devinent même pas, et, surtout, de lire dans leurs yeux ce jugement, cette presque pitié face à celle qui a tant de mal avec les autres et le monde.
Quand je vois ce regard, intérieurement je soupire, ou je hurle. S’ils savaient…
Mais ils ne veulent pas savoir.

Ils prennent ma souffrance pour de la bêtise. Il prennent mes idées pour de la folie. Ils prennent mes sentiments pour de la naïveté.
Ils me regardent et ils ne comprennent pas, ils ne veulent pas comprendre non plus.

Alors parfois je me dis que je devrais les laisser croire. Les laisser croire que je suis méchante, imbue de moi-même, et oui, tellement plus intelligente qu’eux.
Je devrais les laisser avoir peur de moi.
Parce que leur peur, au moins, me préserverait un peu de leurs mots blessants, de leurs regards de pitié.
Je préfère leur faire peur et avoir la paix, que de tenter de me rapprocher d’eux et souffrir.

Oui parfois je me dis que dire, en jouant sur leur projections, ce serait me rendre la vie plus facile.

Mais je sais aussi que je vivrais mal ce rejet, je sais qu’ils me donneraient alors l’excuse pour être blessante, pour leur faire du mal consciemment, comme ils m’en en ont fait sans le savoir…
Mais ce ne serait que chercher vengeance, et ce serait stérile.

Parfois je me dis que c’est insoluble. Que dire ou ne pas dire, je me retrouve quand même dans cette impasse de la super-conscience.

#AHP #HQI #surdoué #surdouée #adultesurdoué #femmesurdouée

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L’amour des surdoués …

Voilà un bel article sur l’amour et le/la surdoué-e !

Et si on en parlait...

1379451_playful_girlCes cœurs inaccessibles en mal d’aimer..
C’est quoi l’amour?
Dans les livres et les films c’est “Autant en emporte le vent”, avec les surdoués c’est “Au temps en importe le vent”.
Quels sont les ingrédients d’un amour à deux et peu importe si c’est l’un où l’autre qui les apportent : indépendance, complémentarité, intimité, complicité, mêmes objectifs en quelque sorte. Regarder dans la même direction ? Oui, quelque chose comme cela.
Mais le surdoué lui, alors pas du tout ! Du tout !
Il est paternaliste ce qui subtilement le met dans un besoin d’être admiré.
Il est attachant, ce qui le laisse en lien avec l’autre.
Il est créateur, ce qui nécessite de ne pas empiéter son espace créatif.
Il n’est pas autonome, ceci fait de lui un être lié aux autres.
Il n’aime pas s’expliquer, on doit le deviner.
Il n’aime que ce qui a du sens, son…

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Être une femme surdouée 

Si l’on en croit J.S.F , être une femme surdouée présente des problématiques particulières.

C’est évidemment lié à notre société patriarcale qui a intégré l’idée de la supériorité masculine, y compris dans le domaine de l’intellect.

Comprenons nous bien, cette idée n’est pas forcément consciente. Mais un homme peut se sentir « menacé » par une femme plus intelligente. Ils sont déjà nombreux à être mal à l’aise avec une femme qui gagne plus qu’eux, c’est le même schéma qui intervient avec l’intelligence.

Je dois avouer qu’au début, j’avais trouvé cette réflexion de J.S.F très sexiste et infondée, du moins pour mon cas.

Et puis m’est revenu en tête ce que m’avait dit mon meilleur ami quand j’avais 17 ans : « tu ne te rends pas compte que tu es impressionnante. Tu parais inatteignable. »
Puis m’est revenue la raison invoquée par mon dernier ex pour me quitter : « Tu es trop intelligente ».

Serait-ce donc vrai ? Une femme peut être « trop » intelligente ?

Consternation.

C’est je le sais, à cause de notre culture, mais que c’est douloureux de se rendre compte d’à quel point notre société est pétrie de clichés et d’idées qui desservent les femmes.

Trop intelligente.
Par ce qu’on attend d’une femme qu’elle soit belle d’abord? Parcequ’on suppose que son intérêt ira vers la maternité ? Par ce qu’on suppose qu’elle est juste « moins intelligente » que l’homme ?
Pourquoi ?

Une femme intelligente manifestement ça dérange et/ou ça fait peur. Plus intelligente que l’homme, l’époux ou le patron c’est carrément inpensable ! C’est une menace à la virilité par ce que le rôle de l’homme c’est d’être, pour le patriarcat, plus fort, plus intelligent et de ramener les sous pour le foyer.

Et comme si ça ne suffisait pas, je ne sais plus où j’ai lu que beaucoup de femmes surdouée s’ignoraient complètement parce qu' »on » les amènent à ctoire qu’il est simplement impensable qu’elles le soient. Pire encore, cette pression est si forte, si pernicieuse, que les cas d’inhibition du potentiel sont plus fréquents chez les petites filles (qui deviendront donc des femmes) que chez les petits garçons.

Voici une vidéo qui résume bien l’esprit de ce billet :

Vous savez, il n’y a rien de plus écœurant que de s’entendre reprocher ce que l’on est.
Je sais que vous le savez…
En étant surdoué, on est rejeté 90% du temps. Mais les hommes eux, ont une chance de briller, une chance d’en faire un atout, de le faire reconnaître.
Nous, les femmes, c’est une autre histoire.
Bine sur nous avons cette chance là aussi. Mais nous partons avec un handicape, celui des clichés et du présupposé. Celui du regard de la société sur nous.

Alors je pense à moi et mon petit nombril, je l’admets. SI vous saviez comme c’est frustrant d’être qui je suis aujourd’hui.
Je suis une femme, et c’est vachement bien en soi. Je suis hypersthèse et vraiment je ne changerai ça pour rien au monde. Je suis surdouée, et ma foi, c’est un vrai cadeau du ciel.
Et, sans être victime de la mode, j’adore m’apprêter, je me maquille comme si je peignais, j’adore ça, toutes les couleurs, les pinceaux différents.
Je suis une fan absolue de chaussures, en particuliers les escarpins et les bottes. Je me damnerai pour une paire d’escarpins ou de bottes !
J’adore aller chez le coiffeur, depuis que je décide moi-même de ce qu’on fera ou pas à mes cheveux.
J’aime ce qui brille. Les paillettes y compris.

Et bien tout ça, croyez-le ou non, mais on me le refuse. Je ne peux pas être tout ça à la fois pour « le dehors, les gens, les autres ». Je suis, à leur yeux, forcément l’une ou l’autre.
Si j’aime les chaussures, je ne peux pas m’intéresser à la neurobiologie.
Si je me maquille pour sortir, alors je ne peux pas aimer jouer aux échecs avec mon cher et tendre de soir.
Si j’aime me mettre en valeur, il est impossible que puisse avoir un diplôme supérieur en sciences « dures ».

Parfois, vous savez, j’ai envie de hurler quelque chose comme :
« Et oui mon gars, j’ai un Q ET un QI d’enfer. Va falloir t’y faire. »

Pour conclure, je laisse la parole à une des idoles de mon enfance, le Grand, le Sublime, Ace Ventura /Jim Carrey.
Seuls lesTrentenaires (mes amis), sauront apprécier la référence je crois. ^^


Tu la sens ma GROSSE intelligence ?! […] Bande de nazes.
Tous des nuuuuuls! Tous des nuuuuuuls !

#AHP #HQI #surdoué #surdouée #adultesurdoué #femmesurdouée

Vis ma vie de « Surdouée » – épisode je ne sais plus combien

Je ne sais pas si ça vous le fait à vous, mais à chaque fois que quequ’un d’extérieur à mon petit cercle de confiance fait référence à ma douance, je me sens bizarre. c’est un mélange de honte, de culpabilité et de sentiment d’agression.
C’est étrange et, je crois, pas complètement justifiée – même si j’ai choisi d’admettre que mon super-pouvoir de super-douée c’était la psychologie et de décrypter les gens et leurs sentiments/pensées intuitivement.

Donc, reprenons en laissant de côté le bien-fondé de mes sentiments quand on aborde le sujet pour ne se concentrer que sur ces sentiments précisément.

Je me sens agressée parce que, quand bien même ce n’est pas secret défense, il y a comme un tabou sur le sujet. Comme si ce n’était pas bien de dire qu’on est surdoué. Comme si en disant cela, on traitait tous les autres de crétins.
C’est ridicule, et je suis la première à le penser (que c’est ridicule, pas que les gens sont des crétins..;quoi que. Mais passons !).
Pourtant je répons à ce tabou, à cette étrange pression, à cette drôle de loi du silence.
Et puis, c’est de l’intime. Les gens ne le savent pas, mais au-delà de l’idée du géni qu’ils ont, être surdouée c’est une nature différente.
J’ai l’impression, quand ils le disent, qu’ils me mettent à nu d’un coup, devant tout le monde.
Eux ne le savent pas, mais c’est chaque fois comme si ils exposaient tout ce que je suis, dans le moindre recoin de mon intimité. C’est très difficile.

Je me sens honteuse, je ne sais pas bien pourquoi. Pourquoi j’ai honte de cela ? Est-ce leur propre malaise que je ressens ? Pourquoi avoir honte d’être ce que l’on est, si ce n’est, peut-être parce que les autres vous montrent du doigt comme « différent », avec ce non-dit qui hurle pourtant à vos oreilles que ce n’est pas bien ?
Je déteste avoir honte de ce que je suis.

Je me sens coupable.
Pourquoi ? De quoi ? En quoi ai-je choisi ma condition plus que eux la leur ?
Je me sens coupable de leur propre condition en fait. Comme si le fait d’être ce que je suis, ne faisait que souligner ce que eux ils sont, ou ne sont pas. Comme si c’était de ma faute. Si je n’étais pas plus intelligente, ils ne le seraient pas moins.

Par exemple, mon oncle qui parle de sophrologie et d’activité cérébrale modifiée, des études qui ont été faite et qui prouvent l’effet de la sophrologie sur l’activité cérébrale.
Je demandais si ces études avaient pris en compte les activités cérébrales atypiques. et là il me répond : « Tu parles de toi là ? »
J’avais envie de répondre que tout le monde n’était pas aussi égocentrique que lui, et que je pouvais juste avoir une question au vu de mes nouvelles connaissances sur l’activité cérébrale humaine.
Mais je me suis tue. J’ai juste répété ma question.
Comme cela aurait été mal de penser aussi à moi sur ce sujet. Comme si parler de ma différence était mal.
La dernière fois, c’était la mère de mon compagnon, qui est une femme adorable, qui y a fait allusion. Elle répétait juste que je soupçonnais que mon compagnon était peut-être aussi surdoué.
Ce n’était rien et pourtant je me suis sentie mal à l’aise. Comme si j’avais dit quelque chose de mal. Et j’ai détesté qu’on fasse, même indirectement, allusion à moi et ma différence.
C’est pénible de se débattre ainsi avec tous ces sentiments qui pour une bonne part finalement ne m’appartiennent pas. Ils ne sont que des réactions à leurs propres sentiments et pensées.
Je me dis qu’il me faut m’exercer à répondre dans ce genre de situations. Pas répondre pour agresser, juste pour me « lever » et affirmer simplement « oui je suis comme ça et je n’ai pas à en avoir honte. Et vous n’avez pas non plus à me pointer du doigt comme cela pour ce que je suis. »
Ce sera difficile, mais je me dis que je dois le faire. C’est fatiguant de se sentir mal à cause des autres.