De l’urgence de ralentir ?

Un des grands traits descriptifs que l’on prête aux surdoué•e•s c’est une pensée incessante ou « qui va trop vite ».

Certaines personnes HPI se plaignent, souffrent de cette pensée qui ne s’arrête jamais.
D’autres n’en parlent simplement pas, comme si le rythme de leur pensée n’était simplement pas un sujet de préoccupation.
Et d’autres comme moi (enfin j’espère !), au contraire se réjouissent de cette activité psychique permanente. Même si, je dois l’admettre, parfois je trouve que ma pensée pourrait s’abstenir de traîner sur certains concepts et questions existentielles.

Ralentir ?

Pour répondre à ces plaintes, certain•e•s psychologues proposent divers outils.
La méditation et la « Pleine Conscience » sont deux de ces outils très en vogue et très préconisés par certain•e•s thérapeutes.

J’aurais aimé insérer des liens vous permettant de vous renseigner sur ces deux pratiques, mais je peine à en trouver qui me paraissent sérieux, objectifs et neutres d’un point de vue des convictions spirituelles et religieuses.
Donc, navrée, mais je vous laisse bêtement avec vos dictionnaires et Wikipédia.

La méditation telle que je la conçois et la comprends, est une pratique qui exerce l’esprit à différents types de concentration. La pratique permet de modifier l’activité cérébrale volontairement, pour atteindre des états semblables à ceux atteints dans le sommeil.
Les buts de la pratique de la méditation sont divers et variés : augmenter sa concentration, sa mémoire, apaiser ses angoisses, diminuer le stress, répondre à une question qui nous préoccupe, trouver l’inspiration, et d’autres choses qui sont alors de l’ordre des convictions spirituelles et religieuses.
Elle est souvent conseillée aux personnes HPI qui se plaignent de leur « suractivité » mentale dans le but de faire ralentir leur pensée, ou de la rendre moins foisonnante.

La « Pleine Conscience » est la traduction de « Mindfullness ». Cela consiste à se concentrer sur ce qui se déroule à l’instant présent, sans jugement. Il ne s’agit pas d’observer mais de ressentir, d’avoir conscience de ce qui se déroule.
A l’occasion de je ne sais plus quel documentaire ou reportage, j’avais vu un professeur de pleine conscience donner un cours d’initiation à la pratique de cette dernière.
Le professeur donnait un raisin sec à chaque participant•e•s et leur demandait d’abord de porter leur attention sur le grain de raisin : sa couleur, sa texture, son parfum, son poids, sa température. Il ne demandait pas seulement de noter intellectuellement ces détails mais de les éprouver et de se concentrer sur les sensations. De les éprouver pleinement.
Puis il fallait mettre le grain de raisin sec dans sa bouche et recommencer le schmilblick.

Donc la Pleine Conscience, c’est ça : se dédier à éprouver ce qui se passe, juste l’éprouver.

Ou limiter et appauvrir ?

Qu’il s’agisse de méditation ou de Pleine Conscience, ces deux techniques sont proposées par certain•e•s psychologues (ou coachs) aux personnes HPI qui se plaignent de leur rythme de pensée, pour ralentir cette dernière et/ou la rendre moins envahissante, moins dense.

Personnellement, je n’accroche pas à cette conception du problème.
Que la pensée soit parfois envahissante, je le comprends et l’éprouve un peu trop régulièrement à mon goût.
Néanmoins, il me semble que les solutions qui sont proposées aux personnes HPI qui souffrent du rythme et de la densité de leur pensée, ont pour but de faire ralentir cette pensée, voire de l’appauvrir. Car rendre moins foisonnante, c’est donc diminuer, retirer, appauvrir.

Attention, je ne condamne pas ici le recours à ces techniques ni même le fait de vouloir ralentir ou appauvrir sa pensée. C’est le choix et le bien-être de chacun•e, et personne n’a rien à y redire.

En tant que personne HPI, je suis heurtée par cette proposition de réduction d’une pensée différente.
Parce que je vois derrière cette proposition spontanée de ralentir ou d’appauvrir la pensée comme une volonté – plus ou moins assumée et consciente – de la diminuer, de la brider. De la ramener à la norme en somme.

Car pourquoi vouloir ralentir ? Parce que l’on va « trop vite ».
Vous le savez maintenant, je n’aime pas entendre que les personnes HPI sont « trop ».
Parce que cela induit qu’il y a une référence qui n’est pas « trop », qui est « ce qu’il faut », et que, conséquemment, les personnes HPI ne sont pas « ce qu’il faut » elles sont « trop ».
Cela induit l’idée qu’elles dysfonctionnent, et que le seul moyen de les faire aller mieux résiderait dans le fait de les rapprocher de cette norme.

Je préfère le point de vue qui prend en compte le fonctionnement particulier des personnes HPI comme n’ayant pas à être normalisé ou modifié, et qui propose non pas de ralentir cette pensée ou de le l’appauvrir, mais de l’accepter et de surfer dessus.

Surfer sur la vague

Je sais bien dans quels tourments infâmes peut nous plonger cette pensée effervescente, incessante. Et même si cela me questionne, je comprends la démarche de vouloir « appuyer sur off ».
Mais cela me semble tellement dommage !

Le torrent de cette pensée est riche ! Violent parfois, mais riche. Tellement riche. Il y a des pépites là-dedans. Des pierres précieuses.
Evidemment, quand vous êtes complètement emporté•e par ce courant et que vous manquez de vous noyer toutes les deux secondes, je comprends qu’on s’en fiche complètement et que l’on veuille seulement survivre, quoi qu’il en coûte.
Mais plutôt que de vouloir que la pensée ralentisse de façon permanente, pourquoi ne pas se mettre à apprendre le surf ?
Histoire de ne plus être emporté•e mais de se laisser porter par le courant ? D’être debout et d’avoir le loisir d’observer et de profiter de tout ce que le courant de notre pensée charrie ?

Votre pensée peut avoir un effet hypnotique, peut être une berceuse même.
Parmi les plaintes liées à la pensée incessante, on retrouve souvent le fait que l’endormissement est difficile. Les préoccupations du quotidien où les questionnements existentiels prennent soudain toute la place.
Et si on pensait à autre chose ?
Je sais ça parait complètement insultant comme suggestion, mais il se trouve que ça marche pour moi.
Le soir, au coucher, je me complais à commencer mes rêves.
Toute la puissance de ma pensée, je la mets au service de ma future nuit et je commence une histoire dans ma tête.
Et tout doucement, je me sens glisser dans le sommeil.
Le plus drôle, c’est le moment où je sens que je bascule vraiment dans le rêve. L’histoire dérive, tout ce qui se déroule dans mon esprit n’a plus la même texture.
C’est un moment super !

Enfin c’était un exemple parmi tant d’autres.

Notre pensée : une alliée, pas une ennemie

Loin de moi l’idée de juger ou pointer du doigt les personnes qui souffrent du rythme de leur pensée.
Je ne sais pas ce qu’ils et elles vivent et je respecte donc pleinement leur expérience de vie sans la remettre en question.

Je partage cependant la mienne, différente de la leur, dans l’espoir que cela ouvre des perspectives.

Pour la pensée, comme dans la vie, j’ai réalisé qu’il m’était bien plus facile de faire avec les choses que de faire contre elles.
Même si ça veut dire faire avec ce que l’on n’a pas aussi. :p

C’est d’ailleurs très stimulant intellectuellement.
A chaque problème une solution. Même une solution partielle est une solution. Il faut parfois apprendre à s’en contenter.
(Oui même les questions existentielle comme « Mais la mort est inévitable ! Bah oui, et on ne peut rien y faire, donc autant s’éclater. » Ou alors se tuer tout de suite, mais je n’aime pas cette option)

Chaque problème est un défi. Comment faire pour trouver une solution qui me convienne avec les contraintes que pose ce problème ?
Que puis-je exploiter dans mon environnement ?
Comment transformer ce qui m’apparaît comme un problème (la pensée incessante) en ressource ?
S’il y a bien une personne qui puisse trouver la solution, c’est vous !

Et parfois, il suffit de changer de regard.
Juste cesser de se dire que « c’est un problème » et le considérer comme quelque chose de neutre ou une force.
Parfois, juste ça, ça peut aider.

 

 

C’est quoi un•e bon•ne psychologue ? Tentative de début de réponse

Parmi les messages que je reçois, il y en a une bonne partie qui concerne la recherche « d’un•e bon•ne psychologue ».

On me demande des noms, des adresses, et des commentaires sur la qualité des services proposés.

Je suis toujours embarrassée pour répondre à ces questions.

D’une part, je ne suis encore qu’étudiante, et malgré ma soif de découvertes, je n’ai pas une connaissance exhaustive de tou•te•s les psychologues ou centres de soins psychologiques qui connaissent le sujet du HPI et proposent des suivis thérapeutiques avec cet éclairage.
Pour être totalement transparente avec vous, hormis ma propre psy et les références des « grands noms » du HPI en France, je ne connais personne.
Mais alors PERSONNE.

EDIT : Connaissais personne.

Mais ce n’est pas le plus embêtant.

Non, ce qui me met le plus dans l’embarras quand je dois répondre à cette question, c’est cette notion fondamentale et pourtant qui semble ignorée (involontairement le plus souvent, j’en ai bien conscience) : Un•e « bon•ne » psychologue, c’est relatif.

Diantre !

Serais-je, moi la future psychologue libérale, en train de vous dire que tou•te•s les psychologues sont des quiches et des jambons, et qu’il est impossible d’en trouver un•e de compétent•e ?
Rassurez-vous, non. :p

Un•e patient•e, un•e psychologue

(Oui je parle de patient•e•s. Parce qu’il en faut de la patience dans un processus thérapeutique ! Et que je considère la psychothérapie comme une démarche de soin. Donc je parle de patient•e•s. D’autres psychologues parleront de client•e•s. C’est selon chacun•e.)

Cela fait partie de ce qui rend la psychothérapie – quelle que soit la méthode utilisée – éprouvante. C’est qu’il faut trouver la bonne personne.
Aucun•e psychologue ne sera bon•ne pour tout le monde, universellement.
Ce n’est pas possible.

La relation de soin en psychologie est ainsi faite qu’elle met en relation deux individus. Et même si l’un•e des deux est un•e professionnel•le formé•e à cette fin, ce qui fait qu’un•e psychologue fait bien son travail c’est qu’il/elle investit la personne qu’il/elle est dans cette relation de soin.
Ainsi, chaque psychologue sera unique, aura un contact unique avec les patient•e, parce qu’il/elle est un individu unique et singulier. Et que chacun•e des patient•e•s rencontré•e•s sont aussi des individus singuliers.

Un•e bon•ne psy pour toi, un•e mauvais•e pour moi

Le ou la bon•ne psy de votre voisin•e, ne sera peut-être pas le/la vôtre.

Je sais c’est dur.
Surtout quand vous entendez votre voisin•e se pâmer depuis des mois sur le compte de son/sa psy qui est si géniaaaaaaaaaaaaaaaaaal•e.
Nous aussi on aimerait bien avoir un•e psy génial•e !

Sauf qu’il faut partir à sa recherche.

Et c’est un peu la course d’orientation de Koh-Lanta des fois ! (Oui j’ai des références hautement culturelles, je sais.)

Mais c’est le prix à payer pour pouvoir rester 5 ans en thérapie ou 3 heures sur des poteaux.
Vu de loin, ça peut même donner la même impression d’immobilité ridicule, avec des sursauts de mouvements et puis… Ah bah non, raté, on a toujours pas bougé.
Et puis PLOUF ! D’un coup, ça y est, c’est débloqué, on a gagné.
C’était long, c’était parfois douloureux, mais HEY c’est bon, on a gagné on peut de nouveau avancer dans sa vie.

Ce parallèle lui aussi hautement philosophique fait, j’en reviens à nos psys.

Une personne = un•e psychologue

Quand les gens demandent les références « d’un•e bon•ne psy » ils demandent un•e bon•ne psy pour eux/elles.

Mais, à part eux/elle-même, personne n’a la réponse à cette question.

Personne ne peut conseiller « un•e bon•ne psy » au fond. On peut juste conseiller de consulter quelqu’un avec qui nous avons eu une bonne expérience, ou de qui d’autres patient•e•s nous ont donné de bons échos.

Malheureusement, ça ne garantit jamais que la personne en quête d’un•e psychologue y trouvera son compte.

Trouver son ou sa bon•ne psychologue, c’est une rencontre. Et comme toutes les rencontres, parfois on a de la chance et on trouve une personne avec qui « ça fonctionne » tout de suite, et parfois, il faut essuyer quelques plâtres avant.

Mais comme je suis charitable (oui c’est une de mes nombreuses qualité, avec la modestie)
je vais vous donner quelques points qui me semblent être de bonnes clefs pour déterminer si vous avez à faire à, non pas un•e bon•ne psychologue, mais au moins un•e psychologue qui ne dérape pas.

Un•e psychologue qui ne dérape pas :

  • N’est pas votre ami•e

C’est à dire qu’il/elle maintient une saine distance de soin entre vous et lui/elle. Vous ne venez pas parlez à une copine ou un copain, vous venez chercher l’aide d’un•e professionnel•le du soin et de la compréhension du psychisme humain.
Donc, de ce fait votre psychologue n’a pas à être trop familier•e avec vous.
Pas de tape dans le dos, pas de claquage de bise, pas de promiscuité physique, pas de café après la séance, pas d’échange des photos des enfants.

  • Ne vous raconte pas sa vie (ni sa vie privée) (Parce qu’il/elle n’est pas votre amie ! :p)

Votre psy doit rester une figure neutre. Dont l’écoute bienveillante et l’attention à votre personne et votre histoire sont indiscutables (c’est à dire que vous n’en doutez pas et que vous les ressentez. Sinon, changez de psy, parce que ce sont les clefs de voûte d’une relation de soin efficace.) mais qui n’empiète (le/la psy) pas outre mesure dans votre vie.
Votre psy existe dans son cabinet, ou son hôpital, et il/elle est « seulement » votre psy.
Il/elle ne vous dit pas qu’il a eu un petit chien nommé Jumbo quand il était petit, ni que sa vie sexuelle en ce moment est morose.
En séance il n’est pas question du/de la psy, mais de vous.
La figure du/de la psychologue doit rester la plus neutre possible, pour vous permettre d’occuper l’espace de la consultation selon vous et vous seul•e.
Voire même; pour permettre à vos projections de se faire, même si c’est pour les défaire ensuite. Ça fait aussi partie du processus.
Et pour que ces projections puissent se faire tranquillement, il faut que votre psy vous soit comme une espèce de toile blanche ou presque. Que vous ayez de la place pour y faire vos projections, et les défaire ensuite aussi.

  • Ne vous maltraite pas.

Ce n’est pas parce qu’il s’agit de profesionnel•le de la psyché que cela leur donne le droit d’être maltraitant avec vous.
Et son savoir ou ce qu’il/elle croit savoir sur votre fonctionnement psychique n’est pas une raison pour être violent avec vous.
Il/elle n’a pas à exprimer de jugement sur vous.
Parce que ce n’est pas son boulot ! Son boulot est de vous aider à prendre conscience de votre activité psychique et émotionnelle et de vous aider à y remettre de l’harmonie (grosso modo).
Et ceci n’implique pas de vous dire que vous êtes une loque humaine, que vous êtes ingrat•e•s, que vous finirez en prison à cause de votre caractère, ou que vous devriez pratiquer plus souvent la sodomie pour vous détendre*.

Attention néanmoins ! Il se peut qu’au cours du processus thérapeutique, votre psy mette à jour avec vous quelque chose qui vous déplaît, qui vous contrarie.
Il ne s’agit pas là de maltraitance forcément ! Mais du travail thérapeutique.

* Si votre psy est aussi sexologue et que vous avez déjà parlé de sodomie, que vous avez exprimé que cette pratique sexuelle vous détendait, là ça va, il/elle peut vous conseiller de la pratiquer plus souvent pour vous détendre. Mais si c’est de but en blanc comme ça, parce que vous parliez du deuil de votre arrière-grand-mère, NON, ce n’est pas bien.

  • Ne vous touche pas, d’aucune manière, et surtout pas sans votre consentement

Hormis quelques thérapies centrées sur le corps, dont TCC et autre ergothérapies, votre psy n’a pas à vous toucher.
Nulle part.
Hormis vous serrer la main pour vous dire bonjour.
Et oui, même si vous êtes effondré•e en larmes dans son canapé ou devant son bureau, il/elle n’a pas à vous prendre dans ses bras ou vous prendre la main.
Même si très certainement, il/elle est touché•e par votre tristesse. Son travail est justement de vous laisser pleinement en possession de cette émotion, de vous laisser la vivre pleinement. Il/elle veille sur vous, mais sans vous toucher.

  • Respecte vos appartenances religieuses et/ou spirituelles

C’est à dire que votre psy s’abstient de tout jugement sur la question. Pas de réflexions xénophobes, racistes, ou sur ce qui est « intelligent » ou stupide de croire ou pas.

Pour reprendre Docteur House : « Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant•e. Si Dieu vous répond, vous êtes schizophrène. »
Alors, même si ça mériterait un peu plus de nuance à mon sens je trouve ça bien dit. ^^

  • Ne vous propose pas et n’accepte pas des relations sexuelles de quelque nature que ce soit en paiement de ses séances.

Pas besoin d’expliquer je pense.

  • Ne fais pas durer ad vitam aeternam votre thérapie

Si vous exprimez le désir de cesser votre thérapie avec votre psy, que vous êtes responsable de vous-même légalement et sans obligation de soin, votre psy ne peut pas exiger que vous continuiez votre thérapie.
Il/elle a le devoir de vous exprimer son avis professionnel sur la question, les risques qu’il y a pour vous et votre entourage s’il y en a. Et si il/elle estime qu’il vous faut poursuivre votre thérapie, il/elle devra vous conseiller un•e collègue ou une structure à laquelle vous adresser.
Mais il/elle n’a pas à vous effrayer ou vous menacer à demi, avec des prédictions apocalyptique sur l’avenir si vous cesser de le/la consulter lui/elle en particulier.

Même si vous êtes en obligation de soin, c’est le soin qui est obligatoire, pas ce ou cette psy-là. Vous vous devez donc de continuer votre thérapie lorsque vous êtes en obligation de soin, jusqu’à ce que cette obligation soit levée, mais pas forcément avec le/la même psy, si vous ne le souhaitez pas.
Néanmoins, il est évidemment que plus il y a de changements, plus long sera le travail.

Je crois que j’ai fait le tour.

Résumons !

Un•e bon•ne psy :

  • N’est pas votre ami•e
  • Ne vous raconte pas sa vie (ni sa vie privée) (Parce qu’il/elle n’est pas votre amie ! :p)
  • Ne vous maltraite pas.
  • Ne vous touche pas, d’aucune manière, et surtout pas sans votre consentement
  • Respecte vos appartenances religieuses et/ou spirituelles
  • Ne vous propose pas et n’accepte pas des relations sexuelles de quelque nature que ce soit en paiement de ses séances.
  • Ne fais pas durer ad vitam aeternam votre thérapie

Je vous laisse ajouter, supprimer, débattre de ce qui pour vous est un•e bon•ne psy dans les commentaires. 🙂

Et en bonus cadeau, voici le code de déontologie des psychologues, pour la France (il en existe une version européenne qui reprend les mêmes principes). N’hésitez pas à le consulter. 🙂

CODE DE DÉONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES (FRANCE)

Dans ma bibliothèque

Parmi les clichés sur les surdoué•e•s, il y a l’image iconique du rat ou de la rate de bibliothèque.
Les surdoué•e•s sont souvent dépeint•e•s avec des lunettes sur le nez, et un ouvrage à la main. Pour bien faire, il faut que le titre de l’ouvrage promette un contenu hautement intellectuel, pointu et inconnu ou inaccessible pour le commun des mortels.

C’est donc avec joie et enthousiasme que je m’apprête à briser ce cliché en d’innombrables petits morceaux.

Ceci étant, je ne partagerai pas ici l’intégralité de ma bibliothèque, parce que j’ai un rapport très intime aux livres.
Vous aurez donc un petit échantillon de ce merveilleux monde.

Féminisme, Fantaisie, Philosophie, Sciences en tout genre, Cours de psychologie, et un peu de tout et n’importe quoi.
Un indice, il y a des livres qui ne sont pas à moi (mais pas beaucoup) sur certaines photos. :p

 

Vos questions

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Qui ? Comment ? Quoi ? Pourquoi ? Où ? Quand ?

Bon la plupart du temps, les gens avec des blogs répondent aux questions qu’on leur pose en vidéo.
Mais sans doute que les gens qui font cela ont le matériel adéquat pour le faire.

Pas moi. :p

Et franchement, entre la télé, l’interview Youtube et bientôt la conférence, je me dis que vous m’avez assez vue. Moi en tout cas je me suis assez vue. (C’est une vraie difficulté voir souffrance pour moi de me voir, je ne m’aime pas)

Alors on va rester sur le bon vieux format écrit.

Lire la suite

HPI et spiritualité

Plusieurs fois déjà, on m’a posé la question de savoir ce que je pensais de « la spiritualité des HPI ».

Le sujet de la spiritualité chez les HPI est un sujet que j’ai vu abordé de deux façons étrangement contrastées.

Le premier aperçu que j’ai eu de l’abord de ce sujet a été dans l’ouvrage « Trop intelligent pour être heureux » de Mme Jeanne Siaud-Facchin.
Un témoignage de patient qui déclarait que selon lui les HPI ne pouvaient être que athées, trop rationnels et enclins au doute qu’ils étaient.

Et d’un autre côté, il y a les personnes qui associent très étroitement le HPI et capacités parapsychiques ou conscience spirituelle exceptionnelle.

Bon.

Une fausse question à mon sens

Vouloir définir une vie spirituelle particulière pour les personnes HPI me semble complètement indu et insensé.

Il me semble que la foi (car il s’agit de cela, que cette foi s’inscrive ou se reconnaisse dans une religion particulière ou pas), les croyances, les convictions sur le pourquoi de l’existence, les origines de la vie et notre sort après la mort, sont des choses qui sont éminemment personnelles.
Ce qui va résonner en nous, en tant qu’évidence personnelle, ou simple explication qui nous convient le mieux, ne peut être résumé et expliqué uniquement par notre nature de HPI.

Car il s’agit de questionnements avant tout humains.

Que nous soyons amené•e•s à y réfléchir plus tôt que la plupart des gens ne définit pas pour autant un chemin unique pour toutes les personnes HPI.
Au contraire même, ai-je envie de dire.
Plus tôt nous nous posons ces questions, plus jeunes nous le faisons, plus nos expériences de vie vont nous amener à ciseler nos réponses, nos croyances, pour l’adapter parfaitement à ce que nous sommes.

Or, nous sommes tou•te•s différent•e•s.

Je crois donc que vous trouverez autant de personnes HPI qui croient en quelque chose (quel que soit ce quelque chose) que d’autres qui ne croient en rien.

Avoir la foi ou pas, mais toujours veiller sur soi.

Peu importe ce en quoi vous croyez, tant que cela ne vous pousse pas à faire du mal à vous ou aux autres.

Vous pouvez bien croire au grand nain vert ou à la licorne violette, tant que cela vous apporte de l’épanouissement et du bien-être, moi je dis banco.

Certaines croyances, dans notre société, sont plus confortables que d’autres, car plus facilement acceptées. D’autres vous exposent à des discriminations qui vont du simple regard amusé, en passant par la suspicion de folie furieuse, jusqu’au racisme.

Quoiqu’il en soit, quelle que soit votre croyance, veillez bien sur vous.
Gardez votre esprit critique en alerte, et votre santé et sécurité en ligne de mire.

Car malheureusement, dans ce monde, des gens sans scrupules n’hésitent pas à exploiter les questionnement existentiels que l’on peut avoir.

Soyez prudent•e•s, car elles et ils sont nombreuses et nombreux à sauter sur l’occasion d’une assise narcissique fragilisée par un renouvellement identitaire imprévu (traduire : à force de se sentir différent•e ça peut fragiliser, après un diagnostic de HPI on peut être boulversé•e et chercher à tout prix à se redéfinir, à reprendre confiance en soin, etc.) pour manipuler et extorquer tout et tous ce/ceux qu’ils/elles peuvent.

Conclusion

HPI ou pas, la foi est une affaire fondamentalement humaine et personnelle.
Croyez ou ne croyez pas en ce que vous voulez.
Etre HPI ne vous oblige à rien, ne définit en rien ce à quoi vous devriez ou non croire.

En revanche, cela donne des clefs de compréhension de l’intensité de vos questionnements, de leur profondeur et de leur importance.

La guerre des zèbres

Alors voilà (pour citer M.Beaulieu).

Dans le petit monde du HPI en France, je vois une espèce de guéguerre entre ce que j’appelerai les QIstes et les zèbres.

Dans le coin droit les QIstes. Leur arme ? Les chiffres. Du bon, du logique, de la psychométrie, de l’implacable, de l’indice, des maths et des stats.
Pour résumer. Peu populaire, peu médiatisés, mais armés de sciences et de recherche.

Dans le coin gauche les zèbres. Leur arme ? L’empathie. Hypersensibilité (qui est en fait l’hyperemotivité) en bannière, le HPi est pour eux avant tout défini par un rapport au monde, à soi, à l’autre différent. Adepte du « différent » et pas du « plus », ils sont les plus populaires et médiatisés. Ils comptent dans leur rang JSF et Alexandra Reynaud.
(A.R qui ne partage d’ailleurs pas forcément tous les avis de JSF , et qui est plus du côté du « plus » d’ailleurs. Comme quoi ! Mais qui partage avec JSF le fait d’être très populaire dans la sphère du HPI français.)

En vrai.

En vrai, ce que je vous dis là est une caricature de tensions que j’ai pu noter dans diverses discussions sur le sujet. Discussions qui parfois viraient purement et simplement à l’agression aussi stupide que violente et stérile.

Alors je vais être limpide et très claire.

Moi, par nature cognitive, j’aurais tendance à être une QIste. Parce que je ne supporte que très mal le flou, l’à peu près, j’aime quand les concepts sont clairs, définis, lisibles, reproductibles. Bref, l’expérimentales et la logique, c’est confortable pour moi.
Et puis, je me débats tellement, tellement avec l’empathie que j’ai pour les autres que de débrancher cette partie de moi pour laisser place à la logique aussi objective que possible, ça me fait du bien.
Vraiment.
Et puis pour plein d’autres raisons qui ne regardent que moi.

 

Je n’adhère pas à la zébritude. Ce n’est pas mon truc cette symbolique.
Bon.
Mais vous savez quoi ? Même si je ne suis pas en accord avec tout, même si je suis plus QIste que Multiplicienne (intelligence multiple, encore un mot à moi), et bien, on s’en fiche !

Parce que cet outil qu’est la zébritude est une merveille pour beaucoup de monde. Parce qu’on le veuille ou non, il y a des souffrances chez les surdoué-e-s. Parce que, non d’un chien, ces personnes ont le droit de voir ces souffrances entendues, reconnues, écoutées et même médiatisées si ça leur fait du bien.

Alors oui, ça peut faire du mal à d’autres, et c’est pour ça qu’on a besoin de cette pluralité d’avis, d’opinions, de visions, de compréhension. C’est pour cela qu’on a besoin de PLEINS de témoignages, de vulgarisation sur le sujet pour que TOUT LE MONDE puisse trouver les outils qui lui conviennent au moment T pour aller mieux, voir pour aller bien et même aussi tout simplement pour mieux (se) comprendre, ou juste parce que c’est cool d’avoir plein d’avis et de faire soi-même le tri.

Donc
Oui, je ne l’ai jamais caché, moi la zébritude je n’accroche pas. Et oui, j’ai des arguments pour dire pourquoi.
Mais ce n’est que moi. Et surtout, c’est juste le concept auquel je n’adhère pas.
Alors même si je n’adhère pas à tout ce qu’à pu dire Mme JSF sur les surdoués, il y a aussi certaines de ses interventions que j’ai beaucoup beaucoup appréciées et même, vous savez quoi, pour lesquelles je la remercie du fond du coeur !
Sincèrement.

On a le droit de ne pas être d’accord avec les théories, opinions, avis d’autres gens, mais ça ne justifie jamais de les agresser eux/elles.

JAMAIS !

Comme je le dis et le répète dans ce blog, même si je vous donne mon avis, moi ce qui m’importe le plus ce n’est pas que vous soyez d’accord avec moi. Ce qui compte pour moi c’est de participer à vous proposer, avec pleiiiiiiiiiiiiiiiiin d’autres personnes, des ressources sur le sujet.
Parce que il n’existe pas deux êtres et deux chemins de vie identiques, parce que ce qui est valable pour moi ne le sera jamais que pour moi en premier lieu.
Parce que ce qui ne fonctionne pas pour moi pourra peut-être vous être très très précieux.
Et parce que bon sang, mon avis ne pèse pas une cacahuète face à votre bien-être.

Alors si votre bien-être c’est de tellement adhérer à la zebritude que vous vous baladez en costume de zèbre dans votre ville, mais OK !
Si votre bien être c’est de re-calculer à la main le QI de toutes les personnes qui se présentent à vous comme HPI pour vérifier qu’elles ne racontent pas de bêtises (et leur psy avec) mais très bien !

Alors à tou-te-s ce-lle-ux qui voudraient me voir dire des horreurs sur des personnes dont je ne partage pas 100% des avis, opinions, réalités, expériences, sur le sujet du HPI, vous pouvez vous désabonner de ce blog immédiatement (et là je perds tou-te-s les abonné-e-s :p).

Et vous pouvez aussi vous épargner l’effort d’un commentaire qui irait dans ce sens, parce que je le supprimerai.

Petit rappel à la loi pour finir :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32077

Injure publique

L’injure publique est une injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des propos et à sa ou ses victime(s).

Dans le cas d’une injure publique, n’importe qui peut avoir connaissance de l’injure prononcée. Les personnes témoins des faits n’ont aucun lien entre elles.

C’est le cas d’une injure prononcée en pleine rue, publiée dans un journal ou sur un site internet.

Les propos tenus sur un réseau social peuvent aussi être considérés comme une injure publique. Selon le verrouillage choisi par le détenteur du compte, les propos tenus peuvent être accessibles à tout internaute ou à un cercle plus ou moins restreint d' »amis ». Si les propos tenus sont diffusés sur un compte accessible à tous, l’injure est une injure publique.

Le fait qu’une injure ait été prononcée dans un lieu fermé n’en fait pas forcément une injure non publique. Une injure criée dans une cour d’immeuble parce qu’elle peut être entendue par tous les occupants (qui ne se connaissent pas forcément) et leurs invités est une injure publique.

Injure non publique

L’injure non publique concerne l’injure prononcée :

  • par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne ne soit présente (par exemple, dans un SMS),
  • devant un cercle restreint de personnes partageant les mêmes intérêts que la victime soit présente ou non. Les personnes témoins sont toutes un même lien entre elles. Ce lien lien peut être professionnel, personnel… Par exemple, une injure lancée lors d’un comité d’entreprise est non publique, car prononcée devant un nombre restreint de personnes appartenant à une même instance.

Toutefois, une injure prononcée entre 2 personnes visant une personne non présente et dans un cadre confidentiel (courrier privé…) n’est pas punissable par la justice pénale (par exemple, si un salarié insulte son employeur dans un SMS adressé à un autre collègue).

Dans certains cas, les injures prononcées sur un réseau social peuvent être considérées comme non publiques. Si l’injure a été diffusée sur un compte accessible uniquement un nombre restreint d' »amis » sélectionnés par l’auteur des propos, il s’agit d’une injure non publique.

[…]

L’injure publique est punissable par une amende pouvant aller jusqu’à 12 000 €.

PS : Soyez aussi pas d’accord que vous le souhaitez, mais dans le respect des personnes humaines et des lois.
C’est plus sympa à vivre. :p

Pourquoi j’écris ce blog (petit rappel. Et un peu de moi aussi dedans.)

Quel est le but que je poursuis en écrivant ainsi sur le net ? Ce qui revient somme toute à me planter au milieu d’une place publique et commencer à penser tout haut.

Je veux aider.
Non je ne « souhaite » pas aider. Je le veux.
C’est très clair pour moi et je suis très déterminée à le faire. J’essaie d’ailleurs de me donner les moyens de le faire.

Comment m’y prends-je ?

D’abord par la force de l’exemple

Je ne me crois pas exemplaire dans le sens le plus valorisant du terme. Je ne suis pas un modèle.
Je suis, en revanche, un exemple de chemin de vie qui existe. Un exemple de façon de vivre avec ce que l’on est, les autres et le monde.
Juste cela.

Mais je crois que parfois, il ne suffit que d’un exemple, que de voir que « c’est possible d’être comme ça » pour ouvrir une porte vers d’autres possibles encore ignorés.

Ensuite, rien de ce qui ne nous dérange ou nous touche n’est anodin

Une amie très chère à mon cœur m’a dit un jour : « Quand quelqu’un est dérangé dans une discussion avec moi, ce n’est pas moi qui le dérange, mais ce que je dis. »
Elle m’a aussi dit que « Je suis responsable de ce que je dis, pas de comment les autres le reçoivent. »

Ces paroles ont longtemps raisonné en moi, et elles m’ont été et me sont encore très précieuses au quotidien.

J’ai découvert et compris quelle magnifique réalité elles recouvraient.
Car oui, quand j’étais blessée, choquée, ou vexée par ce que d’autres pouvaient dire, c’était (et c’est encore) souvent parce que ces paroles me renvoyaient à une blessure intérieure.
Quelque chose en moi de blessé, une part de moi qui n’était pas sereine vis à vis du sujet abordé.
C’est ainsi que j’ai compris et réglé bien des choses en moi. Ce qui m’a permis de gagner en sérénité, en assurance, mais aussi en compassion vis à vis de moi en premier lieu mais aussi des autres.

Depuis, à chaque petite ou grande contrariété je me demande « pourquoi ? ». Qu’est-ce qui me contrarie dans ce que j’ai entendu ? Qu’est-ce que ça gène en moi ? Quelle insécurité, quelle faille, quelle fragilité cela vient-il toucher ?

Bousculer pour faire réfléchir

Même si je ne cautionne pas toutes les pratiques sociales, et si j’en juge beaucoup complètement inutiles et certaines carrément hypocrites, je les connais toutes.
Je sais que ce que j’écris ici est parfois perçu comme choquant (parce qu’inhabituel, parce que brisant les conventions sociales, parce que pas « politiquement correct », parce que inattendu, etc). Je le sais, et c’est précisément un outil pour moi pour faire réagir, et donc réfléchir, ceux et celles qui me lisent.

Réfléchir pour (aider à) trouver son chemin

Je crois que le bonheur est quelque chose de fondamentalement personnel.
Je crois aussi que nous avons en nous toutes les ressources nécessaires pour être heureu-x-se.
Et je crois aussi que nous avons besoin d’outils extérieurs pour pouvoir accéder à nos ressources intérieures insoupçonnées.

Ce blog se veut précisément être ceci : une ressource, un outil.
Une ressource à consulter, lire, sur laquelle s’interroger, une ressource à juger même !
Oui, oui, mille fois oui, faites-vous une idée, une opinion de ce que vous voyez écrit ici (et ailleurs) ! Soyez d’accord avec ce qui y dit, soyez en complète opposition avec ce qui y est écrit. Trouvez cela brillant, trouvez cela stupide, trouvez cela sans intérêt, trouvez cela pertinent.

Faites-vous votre idée.
Parce que c’est aussi en se positionnant par rapport à d’autres idées, d’autres points de vue que l’on affine les nôtres, et donc que l’on se connait mieux.

Et mieux l’on se connait, plus il est facile de construire son bonheur.

Il y a autant de chemins et de réalités que de vies

Mon chemin, mes avis, mes opinions, mes réflexions, ne sont que cela. Et ça ne vaut pas plus que ce que d’autres pensent.
C’est juste une option. Un exemple de ce qui existe.

Je n’ai absolument pas la vérité sur le HPI, sur ce que c’est ou comment on devrait vivre avec ou pas. Ni sur quels professionnel•le•s sont les mieux formé•e•s ou informé•e•s ou que sais-je.
J’ai des avis, des opinions, des expériences parfois.
Et je les partage avec vous parce que je vous souhaite de les utiliser pour vous forger vos propres avis.

Ce qui fonctionne pour moi n’est valable que pour moi. Mais peut-être cela pourra-t-il vous aider ? Ce que je n’aime pas vous conviendra peut-être mieux que ce qui me plait ?

Du partage, des réflexions, et surtout, du bonheur

Voilà pourquoi j’écris ce blog.
Pour aider, par le partage, et un peu de bousculades parfois.
Parce que je crois en la force de l’exemple, parce que je crois sincèrement et fondamentalement que tou-te-s autant que nous sommes nous avons tout ce qu’il nous faut en nous pour être épanoui-e-s.
Même si nous l’ignorons nous-même. Ce sera justement en puisant à l’extérieur, en cherchant, en trouvant, en errant parfois, qu’on finira par découvrir la réponse qu’il nous fallait…en nous-même. 🙂

J’ai foi en l’être humain en tant qu’individu.
Réellement.
Profondément.

Et je ne souhaite que le bonheur pour tou-te-s.

Et quelqu’une d’affirmée derrière le clavier !

On m’a dit que je passais pour quelqu’un d’orgueilleux voir de méprisant parfois tellement j’étais sûre de ce que je disais.
Alors d’abord, je trouve cela triste qu’on confonde assurance et orgueil, mais passons.

Je comprends cette réaction, ce sentiment. Et je crois qu’en fait, ce qui est destabilisant pour les autres, est cette sérenité que j’ai vis à vis de mes propres imperfections et erreurs effectives, possibles et/ou futures.
Je ne suis qu’humaine. Je me trompe. J’ai des défauts.
Je travaille très sincèrement à être la meilleure version de moi-même à chaque jour qui passe, et je ne me voile pas la face quant à mes défauts.

Mais j’ai cessé d’en avoir honte.
Parce qu’il n’y a pas de honte à avoir des défauts ! C’est juste humain.
La honte serait, je ne sais pas, de se vautrer dedans, de faire du mal aux autres et … d’en être fière tiens peut-être.

Mais je ne suis pas fière de mes défauts, je les accepte, nuance.

Comme j’accepte de n’être que moi. De ne pas être aimée par tout le monde (même si ça me blesse). De ne pas penser comme tout le monde.
D’avoir éventuellement (mais éventuellement hein !) tort.

C’est juste « ok ».

Je n’écris pas pour avoir raison, je n’écris pas pour la gloire ( même si je prends volontiers la gloire) , je n’écris pas pour qu’on soit d’accord avec moi.
J’écris pour partager.
Pour aider.

Parce que oui j’ai la prétention de penser que témoigner d’un chemin de vie atypique, ça peut aider. 🙂