Cela me reprend…

En même temps que s’effacent les dernières brumes fiévreuses de mon dernier coup de froid me reprennent mes envies d’apprendre et de faire.
Quoi ?
Tout, ou presque. Et en même temps s’il-vous-plait.

Je veux tout faire. (Ou presque)
Et je passe pour une douce folle aux yeux de celles et ceux qui ont si bien assimilé la marche rectiligne de la vie selon notre société.
Mais je n’en ai cure.

La vie est si courte, si précieuse, si fugace, que je veux la remplir. Comme pour être certaine de bien la vivre, de profiter pleinement de chaque instant.
Ce n’est certainement pas ce que plaideraient bien des maîtresses et maîtres zen, mais il y a tant à découvrir, tant à apprendre, tant à faire. Et si peu de temps.

Certaines personnes voyagent, beaucoup et loin.
Moi ce n’est pas mon truc. J’irai au Japon un jour, et si je me débrouille bien, en Irlande, en Chine, en Ecosse, à Chypre, et peut-être dans les grands espaces sauvages d’amérique du nord. Peut-être.

Mais surtout, je vais apprendre.

J’apprendrai deux nouvelles langues (extrème-orientale) et je reprendrai le Russe.
J’apprendrai la programmation et/ou le codage informatique (s’il s’agit de deux choses différentes).
J’apprendrai à jouer du violon et je continuerai la harpe.
Je me perfectionnerai à la broderie ancienne, j’ai déjà appris à tricoter et le crochet dans les 4 dernières années.
Je veux avoir des bases en mécanique automobile, cela me semble nécessaire (comme comprendre l’informatique).
Je veux développer mes connaissances des plantes médicinales
Je veux apprendre la cryptographie et son histoire.
Et tout ça ne concerne que mes loisirs.

Pour ma future activité professionnelle, je souhaite me former à 3 disciplines supplémentaires.

Je veux remplir ma vie de savoir, de connaissances. Par gourmandise, presque par boulimie, avec ce besoin de se remplir.

Et je me rends compte que c’est un puissant moteur dans ma vie.
Apprendre, savoir, connaitre, comprendre.
Décrypter le code.
Savoir, comprendre.

Il y a 4 ans de cela, jamais je n’aurais seulement oser penser à tout cela. Je n’aurais jamais osé ne serait-ce que m’inscrire à un MOOC.
Parce que je croyais que ce n’était pas possible de faire tout cela. je croyais qu’il fallait choisir sa voie dans la vie, une seule voie, et qu’en plus il fallait le faire tôt. Si l’on ratait le coche, tant pis pour nous, il fallait trouver un métier et puis c’est tout.

Et puis un jour, on m’a dit que j’étais intelligente.
Et là, j’ai ouvert les yeux sur le monde et les potentialité qu’il recelait.
Depuis, je n’ai de cesse de les réaliser.

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« Nous », « Ils »… et sinon, est-ce qu’on a le droit d’exister indépendamment ?

Ça m’énerve

Plus j’en lis et plus ça m’énerve.

« Les surdoués sont comme ceci ». « Ils ressentent tel besoin. » « Nous sommes tellement sensibles, nous les surdoués. »

Et sinon, j’ai le droit d’exister par moi-même ou est-ce que je suis condamnée à laisser des gens qui ne savent rien de moi et parfois, en plus (oui parce que, ne rien savoir de moi, c’est normal) n’en savent pas plus sur le HPI, parler pour moi et pour les millions d’autres personnes concernées ?

C’est fou ce que ça m’agace cette manie de dire « Nous les surdoués » comme si nous étions des clones les un•es des autres.

Je suis assez certaine d’être tombée moi-même dans cet écueil sur ce blog. Et, comme on n’apprend que de ses erreurs, je ne les effacerai pas.
Mais bon sang que ça m’agace aujourd’hui de lire ça.

Parce que, vous vous en doutez, je ne suis pas d’accord avec les 3/4 de ce que je lis qui commence par « nous les surdoués » ou « les surdoués sont tous… ».

L’impression d’être une bête de foire

Et puis il y a aussi cette impression (très) désagréable d’être une espèce de bête de foire. Surtout dans des articles du genre « Reconnaître le surdoué au travail ».
Quand je lis ces trucs je me sens comme ce fichu zèbre que beaucoup voudraient que je sois au milieu de ce que je crois être la savane et qui n’est en fait qu’un vaste safari pour curieux et curieuses.
Comme si j’étais un animal bizarre qu’il était « fun » de savoir repérer.
Et, là où cela rejoint le début de mon grognage, c’est que, si l’on en croit ces articles, les critères sont bons pour TOUTES les personnes surdouées du monde.
Nous serions donc toutes et tous « repérables » par certains critères comme « la difficulté à lier des relations interpersonnelles professionnelles et personnelles » ou « l’hypersensibilité ».
Mais je ne suis pas d’accord !
On a pas toutes et tous du mal à se faire des ami•es ou à s’entendre avec nos collègues ! Et si on ne s’entend pas avec les gens, c’est peut-être aussi parce que ces gens là en question sont insupportables et pas parce que les personnes HPI auraient une espèce d’incapacité sociale.
C’est fou ce que ça m’énerve…

Pas vous ?

Le HPI ce n’est pas l’autisme.

Bonjour à toutes et à tous !

Ce matin, comme je suis privée de bus pour aller travailler, que je ne veux pas marcher une heure et demi dans la neige, et que je n’ai pas de voiture ou de vélo, je suis cantonnée chez moi.

EDIT : Et mon patron nous a dit de ne pas venir, en plus.

Donc, je saisi l’opportunité pour écrire un article qui me titille depuis un moment.

C’est un sujet délicat pour plusieurs raisons pour moi.
Parce que je sais qu’il est « en vogue » dans le petit monde de la neuro-atypie française.
Parce que je vais évoquer un sujet que je ne maîtrise pas pleinement (et je suis toujours très mal à l’aise de faire cela) et parce que je vais parler de troubles psychopathologiques dont la réalité est parfois très difficile à vivre, que ce soit pour les concerné•es ou leurs aidant•es.

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La différence entre Wechsler et Cattell

Voilà un sujet amusant.
Troisième volet de la série « Vos idées et vos questions ».
Aujourd’hui je réponds à votre question : Quelle est la différence entre Wechsler et Cattell ?

Pour mesurer le QI, il existe plusieurs tests. Ils sont fonctions de l’âge de la personne testée, et de la culture de la personne testée.
Les tests reposant sur l’échelle de Wechsler, sont les tests utilisés internationalement.

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La conscience de la mort

Ne soyez pas effrayé•es, je ne suis pas en pleine dépression, ni d’humeur chagrine.

J’ai vu passé une publication d’une de mes contacts Facebook, qui partageait du contenu accompagné d’une remarque personnelle, du type : « La vie est précieuse, ne la gaspillez pas, merci. »

Je suis encore aujourd’hui, dépitée par cette constatation que pour « les gens » la réalité de leur mortalité ne semble que les frapper ponctuellement et de façon tout à fait éphémère.

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Le HPI et les relations familiales

Second article de la catégorie « Vos idées et vos questions », le HPI et les relations familiales.

A l’heure où je tape ce billet, je n’ai pas connaissance d’études scientifique sur le sujet très spécifique des relations familiales et du HPI.
S’il existe des hypothèses sur une dimension héréditaire dans le HPI, c’est la seule chose que j’ai entendu relative à la famille sur le sujet du HPI.

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