Demain, c’est bien.

La procrastination.

Cet article en est un merveilleux exemple, puisque plutôt que de l’écrire, je pourrais rédiger mon rapport de stage.
Mais je fais quelque chose d’autre à la place.
Voilà.

Les HPI, adeptes de la procrastination ?

J’ai lu souvent que les personnes HPI étaient de grandes procrastinatrices.
Dans l’ouvrages de Béatrice Millêtre, j’y ai trouvé un début d’explication qui s’avère aussi être une sorte de démenti.

C’est-à-dire qu’on ne procrastinerait pas vraiment, nous les HPI, mais l’on « ferait nos Archimède » pour paraphraser Béatrice Millêtre. (Ceci est une interprétation toute personnelle de ce qui est décrit dans l’ouvrage de B.Millêtre.)
Dans son ouvrage, elle nous explique que nous réfléchissons à un sujet/problème/question/projet/juste comme ça en faisant autre chose.
Exemple : nous devons rédiger notre rapport de stage (exemple au hasard hein), nous devons donc réfléchir à comment nous allons organiser nos éléments les uns par rapport aux autres et quel sommaire nous allons devoir respecter avec tout ça; eh bien plutôt que de prendre une feuille et un crayon pour y travailler, on va faire complètement autre chose.
Jusqu’à ce que PAF ! Épiphanie, on a une super idée pour ce rapport de stage, et on s’y met.
(Je l’attends toujours l’épiphanie pour le rapport de stage, mais j’ai de l’espoir.)

De fait, ce n’est pas tant qu’il s’agisse de repousser une chose à faire, que de trouver une autre chose à faire pour pouvoir en même temps trouver la solution à la première.
En fait, on ne procrastine pas, on fait même le contraire. On fait plusieurs choses à la fois. :p

En fait, c’est déjà fait. Donc ce n’est plus à faire

Dernièrement, je me suis dit que si je repoussais comme ça systématiquement ce que je devais faire (surtout si je n’ai pas de date butoir), c’est que dans une certaine mesure, j’ai l’impression que le principal est déjà fait.
Quand j’ai réfléchi à une chose à faire, et que j’ai conceptualisé comment je devais m’y prendre, ce que je devais faire et estimé le temps nécessaire, je crois qu’une part de moi se dit que le boulot est déjà fait.
A partir de là, tout effort supplémentaire pour effectivement produire la chose me semble être un effort en trop. Et je n’ai pas le cœur à le faire.
Il me faut donc une bonne motivation pour m’y mettre. Et en général, si ce n’est pas l’envie spontanée de faire, c’est le devoir de le faire (date butoir, engagement, etc) qui me pousse à l’action.

Toujours trop tard et jamais assez

Je réalise la plupart de mes projets dans le stress le plus complet et je ne suis que très rarement pleinement satisfaite de mon travail.
Parce que je réalise toujours tout à la dernière minute. Je vois toujours trop court en terme de temps.
Résultat, je ne prends pas de plaisir à réaliser la tâche en question, et je trouve toujours que je bâcle la chose, faute de temps.
Personne ne m’a jamais fait ces retours-là, tout le monde est toujours très content de ce que je produis, mais moi pas.
Je sais dans quelles affres de stress et de précipitation cela s’est fait et je me flagelle intérieurement.

Pourtant je le SAIS que je fonctionne comme ça, je SAIS que je DEVRAIS me forcer à m’y mettre plus tôt.
Mais impossible.

Ce qu’en disent les autres

Un article bien sympa sur la procrastination de la revue Cerveau et psycho.
Dans la même veine vous avez l’article de la revue Le Cercle Psy : l’art de la procrastination trimestriel n°25 juin/juillet/août 2017

 

Bon, bah maintenant, je vais essayer de travailler.

 

 

Compassion et complaisance

Suite au partage de mon article « Surdoué•e•s : ceux et celles qui font croire qu’ils en sont. » par le site Centre arborescence, j’ai eu beaucoup de vues, et surtout pas mal de retours.
Bien moins que de vues, mais quand même bien plus que d’habitude.

Hormis les éternels reprochent faits aux tests (« Ils ne sont pas fiables », « Ils ne sont pas accessibles ») il était beaucoup question de compassion dans les commentaires. Et du fait que j’en manquais de façon plus ou moins importante ou que je devrais en faire plus preuve.

Il se trouve que c’est une remarque qui revient souvent de la part d’inconnu•e•s.
Une seule fois de la part d’une personne qui m’est proche, mais à ma décharge, le contexte émotionnel était intense.

Alors fidèle à moi-même je me mets à cogiter.
Si l’on me fait cette remarque plus d’une fois, c’est qu’il y a une raison. Manquerais-je de compassion ?
Ni une ni deux, je vais poser la question à ma psy (pas entre vendredi et aujourd’hui, je vous rassure, c’était avant.).
Selon elle, la réponse est non. Mon problème serait même inverse : à avoir tant de compassion, j’en oublie de vivre pour moi.
C’est rassurant, mais une énigme demeure, comment ces deux perceptions de moi peuvent-elles coexister sans que pour autant elles ne soient perceptibles ensemble ?

Ou, plus simplement dit, comment puis-je être si compatissante sans que des gens qui ne me côtoient pas dans l’intimité ne s’en rendent compte ? Plus encore, pour qu’ils et elles pensent que j’en manque, de compassion ?

*Triture, triture. Cogite, cogite*

Ça c’est le bruit que font mes neurones quand ils s’activent.

Et puis *FLASH* me revient l’essence d’un passage du – pour moi, fabuleux – ouvrage de Béatrice Millêtre : compassion n’est pas complaisance.

Jackpot !

C’est ça. Enfin, je trouve que ça fait sens.
Du coup, fidèle à moi-même, de l’exemple particulier de mon petit cas anecdotique, je passe à une réflexion plus globale.

Compassion n’est pas Complaisance

Je sais que ce qui gêne chez moi, c’est ce que je dis. Je crois fondamentalement que ce n’est pas comment je le dis, parce que je le dis clairement.
Je pense que c’est vraiment le contenu qui gêne.

Je dis des choses qui dérangent. Parfois malgré moi, parfois volontairement.

Est-ce que ces propos dérangent parce qu’ils manquent de compassion ? Est-ce que dire ce qui est, c’est faire preuve de manque de compassion ?
Je veux bien croire que parfois, oui. Parfois, le silence est la plus grande preuve de compassion que l’on puisse apporter.
Néanmoins, ce n’est bon qu’un temps. Je crois que pour avancer, pour progresser, il faut à un moment ou à un autre faire face à ce qui ne fonctionne pas. À ce qui nous dérange.

Compatir, c’est, étymologiquement, souffrir avec. Du latin : cum patior, « je souffre avec » et du grec συμ πἀθεια , sym patheia, sympathie.

Donc faire preuve de compassion, c’est souffrir avec l’autre.
La complaisance c’est la « disposition d’esprit de celui qui cherche à faire plaisir en s’adaptant aux goûts ou aux désirs de quelqu’un ».
Ainsi, lorsque l’on compatit, il n’est pas question de faire plaisir. Il n’est pas question de s’adapter à l’autre.

La compassion est une résultante de l’empathie.
La complaisance cherche à plaire.

La compassion ne cherche pas à plaire.
On peut compatir, sans pour autant faire preuve de complaisance.

Donc, j’en déduis que c’est ce que certaines personnes reprochent à ce blog : qu’il ne fasse pas dans la complaisance.

Béatrice Millêtre disait :
« A l’inverse, la complaisance n’est pas une marque d’estime. Accepter la médiocrité revient à dégrader les autres, à dévaloriser leurs qualités, à croire qu’ils sont incapables de bien faire ». – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences. – Le livre des vrais surdoués. Surdoués et heureux !


Demeurer honnête

Si je donnais dans la complaisance avec ce blog, alors je n’écrirais que ce que d’autres veulent entendre, ce qui leur plaira.
Je n’ai pas démarré ce blog pour cela. Je l’ai voulu un témoignage sincère et honnête. Si je me mets à ne plus écrire que ce qui plaira,  je me mettrais alors à mentir. Dans le sens où je n’écrirais pas toujours ce que je penserais, ni ce que je vivrais, parce que ça risquerait de ne pas plaire.


Conclusion

Alors, non, définitivement non, ni ce blog ni moi ne manquons de compassion.
En revanche, ni ce blog ni moi ne donnons dans la complaisance.

Donc, ce que je dirai, ce que j’écrirai, continuera de déranger parfois.

Mais ce ne sera jamais du manque de compassion.

Une mise au point

Booooooooooooooon.
La rançon du succès (tout relatif) c’est les multiples interprétations qui sont faites de ce que l’on peut écrire.

Alors je vais faire une petite précision, suite à l’engouement étonnant que suscite mon article « Surdoué•e•s : celles et ceux qui font croire qu’ils/elles en sont« .

Ce dont il est question dans l’article

Dans cet article, je parle de ces personnes que j’appelle usurpatrices, parce qu’elles s’annoncent HPI alors qu’elles savent PARFAITEMENT qu’elles ne sont PAS CONCERNÉES, et qui, par conséquent, n’ont passé aucun test puisque les tests prouveraient leur usurpation.

Et je dis qu’une telle usurpation ne tiendra pas longtemps face à des personnes effectivement concernées par le HPI, a fortiori qui ont été testées.
Parce que les résultats du test leur permettent de dire que oui, elles ne se sont pas trompées, elles savent de quoi elles parlent sur le sujet, elles sont bien effectivement concernées.

Voilà de quoi il est question dans cet article.
Et c’est TOUT. Rien d’autre.

Ce dont il n’EST PAS question

Il n’est donc pas question des personnes en questionnement. Il n’est pas non plus question de juger la légitimité d’une identification au HPI.
Ce serait ABSURDE que de faire une chose pareille. ABSURDE !

Enfin, ce n’est pas écrit sur notre front qu’on est HPI. Même en étant concerné•e, en général, on ne le sait pas de soi-même.
Je veux dire, on ne se lève pas un matin, et alors qu’on se regarde dans la glace on se dit, comme ça « Mais je suis surdoué•e ! ». On se pose la question forcément parce que quelqu’un ou quelque chose nous a mis sur la piste.
Evidemment qu’à un moment, on doit toutes et tous, passer par ce questionnement et par cette identification, totale, partielle, quasi-résiduelle, ou inexistante, aux grands traits de personnalité et fonctionnements décrits chez les HPI.
Si je considérais que c’était ça de l’usurpation, alors je ne parlerais pas très bien français.

Une dernière fois, usurper c’est savoir pertinemment que l’on n’est pas concerné•e, mais dire aux autres qu’on l’est quand même.

Est-ce que c’est plus clair maintenant ?

Ah oui et il n’est pas non plus question de pointer du doigt ou condamner le fait de ne pas pouvoir passer un test pour X raisons.
Ça aussi ce serait stupide.

Pas plus que je ne dis que le HPI est conditionné par le test… C’est confondre la nature d’une chose et l’agent révélateur de cette nature.
Ça reviendrait à dire qu’on ne peut pas être HPI si on ne peut pas passer le test ?! Mais enfin, c’est RIDICULE !
Du coup, si on se casse une jambe ah bah on n’est pas HPI puisqu’on ne peut pas se déplacer pour passer le test ! On le sera, HPI, que quand on aura retrouvé sa mobilité et passé le test en bonne et due forme.

Non mais vraiment?! Vraiment ?!
Vous pensez sérieusement que l’on peut penser des absurdités pareilles ?

Puisque j’en suis aux précisions, évidemment que ne pas pouvoir passer le test n’est pas condamnable.
Evidemment.
Et évidemment que ça n’a pas plus d’influence sur votre nature que les horaires du bus du coin.

Comme je le dis et le répète, je suis parfaitement à l’aise avec le fait qu’on ne soit pas d’accord avec moi.
Par contre j’ai beaucoup, beaucoup plus de mal avec le fait qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit !

Ceci étant tous ces commentaires sont très révélateurs de ce qui cristallise les passions sur le sujet :
La projection personnelle sur un écrit anonyme.
Le test de QI (et l’ignorance de ce que c’est et de ce qu’il signifie).
La reconnaissance de soi qui passe par l’acceptation et la reconnaissance par les autres. (D’où la réaction énergique quand on comprend d’un article qu’il nous dit que nous ne pouvons pas être reconnu comme ce que l’on voudrait.)

Enfin voilà quoi.

 

Dans ma bibliothèque

Parmi les clichés sur les surdoué•e•s, il y a l’image iconique du rat ou de la rate de bibliothèque.
Les surdoué•e•s sont souvent dépeint•e•s avec des lunettes sur le nez, et un ouvrage à la main. Pour bien faire, il faut que le titre de l’ouvrage promette un contenu hautement intellectuel, pointu et inconnu ou inaccessible pour le commun des mortels.

C’est donc avec joie et enthousiasme que je m’apprête à briser ce cliché en d’innombrables petits morceaux.

Ceci étant, je ne partagerai pas ici l’intégralité de ma bibliothèque, parce que j’ai un rapport très intime aux livres.
Vous aurez donc un petit échantillon de ce merveilleux monde.

Féminisme, Fantaisie, Philosophie, Sciences en tout genre, Cours de psychologie, et un peu de tout et n’importe quoi.
Un indice, il y a des livres qui ne sont pas à moi (mais pas beaucoup) sur certaines photos. :p

 

Connaissances, compétences et intelligence

Le plus souvent ce n’est qu’une impression, une supposition. Je me fie à ce que je lis entre les lignes.
Et puis de temps en temps, parce que mine de rien il faut du courage pour être aussi frontal, du courage ou de la simple méchanceté ; de temps en temps donc on me le dit très directement : parce que je manque d’une ou plusieurs connaissances, ou que certaines compétences chez moi ne sont pas absolument et totalement maîtrisées, alors je dois être une menteuse et ne peut pas être surdouée.

De l’expérience …

Malheureusement pour moi, je suis encore trop facilement atteinte par ce genre de propos.
C’est aussi pour cela Lire la suite