Bien comprendre le test QI

Je n’ai que très peu de patience quand il s’agit de répéter et encore répéter les mêmes choses, et corriger encore et encore les mêmes énormités et absurdités que je lis ici et là sur le QI.

Alors voici un article pour comprendre de quoi il s’agit.

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Compassion et complaisance

Suite au partage de mon article « Surdoué•e•s : ceux et celles qui font croire qu’ils en sont. » par le site Centre arborescence, j’ai eu beaucoup de vues, et surtout pas mal de retours.
Bien moins que de vues, mais quand même bien plus que d’habitude.

Hormis les éternels reprochent faits aux tests (« Ils ne sont pas fiables », « Ils ne sont pas accessibles ») il était beaucoup question de compassion dans les commentaires. Et du fait que j’en manquais de façon plus ou moins importante ou que je devrais en faire plus preuve.

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J’ai besoin de VOUS !

Oui vous derrière votre écran, là !

Vous n’êtes pas sans savoir que le 17 juin prochain (samedi en somme) l’association ToulouZebre organise une conférence sur le thème de l’adulte surdoué•e.

J’y interviens pour témoigner de mon parcours d’adulte diagnostiquée adulte et de ce que cela a changé dans ma vie. (Rien que ça, oui je sais.)

Mais parce que je conçois que le sujet de ma vie ne soit pas exactement le sujet le plus fascinant qui soit pour certaines personnes (même si on se demande pourquoi) et surtout parce que le but de ce témoignage est de pouvoir être utile à d’autres personnes, je me dis qu’il serait intéressant que vous me fassiez part des questions que vous avez sur le sujet de l’adulte surdoué•e.

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Morceaux choisis « Les adultes surdoués » du Dr G.Wahl

Parce que décidément plus je le lis, plus je l’aime cet ouvrage (j’ai aussi lu celui sur les enfants, qui est tout aussi bon à mon sens).

Voici quelques morceaux choisis de l’ouvrage, dans l’ordre d’apparition :

p34. Extrait du test ATIPIC : Adulte Test d’Identification du haut Potentiel Intellectuel et Cognitif.
Le Dr Wahl nous fait le plaisir de nous dévoiler les 20 premiers items de ce test. Vous pouvez donc vous amuser à y répondre.

p48. Le Dr. Wahl évoque ce qui peut représenter pour les non-initié•e•s une question pleine de passion, celle du QIT : le donner ou pas ? Le Dr. Wahl a la délicatesse et l’intelligence de ne rien imposer ni déclarer comme ce qui est à faire ou pas, mais nous livre une explication claire des tenants et aboutissants de cette question.

p.49. L’auteur nous propose son analyse et donc sa réponse aux remises en question du test de QI.
De vous à moi, j’ai profondément regretté de ne pas avoir l’homme en face de moi pour le remercier de la plus chaleureuse et reconnaissante des poignées de mains (Oui, étant donné que je n’ai pas le plaisir de connaître ce monsieur, je ne peux guère me permettre plus en terme de remerciements.).
Il livre ce qui pour moi devrait mettre fin à tout atermoiement sur la question, le fait que à ce jour il n’existe pas d’autre ni de meilleur outil pour mesurer l’intelligence. Et que celui existant est particulièrement robuste et bien construit. Il y dédie d’ailleurs tout un chapitre pour que l’on comprenne bien comment l’outil est construit.
« Toutes ces questions mériteraient d’être posées, si l’on disposait d’outils plus fiables, mais il n’en est aucun qui puissent seulement leur [les test de QI WISSP, WISC et WAIS] être comparé. »

p57. Un autre outil d’évaluation !! Cette fois sur le bien-être de vie. De même vous pouvez répondre à quelques questions pour vous amuser. 🙂

p58. Une phrase qui soutient mon idée qu’une relation amoureuse (ou amicale) est plus facile lorsqu’on partage un même ordre de niveau d’intelligence.
« […] semblet-il, les appariements amoureux sont, le plus souvent, cognitivement homogènes. » Ch.IV le Bien-être subjectif et l’intelligence.

p60. Un joli exemple, mais qui n’est pas le plus grand, du sens de l’humour de l’auteur.
« […] en finir avec l’écriture de ce satané chapitre pourrait m’inspirer un bonheur eudémonique (tout chapitre en cours d’écriture est satané). » Ch.IV le Bien-être subjectif et l’intelligence.

p72 et p73. Celles et ceux qui comme moi ont eu des difficultés à conserver leur santé mentale intacte face à ce qui leur semblait être des aberrations totales du fonctionnement de leur structure professionnelle seront ravi•es de découvrir la loi de Putt et la loi de futilité de Parkinson. La première exprime en gros que les personnes compétentes ne sont pas forcément celles qui encadrent/dirigent (managers) et la seconde exprime que les institutions dédient souvent un temps considérable à des choses insignifiantes.
(Je vous invite à lire les articles de la catégorie « Au travail » si vous souhaitez connaitre mes expériences avec ces deux lois. :p).

p74. « La vie professionnelle n’est pas toujours du goût des surdoués, car elle leur impose parfois un affadissement intellectuel et existentiel peu compatible avec leur personnalité et leur talent. » Ch.VLes « risques » du surdon.
Cette phrase m’a fait du bien, car elle m’a déculpabilisée de ne trouver absolument aucun élan ni motivation profonde aux postes que j’ai pu occuper, mais aussi aux postes des autres que j’ai pu observer.

p87. Le passage qui suit m’a évoqué ce que B.Milletre appelle « faire son Archimède » et ce qu’elle dit de ce qu’elle nomme le raisonnement intuitif.
« Le mathématicien Henri Poincaré a tenté de préciser le processus de la découverte scientifique. Il distingue quatre étapes, que sont l’imprégnation ( les questions sont posées), l’incubation (cheminement inconscient), l’illumination (la solution surgit) et l’explication (la solution est rationalisée). » Ch.VII Intelligence et créativité.

p94 et 95. Autre grande source de plaisir et de joie pour moi. Une bonne remise en place des pseudo-fantasmes sur les hémisphères du cerveau.
« Comme d’autres études ont montré que l’hémisphère droit des surdoués offre des capacités proches de celles de l’hémisphère gauche, on a retenu que les adultes intellectuellement surdoués pourraient disposer de deux hémisphères dévolus à la rationalité, au langage, au calcul, à la pensée analytique, tandis que le commun des « cérébrés » n’en possède qu’un.[…]. Si l’on considère que les deux hémisphères des surdoués sont indifférenciés, et donc disposent chacun de toutes les qualités en doublon, on peut supposer que les registres de l’abstraction et de l’émotion sont indissociés ; ils donnent alors à toute approche de la connaissance, une grande amplitude émotionnelle. » – Ch.VIII Biologie de l’intelligence.

p101. On retrouve encore cette notion d’appariement en couple par QI homogène.
« Précisons que les couples parentaux se forment le plus souvent sur la base d’un appariement homogène de l’intelligence ou de ses signes extérieurs, le niveau d’étude notamment. » – Ch.VIII Biologie de l’intelligence.

p119. J’aime, j’aime, j’aime.
« C’est cependant la petite chance qu’offre la comparaison des inégalités naturelles sur les inégalités sociales : elles donnent un moindre sentiment d’injustice.On applaudit au talent mais l’on méprise l’entregent. […] Descartes écrivait imprudemment que l’intelligence est « une faculté dont nous sommes tous également pourvus » […] » – Conclusion

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La différence existe-t-elle vraiment ?

Voilà un commentaire que j’ai lu à propos de la douance, sur un groupe de réseau social dédié à ce sujet :

« Bonjour à vous toutes et tous,
Je viens juste de rentrer dans ce groupe par le biais d’une amie ; après avoir lu attentivement les récits précédents que vous faites, je me reconnais dans beaucoup d’entre eux.
J’ai rencontré l’année dernière une thérapeute qui m’a parlé de la douance et m’a suggéré que j’en avais de nombreuses caractéristiques. Il est quand même une question qui ne cesse de me travailler et sur laquelle je n’arrive pas à prendre position, à savoir celle de la différence.
Depuis toute petite, je me sens différente des autres et ai bien remarqué que les règles d’interaction sociale m’étaient complexes à intégrer. Je vois bien dans mon entourage que plein de personnes ne se posent pas autant de questions, ne font pas preuve de la même hypersensibilité, culpabilité, doute sur soir-même…

Cependant, je me dis que ces difficultés et ces émotions que je peux rencontrer sont partagées par le reste de l’humanité. Et je ne peux concevoir que les autres (quels autres, d’ailleurs ?) soient tellement différents car toute personne est si singulière qu’elle en est incatégorisable. Je ne sais pas si je suis très claire.
Bien sûr que je me rends compte que plein de personnes ne réagissent et ne fonctionnent pas comme moi mais cela me parait très étrange de penser en terme de groupes qui auraient des schémas comportementaux et des regards sur la vie si dissemblables. N’est-on pas toutes et tous différent.e.s ? En somme, si vous avez des pistes pour m’aider à avancer sur cette question qui me complique sacrément l’existence, je suis preneuse ! »

(J’ai pris la liberté d’aérer un peu le texte original pour plus de lisibilité.)

Différent•e•s et séparé•e•s ?

Voilà ma réponse, qui comme toute réflexion est destinée à s’enrichir par l’expérience et le temps.

L’apaisement peut venir, peut-être de la réalité physiologique.
On ne se torture pas de la différence de couleur d’yeux, de cheveux, de peau, de taille. Et bien, le HPI est une réalité physiologique autant que psychologique.
Nos neurones ne sont pas fait de la même façon, et le cerveau ne fonctionne pas (ne s’active pas si vous préférez) de la même façon.
Différence il y a, c’est un fait, comme il y a des blondes, des brunes, des grandes des petites…
Est-ce que cela doit nous séparer ? C’est à nous de le décider.

Pour ma part, les différence sont l’expression de la vie, et font aussi sa richesse.
Différence et séparation ne sont pas forcément synonyme de rejet ou de conflit.
Il ne tient qu’à nous de choisir ce que l’on fait de nos différences.

Mais les nier, en revanche, est pour moi ce qui mène le plus surement aux mal-être de tout•e•s.
Nier ses différences revient à nier ce qui nous rend unique. D’individus à individus, ou de groupe d’individus à groupe d’individus.
Etre dans un groupe ce n’est pas être en prison.
Il ne tient qu’à nous de comprendre que nous sommes tou•te•s uniques, tous humain•e•s et tou•te•s différent•e•s.

Il ne vous viendrez pas à l’idée de dire à une personne daltonienne ou sourde qu’il ne sert à rien de stipuler sa différence parce que nous sommes tou•te•s de l’espèce humaine non ?
Le HPI ne fait pas exception selon moi.

Que se cache-t-il derrière cette question ?

Il y a celles et ceux qui soulignent cette différence, et celles et ceux qui souhaitent la masquer.
Il n’y a pas de bonne ou mauvaise attitude, seulement l’attitude qui vous convient. Mais qu’il s’agisse de réclamer sa différence ou d’insister sur ce qui vous lie aux autres, le mieux est de faire un choix qui ne soit pas motivé par une blessure ou une peur. Ou plusieurs.
Car les choix et les attitudes (ou comportements) que l’on adopte en réaction à nos peurs ou nos blessures ne font en général que nous maintenir dans ces dynamiques délétères.

Parfois, et c’est plus souvent qu’on ne le voudrait, il est bon de ne pas tout de suite faire face à ses peurs et d’adopter une attitude qui nous en préserve. Parce que, à l’instant T nous ne sommes pas prêt•e•s pour y faire face. Il nous faut plus de temps, plus de ressources intérieures que nous n’en avons à l’instant T. Dans ces cas là, ne pas affronter ses peurs ou blessures demeure la solution la plus sûre pour notre équilibre.
Néanmoins, pour que cela demeure constructif, nous devons être très clairs avec nous-même et ne pas nous voiler la face : Oui, nous refusons d’affronter nos peurs/blessures, oui nous en avons conscience, et NON nous ne souhaitons pas entretenir ces peurs/blessures éternellement.

Besoin d’appartenance et construction de soi

Ainsi donc, en plus de se demander si la différence existe vraiment entre « nous » et « les autres » (si vous voulez mon avis, c’est une simple histoire de référentiel. Changez le référentiel, vous changerez votre groupe d’appartenance), la question intéressante pour notre petite personne est surtout : « Quel est le besoin, la peur, l’espoir qui motive ce questionnement chez moi ? ».

On trouve souvent derrière (mais pas que, et pas toujours) un besoin d’appartenance et/ou un besoin d’identification (dans le sens de prendre ou construire son identité).

Le besoin d’appartenance est un besoin fondamental de notre construction psychique. Je suis la première à râler à ce sujet, mais c’est comme ça.
Nous avons besoin d’un groupe auquel nous référer, nous avons besoin de nous sentir appartenir à un groupe de pairs.
La bonne nouvelle, c’est que ce groupe de pairs peut être en fait une seule personne. Vous n’êtes pas obligé•e de vous coltiner le groupe des « populaires » du coin.

Quoi qu’il en soit nous avons besoin de nous relier à quelqu’un. De faire partie d’un plus grand groupe que soi. Mettez ça sur notre côté bovin si vous voulez. Ou ovin.

Or quand on nous annonce : « Félicitation ! Vous n’êtes semblables qu’à, dans le meilleur des cas, 2,4% de vos pairs et dans le pire des cas, 0,13% ! «  , il se peut que vous entendiez : « Vous êtes seuuuuuuuuuuuuuuuuuul•e, teeeeeeeeeeellement seuuuuuuuuuuuuuuul•e ! »
Et votre besoin d’appartenance en prend un sacré coup.
D’un coup, tous vos groupes de référence n’en sont plus, puisque vous n’y appartenez plus. (Tout ça c’est la faute du/de la psy. Méchant•e psy !)
Envolée la référence de la famille, parce qu’avec votre bol, vous êtes le/la seul•e de votre famille concerné•e.
Envolée la référence de vos ami•e•s, si vous en avez, parce que…bah les statistiques sont contre vous là quand même. Jusqu’à preuve du contraire mais bon, soyons pessimistes.

Envolés tous vos repères, pouf !
Vous voilà seul•e dans votre petit monde interieur. DRAME.

Alors la bonne nouvelle (il y a TOUJOURS une bonne nouvelle) c’est que le drame est plus ou moins grand en fonction de l’intensité de votre besoin d’appartenance.

Plus le besoin d’appartenance est grand, plus on cherchera à gommer ce que l’on voit comme des différences, des barrières entre nous et les autres. Jusqu’à parfois le nier complètement.
Certaines personnes ne supportent tellement pas cette idée d’être « autre » qu’elles vont jusqu’à nier leur nature de surdouée. Cette négation ne relève pas forcément uniquement d’un besoin d’appartenance mis à mal, mais ça peut y participer.

D’autres vont prendre le chemin d’en face, celui de l’identification.
Leur besoin de s’individualiser est tel, qu’il peut les pousser à mettre en avant et à toutes les sauces leur différence.
Sans être allée jusqu’à ne plus vivre qu’à travers ça, j’ai eu ma période du genre moi aussi.
Le travers de ce comportement c’est justement de créer un clivage « eux/nous » complètement stérile et sclérosant.

Eux, nous, les autres, ensemble. 

Et toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent ; plus lui, plus elles et tous ceux qui sont seuls ; allez venez et entrez dans la danse, allez venez, c’est notre jour de chance !

Voilà.
Ce léger délire passé, finalement, est-ce qu’elle existe cette différence ?

Oui à l’évidence.
Elle n’est pas univoque, simple. Elle s’étend sur plusieurs niveau de nos êtres.
Elle nous distingue des autres, les un•e•s des autres, mais elle ne nous sépare pas.
(Même quand on aimerait bien. Qui est content•e d’être un humain « comme » Hitler ? Qui ?)

La question, comme souvent, n’est pas tant celle de son existence – qui dépend de l’échelle à laquelle nous nous situons – mais de ses conséquences dans nos vies.
C’est à nous de trouver la position qui nous donnera l’équilibre dont nous avons besoin pour avancer.
Et le mieux, c’est que cette position peut varier au cours du temps.
Nous sommes en constante évolution (j’en suis convaincue), ce que nous vivons nous transforme. A chaque transformation, notre état se modifie, donc, nos positionnement internes doivent suivre pour maintenir notre équilibre.
(Est-ce que vous me suivez toujours ?)
Si aujourd’hui, votre équilibre intérieur requiert que vous réclamiez votre appartenance au genre humain et que votre nature de HPI soit passée au second voir 10e plan, très bien. Peut-être que demain, votre évolution personnelle (et par évolution, j’entends changements, il n’y a pas de notion d’aller vers un mieux ou un moins bien. Juste de changer) vous amènera à revoir votre position et à vous situer vers une différenciation plus prononcée. Et après-demain, votre équilibre (comprendre bien-être) intérieur demandera un autre changement.

La différence existe belle et bien oui.
Vous êtes différent•e•s, nous le sommes tout•e•s.
A nous de choisir si cela nous rassemble ou nous divise. Si cela est une richesse ou une condamnation.

Personnellement, j’ai choisi la richesse.

(Enfin pour moi. Pour les autres, je ne sais pas si ma différence est une richesse, mais personne n’en est mort•e encore. Alors j’imagine que ça va.)

Découvrir que mes réflexions ne sont pas complètement ineptes.

Ou « Quand mes analyses personnelles sont confirmées par la recherche. *Joie* »

Bonjour à toutes et tous !

Je reviens après un bon moment de non production. Mes écrits sont donc, en ce moment majoritairement destinés à mes productions universitaires.

La bonne nouvelle pour ce blog, c’est que mes recherches bibliographiques m’amène à plonger dans un délicieux univers de recherches scientifiques sur le HPI, et des recherches récentes ! Okay, je précise, récentes ça veut dire dans les 17 dernières années.

Oui bah dites-vous que des recherches sur le HPI, même s’il y en a, c’est pas non plus le sujet préféré des chercheu-r-se-s psychologues. Surtout le HPI chez les adultes.
Donc hein, on fait avec ce que l’on a.

Bref, dans ce billet je vais vous parler de l’étude de J.Lautrey : « Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » datant de 2004.
Je vous conseille très chaleureusement sa lecture, qui vous donne un bon aperçu du panorama sur le HPI dans la recherche.
Vous y trouverez l’état des lieux sur la terminologie, mais aussi, et c’est là que c’est intéressant, un balayage complet des différentes conceptions de l’intelligence, en passant des conceptions « traditionnelles psychométriques » jusqu’au concept des intelligences multiples de Gardner.

La très bonne surprise pour moi, c’est le passage sur les intelligence multiples justement. L’auteur analyse cette conception de l’intelligence et la rapproche du QI et de sa mesure par le test psychométrique. Quelle plaisir pour moi de constater que son analyse est semblable à ma petite tentative de compréhension et d’analyse des intelligence multiples dans ce billet.

Je suis heureuse de constater que ce qui est une analyse personnelle de concepts divers, n’est pas un simple délire individuel.
Je suis heureuse de constater que, même si mes billets ici sont toujours à prendre comme uniquement des réflexions personnelles,  ces réflexions ne sont pas complètement à jeter à la poubelle, puisqu’elles croisent aussi l’état « actuel » de la recherche sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, cette joie personnelle mise de côté, je vous invite très très vivement à toujours vous faire votre propre avis sur une question, à toujours questionner ce que les autres déclarent, et même à le vérifier.

Voici donc de quoi nourrir votre propre réflexion sur le sujet de la fausse opposition, en PDF :
« Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » de  J.Lautrey. 2004.

Pourquoi j’écris ce blog (petit rappel. Et un peu de moi aussi dedans.)

Quel est le but que je poursuis en écrivant ainsi sur le net ? Ce qui revient somme toute à me planter au milieu d’une place publique et commencer à penser tout haut.

Je veux aider.
Non je ne « souhaite » pas aider. Je le veux.
C’est très clair pour moi et je suis très déterminée à le faire. J’essaie d’ailleurs de me donner les moyens de le faire.

Comment m’y prends-je ?

D’abord par la force de l’exemple

Je ne me crois pas exemplaire dans le sens le plus valorisant du terme. Je ne suis pas un modèle.
Je suis, en revanche, un exemple de chemin de vie qui existe. Un exemple de façon de vivre avec ce que l’on est, les autres et le monde.
Juste cela.

Mais je crois que parfois, il ne suffit que d’un exemple, que de voir que « c’est possible d’être comme ça » pour ouvrir une porte vers d’autres possibles encore ignorés.

Ensuite, rien de ce qui ne nous dérange ou nous touche n’est anodin

Une amie très chère à mon cœur m’a dit un jour : « Quand quelqu’un est dérangé dans une discussion avec moi, ce n’est pas moi qui le dérange, mais ce que je dis. »
Elle m’a aussi dit que « Je suis responsable de ce que je dis, pas de comment les autres le reçoivent. »

Ces paroles ont longtemps raisonné en moi, et elles m’ont été et me sont encore très précieuses au quotidien.

J’ai découvert et compris quelle magnifique réalité elles recouvraient.
Car oui, quand j’étais blessée, choquée, ou vexée par ce que d’autres pouvaient dire, c’était (et c’est encore) souvent parce que ces paroles me renvoyaient à une blessure intérieure.
Quelque chose en moi de blessé, une part de moi qui n’était pas sereine vis à vis du sujet abordé.
C’est ainsi que j’ai compris et réglé bien des choses en moi. Ce qui m’a permis de gagner en sérénité, en assurance, mais aussi en compassion vis à vis de moi en premier lieu mais aussi des autres.

Depuis, à chaque petite ou grande contrariété je me demande « pourquoi ? ». Qu’est-ce qui me contrarie dans ce que j’ai entendu ? Qu’est-ce que ça gène en moi ? Quelle insécurité, quelle faille, quelle fragilité cela vient-il toucher ?

Bousculer pour faire réfléchir

Même si je ne cautionne pas toutes les pratiques sociales, et si j’en juge beaucoup complètement inutiles et certaines carrément hypocrites, je les connais toutes.
Je sais que ce que j’écris ici est parfois perçu comme choquant (parce qu’inhabituel, parce que brisant les conventions sociales, parce que pas « politiquement correct », parce que inattendu, etc). Je le sais, et c’est précisément un outil pour moi pour faire réagir, et donc réfléchir, ceux et celles qui me lisent.

Réfléchir pour (aider à) trouver son chemin

Je crois que le bonheur est quelque chose de fondamentalement personnel.
Je crois aussi que nous avons en nous toutes les ressources nécessaires pour être heureu-x-se.
Et je crois aussi que nous avons besoin d’outils extérieurs pour pouvoir accéder à nos ressources intérieures insoupçonnées.

Ce blog se veut précisément être ceci : une ressource, un outil.
Une ressource à consulter, lire, sur laquelle s’interroger, une ressource à juger même !
Oui, oui, mille fois oui, faites-vous une idée, une opinion de ce que vous voyez écrit ici (et ailleurs) ! Soyez d’accord avec ce qui y dit, soyez en complète opposition avec ce qui y est écrit. Trouvez cela brillant, trouvez cela stupide, trouvez cela sans intérêt, trouvez cela pertinent.

Faites-vous votre idée.
Parce que c’est aussi en se positionnant par rapport à d’autres idées, d’autres points de vue que l’on affine les nôtres, et donc que l’on se connait mieux.

Et mieux l’on se connait, plus il est facile de construire son bonheur.

Il y a autant de chemins et de réalités que de vies

Mon chemin, mes avis, mes opinions, mes réflexions, ne sont que cela. Et ça ne vaut pas plus que ce que d’autres pensent.
C’est juste une option. Un exemple de ce qui existe.

Je n’ai absolument pas la vérité sur le HPI, sur ce que c’est ou comment on devrait vivre avec ou pas. Ni sur quels professionnel•le•s sont les mieux formé•e•s ou informé•e•s ou que sais-je.
J’ai des avis, des opinions, des expériences parfois.
Et je les partage avec vous parce que je vous souhaite de les utiliser pour vous forger vos propres avis.

Ce qui fonctionne pour moi n’est valable que pour moi. Mais peut-être cela pourra-t-il vous aider ? Ce que je n’aime pas vous conviendra peut-être mieux que ce qui me plait ?

Du partage, des réflexions, et surtout, du bonheur

Voilà pourquoi j’écris ce blog.
Pour aider, par le partage, et un peu de bousculades parfois.
Parce que je crois en la force de l’exemple, parce que je crois sincèrement et fondamentalement que tou-te-s autant que nous sommes nous avons tout ce qu’il nous faut en nous pour être épanoui-e-s.
Même si nous l’ignorons nous-même. Ce sera justement en puisant à l’extérieur, en cherchant, en trouvant, en errant parfois, qu’on finira par découvrir la réponse qu’il nous fallait…en nous-même. 🙂

J’ai foi en l’être humain en tant qu’individu.
Réellement.
Profondément.

Et je ne souhaite que le bonheur pour tou-te-s.

Et quelqu’une d’affirmée derrière le clavier !

On m’a dit que je passais pour quelqu’un d’orgueilleux voir de méprisant parfois tellement j’étais sûre de ce que je disais.
Alors d’abord, je trouve cela triste qu’on confonde assurance et orgueil, mais passons.

Je comprends cette réaction, ce sentiment. Et je crois qu’en fait, ce qui est destabilisant pour les autres, est cette sérenité que j’ai vis à vis de mes propres imperfections et erreurs effectives, possibles et/ou futures.
Je ne suis qu’humaine. Je me trompe. J’ai des défauts.
Je travaille très sincèrement à être la meilleure version de moi-même à chaque jour qui passe, et je ne me voile pas la face quant à mes défauts.

Mais j’ai cessé d’en avoir honte.
Parce qu’il n’y a pas de honte à avoir des défauts ! C’est juste humain.
La honte serait, je ne sais pas, de se vautrer dedans, de faire du mal aux autres et … d’en être fière tiens peut-être.

Mais je ne suis pas fière de mes défauts, je les accepte, nuance.

Comme j’accepte de n’être que moi. De ne pas être aimée par tout le monde (même si ça me blesse). De ne pas penser comme tout le monde.
D’avoir éventuellement (mais éventuellement hein !) tort.

C’est juste « ok ».

Je n’écris pas pour avoir raison, je n’écris pas pour la gloire ( même si je prends volontiers la gloire) , je n’écris pas pour qu’on soit d’accord avec moi.
J’écris pour partager.
Pour aider.

Parce que oui j’ai la prétention de penser que témoigner d’un chemin de vie atypique, ça peut aider. 🙂