Psychopathes, HPI et empathie.

TATATAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! *musique angoissante*

Comment mon petit cerveau génial fait-il un lien entre psychopathe, HPI et empathie ? Cet article vous l’explique. Et en prime, je vous donne la fin : j’avais raison.
(Encore. Oui. Je sais.)(Vive moi.)

Le mythe urbain de l’hyper-empathie des personnes HPI

Très paradoxalement, l’une des premières choses que « les gens » vont vous dire des personnes HPI c’est « qu’elles sont très sensibles ». Et très facilement, au grès des lectures et déclarations de personnes de moins en moins compétentes et éclairées sur le sujet, on se retrouve à lire ou à entendre que les personnes HPI seraient par nature, incapables de faire le moindre mal volontairement et consciemment à qui que ce soit à cause de cette empathie soi-disant supérieure voire carrément hors-norme.

Avant, quand la pas si petite que ça Line était confrontée à ce discours, elle ne faisait que fulminer intérieurement, et dans de très rares occasions, quand elle était avec des gens exceptionnellement ouverts d’esprits et bienveillants, elle se permettait d’émettre sa théorie, à savoir que les plus grand•es tueurs et tueuses en série de l’histoire, étaient probablement des HPI. Et que toutes personne HPI est potentiellement la prochaine Catherine Deshayes.
On parle bien de génies du crime non ? Donc pour être un génie du crime, encore faut-il commencer par être un (ou une) génie tout court. CQFD.
Sauf que, aussi implacable et brillante que soit ma démonstration (si !), elle n’était pas vraiment scientifiquement recevable. (Et non… Je sais, vous êtes déçu•es, je comprends).
Je rongeais donc mon frein, malgré tout persuadée d’avoir raison.
Encore.
Je n’étais simplement pas encore en mesure de le démontrer, mais bientôt, la science prouverait que j’avais raison.
Et ce serait là, une démonstration de mon génie incontestable. (Parfaitement !)

Autant vous dire donc, que ma petite théorie n’était pas spécialement populaire.
J’allais à complet contre-courant de l’élan de la masse, qui faisait des personnes HPI des espèces de bisounours ambulants, hyper culpabilisants pour les pauvres êtres humains imparfaits dont je fais partie et qui n’aiment pas forcément tout le monde tout le temps.
(J’ai des noms, d’ailleurs. De gens que je n’aime pas, et de gens qui n’aiment pas d’autres gens aussi.)
Si on écoutait les adeptes des bisounours, la nature même de HPI, dotant obligatoirement la personne d’une empathie sur-développée, empêcherait tout élan de cruauté ou toute volonté meurtrière. Ou même tout sentiment négatif à l’égard de qui ou quoi que ce soit. Ce faisant, les personnes HPI devenaient des êtres comme immunisés contre le crime et la méchanceté.
(C’est beau ceci dit hein.)

Les psychopathes à mon secours

Heureusement pour moi, les psychopathes existent !
Longtemps on a cru que ce qui définissait les psychopathes était leur manque (ou absence) d’empathie.
Et oui, il vaut mieux, pour son bien-être personnel, ne pas être trop relié•e aux émotions et ressentis de la personne que l’on est en train de torturer, de découper vivante ou de trucider à coup de cuillère à café rouillée et émoussée.
(Oui ceci est un affreux raccourcis-clichés sur la psychopathie et les psychopathes, qui ne sont pas toutes et tous de cruel•les meurtrier•es ou criminel•les.)

Mais est-ce que cela ne vous fait pas penser à quelqu’un•e ? (Si oui, en vrai, allez tout de suite voir la police ou un•e médecin psychiatre, parce que quelqu’un•e quelque part est en danger là ! Si jamais ces quelques lignes vous font penser à vous… je ne veux pas de problèmes !)
Il y a des gens qui ont besoin, pour exercer leur profession de se distancier des autres êtres humains qu’ils découpent joyeusement ou qu’ils reconstituent : les médecins chirurgiens et les thanatopracteurs (thanatopracteuses ?) par exemple.
Est-ce que pour autant, ces gens qui manipulent sans états d’âme des corps vivants ou morts, en morceaux ou non, sont toutes et tous dénué•es d’empathie et psychopathes ? Normalement non.
Donc l’absence d’empathie et la psychopathie, c’est plus compliqué que cela.

L’empathie en fait, recouvre deux phénomènes : l’empathie émotionnelle et l’empathie cognitive.
L’empathie émotionnelle, c’est celle dont on entend parler partout, que l’on évoque partout dans le monde des bisounours du HPI, c’est la capacité à partager l’émotion de l’autre.
L’empathie cognitive, c’est la capacité à identifier l’émotion ressentie par l’autre.
Nous sommes toutes et tous doté•es d’empathie, et elle est active par défaut, dans ses deux aspects cognitif et émotionnel.

Selon les recherches de C.Keysers & co. de l’université de Groningue (oui je sais, moi aussi ce nom me fait mourir de rire, mais elle existe vraiment cette université) les psychopathes ne seraient absolument pas dénués d’empathie, mais présenteraient un fonctionnement inverse du notre. Par défaut leur empathie serait inactive, et ils et elles devraient faire un effort conscient pour l’activer.
Les grands criminels psychopathes manipulateurs ayant participé à l’étude en question présentaient une forte empathie cognitive, leur donnant la capacité de manipuler habilement et efficacement les sentiments, émotions et comportements de leurs victimes.
Parallèlement à cela, leur empathie émotionnelle était inactive, et ne s’activait que par effort conscient de leur part.

Et là, ça devient sérieusement intéressant pour moi et ma théorie.

HPI et génies du crime

DONC !
(En général, ça, c’est le signe que je m’apprête à démontrer que j’ai raison.)

Notons également qu’aucune étude nulle part n’a démontré une plus grande empathie chez les personnes HPI que les chez non-HPI, pas plus que l’on n’a démontré une plus grande sensibilité chez les HPI que cela soit d’un point de vue quantitatif ou qualitatif.
Rappelons que le HPI est avant tout caractérisé par des capacité cognitives supérieures (parfois largement) à la moyenne.
Rappelons enfin que l’empathie se compose de deux phénomènes, empathie cognitive et empathie émotionnelle, dont la dernière peut être activée ou inactivée volontairement (que cela soit chez des gens « sains » ou des psychopathes).

Conséquemment, les bisounours peuvent se rhabiller et se taper la remontée de leur arc-en-ciel toboggan, parce que les personnes HPI ont tout ce qu’il faut pour verser dans le génie du crime si ça leur chante.

Et même, on peut se dire que les génies du crime sont tristement bien nommé•es. Je ne sais pas vous, mais je serais tentée de dire qu’avec des capacités cognitives supérieures à la moyenne, il est facile de supputer une plus grande efficacité de l’empathie cognitive (si l’empathie cognitive est soutenue par les capacités cognitives, si ces dernières sont plus efficaces, on peut supposer que la première le sera par conséquent).
Et bizarrement, les psychopathes criminel•les ont cette caractéristique d’une empathie cognitive parfaitement fonctionnelle et développée.

Moi je dis ça…

PS : Non, être HPI ne veut pas dire être psychopathe. Mais j’imagine que l’un n’empêche pas l’autre. 
PPS : Non je ne suis pas psychopathe moi-même. Ni criminelle. Enfin, pas que je sache.
PPPS : En tout cas, je n’ai jamais été arrêtée.
PPPPS : Et non, je n’ai rien contre les bisounours, mais je préfère les Popples. Je trouve les bisounours complètement niais. Et leurs cousins les calinours ne sont que les résultats d’ingénieries génétiques ratées, et font flipper.

Sources :
Cerveau et Psycho n°98, avril 2018, dossier « Les pièges de l’empathie » p59-63
Oxford University Press. (2013, July 24). Brain research shows psychopathic criminals do not lack empathy, but fail to use it automatically. ScienceDaily. Retrieved June 11, 2018 from http://www.sciencedaily.com/releases/2013/07/130724200412.htm

 

32 réflexions sur “Psychopathes, HPI et empathie.

  1. Yvan dit :

    Bonjour Line,
    Brillante démonstration, qui de mon point de vue exprime clairement ce que toute personne logique pouvait penser …
    Désolé, je semble minimiser votre pensée, c’est sans importance, je vous sais de taille à me répliquer.
    La question intéressante maintenant, question que l’on peut rapprocher de votre article précédent.
    Sachant que ( vous nous l’avez dit et redit, d’autres aussi le disent ), donc, sachant que l’on n’est, nait HPI et que l’on ne devient pas …
    Est-ce que l’on nait psychopathe, ou bien le devient-on ? Est-ce qu’un HPI qui s’ignore et fortement réprimé pour ce qu’il est, ne peut pas prendre une position opposée à sa nature innée ? D’autant plus fortement justement qu’il en a les capacités ?
    A vous lire de nouveau.
    Yvan.

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    • Line dit :

      C’est une bonne question. Je suis en train de me renseigner sur le sujet de la psychopathie.
      La question de savoir si l’on naît et demeure psychopathe toute sa vie relève de l’étiologie de la pathologie. Et je ne saurai vous le dire aujourd’hui. Mais j’ai dans ma pile de lecture une anthologie des recherches sur la psychopathie jusqu’à 2010 ou 2011. L’information en question s’y trouve probablement.

      Pour votre autre question, comme n’importe qui peut « éteindre » son empathie émotionnelle (médecins, etc), je me dis qu’un ou des processus menant à ne plus solliciter au quotidien son empathie émotionnelle est possible chez n’importe qui.
      Et chez un HPI qui aurait une lucidité et une conscience plus aiguisée de ses processus cognitifs et de son fonctionnement psychique, il est facile de penser que ce serait d’autant plus possible.

      Mais ce ne sont que des conjectures. 🙂

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  2. Arthur dit :

    Bonjour Line,
    Je me permet de réagir à ton article, qui, soit dit en passant, est fort bien écrit.
    Tout d’abord, je suis d’accord avec ta conclusion, mais je m’interroge sur quelques points du raisonnement :
    – Pourquoi faire le lien entre l’empathie et la bienveillance ? De mon point de vue être hyper empathique, que ce soit cognitif ou affectif, ne veut pas dire que l’on est pas capable de faire du « mal ». Cela veut seulement dire que l’on peut bien mieux comprendre la personne en face, ressentir ce qu’elle est au fond d’elle même sans se soucier de la surcouche d’apparat.
    – Psychopathe et HPI : Le HPI par définition n’est pas adapté pour la vision de la société et du monde qui est normalement accepté par les normo-pensant. Le HPI est donc en décalage avec cette vision et se forge naturellement sa propre vision du monde. Le psychopathe maintenant, agit en accord avec sa propre vision du monde, trouvant généralement une raison tout à fait acceptable (pour lui/elle) de commettre son dessein.
    – DONC (je t’emprunte momentanément ton signe) imaginons qu’un(e) HPI soit hyper-empathique, qu’il/elle puisse donc ressentir la véritable nature de l’être humain observé, qu’il/elle ait une vision du monde bien à lui/elle ainsi qu’une logique à tout épreuve. Il est tout à fait envisageable que le HPI/Psycopathe, de part son empathie et sa vision du monde, soit non pas compréhensif mais plutôt écœuré, en colère, dégouté, déçu, rebuté (ou tout autre sentiment connexe) ce qui pourrait logiquement l’amener à commettre son méfait. Il/elle pourrait aussi rajouter une part de rituel afin de dépersonnaliser l’acte. Son empathie serait donc ce qu’il/elle l’amènerait à passer le « pas ».

    Le seul but de ma démonstration, est de souligner le fait qu’il est dangereux de porter des conclusions aussi générique que : « un hpi est empathique donc gentil » …
    Je te rejoins sur le fait que « les gens » servent des conclusions préfabriqué sur des sujets dont ils ne mesurent même pas la profondeur, biaisant ainsi toutes formes de réflexions qui en découleraient.

    PS: non je ne suis pas un psychopathe, promis !

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    • Line dit :

      Bonjour Arthur,

      Merci pour vos compliments sur mon style. ^^

      Je ne sais pas pourquoi des gens confondent empathie et bienveillance, mais j’hasarderais que c’est à cause de l’idée que l’empathie émotionnelle provoquant une souffrance miroir chez le sujet, ce dernier ne pourrait – à part volonté de se faire du mal – faire volontairement souffrir d’autres personnes.
      La bienveillance du coup ne serait qu’une conséquence de cette empathie. Dans ce sens, n’en perdrait-elle pas un peu de sa valeur ? Parce qu’on pourrait supposer alors que l’élan qui pousse à la bienveillance envers autrui est en fait motiver par des raisons égoistes, à savoir ne pas souffrir soi-même de la souffrance des autres. Et non pas uniquement et simplement épargner la souffrance à d’autres indépendamment de ce que l’on peut ressentir soi-même.
      Ce qui nous amène à la grande question philosophique soulevée entre autre dans la série Friends : Y’a-t-il des actes purement altruistes et désintéressés ? C’est à dire qui ne procure pas un bénéfice quelconque à celui ou celle qui les faits.

      Pour en revenir à notre sujet, là où je me permettrais une nuance c’est que cette idée d’une vision du monde forcément différente du HPI par rapport aux autres n’est en rien une définition du phénomène . Puisque le HPI n’est pas clairement défini scientifiquement, et dans la définition, cet aspect n’est absolument pas abordé.
      Donc il serait abusif dans une démonstration de dire que les vision du monde du HPI est par définition différente des sujets non-HPI.
      Surtout, étant de celles et ceux qui pensent que ce sont les normes sociales arbitraires et illogiques qui ne sont pas en adéquation avec certaines réflexions de personnes HPI, je ne vais pas pouvoir abonder dans votre sens quand vous dites que les personnes HPI ne sont « par définition » pas adapté à la société.
      Cela aussi, serait abusif, puisqu’il n’y a pas de définition précise des conséquences du HPI sur l’intégration dans les sociétés de l’individu ne sont pas définies scientifiquement non plus.

      Néanmoins je saisi votre idée et votre raisonnement.
      Et cela me fait penser au cas du personnage de Thanos dans Les Avengers, et précisément son adaptation cinématographique récente. Ce monsieur Thanos veut tout bonnement et simplement exterminer la moitié de la vie dans l’Univers. Pas seulement sur terre, dans l’Univers.
      Il fait cela aléatoirement, en tirant au sort un être vivant sur deux sur toutes les planètes qu’il parcours et les tue.
      Sa motivation est hautement altruiste puisqu’il souhaite préserver pour les génération futures, l’Univers d’une surpopulation et de la destruction que cela entraîne déjà (guerres pour les ressources, famines, épidémie, etc).
      Sa justification étant qu’il faut bien quelqu’un pour faire ce sale boulot, et, la charge en étant telle (allez vivre avec la mort de la moitié des êtres vivants de l’univers, et le chagrin et la rancœur de tous les survivant•es sur la conscience) qu’il se sacrifie pour en l’assumer.

      Je trouve la démarche de ce monsieur très intéressante. ^^
      Sauf que j’aurais procédé autrement que par tirage au sort. Cela aurait été plus long, mais j’aurais établis des jugements, selon les critères culturels de chaque peuples et auraient décidé comme cela de qui devait mourir ou vivre.

      Enfin, Thanos n’est pas un génie, on l’excusera donc. 😉

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      • DarkAurore dit :

        Je n’ai pas le temps de rentrer trop dans le débat (je ne fais que passer, faites pas attention XD) mais je voulais proposer la lecture de cet article de Matthieu Ricard qui donne son avis sur les actes altruistes, pour répondre à la question posée : http://www.matthieuricard.org/blog/posts/le-double-accomplissement-du-bien-d-autrui-et-de-notre-propre-bien
        Sinon j ai bien aimé ton article Line même si jsuis pas d accord à 100%, les HPI de mon entourage sont qd même tous assez sensibles et ok y en a ptet qui se soucient un peu moins du bonheur des autres mais je trouve que la tendance des HPI à être bienveillants est réelle. Après c est ma constatation mais ptet c est juste que j attire principalement ceux là ^^ cela dit ça me parait absolument pas déconnant que certains virent sociopathes. Psychopathes, je sais pas. En fait pr moi y a une distinction entre quelqu’un de très intelligent et quelqu’un d’HPI ou « zèbre ». Le second, pour moi, aura également une conscience fortement développée (de tout ce qui l entoure), des ressentis assez forts également (la fameuse intensité du hp) et ok ptet qu il pourrait virer machiavélique et devenir tortionnaire ou je ne sais quoi et y prendre goût, mais pas de nature (un psychopathe c est dans ses gènes alors qu un sociopathe le devient de par son expérience). Bref en clair même si on aurait envie d être mauvais, même si on peut frôler la folie et le crime (bon jparle pr moi là mais jsuis sûrement pas la seule… si?) Ben y a qd même un truc qui ns arrête au dernier moment, notre fichue conscience. M enfin jsuis contente de l avoir qd même. Mais bref les gens malveillants j ai pas envie de les foutre dans la catégorie HPI mais j ai envie de leur foutre leur méchanceté ou cruauté en pleine tronche pr qu ils payent (dexter sors de ce corps). Parce que pr moi une personne vraiment intelligente n essaierait pas d abuser du systeme ou des autres mais aurait forcément un but plus noble, global, allant au dela de sa petite personne. Mais bon Hitler se croyait ptet dans la vérité aussi je sais pas… argh je vais pas m en sortir ok j abdique des psychopathes hpi why not m enfin je dirai rare qd même car les belles valeurs sont assez caractéristiques des hpi quoi qu on en dise. Qu on ait un côté dark fortement développé ou non ^^

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        • Line dit :

          Bonjour Aurore,

          Et bien, je vous répondrais que Matthieu Ricard est philosophe et moine bouddhiste il me semble, il parle donc philosophie et spiritualité, quand je parle ici psychologie et neuropsychologie. Les uns n’excluent évidemment pas les autres, mais ils n’abordent pas les choses de la même façon. Ils ne traitent pas du même domaine. 🙂

          Quant aux personnes HPI qui vous entourent, elles ne sont certes des exemples mais pas des généralités. 🙂

          Je pense que cette légende (parce que rien ne le prouve en fait) de l’extrème sensibilité, bienveillance, empathie et humanité des personnes HPI est une énorme pression posée sur les épaules de ces dernières.
          Cela les contraint insidieusement à se comporter selon cette soi-disant norme attendue. Et si, au fond d’eux et elles même, ils et elles ne se sentaient pas capable d’être ainsi ? Si ils et elles ne se sentaient pas à la hauteur de cette légende ? Qu’est-ce que cela provoqueraient en eux et elles ?
          Si on accepte et travaille à déconstruire les clichés des surdoué•es hyper bon en maths, et fan de sciences, pour laisser celles et ceux des surdoué•es qui ne sont pas bons en sciences puissent se sentir plus libre et légitimes d’être ce qu’ils et elles sont, pourquoi ne pas le faire avec ce mythe de la bienveillance ?
          Je n’encourage pas par les gens à être malveillants entre eux, bien sur que non. Mais je veux dire que ce mythe de la bienveillance des personnes HPI en fait presque des saint•es. Qui peut se sentir à la hauteur des saint•es ? Personne… sinon précisément il ou elle n’en est pas un•e.

          Tiens je vais reprendre ce commentaire pour en faire un petit billet « en passant » ! Merci !

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  3. Athalset dit :

    Salut salut, je suis (enfin) de retour ! On va dire que c’est à cause des grèves à la SNCF que j’ai 3 trains de retard ! 😀

    J’entendais un peu partout le fait que les hpi sont supposés être « trop » empathique ok, mais je comprend pas trop pourquoi l’empathie devrait nous transformer en bisounours. Il y a bien le côté « souffrance partagée » comme tu l’as dit mais je pense qu’on sera majoritairement d’accord pour dire que le module « compassion » est inexistant avec les personnes « fortement discourtoises » (restons respectueux pour le principe 😛 ).
    Et puis avec un peu d’entrainement on peut « éteindre » son empathie, au moins en partie donc la théorie des bisounours marche pas :’)

    D’ailleurs parler de psychopathe me rappelle un billet ou un commentaire sur le fait d’imaginer les meilleurs stratégies pour planquer un corps… (je ne le retrouve plus mais je suis sûr qu’il existe quelque part ahah) On va faire comme si on avait oublié :’)

    Et je promet que je suis pas un psychopathe, j’ai (presque) jamais découpé de gens 😀

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  4. Mona Dahl dit :

    Bon, il est 3h du matin, après ce commentaire, j’arrête. Mais vous suscitez vraiment beaucoup trop d’enthousiasme en moi pour mon propre bien! 😀

    Concernant la définition du HPI, je ne pense pas qu’elle soit purement cognitive. Sur ma feuille de compte-rendu de mon test, c’est bien marqué « spécificité cognitive, neurologique et émotionnelle ». Tout ce qui se passe dans le cerveau, quoi. Dont les émotions. Etre hypersensible, ce n’est pas forcément envers l’autre, c’est être amené à réagir à plus de stimuli, quelque soit la réaction qui en résulte (selon moi). Etre hyper-émotif, c’est avoir une réaction plus forte à un stimulus, toujours indépendamment de la réponse qu’on y apporte. Je vois le cerveau HPI comme un endroit où les informations passent plus vite et en plus grande quantité, et qui relient plus des sections entre elles.
    Ensuite, je pense vraiment qu’on ne fait aucune action de façon désintéressée. Le retour qu’on attend n’est pas forcément direct, loin de là. Il peut être indirect (voir la joie, ou simplement le bien-être apporté à l’autre), moral (« J’ai fait ce qu’il fallait faire selon mes convictions »), ou même spirituel (quand on attend une récompense du destin, comme la promesse du Paradis). La souffrance propre n’est alors pas seulement engendrée par la souffrance de l’autre, mais par la souffrance de savoir que l’on a désobéi à des règles internes. C’est le principe d’avoir la conscience en paix. C’est mieux quand on a la conscience tranquille, non? Enfin, c’est mon opinion…

    Ce ne sont sans doute que les deux seuls points que je voulais nuancer, je suis d’accord sur tout le reste. Les HPI ne sont pas des bisounours. Par rapport à des normo-pensant, je me rends bien compte que j’ai une intelligence émotionnelle différente, que les mêmes stimuli ne m’atteignent pas toujours de la même façon. C’est le cas de la tristesse liée à la mort, que je n’éprouve quasiment pas, contrairement à d’autre. Si quelqu’un meurt, je ne me sens pas triste, ou alors, il faut vraiment que je ne m’y attende pas, et que je l’eusse vraiment aimé. Je me dis que c’est bien la seule chose communément inévitable de nos existences, et que ça ne sert strictement à rien de pleurer sur des choses auxquelles on ne peut rien changer. Mais du coup, si quelqu’un est triste à cause de la mort de quelqu’un d’autre, je comprends sa douleur, mais je n’éprouve pas d’empathie, car je suppose que, si sa douleur m’atteint, je l’intègre à mon fonctionnement émotionnel et je la rationalise (et je ne suis alors d’aucun soutien pour ladite personne). Finalement, peut-être que l’empathie si acclamée du HPI n’intervient que dans les moments où les neurones miroirs s’activent (et, comme je l’ai noté plus haut, à mon sens, il s’activent plus, et plus fortement), et où le circuit émotionnel est identique à un normo-pensant.

    Et pour la psychopathie, oui, je vous rejoins (presque… 😉 ). Si ça se trouve, c’est une différence qui, comme l’autisme, inhibe une partie du cerveau. Pour les TSA, c’est la capacité de communication, pour le psychopathe, c’est celle de partager l’émotion. Ce serait quelque chose d’innée en grande partie (ou au moins, de décidée très tôt). Du coup, la psychopathie devrait inclure toute sorte de QI (suivant mon raisonnement, hein, en fait, je n’en sais rien), mais ceux chez qui la psychopathie parvient à s’épancher, c’est-à-dire à manipuler pour passer à l’acte, sont ceux avec des QI relativement élevés. Et je pense qu’une forme de perversion doit nécessairement s’y ajouter pour le passage à l’acte, car à moins de vivre dans une civilisation où il est normal de massacrer son prochain, ou d’avoir grandi seul dans la jungle, n’importe qui est conscient de l’interdit de torturer et/ou tuer son prochain. Donc il me paraît assez utile d’avoir un fonctionnement pervers pour que le plaisir de faire du mal puisse s’assouvir le plus longtemps possible sans être pris.

    Donc bon, quand même, ça fait beaucoup de conditions à réunir pour être un génie du mal! Ce n’est définitivement pas à la portée de n’importe qui…

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    • Line dit :

      Alors ce que je dis du fonctionnement cérébral et émotionnel des HPI, je le tiens des publications scientifiques dont vous trouverez les sources dans les articles concerné, mais aussi dans la rubrique « ressources » de ce blog.

      Donc, d’après ces sources, l’hyper emotivité n’a rien de systématique chez les HPI.
      L’hypersensibilité elle, dans sa définition neurologique, est une caractéristique commune puisque due à la physiologie neuronale différente (et renvoie à une sensorialité différente, souvent perçue comme plus puissante).
      Ce sont les faits tels qu’ils sont connus et déterminés aujourd’hui.

      Donc, en l’état actuel des connaissances scientifiques, démontrées sur le HPI, on ne peut affirmer qu’une « hypersensorialité » liée à la physiologie neuronale différente.
      Tout le reste ne peut pas être appliqué à l’ensemble de la population, et ne peut être considérée que comme une collection d’individus partageant plusieurs caractéristiques.

      Quant à la psychopathie, c’est un trouble psychopathologique qui n’est pas dans la même catégorie que les TSA. Je ne suis spécialiste d’aucun des deux, alors je ne peux pas me prononcer avec précision, mais du peu que j’en sais d’après mes cours, il ne s’agit pas de la même chose et les comparer me semble…hasardeux. :p
      Je ne m’y risquerais pas, de peur de ne dire que des énormités. :p

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  5. Mona Dahl dit :

    Pour l’hyper-émotivité, je pensais que ça faisait bien partie du fonctionnement HPI… En tout cas, ma psychologue m’avait expliqué que c’en était un élément clé. Je le voyais comme une autre facette de l’hyperactivité cérébrale. Pas forcément comme quelque chose qui s’exprime, mais plus comme une réponse chimique. Le contrôle des émotions me parait plus relever du fonctionnement psychique, plutôt que neurologique. Mais j’ai tendance à faire ma petite tambouille toute seule, avec les données scientifiques qui viennent à moi (donc pas forcément beaucoup…). Alors, effectivement, je peux avoir complètement tort! ^^ Peut-être aussi m’étais-je mal exprimée, mais si c’est bien ce que vous aviez compris, ça me plairait beaucoup de lire ce que vous avez sur le sujet. (J’ai regardé les ressources, mais celle sur la neurobiologie n’est pas immédiatement accessible.)

    Et je ne compare pas vraiment les TSA et la psychopathie, mais plutôt leur schéma de développement! Un peu comme si je comparais la mucoviscidose et la progéria (mutation d’un unique gène entraînant un certain nombre de réaction en chaîne sur le phénotype). Je ne suis pas en train de dire que les TSA sont une forme de psychopathie ou inversement! Je voulais plus faire un parallèle qu’une comparaison… J’ai peur encore une fois de m’être mal exprimée (bon, à ma décharge, il était tard…). Ou alors j’ai aussi faux sur toute la ligne! 😉

    Merci d’avoir pris le temps de me répondre!

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    • Line dit :

      Aucun problème Mona,
      Vous ne vous êtes pas mal exprimée, j’ai seulement réagit à ce qui me semblait saillant et important de préciser dans le raisonnement
      Oui beaucoup de psychologue se fient à ce qui est dit et rabâché ad nauséam sur le HPI, tellement rabâché par les figure de proue du thème, qu’on finit par le considérer comme vrai sans même se poser la question d’où cela vient ni même de si cela a été démontrée.
      Un bel exemple en est l’odée qu’1/3 des enfants surdoué•es seraient en échec scolaire. Cela ne repose sur absolument aucune sources ni études, rien n’a jamais démontré ce chiffre. Il est juste sorti comme ça un jour et tout le monde (y compris moi !) est tombé dans le panneau. Heureusement, Monsieur Gauvrit a remis les points sur les I en démontrant que rien ne justifiait une telle affirmation.

      Pour la soi-disan systématique hyperémotivité des surdoué•es (ou ce qu’on appelle par glissement sémantique hypersensibilité) c’est la même chose. Cela a été affirmé par quelques praticien•nes dits spécialistes du sujet du HPI, et cela a été rabâché et accepté comme tel.
      Or il n’y a aucune étude scientifique pour le prouver.
      Donc je ne peux pas, en l’état actuel de mes connaissances, fournir une référence d’étude qui prouverait que l’hyperémotivité n’est pas systématique chez les HPI, mais il n’existe pas non plus, à ma connaissance d’étude qui prouve que cela le soit.
      Or en science, tant qu’une chose n’est pas démontrée, on ne peut pas l’affirmer. Donc on ne peut pas affirmer que l’hyperémotivité est une caractéristique des HPI car cela n’a absolument pas été démontré.

      On peut aussi s’appuyer (même s’il faudrait les vérifier) sur les chiffres de l’hyperémotivité. Soi disant, 20% de la population serait « hypersensible » (comprendre hyperémotif), 2% de la population serait HPI. Il y aurait donc 0,02*0,2=0,004 soit 0,04% de gens qui seraient à la fois « hypersensibles » et HPI. C’est peu…
      Enfin ce calcul ne vaut pas grand chose si les chiffres de l’hypersensibilité sortent juste d’un chapeau.

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  6. Mona Dahl dit :

    *Pour être plus juste avec moi-même, je révise une dernière fois (j’aimerais pouvoir éditer…) : je ne comparais pas les TSA et la psychopathie, mais le schéma de développement qui amène à avoir des difficultés de théorie de l’esprit et d’entrer en relation avec l’autre, et celui qui amène à ne pas avoir d’empathie émotionnelle. En gros, je me disais qu’il doit y avoir une prédisposition génétique, un environnement précoce favorisant, mais que dans les deux cas, tous les QI sont représentés… Pour le reste de ce que j’ai avancé (perversion, toussa…), c’est tout autant un travail d’imagination, par rapport à des bases empiriques (j’ai fait cinq ans en psychiatrie, donc je m’y suis intéressée en dilettante). Bien davantage, en tout cas, qu’un recueil de sources, donc vraiment je serai contente si vous aviez des études à me proposer!

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    • Line dit :

      Pour la psychopathie, il y a l’excellent dossier de la revue « Cerveau et Psycho » dont vous avez les références en fin d’article.
      Et sinon, l’anthologie de la psychopathie, mais c’est un ouvrage qui date aujourd’hui d’une dizaine d’années, et qui est est rédigé en anglais.

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  7. Mona Dahl dit :

    Aïe, il n’y aurait pas plutôt des références gratuites?

    Et c’est vrai que je pense que j’assimilais le terme d’hypersensibilité (celui que l’on m’a donné pour me définir), avec celui d’hypersensorialité (celui que vous évoquez), et je ne concevais pas la définition d’hyperémotivité dans son acception sociale (pleurer ou s’énerver facilement, par exemple). Dans ma tête, ça correspondait plus à une décharge chimique plus importante, du coup, on en revient à une hypersensorialité…

    En fait, l’émotion (et, par prolongement, l’hyperémotivité) avait davantage cette définition : https://www.cairn.info/revue-cahiers-critiques-de-therapie-familiale-2002-2-page-73.htm

    (Je ne sais pas pourquoi l’URL contient « critiques de thérapie familiale », mais on tombe bien sur le sujet : Le cerveau émotionnel ou la neuroanatomie des émotions.)

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  8. Maeva dit :

    Salutations ! Cela faisait un moment que je n’étais pas venue, et je suis ravie de tomber sur cet article, car c’est un sujet que je trouve tout à fait passionnant !
    J’avoue avoir été surprise de découvrir que certaines personnes concluaient de cette particularité empathique/émotionnelle de certains surdoués qu’ils soient incapable de faire du mal à qui que ce soit, ou même de l’envisager.
    Ayant longtemps été ce que j’appelle une éponge émotionnelle, à la fois du fait d’une forte capacité d’empathie et d’une absence de mise en place de barrières psychologiques, j’ai en effet, techniquement, du mal à « blesser ». J’ai longtemps évité d’exprimer ma colère de peur de la causer chez l’autre, et de me retrouver assaillie par mes émotions et celles que j’épongeais (involontairement) chez la personne en face. Mon empathie (que j’ai depuis appris à « réguler », d’abord par une compréhension du phénomène et une mise en place de barrières afin de bien différencier mes émotions de celles de l’autre) a donc eu une conséquence en terme de comportements, et d’actions.
    Mais de là à dire que cela puisse, apparemment miraculeusement, me rendre exempte de toute envie mesquine, maligne, etc., cela me paraît, faute d’autre mot, stupide. Peut-être que faire du mal à quelqu’un peut avoir, en effet, un effet boomerang chez certains HPI, mais cela n’empêche aucunement l’impulsion ou l’action blessante. On est humains, ni plus ni moins, avec tous les défauts et faiblesses que cela implique.
    Et, à vrai dire, j’ai justement eu (et ai encore) très peur de ma colère parce que j’ai eu très tôt conscience de ma CAPACITE à blesser. J’ai toujours crains ce que je pourrais dire sous l’effet de la peine ou de la colère, d’autant plus que mon entourage a toujours eu cette image de moi très axée « bisounours », le visage de « Maeva la gentille », « Maeva la souriante », parce je savais que sous le coup de l’émotion, je quitterais cette posture et montrerai mon masque « cruel »/ »froid ».
    Parce que, justement, mon empathie, ma capacité à « lire » les gens… et bien elle permet de LIRE les gens. Je ne pense pas être la seule dans cette situation. C’est à dire que je sais très exactement sur quel point appuyer si je veux blesser l’autre, où sont ces faiblesses, où la personne se ment à elle-même, etc. Loin de moi l’idée de prétendre tout savoir instantanément d’une personne ou de connaître parfaitement/instinctivement sa psychologie, mais il y a un certain sens (pas avec tout le monde, ni même systématiquement, mais c’est là) des lignes de failles chez les autres. Et il serait très facile de donner des coups précis, bien placés, dans le but de blesser (parce qu’on est blessé soi-même, en colère, par mesquinerie, revanche, ou autre).
    Je pense qu’il peut donc y avoir, pour certains profils, une tendance à retenir ces élans-là. Le fait de savoir où appuyer pour blesser implique (du moins pour moi) une forte conscience des effets que cela peut avoir, et donc un recul préemptoire (si on a la possibilité de prendre un recul vis-à-vis de la situation). C’est-à-dire que je me dis facilement « si je dis telle ou telle chose, oui, ça me fera peut-être du bien, mais ça blessera la personne de telle ou telle manière, peut-être même plus profondément que ‘nécessaire’ par rapport à la situation initiale » (notamment si j’ai accumulé une certaine rancoeur vis-à-vis de quelqu’un, j’ai tendance à me retenir lorsque je réalise que je réagis vis-à-vis de ce passif, et donc de manière disproportionnée, et donc de causer une peine non « méritée »).
    Mais c’est aussi quelque chose qui m’est très personnel/spécifique, et parfois assez extrême, et sur quoi je travaille parce que j’ai du coup tendance à intellectualiser ma colère ou ma douleur et à ne pas les exprimer, ce qui n’est pas bon. Et c’est ainsi que je finis par me faire mal à moi-même (ce qui, ironiquement, témoigne de ma capacité à faire du mal, haha)
    Je ne crois pas avoir déjà lu quelque chose à propos de la différence entre empathie émotionnelle et empathie cognitive, et je suis très heureuse de la lire, car elle est très intéressante, et très pertinente ici.
    J’avais cru comprendre que les psychopathes avaient un manque d’empathie « inné » du fait d’une certaine organisation cérébrale ou autre (je ne suis pas scientifico-scientifique, je n’ai retenu que l’idée générale ^^). Que cela s’expliquerait d’un point de vue neurologique (neurobiologique ?) et aurait été observée notamment par IRM.
    Si c’est bien le cas (j’irai me pencher sur le sujet un de ces quatre), il s’agirait alors de l’empathie émotionnelle. Peut-être qu’il y a des profils où elle est ‘seulement’ inactive, et d’autres où elle est carrément ‘inactivable’ du fait d’une particularité neurologique ?
    Bref, ce que je voulais dire est que je suis tout à fait d’accord. Il est évident qu’on ne parle pas de « génies criminels » sans raison. Tellement évident que je ne me suis jamais posé la question d’argumenter sur la question x)
    Les psychopathes sont justement réputés pour être excellents à lire les gens, leurs émotions, et donc à les manipuler. Ce qui relève donc de l’empathie cognitive. Et ceci couplé à une empathie émotionnelle éteinte/atrophiée/optionnelle, c’est parfaitement logique que cela puisse déboucher sur des comportements extrêmes.
    C’est bien sûr un sujet très complexe, mais il est évident pour moi qu’une intelligence pointue associée à un manque d’empathie émotionnelle est un terrain « parfait ». On peut alors élaborer des stratégies et des actions qui défient l’imagination d’une personne avec empathie émotionnelle. Parce que les actions ne sont pas envisagées sous le même angle, elles ne sont pas régulées par cette conscience de la conséquence sur l’autre. La douleur causée est comprise mais pas intégrée comme étant « mauvaise ». Et cela me paraît logique que cela puisse aller jusqu’à une prise de plaisir dans la douleur de l’autre, en fonction des spécificités psychologiques et du vécu de l’individu en question.
    Je ne sais pas quelle valeur scientifique ont les informations présentées, mais la série Criminal Minds (Esprits Criminels) m’a toujours fascinée, justement dans son traitement de ce sujet complexe. De nombreux profils sont présentés, psychopathes, sociopathes, etc., avec ou sans HQI. Je ne me souviens pas qu’ils aient forcément fait de distinction HQI/HPI, mais il y a de nombreux cas où ils mentionnent le QI ou la haute intelligence d’un suspect dans leurs profils, et cela se « voit » d’un cas à l’autre. lls ne présentent pas que des génies criminels, et on voit donc la différence que joue l’intelligence dans les stratégies et l’exécution des crimes perpétrés.
    C’est une série particulière, qui n’est pas pour tout le monde, mais que je trouve intéressante en ce qui concerne ce sujet, s’il y en a que ça intéresse !
    Conclusion : un génie criminel ou « criminal mastermind » a nécessairement une forte intelligence, ce qui ne veut pas dire que les deux sont mutuellement exclusifs. De même, quelqu’un avec un HPI peut avoir une forte empathie émotionnelle et cognitive, mais les deux ne sont pas mutuellement exclusifs non plus.
    Je crois que je resterai toujours sidérée par cette perception malheureusement commune que le « bon » et le « mal » ne peuvent cohabiter à partir d’un certain « niveau ». Comme lorsqu’on refuse de croire qu’un artiste puisse être un « salaud » parce qu’il a créé une oeuvre magnifique, quelle qu’elle soit. Ou un médecin qui ne « peut pas » être un psychopathe, tueur en série, ou autre, parce que son métier est perçu comme altruiste.
    L’être humain est paradoxe. Et malheureusement certains ne parviennent pas à le comprendre.. ou ne veulent pas l’accepter ? Je ne sais pas.
    Sur cette note, j’arrête mon long discours (apparemment je ne peux pas m’en empêcher quand je commente par ici xD).
    Merci pour cet article et ces sujets fascinants qui, comme toujours, donnent à réfléchir/débattre !
    Maeva =)

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  9. Mathieu dit :

    J’ai vu un épisode des Bisounours récemment, enfin récemment… Il y a un peu plus d’un an. Bin le « chef » des Bisounours est vraiment un gros connard!
    J’explique :
    On comprend au début de l’épisode que c’est les vacances, le chef des Bisounours sifflote et prépare ses valises pour partir en vacances. Le voyant, tous les autres Bisounours sont fous de joies et partent eux aussi faire leurs valises en faisant 15000 projets de vacances sifflotants ou chantant, c’est festif, le tout pendant 5min. Ils arrivent tous devant la maison du chef avec leurs affaires tout content de partir tous ensemble. Vous avez tous deviner la suite, le chef de retourne, les voies, est tout surpris et les refroidit direct en sortant : « ah mais non mais vous vous ne partez pas, vous garder boutique ! »


    ….
    C*****d !!!

    PS: bon ça n’explique pas pourquoi à 31 ans je me suis pris à regarder ça…
    Pss: Je voulais pas à la base, je jure !

    Aimé par 1 personne

    • Line dit :

      N’ayez pas honte voyons. Avec mon époux nous regardons Power Rangers (la série originale), les Teen Titans, Young Justice, Wakfu, Fairytail, et d’autres.
      Les dessins animés c’est sympa. 😊

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  10. Céline Gustin dit :

    Mince alors,
    Moi qui me posais des questions un des aspect clairement psychopathe de mon caractère.
    Merci , encore.
    C’est dur de ce découvrir à la fois tellement différente et semblable.

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  11. Soleil dit :

    Bonjour, il serait sympa d’étudier un peu plus le sujet avant de raconter des âneries…
    Un psychopathe naît psychopathe.
    Un psychopathe n’est pas un HPI. Le psychopathe est HQI mais il n’est pas HPI à partir du moment où on le compare à un VRAI surdoué.
    C’est à dire que oui le psychopathe a des capacités plus grande que la moyenne, mais si on le compare à un vrai surdoué, alors le psychopathe est loin derrière, très loin même.

    Le vrai surdoué est hyper empathique pour la simple raison qu’il est hyper émotif.
    Une personne qui est hyper émotif et qui en a conscience, le sait, étude ou pas. Elle le ressent et elle ressent egalement le décalage émotionnel avec les autres.
    Maintenant, cela ne signifie pas que le HPI sera h24 en mode empathie, non. La plupart du temps il sera en mode sympathique et son empathie se déclenchera par moment ( de manière automatique ou manuelle) lorsque ce sera nécessaire.
    Le surdoué est incapable de faire du mal pour faire du mal. S’il fait du mal, ce sera toujours par justice. Il est d’ailleurs facile de faire en sorte que l’empathie ne s’active pas automatiquement lorsqu’on déteste quelqu’un, c’est ce qu’on appele la colère, la haine, ou encore la méfiance,3 choses qui sont incompatibles avec une activation empathique automatique.

    Svp, arrêtez de confondre les HQI psychopathes avec les HPI surdoués !!!

    Voilà merci…

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    • Line dit :

      Bonjour Soleil,
      Je vous remercie pour votre commentaire et les conseils que vous y donnez.
      En tant que diplômée d’un Master 1 en psychologie et HPI/HQI moi-même, j’apprécie tout particulièrement votre conseil d’étudier ces deux sujets. 😊
      Nos sources d’information semblent très divergentes, les miennes sont disponibles sur ce blog, puis-je vous demander les vôtres ?

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  12. Soleil dit :

    Je rajouterai également que, pour information, les psychopathes sont ceux qui détruisent le monde.
    Vous sentez-vous dans cette configuration ?

    Les psychopathes sont ceux qui prennent le pouvoir grâce à l’argent, et qui prennent l’argent grâce à la manipulation et l’escroquerie.
    Ils conservent le pouvoir en manipulant les moutons, moutons représentant la norme.

    Si vous pensez que le monde actuel va bien, il va falloir commencer à étudier un peu ce monde et toutes ses nuances, le comprendre.

    À votre avis, à cause de qui le passé est aussi horrible ? Que l’on parle du moyen âge, de l’antiquité, ou même de l’époque égyptienne, aussi loin que l’on remonte.

    C’est très simple, les psychopathes prennent le pouvoir grâce aux moutons, à partir du moment où le système en place est de type capitalisme. Par le passé tout les systèmes étaient de ce type, de manière polymorphe.

    Mais bon la fête est bientôt terminé, nous avons de multiples effondrements qui arrivent et qui vont anéantir définitivement la possibilité d’un système de type capitalisme.
    Croissance infinie ? Effondrement économique. Destruction de la biodiversité et des écosystèmes ? Effondrement des chaînes trophiques et de certains cycles naturels, et donc conséquences sur nous les humains, y compris pour la nourriture.
    Pollution atmosphérique ? ( énergies fossiles, principalement. Suffit juste de voir les doses consommées pour se rendre compte de la folie consommatrice de ce type d’énergie). Effondrement climatique.
    Consommation presque exclusive d’énergies fossiles ? (environ 80% de l’énergie utilisé dans le monde est d’origine fossile). Effondrement énergétique.
    Et autres subtilités encore…

    À votre avis, pourquoi les pays pauvres restent pauvres ? À votre avis, pourquoi les pauvres dans ces mêmes pays pauvres, souffrent ? Même les hommes préhistoriques ne souffraient pas autant, loin de là.

    Vous sentez-vous toujours dans la même optique ? Si oui ça fait peur.

    Étudiez vraiment les psychopathes, observez-les, analysez leurs comportements, et là vous comprendrez bien des choses.

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    • Line dit :

      Re bonjour Soleil,
      Pour information ce blog traite du HPI, aussi j’attends que les commentaires, quand il y en a, portent sur le même sujet. Ici on s’éloigne significativement du sujet de ce blog. Je tenais donc à vous informer que tout autres commentaires sans rapport avec le sujet du HPI ne sera pas publié, par soucis de cohérence et d’agreabilité de la lecture.
      Merci à vous,

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  13. Soleil dit :

    D’accord donc je vais m’exprimer en parlant du HPI.

    Ce dont il faut prendre conscience, c’est que la science n’est qu’un outil.
    La science n’est pas quelque chose d’obligatoirement objective, pour la simple raison que c’est un cerveau humain qui établit les configurations de l’expérience Et qui interprète subjectivement les résultats de l’expérience. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a mis en place le consensus scientifique.

    Concernant les surdoués, il n’est pas très compliqué de démontrer des capacités cognitives, d’observer des vitesse, des aires qui s’allument, etc…
    Mais il est infiniment plus compliqué de pouvoir expliqué les comportements surdoués et les causes des éventuels troubles des surdoués, grâce à la science.
    Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais des surdoués qui vont super bien psychologiquement et qui sont donc stable emotionnellement ( parce que les deux vont ensemble, la souffrance et les troubles induisent des comportements émotionnels en montagne russes), ça existe mais on ne parle JAMAIS d’eux. On ne parle que de ceux qui vont mal, parce qu’ils ont besoin d’aide et de soutient. La plupart de ceux qui vont bien ne sauront jamais qu’ils sont surdoués, même s’ils voient bien un fossé majeur avec les autres, surtout avec l’âge.

    Prenons un autre exemple pour appuyer ce que je dis sur les sciences concernant les surdoués : prenons le cas des sciences du climat.
    Nous avons deux camps : les pseudos-scientifiques, qu’ils soient corrompus ou non, peu importe. Et les vrais scientifiques digne de ce nom. Les premiers font de la science fallacieuse ( de la pseudo-science). Les seconds font de la vrai science, en evitant le plus possibles les influences idéologiques, les biais cognitifs, le déni de réalité ou autres…
    Les premiers veulent démontrer soit que le dérèglement climatique n’existe pas, soit qu’il existe MAIS qu’il n’est pas d’origine anthropique.
    Les seconds arrivent à démontrer que le dérèglement climatique existe ET qu’il est d’origine anthropique.

    J’ai d’ailleurs énormément observé le biais de confirmation,chez les gens qui veulent se convaincre de choses complètement fausses, des gens qui ont peur ou qui veulent se rassurer sur le fait que le capitalisme n’est pas une cause au dérèglement climatique.

    Maintenant prenons un deuxième exemple : la physique quantique.
    Dans ce domaine nous pouvons trouver des dizaines de théories, la majorité étant vraiment très saugrenues.
    Certains expriment même leurs théories ( une sorte de manipulation très subtil, utilisation à outrance de diplomatie) comme si c’était déjà un fait avéré, tant leur conception idéologique est puissante.

    Pour imager ce que je veux dire, imaginons que l’on donne un chalumeau à un singe lambda. Quelle va être l’utilisation qu’il va en faire ? Avec les sciences c’est pareil, quelle va être l’utilisation qui en sera faite ?

    Pour imager une seconde chose, imaginez que vous appreniez des mots à un perroquet, comprendra t-il vraiment ce qu’il dira ? De la même manière, le scientifique comprendra t-il vraiment les limites de la configuration de son expérience et comprendra t-il vraiment les observations qui en découleront ?

    Les comportements et éventuels troubles des surdoués sont d’une immense complexité, et c’est clairement pas à notre époque avec de tels dirigeants incapables et cyniques, que les choses, même au sein des sciences ou même du système scolaire, changeront. Les choses ne changeront pas tant que le monde sera dirigé par des incapables cyniques qui en plus de ça font régner l’ignorance et pire encore : les fausses informations, les fakes news et tout le blabla habituel, notamment par le biais des médias ( étudiez le phénomène médiatique et toutes ses nuances, vous verrez à quel point c’est une totale catastrophe).

    Tout ça pour dire que si vous voulez vraiment comprendre les surdoués, fiez-vous à vous-même, inspirez vous de certaines études, inspirez vous des dires des autres surdoués, observez par vous même, analysez par vous même, réfléchissez et faites des liens, et comprenez par vous même.

    Personnellement, le sujet que j’ai le plus étudié dans toute ma vie ( étudier de la même manier que je vous le conseille ci-dessus), c’est le sujet des surdoués. Et autant vous dire que je me sens au moyen âge lorsque je lis des choses sur les surdoués, bien trop souvent. J’ai l’impression d’avoir été envoyé du futur vers un passé absurde.
    Heureusement je sais que les surdoués ne sont pas vraiment du genre à gober n’importe quoi. Seul l’ignorance peut leur faire comprendre des choses erronées,qu’ils pourront corriger avec l’ arrivé de nouvelles informations et compréhensions.

    Une dernière petite precision : Les fameux mystérieux PN n’ont jamais été établit scientifiquement. Pourtant j’ai lu et entendu beaucoup moins de conneries sur les PN que sur les surdoués. Le problème, c’est que les PN sont extrêmement manipulateurs dans le sens qu’ils ne montrent leur vrai visage qu’entre huit clos avec sa victime. Même à l’extérieur on peut tout de même observer des comportements typiques PN, chez une personne PN, fort heureusement, mais encore faut-il avoir étudié le sujet mais également de grande préférence avoir déjà subit un PN pour vraiment reconnaître ce type de comportement.
    Moi j’ai déjà subit un PN durant de longues années, et quand je lis où entend des gens dirent que c’est de la foutaise, que ça n’existe pas, j’ai envie de leur faire vivre ce que moi j’ai vécu. Là au moins ils comprendraient. C’est insupportable parce qu’en disant cela, ces mêmes personnes me traite moi et tout les autres, de menteurs ou de délirants.
    C’est pas un hasard si le sujet fais autant polémique et fais autant de vues sur internet. Tout comme c’est pas un hasard si les surdoués font autant polémique et font autant de vues sur internet.

    Je me suis peut être mal exprimé parce que je suis un peu énervé et que je n’ai pas le temps de construire et développé correctement cet écrit. Je précise tout de même que je n’ai rien contre vous, je laisse simplement un message qui j’espère va vous inspirer.

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    • Line dit :

      Ne vous tracassez pas, vos propos me semblent de dignes et fidèles représentants de votre pensé. Je pense que toutes les personnes qui vous lirons penserons de même, rassurez-vous.

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  14. Soleil dit :

    Ah donc si je comprend bien il s’est passé un quiproquo… Dans ce cas veuillez m’excuser pour ma réaction, je m’en veux…
    Je ne donne jamais de sources pour la simple raison que lorsque je donne une source, j’aime expliquer les points qui me semblent juste et les points qui sont clairement faux, dans cette même source ou étude, ce qui prend énormément de temps. Également, je me connais, si je commence à donner une source pour expliquer un point, je vais faire des associations ( parce que tout est relié) et je ne vais pas pouvoir m’empêcher de partir dans un schéma très associatif et donc très long à écrire et très brouillon si je ne prend pas le temps de construire l’écrit ( pour moi la construction de l’écrit c’est ce qui prend le plus de temps). Voilà pourquoi je n’aime pas donner des sources, que les sources soient des études ou non. Je préfère inspirer les gens, c’est beaucoup plus rapide et sain à mon sens.
    Je rajoute que lorsque j’ai évoqué l’effet Dunning-Kruger, je n’ai pas dit cela en le sens que vous étiez ignorante. J’ai dit cela en le sens que j’ai mal interpreté votre réponse et potentiellement en le sens concernant des domaines autres que le surdoué, que j’ai évoqués (parce qu’au final j’ai parlé de pleins de domaines différents,autre que celui des surdoués).
    Ne vous sentez donc pas visez par cela 🙂
    Voilà, je m’excuse encore une fois pour ce quiproquo déclenché avant tout par moi-même ^^

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  15. Soleil dit :

    C’est dommage de recevoir une réponse qui démontre un refus catégorique d’essayer de comprendre. Connaissez-vous l’effet Dunning-Kruger ? Regardez le schéma sur la page Wikipedia expliquant cet effet. Sur cette même page, déroulez l’onglet « hypothèse », et lisez ce qu’il y a marqué sous le schéma.
    C’est un effet que j’ai énormément observé, et qui rend compliqué un véritable débat.

    C’est bien gentil de me dire que je raconte n’importe quoi en sous-entendu, mais où sont vos arguments ? Vous me répondez sans aucun arguments… Curieuse façon de contredire quelqu’un.

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    • Line dit :

      Vous me prêtez des intentions qui ne sont pas les miennes, j’en suis désolée.
      Vous vous inquiétez de la clarté de vos propos et j’y ai simplement répondu en vous assurant que le message que vous souhaitiez faire passé l’avait été.
      Et j’ai conclu par ce qui est certes une supposition mais qui reste mon avis, à savoir que d’autres que moi seraient de cet avis.

      Je ne refuse pas d’essayer de comprendre votre position et vos arguments, il le semble les avoir compris.

      Oui je connais cet effet, au point qu’un futur billet lui est consacré.

      Je n’ai effectivement pas émis d’arguments, parce que je n’argumente pas.
      J’ai humblement posé une question à laquelle vous n’avez peut-être pas souhaité répondre (et c’est votre droit le plus absolu) à propos de vos sources et références.

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  16. Spawn dit :

    écoute j’aime bien ton style d’écriture ( malgré la ressemblance frappante avec une ex Oo)je n’ai pas encore fini de lire, mais je dois confesser que l’écriture inclusive nuit au billet! Ce n’est pas nécessaire et ce n’est pas , ni sain, ni positif, c’est discriminant et à contre courant du respect de la personne, ici le lecteur. Le genre neutre existe en français et quand il n’existe pas on se plie aux formules incluant tout le monde : ex bref ( et incomplet) mesdames, messieurs. La plupart des transgenres que je connais veulent se reconnaître dans un genre pas dans un irrespect du genre qui se voit même pas faire l ‘effort d’user du genre approprié ou du neutre le cas échéant. Ou il est à déplorer que le neutre issu du latin en français soit plus proche du masculin, les terminaisons -us et -um sont bien plus proche ( neutre-masculin) que le féminin
    -ae de la même façon on ne dit pas candidater car les mot en -at ne se genre pas ni ne se verbalisent fin bref je digresse;

    je retourne à la lecture^^ étant concerné par l’HPI et souhaitant savoir si je puis être en- pathé je vai sfinir de lire tout ça ^^ ( oui je , moi aussi, fais des fixettes ^^ l’écriture inclusive c’est le mal, mais comme on y prêtes un bon sentiment les gens ne se rendent pas comptes des dégâts ^^)( ok dégats j’exagère un peu :p )

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  17. Moi , c'est déja pas mal dit :

    Et dans l’extrème ? un THQI qui a passer ses 30 dernières années dans un roman tragique sans nom(et pourtant complétement réel), fondamentalement « bon » , et étant donner ses capacités , n’est t’il pas en soit , le plus â même à même a redéfinir ses valeurs profondes, quitte à basculer dans le radicalisme(aucune notion religieuse ici)? Un décalage extrême implique des réactions extrêmes , particulièrement dans le cadre de l’empathie sus-cité. Un THQI , hyper empathique(par définition?) , selon moi , va naturellement pencher vers le « bien »(dans sa définition la plus communément acquise) , mais finira probablement par remettre en question cet état manichéen si il est en inadéquation total avec son environnement , sa perception des choses et des gens , et du retour implicite qui en découle et dont il attend tellement plus que la « moyenne »(profond refus de l’injustice? ou se place la limite de cette dernière , dans l’approbation de ses propres sentiments?). Sachant que son état d’hyper émotivité ou d’hyper empathie , qu’importe la sémantique , implique forcément pour lui de grande attentes, et qu’en ce monde les déceptions sont nombreuses , n’est t’il pas normal pour cet être de sombrer a demi mot , ou non , dans un état relativement proche de ce qu’on appelerait communément en psychologie , la folie ?

    Je pourrais probablement développer un peu plus l’idée , mais je n’ais pas pour habitude d’étayer autant mes pensées , et cela m’impliquerait probablement trop (bien qu’en fait non, les joies du virtuel) , à l’aube de la prochaine étape de mon développement identitaire.

    Un borderline , parmis d’autres 😉

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  18. France dit :

    Très intéressante comme réflexion, que je me suis moi-même faite. HPI élevée dans la violence j’aurais pu vriller psychopathe, j ai même consciemment choisi un camp à l’arrivée à lage adulte. J’adorais faire du mal aux gens (pas physiquement mais bon je n’en reste pas peu fière pour autant) ainsi que les manipuler. Et pourtant je suis dotée d’une énorme empathie, je suis meme empathe (et hypersensible et THQI je ne sais pas si ça un rapport mais je pense). Heureusement j’adorais AUSSI faire du bien aux gens (je pense que ce qui me différencie d’un psychopathe c’est que j’ai reçu beaucoup d’amour en plus de la violence) j’ai donc choisi le côté bienveillant plutôt que l’autre. Mais je te confirme qu’on peut être hyper empathique ET savoir couper quand il faut ou qu’on le veut. C’est inconscient de base, c’est pour se protéger (on attaque pensant être attaquée ou en droit de se venger de ce que le monde nous a fait subir ou juste pour assouvir nos désirs malveillants qu’on ne peut pas s’empêcher d’avoir) mais on peut en devenir conscients, puis, lucide, user à sa guise de cette « coupure ». Ou bien, comme moi, tout faire pour comprendre d’où ça vient et se soigner et ne plus couper cette empathie. J’aurais aimé faire profileur pour la police car je connais très bien les mécanismes d’un psychopathe ayant les mêmes mais luttant contre. Bref oui on peut être HPI empathe et psychopathe, comme toi je pense qu’ils le sont tous.

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