J’ai besoin de VOUS !

Oui vous derrière votre écran, là !

Vous n’êtes pas sans savoir que le 17 juin prochain (samedi en somme) l’association ToulouZebre organise une conférence sur le thème de l’adulte surdoué•e.

J’y interviens pour témoigner de mon parcours d’adulte diagnostiquée adulte et de ce que cela a changé dans ma vie. (Rien que ça, oui je sais.)

Mais parce que je conçois que le sujet de ma vie ne soit pas exactement le sujet le plus fascinant qui soit pour certaines personnes (même si on se demande pourquoi) et surtout parce que le but de ce témoignage est de pouvoir être utile à d’autres personnes, je me dis qu’il serait intéressant que vous me fassiez part des questions que vous avez sur le sujet de l’adulte surdoué•e.

Je vous invite à écrire en commentaire de cet article les questions que vous pourriez vous poser, ou celles que vous aimeriez voir abordées lors de mon intervention.
Je ne pourrais probablement pas répondre à toutes dans le temps qui me sera imparti, mais je vous promets d’y répondre ici sur ce blog quoi qu’il en soit.

N’hésitez pas à poser vos questions, que vous soyez concerné•e, curieuse ou curieux, ou les deux.
Et ne vous dites pas que cela ne sert à rien puisque vous ne serez pas à la conférence. Au 21e siècle, ne pas être physiquement présent•e à un événement à un temps T n’empêche plus d’y assister.
(Je vous laisse une minute pour méditer sur ces paroles sibyllines.)

Si vous préférez les réseaux sociaux, je vous invite à consulter la page Facebook du blog qui compte également un post dédié au recueil de questions sur le sujet.
https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FOverthe130%2Fposts%2F606873332839384&width=500

 

J’ai besoin de vous jeunes padawans !
(Mais je sais quand même de quoi je vais parler hein. Je veux dire, j’ai un sujet que j’ai préparé, je ne suis pas en train de vous dire que sans vos questions j’y vais les mains dans les poches à cette conférence. Quand même.)


Invitée de Mille et une vies

Et oui, après un témoignage dans la presse, me voilà invitée de « Mille et une vies », l’émission de Frédéric Lopez, sur France 2.

Le principe de l’émission est de partager des parcours de vie, où la résilience joue un rôle important, ou bien des parcours extraordinaire ou inspirant.
Personnellement, je ne pense pas rentrer dans une seule de ces catégories, si ce n’est « extraordinaire » au sens purement statistique du terme.

J’ai accepté de participé car il me tient à cœur de présenter une autre réalité du Haut Potentiel Intellectuel, une réalité heureuse et joyeuse.
Je tenais à donner un peu d’espoir aux personnes qui se découvrent surdouées à l’âge adulte et qui ne trouvent que des témoignages de souffrance et d’errance.
Je tenais aussi à parler autrement de la douance, à briser les clichés, et les tabous.

Je vous le dis souvent ici, je n’ai pas honte d’être ce que je suis.
Et j’ai de la peine pour ceux et celles qui se cachent, qui n’osent pas dire ce qu’ils/elles sont à cause des préjugés.
Alors j’ai voulu saisir cette occasion de montrer qu’on peut dire qui l’on est, ce que l’on est, avec ses blessures, sans avoir à en avoir honte.

Je voulais donner un peu d’espoir et apporter un message positif, briser les clichés sur le HPI, et témoigner d’une réalité positive de la chose.

Alors bien sur, l’émission n’est pas à propos de la douance, mais à propos de mon parcours. C’est ce parcours qui est prétexte à aborder la douance, parce que son diagnostic à été une des clefs de mon épanouissement.

J’espère donc que le montage de l’émission ne trahira pas mon propos, qu’on n’associera pas mes épreuves personnelles uniquement au HPI.
Car il n’est pas l’unique raison de mon épreuves. Comme toute histoire, mes difficultés sont le fruit d’un tout.

J’espère enfin que je ne décevrai personne.

#1001vies #télévision #témoignage #société #douance #HPI #HQI

Témoignage dans la presse

Grâce à Nadine Kirchgessner, auteure et créatrice du site Planète Surdoué, j’ai été mise en contact avec une journaliste du Figaro Madame, qui recherchait des témoignages des femmes surdouées.

Le but était de trancher avec la vision mélodramatique du #HPI chez les adultes, et d’en proposer un point de vue plus positif.

Le résultat, vous pouvez le lire ici : « Je suis sourdouée et ça n’a pas été facile tous les jours »

Oui je sais, à lire le titre de l’article comme ça, on ne dirait pas que le but est d’être positif !
Mais, je vous assure c’est déjà beaucoup mieux que ce qu’on nous sert régulièrement sur le sujet.

Pour être tout à fait honnête avec vous, je suis partagée au sujet de cet article.
Je suis heureuse de la conclusion, qui est résolument positive, et qui est fidèle à mes derniers mots de l’interview.
Mais je suis contrariée par la façon dont les choses sont racontées. Du moins en partie.
Telle qu’écrites là, on dirait que les difficultés que j’ai pu rencontrées sont dues au HPI.
Alors que les choses ne sont pas si simples et que de tels troubles n’ont jamais une seule cause. Si le HPI doit être mêlé à cela, c’est surtout par l’ignorance de ma nature, plus qu’au HPI lui-même.

Je suis aussi contrariée par le raccourcis et l’association qui pourra être faite après lecture entre femme, HPI, TCA et souffrances.

J’aurais aimé que l’article en général soit plus positif. Les troubles et les difficultés prennent beaucoup de place dans le récit, alors que moi, je ne leur en accorde que peu dans ma vie.
Mais je comprends que le but d’un article est d’être lu, que pour être lu il faut inciter à la lecture, et que certains sujets sont plus porteurs que d’autres à un temps T. Aussi, avec la sortie cette année du livre-témoignage d’un ancien mannequin, et la rentrée des classes, le combo TCA et harcèlement scolaire était bienvenu.

Ceci étant, ces troubles font partie de mon histoire, de ce que je suis, et ce serait être malhonnête que de les nier ; et ce n’est pas une honte d’en être affecté·e. Pour autant, ils ne me résument pas non plus et j’aurais préféré que l’accent soit plutôt mis sur le HPI dans l’article.

Je tiens également à préciser trois choses :
Mon enfance, contrairement à l’impression que l’article laisse, a été très heureuse.
Ma famille ne m’a jamais empêchée ou découragée à être la meilleure de la classe (ça c’est une GROSSE erreur dans l’article).
Et ce n’est pas la lecture du site Planète Surdoué qui m’a déprimé, mais le livre de JSF.

Mais je suis heureuse du ton de conclusion, contente du fait que cela transmette bien que le diagnostic a été pour moi un tournant et une clef majeur qui m’a permis de construire plus d’harmonie dans ma vie.
Je suis contente aussi, qu’à la fin, on entende que le HPI peut présenter des difficultés, mais que ce n’est ni une tare ni un handicap, et que l’on vit très bien avec.

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires sur l’article, je suis très curieuse !

N’hésitez pas non plus à visiter le site Planète Surdoué, c’est une mine d’informations.

#HPI #HQI #douance #témoignage #presse #surdouée

Se revandiquer ou non ? Un an après ou presque

Un an ou presque.

C’était le 5 septembre 2013.

On approche.

Bref il y apresque un an je découvrais que j’étais surdouée. Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Je me pose bien plus de questions pour commencer, je crois.
C’est bête, mais avec cette nouvelle information, c’est un nouveau  prisme d’étude de moi-même et des autres qui m’a été donné. Chaque différence avec les autres passent par cette question : « est-ce parce que je suis surdouée ? »
Alors chaque différence, entendons-nous, je parle de différences de compréhensions, d’abord des choses. Plus particulièrement de compréhension. Parce que, il faut l’avouer, les différences sont surtout là.
Je ne comprends pas les autres, et manifestement, les autres ne me comprennent pas beaucoup plus ! ^^
Mais vous savez quoi ? Ca n’empêche pas de s’aimer.
Et oui, la différence ne condamne pas à l’isolement ou la solitude. Oh bien sur, quelque part en moi il reste un espace où je suis seule. Mais qui ne l’a pas cet espace ? Nous sommes tous uniques, il faut le reconnaitre et surtout l’admettre. Notre besoin d’appartenance et d’identification en prend un sacré coup, mais oui, personne ne nous ressemblera jamais parfaitement. Ultimement nous sommes tous seuls. Mais au moins avons-nous cela en commun. 😉

J’ai fini par admettre que j’étais effectivement « plus intelligente » que beaucoup et que ce n’était pas être un monstre d’inhumanité de le réaliser. Qui n’aime pas Sheldon Cooper de Big Bang Théorie ? Qui n’est pas fondamentalement raide dingue de Sherlock Holmes incarné par benedict Camberbath ? Qui n’est pas fou/folle du Docteur (Docteur Who) ?
Ils sont tous géniaux, le savent et le disent. Et parce qu’ils sont géniaux et tellement plus intelligents, il connaissent et chérissent la « valeur » des gens qu’ils rencontrent et reconnaissent. Parce qu’ils savent de quoi ils parlent. Parce que leur esprit plus affutés leur permet de mesurer à sa juste valeur ce qui constitue chacune des personnes rencontrées. Ce qui fait qu’elles sont uniques, oui, mais aussi admirables ou pityables.
En somme, j’ai admis que, même si je ne savais pas le déterminer précisément, je savais certaines choses mieux et plus vite.
Je comprends certaines choses plus vite, et si je fais ou régis d’une certaine façon, c’est parce que, oui, je suis plus intelligente que d’autres.
Prenez ça pour de l’orgueil, je vous assure que ça n’en est pas. C’est un constat.
Peut-être est-il dû au fait que je ne suis entourée que de bulots sans le savoir, mais ça, c’est une autre histoire !

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J’ai finalement compris que « surdouée » n’était qu’une étiquette de plus, une case de plus dans laquelle on essayait de caser les gens, et qui ne me convenait pas plus que les autres.
C’était grisant et rassurant au début d’appartenir à cette tribus. Puis ça a été déroutant. Les « autrres » n’étaient pas comme moi, je n’étais pas comme eux. Alors, le quel de nous n’était finalement pas ce qu’il disait être ?
Sauf que s’il n’y a qu’un mot pour parler des surdoués, il n’y a certainement pas qu’une façon de l’être.
J’ai compris que j’étais mal dans cette case, qu’elle m’empêchait d’être ce que je suis vraiment : moi. Juste moi.

J’ai découvert que mes amis les plus proches ici, étaient aussi surdoués tous les deux. Chacun à leur manière. Lui est l’organisation même, plein d’angoisse contenue, discret et d’une efficacité rare. Elle est la plus compréhensive des femmes, la plus patiente, la plus empathe. Et tout à la fois la plus exigeante et la plus fragile parfois.
Je les adore.
J’adore encore plus le fait que, sans le savoir, nous partagions « ça ». Ils ne me ressemblent pas, je ne leur ressemble pas, Pourtant nous nous sommes tout de suite bien entendu. Et quand je dis nous, je parle de Cher et Tendre aussi.
Ils m’ont même dit qu’ils le soupçonnaient fortement « d’en être aussi » !

J’ai découvert l’engouement de tous vis à vis de la douance.
Ils veulent tout à la fois être surdoués, et donc, un cas à part, mais s’empressent ensuite de dire « qu’ils ne sont pas différents » pour continuer d’être acceptés par ceux qu’ils ont reconnus comme leurs pairs.
J’ai découvert que cela m’agaçait énormément. Un côté hypocrite sans doute ? Parce qu’il faut admettre à un moment qu’être surdoué c’est être « plus ». Etre autrement oui, mais plus aussi. Et ne pas assumer ce plus, c’est un peu comme ne vouloir que les bonnes choses, c’est à dire la valorsation personnelle mais pas le rejet que ça pourrait engendrer.
Manque de courage peut-être ?
Je ne suis pas tendre avec eux.

Enfin, j’ai découvert qu’il ne s’agissait de penser en « le dire ou ne pas le dire » mais plutôt de « quand le dire ».
Parce que c’est ce que je suis. Si je parle de moi à quelqu’un, si je veux qu’il ou elle me comprenne mieux, me connaisse mieux, il se peut que je sois amenée à lui parler de cet aspect de moi. Mais le dire n’est pas l’important, c’est comment le dire, quand et à qui, qui compte.
J’ai fait mes expériences, il y en a à qui j’aurais dû taire la chose, d’autres à qui j’ai bien fait de le dire.
J’ai découvert aussi comment les gens comprenaient la chose, malgré toutes mes explications. Quand ils ont décidé de comprendre A quand vous leur dites B, il ne comprendront rien d’autres que A. C’est comme ça. Alors il faut faire avec leurs projections et leurs idées fausses.

En somme un an après, j’ai vraiment avancé. 🙂

Hyper-émotivité

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu les larmes aux yeux dans un contexte inapproprié aux yeux des autres.
Cette fois-ci c’était en plein boulot…Ça n’aide pas à être crédible. Mais laissez moi vous raconter !

J’ai été embauchée pour une mission de communication par un institut de recherche qui m’avais déjà employé précédemment, pour le Salon International de l’Agriculture. J’étais Responsable de la médiation scientifique. En somme je m’occupais d’expliquer le contenu des animations relatives aux recherches de l’institut présentée sur le stand aux animateurs, que je formais, supervisais et je faisais en même temps mon boulot de chargée de com/relation publique.
Parmi ces animation, un spectacle de Guignol : ses péripéties évoquaient les problèmes de pollution aquatique et ses conséquences sur l’environnement. Mon boulot, pour cette animation, était de faire la transition entre le spectacle de marionnettes pour enfant, et les recherches de l’institut.
Pour cela, je présentais une des scientifiques de l’institut travaillant précisément sur le sujet. Tout cela au micro, parce qu’en plein SIA, même dans le Hall institutionnel, il faut se faire entendre.

Jusque là, lors des autres jour où Guignol était présent, c’était la responsable permanente qui s’occupait de cette transition. Elle s’en était parfaitement débrouillé jusque là.
Mais, lors de mon dernier jour de travail, elle n’était pas présente, et cette tâche m’incombait donc.

Le spectacle se termine, je m’empare du micro, fais mon petit speech, et tend le dit micro à la scientifique. Et là…
Silence.
Le micro ne fonctionne pas.
Panique.
Je saute sur un autre micro, qui fonctionnait trente seconde avant, avec le marionetiste.
Pareil, aucun son.
Je vois la scientifique trembler, paniquer, je lis la terreur dans ses yeux…

Sur l’instant je ne pensais à rien d’autre que ces fichus micros qui ne fonctionnaient pas. Je ne voyais rien d’autre que cette femme en face de moi, paniquée, qui attendait que je la sorte de l’embarras.
Je serai incapable de vous dire comment je me suis retrouvée 2 mètres plus loin, avec les deux micros en main, à regarder la scientifique tâcher de parler par dessus tout le monde. Je ne sais plus non plus comme les choses se sont terminées.

D’autres représentations devaient avoir lieu dans l’après-midi, et les micros servaient en permanence pour les autres animations. Je DEVAIS réparer ces micros.
Sur ce, surgit un voisin de stand, qui m’accuse d’avoir changer les frequences des dits micros, car leur enceintes diffusaient nos micros. Si j’étais relativement maitresse de moi-même avant cela, autant vous dire qu’après son intervention accusatrice, je me suis décomposée de l’intérieure.

TOUT ÉTAIT DE MA FAUTE !
J’ai entendu une autre membre de l’équipe com dire « on aurait du vérifier les micros ». Cela m’a assassiné, elle avait raison : j’étais partie déjeuner avec mes parents, je n’avais pas pris le temps de vérifier les micros avant. C’était ma faute, j’avais du sans le vouloir, bidouiller un truc et tout détraquer, et maintenant par ma faute, une pauvre femme s’était sentie mal. J’avais entraîné quelqu’un avec moi, je l’avais fait subir les conséquences de mon incompétence. Et il y a avait une multitude de témoin de tout ça.
La seule fois où j’étais en charge de cette logistique, j’avais tout ruiné : les scientifiques ne voudront plus jamais participer au salon après cette horrible expérience, c’était de ma faute. Le public avait pris l’institut pour des branques, c’était ma faute.
Je n’avais pas assez bien fait, j’avais encore tout raté.

Mes parents sont passés me voir à ce moment, et j’ai craqué. Je ne voulais pas pleurer, mais quelques larmes m’ont échappées, j’ai essayé de me cacher quelques part, mais je ne pouvais pas m’éloigner du stand au cas où on ait besoin de moi (les animateurs). J’ai retenu de toute mes forces mes pleurs, je sentais la tension de mon diaphragme, les muscles de ma cage thoracique, ma gorge serrée. Je luttais contre moi-même et ce flot de détresse qui me submergeait.

A cet instant, j’avais vraiment tout gâché, parce qu’en plus, le marionnettiste m’avait vu craquer. C’était fini, je n’étais plus crédible pour rien ni personne. Je serais éternellement celle qui a foiré la seule responsabilité qu’on lui a donné le jour de son départ, et qui en plus a fondu en larme pour ça.
Je me sabordais moi-même, encore une fois, je ruinais tout.

Puis j’ai appelé le technicien, pour réparer, il était impossible de ne pas réparer le bazar dont j’étais entièrement responsable.
Il arrive et ses premiers mots sont : « Et pourquoi ce ne serait pas de leur faute à eux ? Vous n’avez rien touché non ? ».
Ah bah, oui…effectivement je n’avais rien touché. Sauf le bouton « volume ». Non, en effet, je n’avais rien touché.
Lueur d’espoir.
Il s’en va discuter avec l’autre stand, soi disant victime de nos piratages de fréquences. Le technicien revient et me confirme que c’est entièrement de LEUR faute : ils avaient pris la liberté de bidouiller LEUR fréquences, sans se demander si les autres fréquences étaient déjà prises ou pas.
Je n’y étais pour absolument RIEN .

Les pannes micro étaient survenues alors qu’ils venaient de trafiquer leur propre matériel, voilà pourquoi, nos micros avaient subitement cessé de fonctionner.
Toutes vérifications préalables n’auraient rien changé puisque cela venait d’eux, et que les micros étaient parfaitement fonctionnels toute la journée avant cela.
Micros que, une fois toute éventualité de culpabilité envolée de mon esprit, je me souvenais avoir vérifiés le matin même en arrivant, et revérifiés en les utilisant moi-même 2 minutes avant le spectacle de Guignol.

Je n’y étais strictement pour rien.
Il n’y avait pas de quoi s’effondrer, c’était un simple aléas technique qui ne dépendait absolument pas de moi. J’avais fait un excellent travail du début à la fin de la semaine, et n’importe qui aurait pu vivre la même situation. Tout le monde a déjà eu des problèmes techniques et personne ne m’a rien dit suite à cela. Toutes les autres représentations se sont très bien déroulées.
Mais pour moi, ce simple « petit » (je le mets entre guillemets parce que ça reste beaucoup trop gros pour moi) était catastrophique. Ça ruinait tout. Tout.
Et je me suis sentie incapable.

J’aurais pu/du garder la tête froide, j’aurais pu/du réagir autrement, calmement. Mais comme chaque fois dans ces moments, tout disparaît, ma vision devient un tunnel, je ne suis plus concentrée que sur une chose, j’occulte tout le reste. Et dans ma tête ne tourne qu’une seule idée : tu as encore foiré, fais quelque chose !!!!

J’ai tout réglé, mais quand même…Ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu cela.

Pourquoi ce blog ?

Je me suis découverte HPI il y a peu de temps, à la veille de mes 29 ans.

Alors pour mieux me comprendre, je me suis renseignée sur le sujet. J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet et qui me semblait pertinent, sur le net mais aussi dans les librairies.

Ce que j’ai lu m’a déprimée !

Autant le sujet des enfants précoces ( petits douants) est assez traités et étudié, autant les adultes surdoués sont quasiment ignorés. Et quand ils sont objet d’intêret, ils sont dépeints comme en profonde et grande souffrance. Difficultés relationnelles, difficultés sociales, image de soi déplorable, ect…

Bref ce que vous trouverez sur la douance chez l’adulte la plupart du temps, c’est franchement déprimant !

Alors je me suis dit qu’il serait pas mal, pour ceux qui comme moi se sont cherchés et ne se sont pas reconnus parmis ces portraits tristes, de témoigner que la douance, c’est pas la mort !

Pour moi, c’est tout le contraire.

Et c’est ce que je vais essayer de vous partager.

Ah oui, le titre du blog, c’est en référence au fait qu’un QI supérieur à 130 est un indice de douance. (Et un hommage à mon amoureux et son blog préféré. 😉 )