Se revandiquer ou non ? Un an après ou presque

Un an ou presque.

C’était le 5 septembre 2013.

On approche.

Bref il y apresque un an je découvrais que j’étais surdouée. Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Je me pose bien plus de questions pour commencer, je crois.
C’est bête, mais avec cette nouvelle information, c’est un nouveau  prisme d’étude de moi-même et des autres qui m’a été donné. Chaque différence avec les autres passent par cette question : « est-ce parce que je suis surdouée ? »
Alors chaque différence, entendons-nous, je parle de différences de compréhensions, d’abord des choses. Plus particulièrement de compréhension. Parce que, il faut l’avouer, les différences sont surtout là.
Je ne comprends pas les autres, et manifestement, les autres ne me comprennent pas beaucoup plus ! ^^
Mais vous savez quoi ? Ca n’empêche pas de s’aimer.
Et oui, la différence ne condamne pas à l’isolement ou la solitude. Oh bien sur, quelque part en moi il reste un espace où je suis seule. Mais qui ne l’a pas cet espace ? Nous sommes tous uniques, il faut le reconnaitre et surtout l’admettre. Notre besoin d’appartenance et d’identification en prend un sacré coup, mais oui, personne ne nous ressemblera jamais parfaitement. Ultimement nous sommes tous seuls. Mais au moins avons-nous cela en commun. 😉

J’ai fini par admettre que j’étais effectivement « plus intelligente » que beaucoup et que ce n’était pas être un monstre d’inhumanité de le réaliser. Qui n’aime pas Sheldon Cooper de Big Bang Théorie ? Qui n’est pas fondamentalement raide dingue de Sherlock Holmes incarné par benedict Camberbath ? Qui n’est pas fou/folle du Docteur (Docteur Who) ?
Ils sont tous géniaux, le savent et le disent. Et parce qu’ils sont géniaux et tellement plus intelligents, il connaissent et chérissent la « valeur » des gens qu’ils rencontrent et reconnaissent. Parce qu’ils savent de quoi ils parlent. Parce que leur esprit plus affutés leur permet de mesurer à sa juste valeur ce qui constitue chacune des personnes rencontrées. Ce qui fait qu’elles sont uniques, oui, mais aussi admirables ou pityables.
En somme, j’ai admis que, même si je ne savais pas le déterminer précisément, je savais certaines choses mieux et plus vite.
Je comprends certaines choses plus vite, et si je fais ou régis d’une certaine façon, c’est parce que, oui, je suis plus intelligente que d’autres.
Prenez ça pour de l’orgueil, je vous assure que ça n’en est pas. C’est un constat.
Peut-être est-il dû au fait que je ne suis entourée que de bulots sans le savoir, mais ça, c’est une autre histoire !

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J’ai finalement compris que « surdouée » n’était qu’une étiquette de plus, une case de plus dans laquelle on essayait de caser les gens, et qui ne me convenait pas plus que les autres.
C’était grisant et rassurant au début d’appartenir à cette tribus. Puis ça a été déroutant. Les « autrres » n’étaient pas comme moi, je n’étais pas comme eux. Alors, le quel de nous n’était finalement pas ce qu’il disait être ?
Sauf que s’il n’y a qu’un mot pour parler des surdoués, il n’y a certainement pas qu’une façon de l’être.
J’ai compris que j’étais mal dans cette case, qu’elle m’empêchait d’être ce que je suis vraiment : moi. Juste moi.

J’ai découvert que mes amis les plus proches ici, étaient aussi surdoués tous les deux. Chacun à leur manière. Lui est l’organisation même, plein d’angoisse contenue, discret et d’une efficacité rare. Elle est la plus compréhensive des femmes, la plus patiente, la plus empathe. Et tout à la fois la plus exigeante et la plus fragile parfois.
Je les adore.
J’adore encore plus le fait que, sans le savoir, nous partagions « ça ». Ils ne me ressemblent pas, je ne leur ressemble pas, Pourtant nous nous sommes tout de suite bien entendu. Et quand je dis nous, je parle de Cher et Tendre aussi.
Ils m’ont même dit qu’ils le soupçonnaient fortement « d’en être aussi » !

J’ai découvert l’engouement de tous vis à vis de la douance.
Ils veulent tout à la fois être surdoués, et donc, un cas à part, mais s’empressent ensuite de dire « qu’ils ne sont pas différents » pour continuer d’être acceptés par ceux qu’ils ont reconnus comme leurs pairs.
J’ai découvert que cela m’agaçait énormément. Un côté hypocrite sans doute ? Parce qu’il faut admettre à un moment qu’être surdoué c’est être « plus ». Etre autrement oui, mais plus aussi. Et ne pas assumer ce plus, c’est un peu comme ne vouloir que les bonnes choses, c’est à dire la valorsation personnelle mais pas le rejet que ça pourrait engendrer.
Manque de courage peut-être ?
Je ne suis pas tendre avec eux.

Enfin, j’ai découvert qu’il ne s’agissait de penser en « le dire ou ne pas le dire » mais plutôt de « quand le dire ».
Parce que c’est ce que je suis. Si je parle de moi à quelqu’un, si je veux qu’il ou elle me comprenne mieux, me connaisse mieux, il se peut que je sois amenée à lui parler de cet aspect de moi. Mais le dire n’est pas l’important, c’est comment le dire, quand et à qui, qui compte.
J’ai fait mes expériences, il y en a à qui j’aurais dû taire la chose, d’autres à qui j’ai bien fait de le dire.
J’ai découvert aussi comment les gens comprenaient la chose, malgré toutes mes explications. Quand ils ont décidé de comprendre A quand vous leur dites B, il ne comprendront rien d’autres que A. C’est comme ça. Alors il faut faire avec leurs projections et leurs idées fausses.

En somme un an après, j’ai vraiment avancé. 🙂

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