En passant

*Attention, article qui ne parle pas du HPI, ça arrive parfois*

Dans la lignée de mon dernier article (Ca me reprend) j’aimerais partager avec vous la liste de ce que je fais déjà dans ma petite vie pour mon plaisir et/ou pour ma future vie professionnelle.

Alooooooooors !

  • Mes études de psychologie.

Il me reste un mois et demi pour les examens. J’ai peur. Mais j’aime tellement ce que j’apprends en psychologie sociale. C’est fascinant. Je pense même qu’il y a là la clef pour éradiquer les pires tendances de l’humanité (comportement de moutons décérébrés, discriminations, rejets, violence, guerre, etc).

  • Préparer mon mariage

J’y suis depuis octobre 2017. Et c’est pour octobre 2018.
On avance bien, et ça va être une belle célébration.

  • Activités bénévoles avec l’association Le Refuge

Je souhaite monter un gros projets pour l’asso dans ma région. Mais je ne peux pas en dire plus, parce que ça tombe sous la communication et les activités officielles de l’association. Donc sachez juste que ça me tient à coeur (très fort) et que je compte bien y faire une belle chose, utile pour beaucoup et qui perdurera longtemps. (Oui j’ai de l’ambition).

  • Ecrire

Là si vous pouviez me donner votre avis, je suis preneuse.
J’ai deux projets d’ouvrages en cours, dont un relatif au HPI. Je ne compte évidemment pas écrire un ouvrage de description et explication de la chose, parce que j’estime que tant que je ne suis pas diplômée, je n’ai pas la crédibilité nécessaire pour le faire.
Mais ce serait un témoignage relatant mon parcours, et comment ce diagnostic de HPI a changé ma vie. Est-ce que vous pensé que ça vaudrait le coup ?
Le second projet c’est toujours le même :p

  • Danser

J’ai repris la danse classique à la rentrée 2017, après 2 ans d’arrêt total et une opération du genou droit. D’ailleurs lors du tournage de l’émission 1001 vies, si on a l’œil, on peut voir que mon genou droit est encore un peu gonflé, comparativement au genou gauche.
Et j’adore ça.
J’adore ça. C’est vraiment différent d’avant, parce que a plus de 30 ans, il n’y a plus d’enjeu de performance pour moi. Enfin, plus autant qu’avant. Je me sens mieux dans mon corps et je profite plus du simple fait de danser.
J’ai toujours peur d’être ridicule (parce que la danse classique, ça ne pardonne pas. Ou c’est parfait, ou c’est risible. L’entre deux n’existe pas), mais je suis bien moins jugeante avec moi-même. Et ça fait toute la différence.
Et puis, je peux être fière de moi, à 34 ans, je prends les mêmes cours que des jeunes filles de 17 à 23 ans. Pas mal quand même !

  • Tenir le blog évidemment

Et bien…voilà. :p

  • Prendre des MOOCs alors que j’ai déjà mes études à faire

Voilà, là en ce moment je suis un MOOC d’initiation à l’informatique, et un autre d’apprentissage de l’utilisation d’un logiciel de traitement statistique.
Tout va bien.

  • Faire des formations en psychologie (autre que mes études à l’université)

J’en ai déjà fait 2. Je suis toujours à l’écoute d’autres opportunités.

  • Broder, tricoter et crocheter

J’ai repris la broderie, j’aime vraiment ça. Surtout devant des films qui ont lieu au tout début du 20e siècle ou fin 19e, en France, en Angleterre ou ou dans l’Angleterre Victorienne, et avec une bonne tasse de thé. Oui, j’ai les goût d’une Lady du 19e siècle. En ce moment je travaille sur un ouvrage de 80x50cm. J’adore.

  • Lire

J’étais déjà une papivore notoire. Mais grâce à mon cher et tendre, j’ai ajouté au romans quelques titres de Comics (bande dessinées américaines).
Donc en roman en ce moment je lis en même temps : Emma de Jane Austen, Une robe couleur de Temps – Le sens spirituel des contes de fées, de Jaqueline Kelen, un autre roman que je garde pour moi.
En magazine : Happinez, Cerveau et Psycho, Le Cercle Psy (et je pique de temps en temps le SO FOOT et le SOCIETY de mon chéri).
En Comincs : LEGENDERY Tome1, The Wicked + The Divine Tome3 (Excellentissime), The RAT QUEEN (j’attends le T3 après reboot), et piqué à mon chéri Uncany X-Force, Super Sons, oh et je lirai aussi un roman de SF La horde du Contrevent.

Ah j’oublie le Yoga. Je Yogate le matin et le soir. Enfin, je profite des postures de Yoga pour travailler ma souplesse et certains muscles profonds.

Voilà. Ça vous fait une belle jambe hein ? :p

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« Nous », « Ils »… et sinon, est-ce qu’on a le droit d’exister indépendamment ?

Ça m’énerve

Plus j’en lis et plus ça m’énerve.

« Les surdoués sont comme ceci ». « Ils ressentent tel besoin. » « Nous sommes tellement sensibles, nous les surdoués. »

Et sinon, j’ai le droit d’exister par moi-même ou est-ce que je suis condamnée à laisser des gens qui ne savent rien de moi et parfois, en plus (oui parce que, ne rien savoir de moi, c’est normal) n’en savent pas plus sur le HPI, parler pour moi et pour les millions d’autres personnes concernées ?

C’est fou ce que ça m’agace cette manie de dire « Nous les surdoués » comme si nous étions des clones les un•es des autres.

Je suis assez certaine d’être tombée moi-même dans cet écueil sur ce blog. Et, comme on n’apprend que de ses erreurs, je ne les effacerai pas.
Mais bon sang que ça m’agace aujourd’hui de lire ça.

Parce que, vous vous en doutez, je ne suis pas d’accord avec les 3/4 de ce que je lis qui commence par « nous les surdoués » ou « les surdoués sont tous… ».

L’impression d’être une bête de foire

Et puis il y a aussi cette impression (très) désagréable d’être une espèce de bête de foire. Surtout dans des articles du genre « Reconnaître le surdoué au travail ».
Quand je lis ces trucs je me sens comme ce fichu zèbre que beaucoup voudraient que je sois au milieu de ce que je crois être la savane et qui n’est en fait qu’un vaste safari pour curieux et curieuses.
Comme si j’étais un animal bizarre qu’il était « fun » de savoir repérer.
Et, là où cela rejoint le début de mon grognage, c’est que, si l’on en croit ces articles, les critères sont bons pour TOUTES les personnes surdouées du monde.
Nous serions donc toutes et tous « repérables » par certains critères comme « la difficulté à lier des relations interpersonnelles professionnelles et personnelles » ou « l’hypersensibilité ».
Mais je ne suis pas d’accord !
On a pas toutes et tous du mal à se faire des ami•es ou à s’entendre avec nos collègues ! Et si on ne s’entend pas avec les gens, c’est peut-être aussi parce que ces gens là en question sont insupportables et pas parce que les personnes HPI auraient une espèce d’incapacité sociale.
C’est fou ce que ça m’énerve…

Pas vous ?

De retour dans ma tête

Après un mois de traitement neuroleptique, je suis de retour dans ma tête.

Au début du traitement j’ai pu comparer le passage de mon état normal à un état sous neuroleptique, et maintenant j’expérimente le passage de l’état sous neuroleptique à mon état normal.

Et la comparaison est sans équivoque !

Déesse que la vie est MIEUX sans les neuroleptiques que l’on m’a prescrit !

Bien sur, et je ne le renie en RIEN, les 10 premiers jours le traitement – bien que désagréable par certains aspects – m’a été tout à fait utile et m’a fait du bien. J’avais besoin de ce petit répit, j’avais atteint une limite de tension psychologique que je ne pouvais continuer d’endurer sans conséquences dommageable sur ma santé et sur ma vie en générale. Cette petite pose chimiquement induite a donc été bienvenue, et je ne la regrette pas.

Néanmoins, si j’ai pu en constater les effets positifs (pour le cas qui était le mien) j’en ai aussi très rapidement noter des effets négatifs. Et, alors que mon organisme est joyeusement  sevré de cette molécule, j’en sens tout aussi rapidement les effets.

C’est comme une renaissance. Je réalise, alors que mes neurones se libèrent et reprennent leur activité normal, que ce traitement avait comme déposer un voile sur ma façon d’être au monde. Comme si tout avait vu son intensité diminué : les couleurs, les émotions, les sensations, les réflexions.  C’est alors que je les redécouvre que je réalise que j’ai l’immense chance de ressentir, de vivre, dans une sorte d’intensité et d’excitation joyeuse permanente.
Tout est mieux. Mieux que sans cela. Tout est de nouveau plus piquant, plus vif, plus…vivant.
Plus intense.
Le voile gris est parti, et je ne réalise qu’il était là que par le contraste créé par son absence.

Quant à ma pensée, je peux presque sentir toute l’énergie que cela consume. Cela n’a rien de fatiguant, ni d’éprouvant. J’en ressens en vérité une vrai joie, un véritable plaisir et oui une certaine fierté. Le barrage a disparu et je réalise comme « tout cela » va vite dans ma tête, et comme « tout cela » part dans tous les sens. C’est un joyeux déferlement en tout sens. Et je pourrais presque sentir l’énergie que cela consume.
Mais quel bonheur.
Quel BONHEUR !

Je me souviens de nouveau de mes rêves, qui sont – je me dois de le souligner – un vrai bonheur et qui m’ont beaucoup manqué !

En somme je revis.

Non que j’étais malheureuse sous traitement, loin de là. Mais je l’avais dit, la vie que cela me donnait ne me semblait pas enviable ni intéressante sur le long terme.
J’avais aussi dit que je ne renoncerai jamais à mon fonctionnement normal, qu’il m’était trop plaisant et trop précieux.
Et bien, je le redis, le confirme, l’appuis, le soutiens.
J’aime intensément ma façon de fonctionner. Intensément. Totalement.

Je dis et répète qu’il s’agit d’une bénédiction pour moi, et je maintiens qu’être surdoué•e est une bénédiction en soi. Ce fonctionnement cérébral est une merveille (non que les autres soient déplorables) et je le mesure un peu mieux après en avoir été privée un temps.

Je le redis, le répète, parce que je le ressens plus profondément encore aujourd’hui : être surdouée est une merveilleuse et fabuleuse chance donnée par la vie.
Et je continuerai de m’employer à la faire fructifier, à en tirer le meilleur possible.

Je suis d’autant plus déterminée à encourager les personnes qui souhaiteraient en faire autant et tâcher d’aider et de soutenir – selon mes moyens – celles pour qui le HPI n’est pas aussi bien vécu.

En un mot comme en cent : Enjoy !

Précisions

Au sujet de l’article « Le HPI ce n’est pas l’autisme » qui a fait des émules. (Vous n’avez pas idée) :
Parce que l’article a été partagé  dans sa première version par d’autres (dont l’Association ToulouZèbre que j’aime et respecte profondément), je n’ai pas souhaité y faire toutes les modifications qui m’ont été inspirées par les différents retours que j’ai pu avoir. En effet, si je modifiais trop le contenu de mon article, alors ce serait dommageable pour celles et ceux qui l’ont partagé dans sa première version, puisqu’ils et elles se retrouveraient à partager quelque chose que finalement, ils n’ont pas voulu partagé, puisqu’il ne s’agit plus du même contenu. (Vous me suivez ?)

J’y ai inséré ceux des édits qui me semblaient nécessaires, pour l’exactitude des propos et le respect élémentaire que l’on doit aux gens, à leur travail et à la vérité tout simplement.

Mais je tenais aussi à ce que sur MON ESPACE PERSONNEL qu’est ce blog, je puisse encore dire ce que je veux, du moment que je respecte la loi.
Mon espace, mon royaume, mes lois (qui comprennent celle du pays où je vis, quand même). Ça ne vous plait pas, il y a des milliards d’autres blog à lire.

J’en profite pour rappeler que je m’exprime ici à titre personnel. Je ne suis pas un personnage public, je ne parle au nom de rien ni personne si ce n’est moi, en tant qu’individu. Quand je serai psychologue, je verrai ce que je ferai de ce blog, si j’en ouvre un autre à titre professionnel ou pas, si j’arrête celui-ci, je n’en sais RIEN.
Mais en attendant, je m’exprime ici à titre PER-SON-NEL.

Donc voici ce que je voulais dire suite à différente remarques sur mes positions et conceptions au sujet d’un éventuel lien entre HPI et TSA, et sur ce que je peux dire en général sur ce blog :

*EDIT 2 : Et ouais, je considère. Je me paie le luxe de penser des trucs dites donc. Alors, si demain on me dit « oh regarde, la science a prouvé que c’était pas indépendant », mais M-E-R-veilleux ! Je dirai que je me trompais et HOP, ni une ni deux, je prendrai en note la chose et je continuerai ma petite vie avec cette nouvelle donnée en tâchant comme toujours de faire de mon mieux pour moi et les autres.
Mais en attendant, et bah ouais, j’ai un avis. 
Je suis d’une impudence rare, je sais.

Surtout ne pas être trop capable

C’est clairement déconseillé au poste où je suis.

Ce matin, au travail il m’est arrivé une petite histoire qui m’a vraiment déboussolée.
Encore un magnifique exemple de ce que je ne sais pas anticiper dans le côté implicite des rapports sociaux et hiérarchiques au travail.
Mais même si je reconnais que je n’ai clairement pas vu venir la chose, je considère quand même qu’elle est un complet non-sens et ridicule et inutile.

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Le HPI ce n’est pas l’autisme.

Bonjour à toutes et à tous !

Ce matin, comme je suis privée de bus pour aller travailler, que je ne veux pas marcher une heure et demi dans la neige, et que je n’ai pas de voiture ou de vélo, je suis cantonnée chez moi.

EDIT : Et mon patron nous a dit de ne pas venir, en plus.

Donc, je saisi l’opportunité pour écrire un article qui me titille depuis un moment.

C’est un sujet délicat pour plusieurs raisons pour moi.
Parce que je sais qu’il est « en vogue » dans le petit monde de la neuro-atypie française.
Parce que je vais évoquer un sujet que je ne maîtrise pas pleinement (et je suis toujours très mal à l’aise de faire cela) et parce que je vais parler de troubles psychopathologiques dont la réalité est parfois très difficile à vivre, que ce soit pour les concerné•es ou leurs aidant•es.

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Comment entrer en contact avec moi

Bonjour à toutes et à tous,

Je me fends de ces quelques lignes, alors que j’ai publié il y a peu le dernier billet de ce blog, pour un petit aparté qui m’est devenu nécessaire.

Que cela soit en rapport avec le blog ou avec mes passages télévisés ou internetiques (nouveau mot de moi) il arrive que des gens aient envie de m’écrire.
Chouette, j’aime bien discuter en général.

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