En révisions

Petite baisse de rendement quant à la production des articles pour le blog, pour cause de révisions.
Mais comme vous le voyez, je suis très bien organisée.

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Les études épisode 6 – L’évaluation par les pairs.

Avant toutes choses, je tiens à faire cette déclaration : je ne suis pas prête pour mes examens qui ont lieu dans 15 jours. Pas du tout. Du tout.
Voilà, ceci étant établi, passons au sujet du jour.

L’évaluation par les pairs

Dans le petit monde des sciences, l’évaluation par les pairs est une chose courante. En fait c’est même une pierre angulaire de la recherche.
Je m’explique.
En sciences, ce qui fait avancer le schmilblick et qui permet aux laboratoires de recherche d’avoir plus de sous, ce sont les sacro-saintes publications. La publication scientifique, c’est la façon qu’on les scientifiques de communiquer leurs trouvailles (comprendre travaux de recherche).
La publication scientifique a ses règles, on n’écrit pas juste « Whouhou ça y est j’ai trouvé ça ! » pour pouvoir espérer être publier dans des grandes revues scientifiques comme Nature par exemple (la biologie étant mon premier amour universitaire, Nature est LA référence de publication pour moi. Mais chaque domaine des sciences à SA référence de publications).
En plus du format particulier d’un article scientifique (aussi appelé publication scientifique) les règles de soumissions sont très précises.
Pour espérer pouvoir voir ses travaux publier, il faut passer deux étapes cruciales, en plus de celles d’effectivement trouver quelque chose à dire.
Lorsque l’on envoie son papier, il passe entre les mains d’une sorte de jury, constitué de…pairs !
Un•e qui est rattaché•e à la revue en question. Il/elle en connait les lignes éditoriales et en somme il/elle peut décider si, en plus de la cohérence de votre recherche, votre article peut être publier tel quel ou avec modifications dans leur jolie revue.
Cette personne est en charge de choisir deux ou trois autres personnes, scientifiques du domaine auquel se rapporte votre article, pour qu’elles effectuent une lecture critique de votre article. Comme en générale, ces personnes sont donc des concurrentes, elles gardent l’anonymat.

Et c’est ça, le « peer-revue » in english ou « évaluation par les pairs ».

Cette année, dans une des matières proposée au choix, nous avons donc l’opportunité de nous livrer à cette exercice. En tant que correcteur ou correctrice mais aussi en tant que celle ou celui qui soumet son papier.

C’est une horreur.

Si, si, je vous assure, c’est une horreur.

L’impression d’illégitimité totale

Le principe :
Nous remettons un premier jet d’article (en version initiation à la recherche, autant vous dire que c’est léger comme contenu comparé à un véritable article) et deux étudiant•e•s ayant choisi la même thématique de recherche que nous se voit attribuer notre devoir à évaluer.
Dans le même temps, chaque étudiant•e•s ayant soumis son devoir à l’évaluation par les pairs se voir confier deux devoirs de deux étudiant•e•s différent•e•s pour le évaluer.

En tant que celle qui soumet son travail à l’évaluation des autres, je le vis très bien.
J’ai l’outrancier orgueil de me dire que moi je suis issue d’un cursus universitaire préalable de science « dure » (enfin la plus « molle » des « dures », la biologie. Oui le monde des sciences a aussi ses « populaires » et ses moins populaires) et que moi, je sais ce que c’est qu’une démarche expérimentale scientifique. Donc, l’avis de personnes qui découvrent ça cette année, ça ne me perturbe pas beaucoup.
Bon même si, je l’admets, j’ai dû faire le deuil préalable de presque 6 points sur ma notes finale.
Parce que voyez-vous, cette évaluation par les pairs compte pour 6 points dans notre note finale.
(Sauf qu’en écrivant ces lignes, je me souviens que notre propre travail d’évaluation est évalué par les professeurs, ce qui fait que peut-être notre note n’est pas celle que les autres nous donneront, mais celle que les professeur donneront à notre propre travail d’évaluation. Auquel cas je suis très tranquille, j’ai fait un travail tout à fait sérieux et honnête.)

En tant que celle qui évalue, c’est l’horreur.
Nous avons beau avoir des critères d’évaluation, je ne me sens absolument pas légitime ni compétente pour noter mes camarades de classe.
D’autant plus que, pour ceux que j’ai eu à corriger, leur devoir n’est même pas complet. Je me retrouve à devoir évaluer une expérience qui n’a même pas de résultats et pour les deux, même pas de méthode de traitement des dits résultats.
C’est donc franchement compliqué.

Quand bien même j’ai réussi à me conformer strictement à ce qui était donné comme critères d’évaluation, les résultats obtenus me semblent terriblement sévères.
Ils sont cohérents, justifiés et argumentés, mais tellement…bas !
J’avais pour secrète ambition de ne pas mettre une note en dessous de la moyenne (nous devions noter de 1 à 6. Je m’étais donc promis de ne pas mettre une note en dessous de 3,5/6. Si parce que comme le 0 n’est pas possible, la note médiane est 3,5).
Sauf que j’ai du mettre un 3,3/6.
Et ça me tarabuste.

Même si je sais que mon évaluation est honnête, qu’elle est bien argumentée et justifiée, il n’empêche que je ne me sens pas le droit de juger comme ça la qualité du travail d’un•e autre étudiant•e de même niveau que moi.
Je ne me sens pas légitime à le faire.

Mais je ne peux pas mettre 6/6 partout parce que ce ne serait pas juste.
C’est aussi un exercice, une partie d’examen, et ça doit être traité sérieusement et rigoureusement pour que tout cela ait du sens et de la valeur.
Mais bon sang, c’est difficile.

Tambouille personnelle de notation

En plus, la grille de notation n’étant pas explicite, j’ai dû construire un système de notation qui me paraissait aussi cohérent et juste que possible.
J’ai donc pris la liberté de donner des demis point voir des quarts de point.
Et encore une autre manipulation mathématique qui me permettait, à mon sens, d’être le plus exhaustive possible dans ma revue de critère d’évaluation.

Mais je ne sais même pas si c’est permis. Rien n’est indiqué à ce sujet nulle part.
BREF !

Je prie seulement pour que, de même que dans le véritable procédé d’évaluation par les pairs, les évaluateurs et évaluatrices demeurent anonymes, parce que j’ai un peu peur pour moi.
Les notes que j’ai donné ne sont pas inférieures à 3,3/6, mais depuis l’accueil infernal qui m’a été réservé l’an dernier suite aux résultats de l’épreuve de statistiques (la petite histoire est ici ) j’ai peur de TOUT ce que je fais ou dit dans le cadre de ma « classe ».
Cela fait remonter de vieux souvenirs de collège et ce n’est pas franchement agréable.
Tant les souvenirs eux-même, que la triste constatation qu’une part de moi est toujours la petite fille terrifiée par les autres et qui ne sait ni quoi faire ni quoi répondre face à leur agressivité et leur rejet…alors que j’ai 32 ans !

2h21 du matin

C’est l’heure à laquelle je me suis arrêtée de travailler sur mes cours aujourd’hui.
9h09 c’est l’heure à laquelle je me suis levée ce matin.
6h48 c’est le temps de sommeil que j’ai donc eu.

Et, totalement inexplicablement, je suis lucide.

J’ai une présentation de mon travail à faire demain, en vidéo-conférence.
J’ai fait un joli diaporama tout en nuance de violet-lavande (oui je n’ai peur de rien).
J’ai mis plein de jolies animations dedans.
Et j’ai même mis une grosse lettre grecque à la fin, la lettre Psy évidemment.

Et vous savez quoi ? Je ne sais même pas si ce que je vais présenter est réellement le travail attendu.
Ce n’est pas une question de qualité de travail, d’exigence de production. Non, non. C’est une bête question de forme.
Je ne sais pas si j’ai  bien fait ce qui était attendu.

Parce que, évidemment, c’est hier à 20h passées, que j’ai tiqué sur une incohérence entre deux consignes pour le même travail.
D’un côté je lis « faites un compte-rendu » de l’autre je lis « votre travail aura la forme d’un mini article scientifique de deux pages, ne présentant que les pistes de recherches et de méthodologie ainsi que l’expérience envisagée. les résultats, traitements et interprétations seront traitées dans un second devoir ».

Alors, du coup, hier à 20h passées, je me mets à me demander ce que je dois faire…pour lundi matin.

Evidemment.

Passer deux secondes d’inquiétude sévère, j’ai adopté ma technique préférée pour faire face à l’adversité scolaire/universitaire, le : « Pfff, on verra bien ! ».

Le « Pfff on verra bien ! » fait partie de la même famille de techniques que le « J’t’em***** » de Danny Boon.

J’ai donc bien soigné mon travail, dans la forme surtout (le fond me semble correct quand même) et je vais me lancer lundi, avec un bel élan et une acceptation digne des plus grand(e)s maitre-sse-s zen.

On verra bien.

Tout ceci n’aurait pas eu lieu, si seulement il n’y a avait pas eu…devinez qui ?
Madame Procrastination.

Et oui.

 

Vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie

Quand je lisais ça, je me disais que prendre la décision de suivre ses rêves ouvrirait conséquemment une route dorée, paisible et dépourvue d’embûches. En récompense, méritée et légitime, du courage qu’il aura fallut mobiliser pour se lancer.

C’est mignon la naïveté.

En fait vivre ses rêves, comme beaucoup de choses, c’est une entreprise de longue haleine, c’est une construction.
Ce n’est pas seulement un acte posé, c’est un (long) chemin parcouru. Les premier pas, c’est la course d’élan et le saut dans le vide.
Ma course d’élan, ça a été de reprendre mes études.
Mine de rien, c’est un défi. A 30 ans, reprendre un cursus universitaire, cela m’a demandé de me remettre en question. J’avais et j’ai encore des choses à me prouver, ne serait-ce que je suis bien capable de réussir. Et puis, après, il y a la décision qu’il faut prendre : s’engager vraiment, ou non.

Faire des études à distance, on peut travailler à côté. Ce n’est pas évident évident, mais c’est faisable. Bien évidemment, vous ne pouvez vous consacrer autant à vos études qu’à votre travail, si ce dernier est à temps plein. C’est une bête question de temps. 8h par jour à travailler, plus 1 à 3h de transports, ça ne laisse que peu de temps pour réviser. Conséquemment, les notes obtenues ne sont pas aussi élevées qu’elles pourraient l’être.

Vient donc le temps de la décision.

Si réellement le projet d’une vie est en embryon dans ces études, puis-je ne lui consacrer que “le temps qu’il me reste” ? Puis-je me satisfaire de résultats moyens, quand je sais que je pourrais faire mieux ? Me consacrer à mes études demanderait de ne plus travailler, ou seulement ponctuellement et dans des “petits boulots” qu’on ne reprochent pas à un jeune étudiant, mais qui vous fait regarder de travers quand vous avez 30 ans. C’est accepter aussi de redevenir dépendante de quelqu’un financièrement.

Bref, c’est faire face à tous ces regards et ces jugements, ceux des autres, mais les siens propres également. C’est faire face à ces idées reçues, à cette notion de “ce qui doit être” en fonction de notre âge et/ou de notre sexe. C’est gérer les angoisses et les jugements des proches également.

C’est angoissant, c’est blessant, c’est difficile. Et même démoralisant.

Alors je me demande pourquoi ?
Pourquoi j’ai choisi de me mettre dans cette situation de précarité ? Pourquoi j’ai fait ce choix ? Ce choix qui ne m’offre rien là tout de suite maintenant, sinon des difficultés. Qu’est-ce qui m’a prise ?
Parce que passer ma vie à aider les autres, je trouve que ça vaut le coup.
Parce que tant que je choisirai de rester dans cette société, je pourrais m’angoisser pour mes factures, pour mon argent, pour ma retraite, quel que soit mon métier ou presque. Parce que toutes ces angoisses sont issues de pauvres choses qui n’existent pas vraiment, dans le sens où c’est l’humain qui a créé l’argent, et toutes les angoisses qui en découlent. Mais que la vie, dans son essence, c’est autre chose.
Je sais que sur mon lit de mort, à mon dernier souffle, je préférerai voir que j’ai passer ma vie à faire du bien autour de moi, plutôt qu’à gagner ma vie.
Parce que je veux faire de ma vie quelque chose qui a du sens, qui me nourrit, qui m’épanouit et me rend heureuse.

Alors d’accord, je veux bien traverser cette période d’angoisse, parce qu’au bout, ça vaut le coup.

Je vais passer ma vie à aider les gens, à faire ce que je souhaite, comme je l’entends.

La prochaine fois qu’on me demandera pourquoi je fais ça, je répondrai que c’est parce que ma vie m’appartient, que je n’en ai qu’une et que je veux qu’elle ait du sens. 🙂
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La surdouée reprend des études – épisode 1

Et oui.

Je vous en avais parlé il y a quelques articles déjà et j’ai du y faire référence plusieures fois depuis. Pour autant je n’en ai jamais fait un sujet d’article à part entière.

Voilà qui est réparé !
Mieux même, j’en ai carrément fait une catégorie, car comme je le disais à un copain, là il y a de quoi, je crois, intéresser les lect-eur-rice-s.
Un témoignage sur une réalité de l’apprentissage, en presque temps réel, pour une surdouée lambda.

Première étape comment ça m’est venu ?
Je ne sais plus. Parce que j’ai toujours aimer apprendre, découvrir. Parce que le monde du travail, c’est pas facile facile. Parce qu’en plus je ne fais même pas ce pour quoi j’ai été diplômée. Parce que j’ai envie.
Je pense que la dernière raison suffit amplement. Bon parce que je peux aussi. Précisément, on me donne les moyens matériels pour, et ce n’est pas négligeable.

Des études de quoi donc ?
De psychologie. Alors non ce n’est pas parce que je suis en admiration béate devant ma psy (même si je suis en admiration béate devant elle). C’est parce que grâce à notre travail, j’ai levé un blocage en moi et je me suis autorisée. Et si je me suis autorisée c’est aussi parce qu’avec des mots magiques, elle m’a aidé à avoir suffisamment confiance en moi pour me lancer.
J’avais eu envie de faire des études de psychologie dès le collège, où les autres élèvent, quand ils ne passaient pas leur temps à me harceler, savaient discerner en moi des qualités d’écoute, d’analyse et une certaine sagesse sur la nature humaine.
J’étais déjà curieuse de comprendre mes congénères, et de les aider. Oui même ces petites brutes qui me harcelaient, je voulais les comprendre, comprendre pourquoi ils agissaient ainsi.

Bref, me voilà à la veille de mes 30 ans inscrite en Licence de psychologie, première année.
Comme il me faut essayer de gagner ma vie aussi, je me suis inscrite en cours à distance, à l’Institut d’Enseignement à Distance de l’université Paris 8.
Comme vous vous en doutez, ce n’est pas exactement la même chose que de prendre des cours en présentiel.
Mais comme je ne sais pas ce que je peux révéler ou non de leur fonctionnement, je me contenterai de vous dire qu’en gros, nous avons les supports de cours à notre disposition, des moyens de contacter les profs en différé et/ou en direct et que les examens se font pour toute l’année et pas en semestre.
Voilà pour le côté pratique.

Donc je me suis inscrite et j’ai eu accès à mes cours en novembre 2014.
Les examens avaient lieu du 8 au 10 juin 2015. J’ai réellement commencer à réviser 3 semaines avant les examens.

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