« Que sais-je ? » Les adultes surdoués – Dr Gabriel Wahl – édition PUF

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Chose promise, chose due.
Voilà donc ma petite revue sur ce délicieux ouvrage du docteur Gabriel Wahl.

Sommaire :

Sommaire Adultes surdouée GW

Personnellement, j’ai eu une légère inquiétude du fait que l’auteur soit psychiatre et donc ayant la psychanalyse comme formation de base (parce qu’en France c’est comme ça).
Inquiétude balayée quasi-instantanément. Il n’est pas question ici de psychanalyse, puisque – grand plaisir – le surdon n’est pas une maladie !
Donc pas besoin de thérapie, puisqu’il n’y a pas de maladie.

La lecture : subtilité et humour

Si vous n’avez ni migraine ni fièvre (au contraire de moi quand je l’ai reçu), vous lirez ce livre en une heure ou deux (je n’ai AUCUNE idée du rythme de lecture moyen alors je dis ça comme ça. 100 pages/h me semble raisonnable).
La lecture est non seulement facile, mais aussi plaisante.
Le vocabulaire utilisé est limpide et beau. Et le propos est soutenu par un humour dé-li-cieux.

Exemple :

 » (A ce propos, l’ASAP, l’association des surdoués qui aiment avoir la paix – en cours de création – remercie par avance les psychanalystes et autres stakhanovistes du diagnostic, qui voudront bien la leur ficher.)  » – p27 – Les adultes surdoués, Gabriel Wahl, Que sais-je ?, Edition PUF.

 

L’ouvrage s’éloigne des clichés connus sur les surdoué•es et cela fait du bien !
Il donne accès aux références directement citées dans l’ouvrage grâce à des notes en bas de pages, chose appréciable pour moi. Vous pouvez donc joyeusement aller vérifier par vous-même, si vous n’étiez pas comme moi, si séduite par la plume de l’auteur.

Peut-être certain•es d’entre vous trouverons le ton un peu vieillot. Après tout certaines personnes m’ont trouvée « maniérée » dans ma façon de m’exprimer lors de mon passage télévisé, alors tout est possible !
Pour ma part, j’adore ce phrasé (celui du Dr Wahl) et je trouve que cela participe à vous transporter dans un salon de causerie où l’on discutait avec des esprits éclairés.

Le contenu :

De ceux que j’aime : clair, précis et documenté.
Que vous soyez spécialiste du sujet ou non vous comprendrez très bien ce qui est écrit là.
Qui plus est, vous aurez le plaisir de voyager un peu plus loin que le strict périmètre du sujet des adultes surdoué•es en voyageant un peu en philosophie et éthique, en début et fin de l’ouvrage.

Ce dernier m’a paru très complet. Il balaie avec efficacité et précision bien des domaines où l’intelligence peut poser question : définition, compréhension, études sur le sujet, bien-être, créativité, « risques »…
Un bonheur.
Je vous renvoie au sommaire pour vous en faire une idée.

Bonus personnel :

Tout un chapitre consacré aux THQI ! Whouhou !
Mon enthousiasme est cependant modéré par le fait qu’il n’est pas assez clairement précisé à mon sens que l’étude de Terman (sur laquelle se base la totalité de ce chapitre) est menée dans les années 30 au états-unis (ces deux points sont dis très clairement, ce sont les conclusions qui suivent qui à mon sens mériteraient d’être aussi écrites clairement) :
* Dans une culture fondamentalement sexiste, où les femmes n’avaient d’intérêt que pour leur capacité reproductive et un certain esclavagisme domestique.
*Les femmes étaient considérées par nature moins intelligentes et moins compétentes que les hommes, ce qui explique la sous représentation de ces dernières dans l’étude. Les 7 femmes retenues étant, non pas représentatives du ratio femme/homme chez les THQI mais bien de la représentation de l’intérêt que la société manifestait aux femmes.
*L’acceptation que les hommes soient soi-disant plus présents dans chaque extrémités de la courbe repose sur un biais social considérable, dont on peut voir certaines origines chez Darwin notamment : l’invisibilisation des femmes dans l’histoire et la recherche.
Si on trouve peu de femmes génies à travers l’histoire et dans les recherches ce n’est pas parce qu’elles n’existent pas, c’est parce qu’elles n’ont pas été remarquées ou simplement ignorées.
Pour plus d’informations sur le sujet je vous conseille la belle étude « Darwin on race, gender and culture »  Shields SA1, Bhatia S.

Et ce dernier point, qui auraient été bon à rappeler :
*Le surdon intellectuel, tous QI confondu concerne autant de femmes que d’hommes.

Bonus personnel 2 :

Petit point qui m’a totalement acquise à la cause, c’est l’assumation subtile d’une réalité qui en dérange beaucoup : à savoir qu’il existe des gens plus intelligents que d’autres. Sans pour autant que cela soit un jugement ou un mépris envers ces autres, ni un passe-droit particuliers pour les premier•es.
C’est, du moins, ce que j’ai compris de ce passage, que je vous invite évidemment à lire et remettre dans le contexte de son paragraphe, de son chapitre et du livre en entier pour vous construire votre propre compréhension de la chose.

« Descartes écrivait imprudemment que l’intelligence est « une faculté dont nous sommes tous équitablement pourvus » […]. » – p 120 – Les adultes surdoués, Gabriel Wahl, Que sais-je ? Ed. PUF

L’optique de l’ouvrage :

Pour le résumer très grossièrement, mais, je crois, néanmoins efficacement, le Dr Wahl s’inscrit dans une vision résolument positive du surdon, éclairée à la fois par l’état de la recherche sur le sujet et ses consultations.
Ce qui donne à mon sens tout son intérêt à l’ouvrage : il combine les deux points de vue, dans le sens « lieux d’où l’on regarde » : la recherche et la consultation.
On ne pourra donc pas l’accuser de ne pas connaitre ou parler de la « réalité » des consultations, pas plus qu’on ne pourra lui reprocher de ne pas tenir compte des connaissances de la recherche sur le sujet.

MEGA PLUS BONUS :

A la suite de Béatrice Milletre, le Dr Wahl me comble encore plus de joie, car il partage avec nous dans son ouvrage un TAS de questionnaires, listes, brefs outils utilisés par les professionnel•les du sujets (psychologues chercheurs et chercheuses, médecins, etc) pour évaluer, étudier divers aspects de l’intelligence ou liés à celle-ci : créativité, bien-être, critères définissant l’adulte surdoué•e, etc.

Si vous êtes comme moi, vous ronronnerez de plaisir à pouvoir les utiliser.

Conclusion :

Un ouvrage indispensable sur le sujet, et à mettre dans toutes les mains.
Précis, clair, et documenté. J’ai aimé particulièrement l’assumation et la subtilité avec laquelle l’auteur aborde des idées qui en font bondir plus d’un•es sur le sujet.
Il rejoint ma liste des « A lire et faire lire absolument ».

Pour l’acquérir :
Les adultes surdoués – Grabriel Wahl- Que sais-je ? Ed.PUF – 9€

Vous pouvez retrouver une autre « fiche lecture » de cet ouvrage sur le blog des TBZ., mais aussi sur le site Planète Surdoué.
Et vous trouverez un avis de lectrice, elle même surdouée donc concernée par le sujet, ici : Blog Trajectoires aléatoires

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« Le livre des vrais surdoués. Surdoués et heureux ! » – Béatrice Millêtre

J’ai découvert cet ouvrage hier.

Et je vous le recommande chaudement ! Plus que chaudement, je vous le conseille, vous encourage à le lire, à le partager avec votre entourage, bref à en faire un de vos livres de référence sur le HPI.

Personnellement, je l’ai érigé en livre de chevet, et j’en ai fait MA référence sur le sujet des surdoué-e-s.

Des informations claires et accessibles

L’ouvrage est court, très clairement rédigé et très agréablement assumé.
Son auteure assume son point de vue, son expérience et dans ses écrits transpirent une force de conviction et d’assumation certaine. Et j’adore ça !

Que l’on soit déjà connaisseu-se-r-s du sujet, concerné-e-s directement ou indirectement, l’ouvrage est accessible à tou-te-s.

Un gros point positif pour moi, l’ouvrage s’adresse directement à ses lect-rice-eur-s. D’ordinaire, je ne suis clairement pas fan de cet option littéraire, mais là, cela a l’avantage de nous faire nous sentir concerné-e-s, et très paradoxalement (parce que il s’agit d’une lecture en fait), écouté-e-s et compri-se-s.

Tout un tas de références scientifiques actuelles

Et que ça fait du bien !
Parce que si, pour X raisons, nous ne sommes pas satisfait-e-s de ce que l’auteure écrit, nous pouvons aller puiser dans les références bibliographiques à chaque fin de chapitre. C’est tellement agréable de pouvoir aller voir par soi-même ce qui nous est dit. De pouvoir s’approprier un contenu précis, de ne pas avoir à se limiter à la parole et la compréhension d’une personne tierce.

Un message résolument positif, dynamique et responsabilisant

L’auteur nous présente l’autre aspect de la réalité des surdoué-e-s. L’aspect moins présenté par les médias, mais en même temps, l’aspect le plus important en terme de fréquence et de proportion : la réalité de surdoué-e-s qui vont bien.

Qui, non seulement vont bien, mais vont même MIEUX que les neurotypiques.

Cet ouvrages dit du bien de nous ! Je sais que ça peut paraître narcissique, mais ça me fait tellement de bien de lire, études scientifiques à l’appui, que ce que je ressens au plus profond de moi est une réalité. Ou peut se traduire en réalité.
A savoir que le surdon est un…don !

Aussi, l’auteure nous encourage, nous lecte-eur-rice-s à prendre nos responsabilités (sur nos souffrances aussi) dans nos vies.
Qu’est-ce que j’ai aimé lire ça !
Cela n’enlève rien au poids des souffrances en questions, simplement j’ai aimé lire quelque chose que je partage et tâche de toujours faire dans ma vie : me demander quelle est ma part dans « tout ça », de quoi je suis responsable et donc sur quoi je peux agir. Et ce qui ne m’appartient pas et que je n’ai donc pas à prendre en charge.

Et les souffrances dans tout ça ?

Elles ne sont pas niées du tout, loin de là.
Mais, et pour moi c’est aussi nouveau qu’apaisant, l’auteure nous dit que si souffrances il y a, elles sont le fait de notre nature humaine, pas du surdon.
Et elle ne s’y attarde pas. Elles ne sont pas l’objet de l’ouvrage.

Je sais que ça n’a rien de révolutionnaire et que cela peut vous paraître absolument évident. Et ça l’est sans doute.
Mais voyez-vous, ça m’a fait du bien de lire, noir sur blanc, que ma nature différente ne me condamne pas à la souffrance. Que, par définition, elle n’est pas porteuse de souffrances, mais au contraire, de plus de solutions.

Et que ça fait du bien !

Petit bonus qui fait plaisir !

L’auteure, Béatrice Millêtre, est docteur en psychologie, psychothérapeute, neurobiologiste et spécialistes des TCC, et – roulement de tambour – surdouée elle-même !
Et voui !
Alors ce n’est pas ça le petit bonus qui fait plaisir, mais c’est un plus qui est appréciable à mes yeux. Cela me réconforte de savoir que l’auteure sait de quoi elle parle, d’un point de vie théorique et parce qu’elle est elle-même concernée en tant que sujet, par le surdon. Ça c’est top !

Mais le petit bonus qui fait du bien, c’est que dans cet ouvrage, l’auteure nous offre le fruit de son travail, un test pour déceler ce qu’elle appelle le « fonctionnement intuitif » du raisonnement, caractéristique des surdoué-e-s.

Ce test, qui mériterait d’être livré avec une consigne de passation clairement écrite même si elle se comprend sans cela, est très simple et très amusant à faire.
Et finalement assez cohérent.
Le principe c’est que passé un certain seuil de réponse correspondant à un fonctionnement intuitif, vous êtes considéré-e comme ayant effectivement un fonctionnement intuitif.

Sans grande surprise, je suis quasiment au seuil maximal de fonctionnement intuitif.
Alors nous sommes d’accord, c’est juste une info de plus, et ça ne révolutionne rien dans mon existence.
MAIS !
Mais c’est hyper intéressant de savoir ce qu’est le fonctionnement intuitif, dans le détail en plus ; savoir que l’on est concerné-e et comprendre son fonctionnement.
Mais surtout, cela m’a tellement décomplexée sur mes méthodes de travail et d’apprentissages dans mes études, dans mon travail, dans ma vie en général ! C’est tellement libérateur de découvrir que -bah oui, en fait j’en reviens toujours là – j’ai le droit de fonctionner comme ça.
Que c’est ok.

Conclusion 

Courrez l’acheter ! Il est aussi disponible en version numérique, donc n’hésitez pas.
Il se lit vite, est clair, plein de ressources ! Et tellement positif.

Bon ok, bémol sur une pointe de critique/réticence/limite petite-pique-qui-passe-pas-inaperçue, sur la zebritude et l’engouement que cela suscite et a pu susciter.
Bon. Pas de diffamation au moins, juste un désaccord qu’on comprend bien-bien.

Ah et bémol sur le titre, mais l’auteure à l’honnêteté de dire dans une interview qu’elle le voulait volontairement racoleur et provocateur.

Ah oui, et je ne suis pas d’accord avec le seuil de 125 de QI pour le surdouement. M’enfin, ce n’est pas comme si ça avait une quelconque conséquence pour vous ou pour l’ouvrage. :p

Mais vraiment, vraiment je vous le conseille chaleureusement. C’est une lecture qui m’a fait du bien et enthousiasmée.


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Quatrième de couverture :
Ce n’est pas parce que votre enfant ou vous-même êtes brillants ou talentueux que vous êtes surdoués. Et ce n’est pas parce que vous êtes surdoués que vous êtes malheureux. Le vrai surdoué  a un QI supérieur à 125, un fonctionnement intuitif, et une bonne insertion sociale. La souffrance n’est pas un critère, mais juste le signe que le surdoué a besoin – comme tout le monde – d’une thérapie. Béatrice Millêtre remet les pendules à l’heure ! Elle explique tout ce qu’il faut savoir sur les « hauts potentiels » – les vrais. Des données scientifiques à leur fonctionnement au quotidien, qu’il s’agisse des enfants ou des adultes, elle aborde concrètement tous les aspects de leur vie et de leurs relations aux autres (les surdoués en amitié, en couple, en famille, à l’école, au bureau) et fournit des outils pour leur plein épanouissement.

Voici quelques passages que j’ai particulièrement aimés :

J’ai toujours crié heut et fort que le surdouement n’est pas une pathologie et que ce n’est pas une fatalité d’aller mal […] – Introduction

[…]les surdoués sont , et ont toujours été, les sauveurs du monde. – Introduction

(Okay celle-là elle fait mégalo, mais avouez que ça fait du bien de se faire appeler sauveur du monde. 😉 )

[…] c’est vous [les surdoués] qui le faites évoluer, qui le tirez vers le meilleur, permettant l’apparition de nouveaux concepts, tant scientifiques que philosophiques, économiques, sociologiques, etc. Vous passez ensuite le relais à leur environnement qui se charge alors de les mettre en place. C’est une vision simpliste, simplifiée mais vraie dans laquelle cette collaboration est bénéfique à tous. – Introduction

Ainsi le premier critère est donc d’être en bonne santé mentale [pour être surdoué] – Ch. Qu’est-ce qu’un surdoué ?

[…]les caractéristiques que l’on observe chez les surdoués : 
 – tout faire au dernier moment ;
– ne pas savoir justifier ou argumenter son raisonnement ;
– ne rien faire ;
– remettre à demain ;
– l’hypersensibilité et l’hyperesthésie ;
– avoir raison avant les autres. 
Ch. Mon travail est meilleur et je suis plus efficace si je le fais au dernier moment.

Puisqu’il faut moins de temps au raisonnement intuitif pour produire son résultat, les personnes raisonnant de manière plus séquentielle arriveront à la même conclusion, après un laps de temps plus ou moins long. 
Il résulte de ce dernier point que lorsqu’un surdoué avance une idée, celle-ci est souvent incomprise, voire non écoutée […] – Ch. De la justification à l’évidence.

Les résultats d’une méta-analyse montrent ainsi que le surdouement n’est que rarement corrélé au TDAH. – Ch. Pour être efficace je dois faire plusieurs choses en même temps.

Faire autre chose est également ce qui vous permet, ce qui permet à votre cerveau, en bruit de fond, en non conscient, de faire aboutir votre raisonnement […] – Ch. Pour être efficace je dois faire plusieurs choses en même temps.

Enfin, c’est la sensibilité à la fatigue et à la faim qui vous rendent irritable et colérique […] – Ch. Oeil de lynx, je suis hypersensible et hyperesthésique

En effet, seul 20 à 25% d’entre eux présentent des difficultés d’ordre émotionnel et social. – Ch. Oeil de lynx, je suis hypersensible et hyperesthésique

Etant ainsi plus stimulable, vous exprimez vos émotions, positives et négatives, plus fortement que la moyenne. – Ch. Je suis entièrement à ce que je fais : l’engagement, l’envie, l’implication, la motivation, et l’attention.

Elle est sous le contrôle de votre cerveau qui démontre une plus grande efficacité de votre capacité d’inhibition cérébrale, qui permet de filtrer les informations pertinentes qui vous parviennent de l’environnement et de focaliser ainsi fortement votre attention. – Ch. Je suis entièrement à ce que je fais : l’engagement, l’envie, l’implication, la motivation, et l’attention.

Il semble que les surdoués montrent une organisation atypique de leur cerveau. – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

Le fait que nous sachions aujourd’hui que le cerveau fonctionne en réseau plus qu’en zone remet partiellement cette théorie [cerveau droit/cerveau gauche] en question. – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

[…] je peux privilégier l’un ou l’autre domaine, l’un ou l’autre hémisphère cérébral, selon l’environnement dans lequel je me trouve et l’objectif que je me fixe : si je suis submergé par les émotions, je vais alors « passer » sur l’autre hémisphère et rationaliser la situation que je vis à l’excès, ce qui fera diminuer, voire disparaître mes émotions […] – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

[…] l’intelligence n’est pas liée à la taille du cortex mais à la dynamique des relations neuronales. – Ch. Droit au but : je suis plus efficace et capable de m’adapter

La créativité est cette capacité à faire des liens entre des domaines qui n’en présentaient pas auparavant […] – Ch. Une imagination sans bornes et une créativité sans limites

Tout se passe ainsi comme si les surdoués étaient capables de moduler la régulation inhibitrice du cerveau, les rendant ainsi capables de repousser les frontières d’un raisonnement plus restreint. – Ch. Une imagination sans bornes et une créativité sans limites

La question que je soulève ici est de savoir ce que l’on souhaite mesurer : les capacités du cerveau ou une conformité sociale […] – Ch Ça se mesure l’intelligence ?

Les surdoués n’arrivent pas à concevoir que l’on reste statique, sans chercher à progresser, à s’améliorer, et se remettent sans cesse en question. Ils cherchent également à faire progresser les autres. – Ch. Une philosophie de vie
(Ma préférée parce que je m’y retrouve beaucoup beaucoup ! )

Leur vie ne peut donc qu’être sous le signe de la perfection, de l’absolu et de l’avancement. – Ch. Une philosophie de vie

La difficulté pour les surdoués n’est pas d’être en moins grand nombre, c’est que les autres sont en plus grand nombre. – Ch. Une philosophie de vie
(Le passage qui m’a fait le plus rire de tout l’ouvrage !)

Pourquoi est-ce à eux [les surdoués], tournés vers les autres, que l’on demande de devenir réalistes, et pas aux autres de devenir utopistes ? – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Le surdoué est exigeant. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Votre exigence témoigne de votre confiance en l’autre, de votre croyance en ses qualités, en sa capacités à réussir, à donner le meilleur de lui ; elle est le reflet de votre respect à son égard. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.
Une autre de mes préférée qui s’applique parfaitement à moi, c’en était bouleversant à lire tellement c’était précisément ma pensée

A l’inverse, la complaisance n’est pas une marque d’estime. Accepter la médiocrité revient à dégrader les autres, à dévaloriser leurs qualités, à croire qu’ils sont incapables de bien faire. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Quant aux adultes, à vous de savoir si vous voulez adapter votre propos, quitte à utiliser un vocabulaire moins précis, au risque de dénaturer votre pensée, ou si vous souhaitez conserver les mots parfaits : c’est une question de point de vue et d’assumation. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Capable de vous intéresser à tout et son contraire, vous êtes surpris lorsque l’on vous dit que c’est impossible […] –  Ch. Le monde comme terrain de jeu: le grand écart.

Les surdoués ne peuvent pas vivre sans compréhension […] –  Ch. Le sens, sans qui rien n’est possible.

Cela ne s’acquiert donc pas et persiste toute votre vie durant. C’est pourquoi le concept d’enfant précoce ne peut être adapté. […] – Ch.Petit surdoué deviendra grand : surdoué un jour, surdoué toujours

Une étude portant sur 11 000 jumeaux surdoués dans différents pays conclut à l’héritabilité du surdouement et suggère une combinaison extrêmement rare d’allèles spécifiques exprimant un ensemble de gènes impliqués dans les capacités cognitives. –  Ch. Est-ce génétique ?

C’est un enfant qui surprend par la profondeur et l’intensité de son regard, scrutateur sur le monde qui l’entoure […] – Ch. Le petit surdoué de 0 à 3 ans.

[…] il s’agit d’une différence fondamentale, neurophysiologique, et tout ce que vous pourrez y faire n’y changera rien…sauf vous sentir mal […] – Ch. Connaissance, acceptation, assumation

Partant de l’idée que le bonheur des autres est primordial, ils préférent perdre leur conjoint et que celui-ci soit heureux sans eux, plutôt que d’être malheureux avec eux, et eux malheureux par ricochet. – Ch. Cherche prince charmant : beau, riche, intelligent, bien sous tous rapports…L’amour avec un grand A.