Du bonheur, du bonheur et des surprises – Retour à chaud sur la journée du 17 juin

J’y suis !

Enfin un peu de calme, un moment à moi pour vous raconter ma merveilleuse journée du 17 juin 2017.
J’étais, comme vous n’êtes pas sans savoir, invitée à intervenir lors d’une conférence à l’occasion d’une journée d’échange sur le thème du HPI chez l’adulte, organisée par l’association ToulouZèbre.

Ce fut merveilleux.

Mais commençons par rendre à César ce qui appartient à ToulouZebre.

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Pourquoi j’écris ce blog (petit rappel. Et un peu de moi aussi dedans.)

Quel est le but que je poursuis en écrivant ainsi sur le net ? Ce qui revient somme toute à me planter au milieu d’une place publique et commencer à penser tout haut.

Je veux aider.
Non je ne « souhaite » pas aider. Je le veux.
C’est très clair pour moi et je suis très déterminée à le faire. J’essaie d’ailleurs de me donner les moyens de le faire.

Comment m’y prends-je ?

D’abord par la force de l’exemple

Je ne me crois pas exemplaire dans le sens le plus valorisant du terme. Je ne suis pas un modèle.
Je suis, en revanche, un exemple de chemin de vie qui existe. Un exemple de façon de vivre avec ce que l’on est, les autres et le monde.
Juste cela.

Mais je crois que parfois, il ne suffit que d’un exemple, que de voir que « c’est possible d’être comme ça » pour ouvrir une porte vers d’autres possibles encore ignorés.

Ensuite, rien de ce qui ne nous dérange ou nous touche n’est anodin

Une amie très chère à mon cœur m’a dit un jour : « Quand quelqu’un est dérangé dans une discussion avec moi, ce n’est pas moi qui le dérange, mais ce que je dis. »
Elle m’a aussi dit que « Je suis responsable de ce que je dis, pas de comment les autres le reçoivent. »

Ces paroles ont longtemps raisonné en moi, et elles m’ont été et me sont encore très précieuses au quotidien.

J’ai découvert et compris quelle magnifique réalité elles recouvraient.
Car oui, quand j’étais blessée, choquée, ou vexée par ce que d’autres pouvaient dire, c’était (et c’est encore) souvent parce que ces paroles me renvoyaient à une blessure intérieure.
Quelque chose en moi de blessé, une part de moi qui n’était pas sereine vis à vis du sujet abordé.
C’est ainsi que j’ai compris et réglé bien des choses en moi. Ce qui m’a permis de gagner en sérénité, en assurance, mais aussi en compassion vis à vis de moi en premier lieu mais aussi des autres.

Depuis, à chaque petite ou grande contrariété je me demande « pourquoi ? ». Qu’est-ce qui me contrarie dans ce que j’ai entendu ? Qu’est-ce que ça gène en moi ? Quelle insécurité, quelle faille, quelle fragilité cela vient-il toucher ?

Bousculer pour faire réfléchir

Même si je ne cautionne pas toutes les pratiques sociales, et si j’en juge beaucoup complètement inutiles et certaines carrément hypocrites, je les connais toutes.
Je sais que ce que j’écris ici est parfois perçu comme choquant (parce qu’inhabituel, parce que brisant les conventions sociales, parce que pas « politiquement correct », parce que inattendu, etc). Je le sais, et c’est précisément un outil pour moi pour faire réagir, et donc réfléchir, ceux et celles qui me lisent.

Réfléchir pour (aider à) trouver son chemin

Je crois que le bonheur est quelque chose de fondamentalement personnel.
Je crois aussi que nous avons en nous toutes les ressources nécessaires pour être heureu-x-se.
Et je crois aussi que nous avons besoin d’outils extérieurs pour pouvoir accéder à nos ressources intérieures insoupçonnées.

Ce blog se veut précisément être ceci : une ressource, un outil.
Une ressource à consulter, lire, sur laquelle s’interroger, une ressource à juger même !
Oui, oui, mille fois oui, faites-vous une idée, une opinion de ce que vous voyez écrit ici (et ailleurs) ! Soyez d’accord avec ce qui y dit, soyez en complète opposition avec ce qui y est écrit. Trouvez cela brillant, trouvez cela stupide, trouvez cela sans intérêt, trouvez cela pertinent.

Faites-vous votre idée.
Parce que c’est aussi en se positionnant par rapport à d’autres idées, d’autres points de vue que l’on affine les nôtres, et donc que l’on se connait mieux.

Et mieux l’on se connait, plus il est facile de construire son bonheur.

Il y a autant de chemins et de réalités que de vies

Mon chemin, mes avis, mes opinions, mes réflexions, ne sont que cela. Et ça ne vaut pas plus que ce que d’autres pensent.
C’est juste une option. Un exemple de ce qui existe.

Je n’ai absolument pas la vérité sur le HPI, sur ce que c’est ou comment on devrait vivre avec ou pas. Ni sur quels professionnel•le•s sont les mieux formé•e•s ou informé•e•s ou que sais-je.
J’ai des avis, des opinions, des expériences parfois.
Et je les partage avec vous parce que je vous souhaite de les utiliser pour vous forger vos propres avis.

Ce qui fonctionne pour moi n’est valable que pour moi. Mais peut-être cela pourra-t-il vous aider ? Ce que je n’aime pas vous conviendra peut-être mieux que ce qui me plait ?

Du partage, des réflexions, et surtout, du bonheur

Voilà pourquoi j’écris ce blog.
Pour aider, par le partage, et un peu de bousculades parfois.
Parce que je crois en la force de l’exemple, parce que je crois sincèrement et fondamentalement que tou-te-s autant que nous sommes nous avons tout ce qu’il nous faut en nous pour être épanoui-e-s.
Même si nous l’ignorons nous-même. Ce sera justement en puisant à l’extérieur, en cherchant, en trouvant, en errant parfois, qu’on finira par découvrir la réponse qu’il nous fallait…en nous-même. 🙂

J’ai foi en l’être humain en tant qu’individu.
Réellement.
Profondément.

Et je ne souhaite que le bonheur pour tou-te-s.

Et quelqu’une d’affirmée derrière le clavier !

On m’a dit que je passais pour quelqu’un d’orgueilleux voir de méprisant parfois tellement j’étais sûre de ce que je disais.
Alors d’abord, je trouve cela triste qu’on confonde assurance et orgueil, mais passons.

Je comprends cette réaction, ce sentiment. Et je crois qu’en fait, ce qui est destabilisant pour les autres, est cette sérenité que j’ai vis à vis de mes propres imperfections et erreurs effectives, possibles et/ou futures.
Je ne suis qu’humaine. Je me trompe. J’ai des défauts.
Je travaille très sincèrement à être la meilleure version de moi-même à chaque jour qui passe, et je ne me voile pas la face quant à mes défauts.

Mais j’ai cessé d’en avoir honte.
Parce qu’il n’y a pas de honte à avoir des défauts ! C’est juste humain.
La honte serait, je ne sais pas, de se vautrer dedans, de faire du mal aux autres et … d’en être fière tiens peut-être.

Mais je ne suis pas fière de mes défauts, je les accepte, nuance.

Comme j’accepte de n’être que moi. De ne pas être aimée par tout le monde (même si ça me blesse). De ne pas penser comme tout le monde.
D’avoir éventuellement (mais éventuellement hein !) tort.

C’est juste « ok ».

Je n’écris pas pour avoir raison, je n’écris pas pour la gloire ( même si je prends volontiers la gloire) , je n’écris pas pour qu’on soit d’accord avec moi.
J’écris pour partager.
Pour aider.

Parce que oui j’ai la prétention de penser que témoigner d’un chemin de vie atypique, ça peut aider. 🙂

Retour sur l’émission Mille et une vies « Comment vivre lorsque l’on est surdoué ? »

Avant que je ne réponde par une boutade, voici le lie de l’émission :

 

D’abord, un petit retour sur l’émission.

Comme d’habitude, une jolie émission qui respecte ses invité-e-s et le sujet dont ils et elles viennent parler.
J’ai regretté que cela soit pls centré sur les ados, et aurait aimé entendre d’avantage Sophie, qui a découvert son HPI à 40 ans.

L’excellente surprise fut pour moi les interventions de Mme J.Siaud-Facchin (JSF dans la suite de l’article).
Je ne m’en suis jamais cachée, je ne suis pas celles qui sont sensibles à l’approche de Mme JSF sur le sujet de la douance.
Je ne m’étalerai pas ici sur le pourquoi, mais si vous me demandez, je vous répondrai avec plaisir.
J’admets donc avoir été dans mes petits souliers lorsque j’ai appris que Mme JSF était également invitée de l’émission.

Et bien, mal m’en a pris, car j’ai été figurativement percutée par ses interventions.
D’accord, pour être honnête, j’en ai versé quelques larmes là ! C’est vite passé, mais j’ai été très touchée.

Alors je peux être aussi pas en accord que je veux avec une conception de la douance qui me semble un peu « fluffy », mais en attendant, Mme JSF a eu des paroles d’une justesse, d’une compréhension et, oui, d’une douceur qui m’ont beaucoup étonnée et touchée.

Elle a notamment souligné l’injustice patente dont pouvaient souffrir les surdoués à savoir qu’ils et elles étaient comme tenus à la réussite – puisqu’ils/elles sont surdoué-e-s – mais n’y avaient pourtant pas droit.
La phrase donnait quelque chose comme cela : « Les surdoués aussi ont le droit de réussir ».

C’est bête n’est-ce pas ? Mais c’est quelque chose qui m’a beaucoup touchée.

Je suis donc ressortie de cette émission avec une compréhension plus juste (dans le sens de plus équitable) je crois, du travail de Mme JSF.
Si je ne suis pas en accord avec sa conception et son abord de la douance, je ne peux que lui reconnaître une compréhension et empathie certaine avec au moins certains tourments que peuvent rencontrer les surdoués. Et c’est suffisamment rare pour être apprécié ET souligné.

Je vous invite à écouter et visionner la première heure de l’émission, et découvrir ces douces familles, qui font de leur mieux avec ce qu’elles ont et ce qu’elles n’ont pas. 🙂

Les mêmes commentaires ridicules…

Lors de mon propre passage  à cette émission , certains commentaires m’ont complètement étonnée.
Je ne m’attendais évidemment pas à des salves de compliments, j’étais même préparée à tout un tas de désagréments plus ou moins grands, mais je dois admettre que je n’en avais pas prévu certains.
C’était ceux qui venaient supposer et critiquer…mon appartenance sociale et mon droit -qui en découlait visiblement – à souffrir ou pas.

Ainsi, quelques commentaires disaient en substance que l’émission « n’invitait que des bourges » ou que mes problèmes étaient ceux « d’une pauvre petite fille riche » qui « ne sait pas ce que c’est que de souffrir ».

J’en ai été estomaquée.
Je ne voyais pas comment on pouvait supposer de quoi que ce soit quant au niveau de vie de mes parents ou de moi-même avec cette émission. Et je ne comprenais pas non plus en quoi, « si on avait de l’argent », on ne connaissait pas la souffrance humaine…

Et bien figurez-vous que j’ai vu exactement le même genre de commentaires suite à l’émission et aux témoignages de Justine et Constant !
Sur Twitter, le tweet a du être supprimé je ne trouve que ma réponse à ce dernier, quelqu’une qui me dit que « c’est quand même des problèmes de bourges tout ça ».

Quelle drôle d’idée que seule une certaine catégorie de personne puisse avoir le droit de souffrir ou d’avoir des soucis…

Ce que tout ça m’évoque

Un grand plaisir de voir le sujet de nouveau traité. 🙂
Bon, on aurait encore pu faire mieux en ne parlant pas des problèmes. Mais chaque chose en son temps, je suppose.
Laissons le temps aux gens de se faire à l’idée que déjà nous existons et avons le droit d’exister dans notre différence.
Ensuite, on tachera de leur faire comprendre qu’on va très bien, ou au moins pas plus mal qu’eux fondamentalement, et que c’est juste l’étroitesse d’esprit de cette société qui nous met à mal.

On va y arriver, à force. 🙂

L’amour chez les AHPI

C’est un aspect de la vie qui, malheureusement trop souvent, pose problème aux AHPI.

Trouver l’autre…

Trouver l’amour, c’est trouver l’autre. Cet (ou ces) autre(s) avec qui on sera bien, simplement bien. En la présence de qui nous pouvons être nous-même, entièrement, totalement, sans aucun fard.

Quelle merveille n’est-ce pas ? Quel paradis pour nous qui, pour parfois simplement survivre au milieu des autres, nous amputons d’une partie de nous-même, ou qui portons des masques.

… seul(e) au milieu des autres

Mais comment trouver cet-te autre quand toute notre existence, au quotidien, nous nous sentons comme un-e extraterrestre, seul(e) individu de son espèce sur cette planète ?
Parfois, certain-e-s préfèrent simplement renoncer aux relations amoureuses telles qu’ils/elles les conçoivent.
Pour se conformer aux normes sociales (la pression en ce sens est très forte) certain-e-s se contentent de relations qui ne les nourrissent pas. Ou bien renoncent totalement.

Neurotypique ou HPI ?

Pour celles et ceux qui n’ont pas renoncé (et évidemment, je ne saurai que vous encourager à ne pas renoncer. Pas pour la conformité sociale, mais pour le bonheur que cela représente) se pose parfois la question de la nature du/de la/des partenaire-s : Neurotypique(s) ou HPI(s) ?

Il y a toutes les réponses à cette question, et je vais tenter de vous exposer succinctement les arguments des un-e-s et des autres.


HPI/HPI
Il y a ceux et celles qui pensent qu’il vaut mieux pour un-e HPI de trouver un-e partenaire (ou plus) HPI également.
Ceci se comprend aisément.
Etre HPI c’est penser différemment, à un rythme particulier, et être malgré beaucoup d’efforts parfois, des marginaux dans la société.
Les HPI témoignent souvent de la difficulté à échanger, communiquer profondément avec les non-HPI. Il est souvent question de cette sorte de barrière invisible, de rythme différent, et d’efforts colossaux à produire pour simplement « être avec les autres ».
Avec une autre personne HPI, souvent on constate des échanges plus fluides, plus faciles, plus sereins. Plus nourrissants et stimulants également.
C’est un peu comme trouver quelqu’un qui parle la même langue maternelle. Avec les autres, on parle notre seconde langue. Etant bilingue ça se passe bien, mais il n’empêche qu’un échange dans notre langue maternelle sera sans doute plus riche.
Aussi sur le long terme, une relation HPI-HPI peut être plus facile à mener, moins éprouvante et donc ayant plus de chance de durer.

HPI/NT (neurotypiques)
L’amour c’est l’amour, et il ne connait aucune règles ni aucune loi.
Vous trouverez moult exemple de HPI en couple ou en relations amoureuse avec des personnes non-HPI sans qu’elles n’éprouvent aucune difficulté ni aucune frustration et vivent un bonheur complet.
La différence est une richesse, aussi ce qui pose parfois des difficultés peut aussi être source d’enrichissement profond.
Construire une relation sur le long terme, c’est aussi accepter l’autre tel-le qu’il/elle est, et s’accepter soi tel-le que nous sommes.
Et nous sommes bien plus qu’un réseau nerveux, une couleur de peau, une couleur de cheveux, ou une taille ou un poids.

Se trouver soi pour trouver l’autre

De ma fenêtre, une histoire d’amour ne dépend pas tant de l’autre que de soi.
Aimer quelqu’un-e, c’est pour moi l’aimer telle que cette personne est. Non pas telle qu’on la souhaiterait, pas telle que l’on aimerait qu’elle soit, pas non plus telle qu’on l’idéalise, mais bien telle qu’elle est.

Et pour être capable de voir l’autre tel-le qu’il/elle est, il faut être capable de ne pas projeter sur lui/elle ses blessures, ses manques, et les vieux schémas relationnels inconsciemment hérité de ses parents.
Pour arriver à cela, je crois que s’aimer soi-même est la clef.
S’aimer tel-le que l’on est.
Cela demande (pour moi en tout cas!) beaucoup de travail, beaucoup d’indulgence envers soi-même, et aussi – toujours dans mon cas – deux amies sincères pour vous rappeler à la réalité quand vous délirez.

Une fois libérer, ou du moins conscient-e des projections et névroses que l’on sur soi-même, il nous est possible de ne pas les projeter sur l’autre.
Et donc de le/la voir tel-le qu’il/elle est vraiment.
(Pour peu qu’il/elle soit transparent avec ce qu’il/elle est mais c’est une autre question sur laquelle nous n’avons pas prise.)

Une fois cela fait, c’est la personne dans sa globalité qui nous séduit, qui nous plait.
C’est son intelligence, son humour, son allure, son physique, son caractère, ses blessures, ses forces, ses extravagances (ou non), ses fêlures…
C’est l’être humain en face de nous qui nous séduit.

On peut aimer « n’importe qui », indépendamment de son caractère nerveux.

Personnellement

Je sais que le bonheur sans nuage que je vis avec mon fiancé s’explique par ce simple fait : nous nous comprenons.
Et jusqu’à présent je n’ai été comprise – il ne s’agit pas là de communication, mais de compréhension de ce que vis, ressens et est l’autre – que par des personnes officiellement diagnostiquées HPI.
Mon fiancé est la seule exception à cette règle puisqu’il n’a passé aucun test.

Je n’ai donc que mon ressenti pour me prononcer sur sa nature neuro(a)typique.
De vous à moi, je suis persuadée « qu’il en est ».
Lui est persuadé du contraire. Ce qui ne fait que renforcer ma conviction qu’il en est.

Je serai donc plutôt de celles qui vous diront qu’en étant HPI, avec un-e autre HPI, c’est mieux qu’avec un-e NT.
Mais « mieux » ne veut pas dire « obligatoire » ou encore « unique possibilité ».

En conclusion

L’amour, ou les relations humaines, sont des histoires d’individus dans leur globalité avant tout.
Le fait d’être ou non HPI est un des ingrédients qui participent (ou non) à l’harmonie de la relation.
Mais c’est à vous et à vous seul de déterminer quelle part cela occupe(ra) dans votre relation.
Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse en la matière, il n’y a que ce qui fonctionne pour vous.

#AHPI #douance #amour

Mille et une vies – MERCI !

A toutes les personnes qui m’ont écris, qui m’ont contactée d’une façon ou d’une autre suite à mon passage dans l‘émission Mille et une vies sur France 2 ce vendrredi 21 octobre 2016 :
Merci !
Merci pour vos mots qui donnent tout son sens à cette démarche un peu folle.
Merci d’être le pourquoi de tout ça.
Moi qui croyais que ce serait un coup d’épée dans l’eau, un coup pour rien. Moi qui croyais que cela relevait plus de l’acte de foi que de l’action efficace.
Vous m’avez montré que non !
Merci ! Je suis tellement heureuse que cela ait fonctionner, tellement heureuse d’avoir pu, même un tout petit peu, aider, soulager, apporter un peu d’espoir.
C’est magnifique. C’est merveilleux.
Merci pour ces retours si gentils. Merci pour votre compassion, votre bienveillance.
Merci pour votre confiance aussi.
Merci pour tous ces retours qui viennent me nourrir, me guérir, m’encourager.
Merci !
merci

De la Passion !

Pour mon anniversaire, mon meilleur ami m’a offert l’autobiographie d’Isadora Duncan.

La lire ravive mes élans les plus profonds, ceux de mon âme. Ceux de l’essentiel il me semble.

Alors que je me débat avec la fange de la médiocrité que peut être la recherche d’un emploi en situation précaire, je me rends compte, en lisant les mots de cette âme exceptionnelle, de toute la stérilité de la chose.

On s’agite, on court après un travail qui ne nous plait même pas, mais qui paiera nos factures. Et nous voilà, lorsque l’on arrive à décrocher ce sésame, enfermés dans un rythme bien précis, à engourdir et ignorer ce qui fait que nous existons : la passion.
On travaille, et on dort, et notre temps libre passe à simplement prendre des forces, pour retourner travailler.

Et notre âme alors ? Et ce que nous sommes, profondément ?
Nous en oublions que l’existence est tellement plus vaste que cette course artificielle du quotidien !

Isadora vivait, elle existait, elle vibrait.
Elle était.
A la lire, qui pourrait douter qu’elle était un génie ? La plus grande de son temps et de son art, qui avait pour aspiration profonde la compréhension, non mieux encore, l’harmonie ultime avec l’être.
Sa danse était l’expression de son âme. Isadora était spirituelle, mystique, passionnée… Folle un peu, à nos yeux modernes et policés.
Mais c’était du génie, du génie pure.

Isadora, je l’aime et l’admire sans jamais l’avoir rencontrée. Elle exprime, mieux que je ne l’ai jamais lu, sinon chez Verlaine, ce qui peut animer nos âmes et nos esprits de gens si différents.
Elle est passion, émotion, vie, esprit vif et fulgurant. Elle ne s’éprend que de beaux esprits, et ses passions sont immenses. Comme seuls les génies peuvent aimer, savent aimer, comprennent aimer.
Car Isadora nous le dis avec ses mots, elle comprenait ce qui était inaccessible à presque tous les autres. Son esprit voyait, ressentait, ce que les autres ne pouvaient même pas concevoir.

Oh Isadora… Tu m’as sauvée.
La dépression terrible, l’angoisse, et la mortification propre à cette situation de non-emploi me guettait . J’y glissais lentement, mais surement, et de nouveau je n’étais plus rien.
Mais voilà qu’on te met sur ma route. Je n’ose te comprendre tant je t’admire, tant je trouve précieux et incroyable de trouver un tel miroir.
Ô mon Isadora, me voilà au bout de l’interminable liste de ceux que tu as inspirés, qui t’ont admirée, adorée peut-être.

Je n’ose la comprendre, car elle est comme une lueur dans la nuit. J’ai peur qu’en la saisissant elle ne disparaisse complètement. Je n’ose dire que je la comprends parce que je la ressens.
Parce que ce qu’elle dit de son âme parle à la mienne si fort et si bien.

C’est une renaissance.

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Les conséquences du diagnostique, premier effet kiss-cool

La référence du titre ne pourra être comprise que par ceux de plus de 28 ans. Désolée.

Sereine, libre, soulagée.

C’est le premier effet notable de cette découverte.
Maintenant je me sens libre enfin de ressentir ce que je ressens, sans le brimer. Je suis un être émotif en premier lieu. Et cela fait souvent tâche dans notre société.

On accepte assez mal les démonstrations d’émotions : on ne se touche pas, on ne s’exclame pas, on ne rit pas trop fort, on ne pleure surtout pas en public (ni de peine ni de joie)…
Bref, tout le contraire de ce que je vis.
Dès l’enfance j’ai intégré que je ne devais pas montrer les émotions qui déferlaient en raz-de-marée en moi. Si je devais résumer, je dirais que j’ai passé mon enfance à retenir mes larmes face aux autres. (J’avais peu d’amis, et quesimenet systématiquement le bouc émissaire des autres, j’avais beaucoup d’occasions de retenir es larmes à l’école et surtout au collège, mais passons!)
J’ai même fini par me dire que ce n’était pas normal d’être si sensible, les autres ne semblant pas affectés autant que moi par les choses de la vie.
J’en étais venue à lutter contre moi-même presque en permanence. Je tâchais de réfrener ces vagues d’émotions puissantes, véritablement je me brimais pour essayer de corriger ce que je pensais être une anomalie.

Cela me demandait énormément d’énergie !

Depuis le diagnostique, j’ai appris que cette sensibilité n’avait rien d’anormale. Qu’elle était différente certes, mais pas anormale. Ce n’était pas une maladie, ni un défaut de fonctionnement de mon système endocrinien, ou neuro-hormonal. J’était en bonne santé mentale.
J’avais le droit de ressentir tout cela.

La société et ses règles de comportements implicites n’ont pas changées à la suite de mon diagnostique. Mais quelque chose à changer en moi : je me suis donnée la permission de ressentir, d’être libre de mes émotions et ressentis. Je ne montre toujours pas toute l’ampleur de mes émotions, mais je m’autorise à les vivre pleinement. Je ne me brime plus intérieurement, c’est toute la différence.

C’est comme d’avoir enfin la possibilité de prendre de profonde inspirations, de remplir totalement ses poumons. C’est…comme se défaire de liens qu’on a porté trop longtemps.

S’autoriser à ressentir.

C’est une grande, grande, GRANDE joie. 🙂