Découvrir que mes réflexions ne sont pas complètement ineptes.

Ou « Quand mes analyses personnelles sont confirmées par la recherche. *Joie* »

Bonjour à toutes et tous !

Je reviens après un bon moment de non production. Mes écrits sont donc, en ce moment majoritairement destinés à mes productions universitaires.

La bonne nouvelle pour ce blog, c’est que mes recherches bibliographiques m’amène à plonger dans un délicieux univers de recherches scientifiques sur le HPI, et des recherches récentes ! Okay, je précise, récentes ça veut dire dans les 17 dernières années.

Oui bah dites-vous que des recherches sur le HPI, même s’il y en a, c’est pas non plus le sujet préféré des chercheu-r-se-s psychologues. Surtout le HPI chez les adultes.
Donc hein, on fait avec ce que l’on a.

Bref, dans ce billet je vais vous parler de l’étude de J.Lautrey : « Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » datant de 2004.
Je vous conseille très chaleureusement sa lecture, qui vous donne un bon aperçu du panorama sur le HPI dans la recherche.
Vous y trouverez l’état des lieux sur la terminologie, mais aussi, et c’est là que c’est intéressant, un balayage complet des différentes conceptions de l’intelligence, en passant des conceptions « traditionnelles psychométriques » jusqu’au concept des intelligences multiples de Gardner.

La très bonne surprise pour moi, c’est le passage sur les intelligence multiples justement. L’auteur analyse cette conception de l’intelligence et la rapproche du QI et de sa mesure par le test psychométrique. Quelle plaisir pour moi de constater que son analyse est semblable à ma petite tentative de compréhension et d’analyse des intelligence multiples dans ce billet.

Je suis heureuse de constater que ce qui est une analyse personnelle de concepts divers, n’est pas un simple délire individuel.
Je suis heureuse de constater que, même si mes billets ici sont toujours à prendre comme uniquement des réflexions personnelles,  ces réflexions ne sont pas complètement à jeter à la poubelle, puisqu’elles croisent aussi l’état « actuel » de la recherche sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, cette joie personnelle mise de côté, je vous invite très très vivement à toujours vous faire votre propre avis sur une question, à toujours questionner ce que les autres déclarent, et même à le vérifier.

Voici donc de quoi nourrir votre propre réflexion sur le sujet de la fausse opposition, en PDF :
« Hauts potentiels et talents : la position actuelle du problème » de  J.Lautrey. 2004.

Surdoué-e, ça ne veut rien dire ?

Vraiment ?

Si vous êtes lectrice/lecteur de ce blog, vous savez sans doute déjà que – contrairement à beaucoup il semble – je n’ai aucun problème a utiliser le mot surdoué-e, à le faire mien.
Pire, à le réclamer.

Et plus je lis, plus je me dis que c’est bien que je – et bien d’autres j’espère – réclame l’utilisation de ce terme, au même titre que tous les autres.

Je m’explique.

En refusant le mot « surdoué-e »

Ce que l’on reproche au terme de surdoué-e, c’est qu’il induirait une supériorité.
« sur »-« doué ».
C’est le « sur » qui gène. Parce qu’il positionne au-dessus de quelque chose. Le problème étant que « les gens » le comprennent comme « au-dessus de quelqu’un » et plus précisément, d’eux.

Et je conçois que cela puisse être désagréable.

Par rapport aux premièr-e-s concerné-e-s, ce mot surdoué-e serait responsable d’une trop grande pression sur les épaules des concerné-e-s.
C’est à dire qu’à se mot est associé l’idée d’obligation de performances extraordinaires.
Ceci serait donc délétère pour les sujets HPI, qui se mettraient la rate au court-bouillon, pour satisfaire à cette exigence de réussite.

Tout cela est indéniable.
Il y a beaucoup de gens pour entendre du mépris et de la supériorité dans le mot « surdoué-e- » et il y a beaucoup de personnes HPI qui se mettent en tête qu’elles doivent absolument être excellente en tout, en en tout temps.

Entre les désagréments sociaux et personnels que les projections sur ce mot peuvent apporter, il est parfaitement compréhensible et légitime de choisir de ne pas l’utiliser.

On refuse aussi ce qu’il peut apporter

Ce qui me pose problème ce n’est absolument pas que des gens trouvent une alternative plus adaptée pour eux. Au contraire, j’en suis ravie.
Non, ce qui me tracasse, c’est cette tendance à dire que « surdoué-e, ça ne veut pas dire grand chose ».
Là je m’inscris en faux.

Parce que surdoué-é veut bien dire ce que cela veut dire. Cela veut dire « plus doué par rapport à une norme ».
Et, on ne peut pas le nier, les personnes HPI (ou surdouées) ont des capacités cognitives, dites intellectuelles donc, supérieures à la moyenne.
Elles ont un potentiel intellectuel supérieur à la moyenne.

C’est comme ça.

Aussi quand j’entends que « sourdoué-e » ne veut rien dire, j’entends qu’on efface la dimension de « plus » qui existe dans ce terme et dans la réalité qu’il recouvre.

Parce que oui, je crois -d’après ce que je lis des études et des témoignages sur le sujet – que oui, fondamentalement, les personnes surdouées sont dotées d’un plus, au niveau cognitif, par rapport à la population moyenne.

Encouragement

Si le mot « surdoué-e » est un cadeau empoisonné pour certain-e-s (à juste titre, je ne le conteste pas) je pense qu’il peut aussi être un atout.
Un outil formidable pour croire en soi et se réaliser.

Car s’entendre dire que l’on est surdoué-e, c’est s’entendre dire que l’on est dotée de potentialités hors du commun.
Que l’on a quelque chose de bien, que oui, on est plus intelligent-e que la majorité des personnes.

C’est valorisant non ?

Et n’est pas encourageant aussi ?

De se dire qu’on peut essayer, juste essayer, ce que peut-être on ne ce serait même pas autorisé à rêver sans cela ?

Question/Conclusion

Mais pour vous, quelle est la signification de ce mot « surdoué-e » ?

Retour sur l’émission Mille et une vies « Comment vivre lorsque l’on est surdoué ? »

Avant que je ne réponde par une boutade, voici le lie de l’émission :

 

D’abord, un petit retour sur l’émission.

Comme d’habitude, une jolie émission qui respecte ses invité-e-s et le sujet dont ils et elles viennent parler.
J’ai regretté que cela soit pls centré sur les ados, et aurait aimé entendre d’avantage Sophie, qui a découvert son HPI à 40 ans.

L’excellente surprise fut pour moi les interventions de Mme J.Siaud-Facchin (JSF dans la suite de l’article).
Je ne m’en suis jamais cachée, je ne suis pas celles qui sont sensibles à l’approche de Mme JSF sur le sujet de la douance.
Je ne m’étalerai pas ici sur le pourquoi, mais si vous me demandez, je vous répondrai avec plaisir.
J’admets donc avoir été dans mes petits souliers lorsque j’ai appris que Mme JSF était également invitée de l’émission.

Et bien, mal m’en a pris, car j’ai été figurativement percutée par ses interventions.
D’accord, pour être honnête, j’en ai versé quelques larmes là ! C’est vite passé, mais j’ai été très touchée.

Alors je peux être aussi pas en accord que je veux avec une conception de la douance qui me semble un peu « fluffy », mais en attendant, Mme JSF a eu des paroles d’une justesse, d’une compréhension et, oui, d’une douceur qui m’ont beaucoup étonnée et touchée.

Elle a notamment souligné l’injustice patente dont pouvaient souffrir les surdoués à savoir qu’ils et elles étaient comme tenus à la réussite – puisqu’ils/elles sont surdoué-e-s – mais n’y avaient pourtant pas droit.
La phrase donnait quelque chose comme cela : « Les surdoués aussi ont le droit de réussir ».

C’est bête n’est-ce pas ? Mais c’est quelque chose qui m’a beaucoup touchée.

Je suis donc ressortie de cette émission avec une compréhension plus juste (dans le sens de plus équitable) je crois, du travail de Mme JSF.
Si je ne suis pas en accord avec sa conception et son abord de la douance, je ne peux que lui reconnaître une compréhension et empathie certaine avec au moins certains tourments que peuvent rencontrer les surdoués. Et c’est suffisamment rare pour être apprécié ET souligné.

Je vous invite à écouter et visionner la première heure de l’émission, et découvrir ces douces familles, qui font de leur mieux avec ce qu’elles ont et ce qu’elles n’ont pas. 🙂

Les mêmes commentaires ridicules…

Lors de mon propre passage  à cette émission , certains commentaires m’ont complètement étonnée.
Je ne m’attendais évidemment pas à des salves de compliments, j’étais même préparée à tout un tas de désagréments plus ou moins grands, mais je dois admettre que je n’en avais pas prévu certains.
C’était ceux qui venaient supposer et critiquer…mon appartenance sociale et mon droit -qui en découlait visiblement – à souffrir ou pas.

Ainsi, quelques commentaires disaient en substance que l’émission « n’invitait que des bourges » ou que mes problèmes étaient ceux « d’une pauvre petite fille riche » qui « ne sait pas ce que c’est que de souffrir ».

J’en ai été estomaquée.
Je ne voyais pas comment on pouvait supposer de quoi que ce soit quant au niveau de vie de mes parents ou de moi-même avec cette émission. Et je ne comprenais pas non plus en quoi, « si on avait de l’argent », on ne connaissait pas la souffrance humaine…

Et bien figurez-vous que j’ai vu exactement le même genre de commentaires suite à l’émission et aux témoignages de Justine et Constant !
Sur Twitter, le tweet a du être supprimé je ne trouve que ma réponse à ce dernier, quelqu’une qui me dit que « c’est quand même des problèmes de bourges tout ça ».

Quelle drôle d’idée que seule une certaine catégorie de personne puisse avoir le droit de souffrir ou d’avoir des soucis…

Ce que tout ça m’évoque

Un grand plaisir de voir le sujet de nouveau traité. 🙂
Bon, on aurait encore pu faire mieux en ne parlant pas des problèmes. Mais chaque chose en son temps, je suppose.
Laissons le temps aux gens de se faire à l’idée que déjà nous existons et avons le droit d’exister dans notre différence.
Ensuite, on tachera de leur faire comprendre qu’on va très bien, ou au moins pas plus mal qu’eux fondamentalement, et que c’est juste l’étroitesse d’esprit de cette société qui nous met à mal.

On va y arriver, à force. 🙂

Neurodiversité et Questionnaire

Hier, on m’a demandé mon avis sur un blog/site/page Facebook/compte Instagram (oui tout ça) traitant de ce que l’autrice appelle « neurodivergence et neurodiversité ».

Neurodiversité

Dans un premier temps, il a s’agit de découvrir ces publications et billets.
C’est un blog personnel avant tout, d’une personne qui s’est vue être diagnostiquée atteinte de Trouble Anxieux Généralisé (TAG) et d’un Trouble de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH). Et cette personne nous confie que sa compagne est je cite « Autiste de Haut Niveau ».

A priori rien de mal dans tout cela, rien de nouveau non plus. C’est comme ce blog, et des milliers d’autres jusque-là.
Je n’avais donc pas grand-chose à dire, si ce n’est que les troubles cités ne m’intéressent pas plus que cela à l’instant t.

Et puis, je me suis mise à parcourir les publications, les partages et les billets.
Et là, j’ai commencé à tiquer.

Alors attention, que les choses soient bien claires.
Je ne remets pas en question une seconde la bonne foi de l’autrice. Elle nous témoigne de son expérience de vie, avec ses troubles, et évoque ceux de sa compagne, aussi tout ceci n’est pas à remettre en cause.
C’est un partage d’expérience de vie qui est à accueillir pour ce qu’il est, avec bienveillance.

J’ai été gênée par le fait que le blog présente des concepts et des définitions de concepts, sans ne jamais citer aucunes sources scientifiques. Certes il y a des liens Wikipédia, mais nous savons tou-te-s que ce n’est pas une garantie de validité ou de vérité.

Par exemple, le blog est centré sur la neurodiversité et la neurodivergence.

Qu’est-ce que la neurodiversité ?
La neurodiversité n’est pas un concept scientifique, pas plus que ne l’est la neurodivergence.
Vous pouvez le constater en lisant l’article suivant, qui est extrait des archives scientifiques Française, HAL.

 

En voici un extrait :

« […] Par contre, l’association francophone de personnes autistes, SAtedI, créée en 2003, n’adopte pas le concept de neurodiversité et ne fait pas référence à la notion de communauté. […]  Alors que les Français ont intégré la notion de dysfonctionnement du cerveau, les Canadiens adoptent le concept de neurodiversité. […]

Conclusion 
Comme nous avons pu le montrer, ce ne sont pas des neuroscientifiques qui sont à l’origine du concept de neurodiversité et de sa diffusion mais une chercheuse en sciences sociales 10 (disability studies) et des personnes autistes qui échangeaient sur internet. Mais c’est bien l’essor des neurosciences dans les années 1990, avec la circulation des images du cerveau en fonctionnement et des théories sur les réseaux neuronaux qui ont inspiré ceux qui préféraient redéfinir l’autisme comme une autre façon de penser plutôt que comme une maladie psychiatrique. Des neuroscientifiques et des chercheurs en sciences cognitives se sont ensuite emparés de ce concept pour explorer ces façons différentes de penser mais en se concentrant sur des personnes qui parlent et qui présentent des capacités cognitives importantes. […] « 

Le concept de neurodiversité ou l’éloge de la différence
Brigitte Chamak
CERMES3 (Centre de Recherche Médecine, Sciences, Santé, Santé Mentale, Société) INSERM U988, CNRS UMR 8211, EHESS, Université Paris Descartes

La neurodiversité est donc un mot qui a pour but de déstigmatiser les pathologies mentales, en interrogeant sur ce qui, dans la pathologie, découle d’un regard social négatif posé sur une différence de fonctionnement de pensé.

Pour la neurodivergence, c’est le mot qui définit le caractère des individus qui présente un trouble/pathologie qui rentrerait dans la « neurodiversité ».
Il s’agit aussi d’un néologisme, utilisé sur Internet, et par les Canadiens en particulier.

Le concept est flou, et vous l’aurez compris, concerne avant tout l’autisme.
Néanmoins, il a été élargi, intégrant désormais des pathologies et troubles mentaux qui n’impliquent pas de différence neuronales (c’est à dire au niveau des neurones) mais « seulement » un fonctionnement physiologique différent (déséquilibre de neurotransmetteurs, retard mental, pensées récurrentes, troubles psychiques sans substrats physiologiques.).

J’en profite pour faire une précision : l’autisme, comme le HPI, présente non seulement un fonctionnement de la pensée différent (visible par IRMf et EEG) mais aussi un substrat physiologique différent (architecture neuronale différente, et proportion des types neuronaux différente). 

Ce qui n’est pas le cas des troubles tels que les troubles Dys, ou les trouble de l’anxiété ou les pathologies mentales qui présentent eux, un dysfonctionnement physiologique mais pas un système nerveux différent dans son architecture cellulaire (exemple, les schizophrènes n’ont pas des neurones myélinisés différemment).
Donc les troubles Dys, l’autisme et le HPI ne sont pas identique en termes de troubles ou de famille de troubles.

On constate donc que ce blog, qui pourtant avance des définitions, et se présente comme « sachant » est en fait plein de confusions et d’imprécisions. Et sans références solides (d’un point de vie scientifique).
Si l’expérience personnelle n’a pas à être discutée, et ce en aucune façon, on peut être déçu-e du manque de solidité du contenu.

 

Le Questionnaire
Le site/blog/page Facebook partage un questionnaire qui a pour ambition, je cite de : « créer des statistiques concernant la population neuroatypique ».

Le questionnaire pose des questions de l’ordre de votre santé : traitements médicamenteux, diagnostics de troubles mentaux (individuels et familiaux) ; mais aussi sur votre vie privée : orientation sexuelle, situation personnelle (en couple, etc.) ; mais aussi des questions sur l’origine ethnique, le pays d’origine, la ou les langues parler, la ville de naissance, et d’autres ; sans oublier la catégorie socio-professionnelle.

L’autrice n’étant pas française, je ne peux vous dire quelles lois régissent la confidentialité des informations concernant la santé, la vie privée et la vie professionnelle dans son pays (le Canada).
Mais sachez qu’en France, les informations de santé et vie privée sont considérées comme confidentielles. Vos médecins et professionnel-le-s de santé n’ont pas le droit de les communiquer sans qu’elles ne soient anonymiser et que votre santé le requiert.

Vous faites, bien évidemment, ce que vous voulez de vos données personnelles.

Mais, en tant que future professionnelle de santé  mentale, je ne peux que vous recommander de ne répondre à ce genre de questions que lorsqu’elles sont posées par des professionnel-le-s tenu-e-s à la non divulgation et à l’anonymisation de vos données par la loi.
C’est à dire : personnels de recherches (étudiants en Master de médecine ou psychologie, docteurs/chercheu-r-se-s en psychologie; professionnels de santé, avocat-e-s, assitant-e-s sociaux; professionnels de soin.)
Hormis cette catégorie de professionnel-le-s de soin, et où d’aide juridique, tenu à la discrétion par la loi, vous n’avez pas à communiquer vos données personnelles.

Encore une fois, je pars du principe que l’autrice est tout à fait de bonne foi.

Il n’empêche, qu’en dehors d’un laboratoire de recherche ou d’un cabinet médical, ce genre d’information relève de la vie privée et sont confidentielles (en France).
Faites vraiment très très très attention à ce que vous dites de vous sur internet. 

Enfin, l’autrice ne précise pas quel traitement statistique sera fait des données recueillies.
C’est à dire qu’on ne sait pas si les résultats qui seront divulgués seront exploitables ou simplement significatifs.
Comme je vous l’ai dit, les questions sont très très larges, et concernent des troubles psychiques divers et variés qui n’ont pas tous de lien entre eux, ou pas tous les mêmes.
D’un point de vue purement méthodologique, cela semble un peu léger.

Mais, si vous trouver le blog/site/page Facebook/compte Instagram dont je parle, vous pouvez toujours en contacter l’autrice et lui poser les questions qui vous viennent.

Conclusion
Quoi que vous lisez sur Internet, je vous invite toujours à vérifier les sources (auteurs/autrices, leurs métiers, leurs fonctions, leur CV), à vérifier les concepts et ce qui y est dit par vous-même (si Wikipédia est un début, n’hésitez pas à regarder les liens sources des articles et privilégier les articles scientifiques de publications de recherches et/ou universitaires), y compris ce qui est écrit dans ce (mon) blog.

Et surtout, vérifiez à qui vous partagez vos données personnelles et privées.
Renseignez-vous sur les lois en places concernant les informations privées sur les sites du gouvernement.
S’il ne vous viendrait pas à l’idée de communiquer vos coordonnées bancaire à des inconnu-e-s sur Internet, appliquer la même prudence quant à vos données de santé.

Vous l’avez remarqué, je ne mets pas le lien du blog en question, parce que le but de l’article n’est pas une chasse aux sorcières.
Si vous trouvez le site/blog, vous vous ferez votre avis.
En plus, l’autrice ne semble pas professionnelle de la santé mentale, ou statisticienne, aussi on ne saurait lui tenir rigueur de ne pas avoir les réflexes et démarches de ces professionnels.
Cependant, si j’ai pris la peine de me fendre d’un article sur le sujet, c’est aussi parce que j’estime que nous devons tou-te-s faire attention à ce que nous disons, en particulier en public (car oui, un blog publié publiquement est un espace public).
Nous avons tou-te-s nos champs de compétences et nos connaissances, et nous avons le droit de les exprimer.
Néanmoins, il est aussi de notre devoir quand on sait qu’on nous écoute, de ne pas raconter n’importe quoi et de savoir reconnaitre quand nous ne sommes pas/plus compétent pour parler de quelque chose. Ou de définir clairement les limites de notre « expertise » sur un sujet.
L’erreur est humaine et nul-le n’est tenu-e à la science infuse, bien évidemment, mais la vigilance est de mise.
J’en profite (et je termine ce billet là-dessus) pour rappeler que je ne suis QUE étudiante en psychologie.
Mon savoir sur le HPI se limite à ce que j’apprends et ce que je lis sur le sujet dans le cadre de mes études, agrémenté de ce que je vis en tant que personne HPI.
Et ce que je vis en tant que personne HPI n’est qu’un exemple de ce qui peut être, et pas une référence ni un modèle.

 

Voilà, merci pour votre patience !

 

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Quelques liens pour plus d’informations sur les données de santé et la loi encadrant leur circulation/divulgation :

Site du gouvernement français
Site de Maitre Cahen, Avocate (que je ne connais absolument pas, mais qui a le mérite d’avoir une page sur le sujet. :p)

 

L’inhibition latente, qu’est-ce que c’est ?

Gros morceau.

Une rumeur, une idée court sur les personnes HPI, qu’elles seraient dotées d’un déficit de l’inhibition latente.  

Qu’est-ce que c’est ?

Alors avant de comprendre ce qu’est le déficit, il faudrait comprendre ce qu’est l’inhibition latente.
L’inhibition latente, c’est un phénomène cognitif (c’est à dire fonctionnement de la pensé) qui permet d’allouer moins de ressources attentionnelles à ce qui est familier, par rapport à ce qui est nouveau.
Je m’explique. Nous sommes câblé-e-s pour porter plus d’attention à des stimuli nouveaux dans notre environnement, qu’à des stimuli connus.
Exemple : vous achetez une nouvelle bibliothèque. Lors des premiers jours, semaine, la pièce vous semble changer et la bibliothèque semble ressortir dans votre environnement. Puis, au bout d’un certain temps, votre bibliothèque finit par faire partie des meubles (à juste titre) et vous ne la voyez pas plus que votre canapé acheté il y a 5 ans.
Ce qui vous permet de ne pas sursauter chaque fois que vous regardez votre bibliothèque, alors que cela fait 5 mois que vous l’avez, c’est précisément le phénomène d’inhibition latente (ou effet Lubow).

Le déficit d’inhibition latente est donc le fait de ne pas avoir ce phénomène cognitif ou de l’avoir mais qui fonctionne moins bien.

Les personnes ayant un déficit d’attention latente se retrouve donc à traiter tous les stimuli qui les entourent comme étant perpétuellement nouveaux, ou bien ces stimuli ont « l’odeur de la nouveauté » plus longtemps d’un point de vue cognitif.

Le rapport avec les personnes HPI 

La rumeur dit que les personnes HPI sont « atteintes » d’un déficit d’inhibition latente.
J’ai fait quelques recherches personnelles rapides, (mais vraiment rapides, je vous encourage à les faire par vous-même également, vous trouverez peut-être quelque chose) et je n’ai pas trouvé d’articles scientifiques qui affirment et démontrent effectivement que les personnes HPI sont « atteintes » de ce déficit.

Ce qui ne veut pas dire qu’aucune d’entre elles ne l’est.

Confusion populaire entre hyperesthésie et inhibition latente ?

Je me demande si dans ce questionnement, cet espèce de mythe autour de cette question, il n’y aurait pas aussi un peu de confusion et de mélange avec une caractéristique – elle avérée – des personnes HPI qui est l’hyperesthésie.

Il est là aussi, question de traitement différent des stimuli environnementaux.

Est-ce que le fait d’avoir une sensorialité différente, une sensibilité accrue aux sons, couleurs, formes, images, textures, goûts, odeurs, etc. ne serait pas confondu avec l’incapacité à intégrer un stimulu comme familier, au bout d’un temps moyen.

La confusion serait compréhensible.
Pour une personne neurotypique, les stimuli environnementaux et sensoriels récurrents sont facilement et rapidement ignorés. Pour une personne HPI, qui peut ressentir plus fortement les stimuli sensoriels, ignorer un bruit par exemple peut être plus compliqué.

Mais la question que je me pose est : est-ce dû à un déficit d’inhibition latente, ou au fait que ce qui est un simple bruit répétitif pour les autres et comme d’avoir un pic-vert hyperactif à deux centimètres de son oreille pour une personne HPI ?
Je me demande si une personne neurotypique aurait autant de faciliter à inhiber le stimulus d’un marteau piqueur sous sa fenêtre de bureau ou dans la pièce d’à côté…

Réponse ?

Alors quid ? L’inhibition latente est-elle une caractéristique physiologique systématique des personnes HPI ?
Je ne sais pas. :p

Je n’ai pas trouvé de réponse dans la littérature scientifique que j’ai compulsée.
Je vous laisse quelques liens d’articles sur le sujet, tirés de divers blog, revue scientifiques, pages, etc.
Attention cependant, je précise que les liens que je vous partage ci-après ne sont pas considérés comme des références de recherches en psychologie, sauf l’article du site Persée.
A considérer donc, pour ceux qu’ils sont.
Néanmoins, si je vous les partage, c’est que je pense que c’est un bon point de départ. 🙂

Bien à vous !

http://planetesurdoues.fr/index.php/2016/11/30/le-deficit-dinhibition-latente/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inhibition_latente#LM1959

http://news.harvard.edu/gazette/story/2003/10/the-links-between-creativity-intelligence-and-mental-illness/

http://www.lowlatentinhibition.org/what-is-lli/

http://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_1984_num_84_1_28999

Test de QI d’enfant et test de QI d’adulte est-ce la même chose ?

Voilà une question qui peut sembler bête mais qui mérite, je pense, qu’on s’y penche.

 

Un peu de fondamentaux.
Un test de QI qu’est-ce que c’est ?

C’est un test psychométrique standardisé, qui mesure l’intelligence d’un individu comparativement à sa classe d’âge.
Je décrypte. Avec mes propres mots, mais je décrypte quand même.

Psychométrique : métrique, mesure; psycho, l’esprit. Donc psychométrique, qui mesure l’esprit.
Standardisé : dont les conditions de passation sont précisément définies, et sans lesquelles le test n’est pas valide, et qui permet sa reproductibilité et la comparaison et l’exploitation des résultats obtenus à chaque passation.
En d’autres termes, quand un test est standardisé, il est comme qui dirait livré avec une notice d’utilisation. Cette notice permet son bon fonctionnement et surtout permets d’obtenir des résultats valides, non faussés.
Comparativement à sa classe d’âge : Le résultat qui sera obtenu permet de situer l’individu au sein du groupe des pairs de même classe d’âge. Par exemple, les adultes (très large groupe en termes d’âge chronologique), les enfants, ou les adolescent-e-s.

C’est le premier point que je voudrais que vous reteniez pour la compréhension de ce billet.
Le chiffre obtenu au test de QI n’a de sens qu’au sein du groupe d’âge auquel nous appartenons.
C’est à dire que le QI d’un adulte n’est pas comparable au QI d’un enfant.

Là si vous êtes comme moi, vous vous êtes dit : « Mais…c’est quand même toujours la même intelligence dont on parle non ? Et puis, le HPI c’est de naissance et c’est à vie. Donc pourquoi est-ce que le QI d’un adulte ne serait pas comparable à celui d’un enfant ? »

Mais oui, diable pourquoi ?
Et d’ailleurs, pourquoi a-t-on trois tests différents pour mesurer le QI : deux pour les enfants (WPPSI-IV et WISC-V) et un pour les adultes (WAIS-IV) ?

La réponse, mes amis (je suis d’humeur grandiloquente), réside dans le point que je vous ai fait retenir plus tôt dans ce billet et dans la précision qui suit.

Revenons aux sources 

Les premiers tests d’intelligence ont été conçus au début du 20e siècle par Alfred Binet, un monsieur français, dont la préoccupation était de détecter les enfants qualifiés à l’époque par la science de « débiles » (car atteint-e-s de « crétinisme » ou « débilité »), pour leur épargner certains affres dans le système scolaire.
[Parce que quand même, à l’époque, frapper des enfants à coup de règle ou de martinet ou de je ne sais quoi parce qu’ils n’avaient pas retenus leur leçon ou formaient mal leur lettre était courant. Donc imaginez le sort du pauvre enfant « débile » qui ne peut tout simplement pas y arriver malgré tous ses efforts…]
De ces travaux et de ces tests, est sortie la notion d’Âge Mental (ou AM) qui fut la première mesure de l’intelligence.
L’Age mental était une notion recouvrant grosso modo le rapport entre l’âge chronologique d’un enfant, et ses capacités cognitives.
Cela prenait en compte le développement des enfants, et ce qu’ils sont censés savoir, connaitre et savoir-faire et à quel âge.
Puis la notion a évolué, grâce aux connaissances en psychologie qui faisaient de même, et l’on est passé au QI (Quotient Intellectuel).

Ce petit détour historique souligne encore l’importance de la notion d’âge dans la mesure de l’intelligence.

Une question de référence
Il faut bien comprendre que le QI est une valeur qui prend son sens uniquement dans le contexte de la population de référence dans lequel il situe l’individu.
Par exemple : pour les adultes le QI moyen est admis à 100. Pour obtenir cette moyenne, on a compilé les performances au test de tout un tas d’adultes (16 jusqu’à 69 ans et 11 mois), et on a en sorti la répartition du QI chez les adultes en France et ça donne la courbe de Gauss que voici :

qi_loi_gauss
Cette courbe est donc la référence qui nous permettra de situer les adultes au sein de leur groupe d’âge en fonction de leur QI.

Imaginez maintenant que l’on fasse passer le test de QI pour adulte (WAIS-IV) à un-e enfant de 6 ans.
A votre avis quel résultat obtiendrait-on ?
Je rappelle que lors des épreuves du WAIS-IV, le calcul mental et l’arithmétique, ainsi que des questions de société et de culture générale sont posées.
L’enfant de 6 ans se retrouverait immanquablement avec des performances lamentables dans plusieurs épreuves. Non pas parce qu’il ou elle serait stupide, mais parce qu’à 6 ans, dans le système scolaire classique (en France) on n’a pas encore appris les pourcentages ou les produits en crois, pas plus qu’on n’a apprit toutes nos table de multiplications.
Allez résoudre un problème de tête qui nécessite de faire un produit en croix quand vous ne savez même pas multiplier par 3 ou ce que peut bien être un produit en croix !

Inversement, faites passer le test de QI des enfants aux adultes et comparez leur performance à celles des enfants, et vous aurez à coup sûr des génies intergalactiques.
Forcément, à 25 ans, on a largement acquis la maîtrise du coloriage, du puzzle de plus de 3 pièces et la distinction entre la tortue et l’éléphant.

Comparer ce qui est comparable pour comprendre de quoi l’on parle

Il ne vous viendrait pas à l’esprit de comparer les performances d’un-e adolescent-e-s de 17 ans, avec celles d’un-e enfant de 10 ?
Et bien de la même façon, on ne peut pas comparer le QI d’un-e enfant et celui d’un-e adulte.

Il faut aussi savoir qu’il a été démontré qu’à l’adolescence, définit pour cette étude entre 14 et 18 ans, le QI pouvait varier jusqu’à 15 points, en plus ou en moins.
15 point représentant un écart-type complet.
Sachant qu’on détermine la douance avec un score de QI à deux écart-types au moins de la moyenne (Moyenne : 100, écart-type 15, 2×15=30 soit douance =130 au moins) ces 15 points peuvent faire toute la différence.

A noter qu’un tel écart n’a été observé que durant la période de l’adolescence. Et que si le QI varie au cours de la vie en fonction de bien des facteurs, les variations dépassent rarement les 2 ou 3 points. (Et c’est déjà énorme de varier de 3 points de QIT)

Un seul test à vie ?

Parce que finalement, la question sous-jacente est bien celle-là : est-ce que le résultat obtenu en tant qu’enfant peut être valable pour l’adulte qu’il deviendra ?
Tout dépend de ce qui vous importe dans ce résultat.
Si c’est la question de la catégorie HQI/THQI (qui jusque-là sont des catégories purement statistiques rendant compte d’une fréquence dans la population et pas d’un fonctionnement encore différent, même si certains le supposent) et que votre QIT en tant qu’enfant était de +/- 3 points autour de 145, vous pouvez vous fendre d’un second test à l’âge adulte.
Vous verrez bien.

Si ce qui vous plait c’est de connaitre le chiffre exact de votre QI et de vous dire que vous avez plus que Marcel mais moins que Ginette, aussi.
(Oui j’admets, à mes heures, mon petit gremlins intérieur est comme ça. Je trouve ça complètement stupide ceci étant. Mais mon gremlins est stupide, que voulez-vous.)

Mais si la question est de savoir si vous ou votre enfant demeurera surdoué à l’âge adulte, économisez vos sous, la réponse est OUI, et il n’y a pas besoin de refaire de test pour ça.

Enfant ou adulte : mieux comprendre pour mieux être.

Chacun-e donne un sens et une importance différente au QIT.
Certain-e-s préfère le chiffre exact, d’autre parlent en écart-type (moi) et d’autre encore en rang percentiles. Et d’autres n’en parlent même pas.

Loin de moi l’idée de vous dire quelle importance donner à ce chiffre. C’est votre histoire, donc vos lois.

J’espère néanmoins que ces quelques lignes auront permis de relativiser un peu la vision parfois trop absolue du QI et les pressions qui peuvent en découler.

 

 

Pour commencer

Un petit topo sur la douance.

C’est le nouveau mot qu’emploient les spécialistes du sujet (psy/chologue/chiatre et neuro/biologistes/physiciens) pour parler de ce qui caractérise ce que l’on appelait dans le temps les « surdoués ».

Ce terme a été abandonné des spécialistes à cause des clichés dont il était chargé. Aujourd’hui encore, tout le monde (y compris moi) pense qu’une personne surdouée est un génie des sciences et une sorte de Rain Man  qui calcule plus vite que son ombre.

Même si certains douants ou « surdoués » sont effectivement capables d’une vitesse de réflexion et de traitement des informations hors norme, la réalité est loin de ces clichés.

Être surdoué-e (je n’arrive pas employé « douant », je trouve juste que le mot est pâteux dans la bouche. Pas vous ? En le prononçant, j’ai l’impression d’avoir la bouche pleine d’un énorme morceau de quatre-quarts) c’est avoir un fonctionnement cérébral et intellectuel différent de 98% des autres personnes.

C’est donc un phénomène physiologique autant que psychologique et émotionnel. D’ailleurs, les spécialistes à force de constater qu’un parent surdoué avait souvent un enfant lui-même surdoué, ont commencé à se pencher sur un possible facteur héréditaire. Études à suivre donc.

Être surdoué ce n’est donc pas être « plus » c’est être « autre ». Différent.

C’est avoir un rapport au monde différent, un rapport au gens différent, un rapport à soi différent.

Et c’est là que peuvent commencer les problèmes… La différence, quand elle est inconnue ou méconnue, est la source de beaucoup d’incompréhension et trop souvent de souffrances. Pour la personne surdouée comme pour la personne qui ne l’est pas et interagit avec elle.

 

Les principales caractéristiques du fonctionnement des HPI
Voici ce qui, d’après mon expérience personnelle, est à retenir pour pouvoir aborder la douance et les HPI au mieux.

L’HPI à une forme de pensée différente, dite en arborescence

En somme, sa pensée au lieu d’aller du point A au point B en une ligne droite, va partir du point A et de là va surgir 3 idées par lesquelles sa pensées va passer, et à chaque point un nouvel embranchement de 3 idées surgit, et ainsi de suite jusqu’à atteindre le point B.

L’HPI pense avec son coeur

Hypersensible, il/elle  est souvent considéré-e à tort comme susceptible. Tout est émotion pour l’HPI. Et intensifié (toujours par rapport à la majorité de la population). Tout va droit au coeur,.

l’HPI n’est pas « plus » ou « mieux », il est « autre »

Voilà pour moi ce qui permet d’aborder la douance sans clichés : comprendre qu’il s’agit d’un fonctionnement différent, rien de plus, rien de moins.