Podcast : L’intelligence des enfants – France Inter avec Gabriel Wahl

Aujourd’hui à 10h, l’émission Grand Bien vous Fasse de France Inter recevait entre autre le docteur Gabriel Whal pour parler de l’intelligence des enfants.Je vous laisse écouter.

Moi, comme d’habitude, j’ai aimé écouter le Docteur Wahl. Mais je découvre avec plaisir le Professeur Houdé.

Enjoy !

Grand Bien vous fasse ! L’intelligence des enfants – France Inter – Jeudi 19 avril 2018 – Avec le Docteur Whal.

 

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En passant

*Attention, article qui ne parle pas du HPI, ça arrive parfois*

Dans la lignée de mon dernier article (Ca me reprend) j’aimerais partager avec vous la liste de ce que je fais déjà dans ma petite vie pour mon plaisir et/ou pour ma future vie professionnelle.

Alooooooooors !

  • Mes études de psychologie.

Il me reste un mois et demi pour les examens. J’ai peur. Mais j’aime tellement ce que j’apprends en psychologie sociale. C’est fascinant. Je pense même qu’il y a là la clef pour éradiquer les pires tendances de l’humanité (comportement de moutons décérébrés, discriminations, rejets, violence, guerre, etc).

  • Préparer mon mariage

J’y suis depuis octobre 2017. Et c’est pour octobre 2018.
On avance bien, et ça va être une belle célébration.

  • Activités bénévoles avec l’association Le Refuge

Je souhaite monter un gros projets pour l’asso dans ma région. Mais je ne peux pas en dire plus, parce que ça tombe sous la communication et les activités officielles de l’association. Donc sachez juste que ça me tient à coeur (très fort) et que je compte bien y faire une belle chose, utile pour beaucoup et qui perdurera longtemps. (Oui j’ai de l’ambition).

  • Ecrire

Là si vous pouviez me donner votre avis, je suis preneuse.
J’ai deux projets d’ouvrages en cours, dont un relatif au HPI. Je ne compte évidemment pas écrire un ouvrage de description et explication de la chose, parce que j’estime que tant que je ne suis pas diplômée, je n’ai pas la crédibilité nécessaire pour le faire.
Mais ce serait un témoignage relatant mon parcours, et comment ce diagnostic de HPI a changé ma vie. Est-ce que vous pensé que ça vaudrait le coup ?
Le second projet c’est toujours le même :p

  • Danser

J’ai repris la danse classique à la rentrée 2017, après 2 ans d’arrêt total et une opération du genou droit. D’ailleurs lors du tournage de l’émission 1001 vies, si on a l’œil, on peut voir que mon genou droit est encore un peu gonflé, comparativement au genou gauche.
Et j’adore ça.
J’adore ça. C’est vraiment différent d’avant, parce que a plus de 30 ans, il n’y a plus d’enjeu de performance pour moi. Enfin, plus autant qu’avant. Je me sens mieux dans mon corps et je profite plus du simple fait de danser.
J’ai toujours peur d’être ridicule (parce que la danse classique, ça ne pardonne pas. Ou c’est parfait, ou c’est risible. L’entre deux n’existe pas), mais je suis bien moins jugeante avec moi-même. Et ça fait toute la différence.
Et puis, je peux être fière de moi, à 34 ans, je prends les mêmes cours que des jeunes filles de 17 à 23 ans. Pas mal quand même !

  • Tenir le blog évidemment

Et bien…voilà. :p

  • Prendre des MOOCs alors que j’ai déjà mes études à faire

Voilà, là en ce moment je suis un MOOC d’initiation à l’informatique, et un autre d’apprentissage de l’utilisation d’un logiciel de traitement statistique.
Tout va bien.

  • Faire des formations en psychologie (autre que mes études à l’université)

J’en ai déjà fait 2. Je suis toujours à l’écoute d’autres opportunités.

  • Broder, tricoter et crocheter

J’ai repris la broderie, j’aime vraiment ça. Surtout devant des films qui ont lieu au tout début du 20e siècle ou fin 19e, en France, en Angleterre ou ou dans l’Angleterre Victorienne, et avec une bonne tasse de thé. Oui, j’ai les goût d’une Lady du 19e siècle. En ce moment je travaille sur un ouvrage de 80x50cm. J’adore.

  • Lire

J’étais déjà une papivore notoire. Mais grâce à mon cher et tendre, j’ai ajouté au romans quelques titres de Comics (bande dessinées américaines).
Donc en roman en ce moment je lis en même temps : Emma de Jane Austen, Une robe couleur de Temps – Le sens spirituel des contes de fées, de Jaqueline Kelen, un autre roman que je garde pour moi.
En magazine : Happinez, Cerveau et Psycho, Le Cercle Psy (et je pique de temps en temps le SO FOOT et le SOCIETY de mon chéri).
En Comincs : LEGENDERY Tome1, The Wicked + The Divine Tome3 (Excellentissime), The RAT QUEEN (j’attends le T3 après reboot), et piqué à mon chéri Uncany X-Force, Super Sons, oh et je lirai aussi un roman de SF La horde du Contrevent.

Ah j’oublie le Yoga. Je Yogate le matin et le soir. Enfin, je profite des postures de Yoga pour travailler ma souplesse et certains muscles profonds.

Voilà. Ça vous fait une belle jambe hein ? :p

Cela me reprend…

En même temps que s’effacent les dernières brumes fiévreuses de mon dernier coup de froid me reprennent mes envies d’apprendre et de faire.
Quoi ?
Tout, ou presque. Et en même temps s’il-vous-plait.

Je veux tout faire. (Ou presque)
Et je passe pour une douce folle aux yeux de celles et ceux qui ont si bien assimilé la marche rectiligne de la vie selon notre société.
Mais je n’en ai cure.

La vie est si courte, si précieuse, si fugace, que je veux la remplir. Comme pour être certaine de bien la vivre, de profiter pleinement de chaque instant.
Ce n’est certainement pas ce que plaideraient bien des maîtresses et maîtres zen, mais il y a tant à découvrir, tant à apprendre, tant à faire. Et si peu de temps.

Certaines personnes voyagent, beaucoup et loin.
Moi ce n’est pas mon truc. J’irai au Japon un jour, et si je me débrouille bien, en Irlande, en Chine, en Ecosse, à Chypre, et peut-être dans les grands espaces sauvages d’amérique du nord. Peut-être.

Mais surtout, je vais apprendre.

J’apprendrai deux nouvelles langues (extrème-orientale) et je reprendrai le Russe.
J’apprendrai la programmation et/ou le codage informatique (s’il s’agit de deux choses différentes).
J’apprendrai à jouer du violon et je continuerai la harpe.
Je me perfectionnerai à la broderie ancienne, j’ai déjà appris à tricoter et le crochet dans les 4 dernières années.
Je veux avoir des bases en mécanique automobile, cela me semble nécessaire (comme comprendre l’informatique).
Je veux développer mes connaissances des plantes médicinales
Je veux apprendre la cryptographie et son histoire.
Et tout ça ne concerne que mes loisirs.

Pour ma future activité professionnelle, je souhaite me former à 3 disciplines supplémentaires.

Je veux remplir ma vie de savoir, de connaissances. Par gourmandise, presque par boulimie, avec ce besoin de se remplir.

Et je me rends compte que c’est un puissant moteur dans ma vie.
Apprendre, savoir, connaitre, comprendre.
Décrypter le code.
Savoir, comprendre.

Il y a 4 ans de cela, jamais je n’aurais seulement oser penser à tout cela. Je n’aurais jamais osé ne serait-ce que m’inscrire à un MOOC.
Parce que je croyais que ce n’était pas possible de faire tout cela. je croyais qu’il fallait choisir sa voie dans la vie, une seule voie, et qu’en plus il fallait le faire tôt. Si l’on ratait le coche, tant pis pour nous, il fallait trouver un métier et puis c’est tout.

Et puis un jour, on m’a dit que j’étais intelligente.
Et là, j’ai ouvert les yeux sur le monde et les potentialité qu’il recelait.
Depuis, je n’ai de cesse de les réaliser.

« Nous », « Ils »… et sinon, est-ce qu’on a le droit d’exister indépendamment ?

Ça m’énerve

Plus j’en lis et plus ça m’énerve.

« Les surdoués sont comme ceci ». « Ils ressentent tel besoin. » « Nous sommes tellement sensibles, nous les surdoués. »

Et sinon, j’ai le droit d’exister par moi-même ou est-ce que je suis condamnée à laisser des gens qui ne savent rien de moi et parfois, en plus (oui parce que, ne rien savoir de moi, c’est normal) n’en savent pas plus sur le HPI, parler pour moi et pour les millions d’autres personnes concernées ?

C’est fou ce que ça m’agace cette manie de dire « Nous les surdoués » comme si nous étions des clones les un•es des autres.

Je suis assez certaine d’être tombée moi-même dans cet écueil sur ce blog. Et, comme on n’apprend que de ses erreurs, je ne les effacerai pas.
Mais bon sang que ça m’agace aujourd’hui de lire ça.

Parce que, vous vous en doutez, je ne suis pas d’accord avec les 3/4 de ce que je lis qui commence par « nous les surdoués » ou « les surdoués sont tous… ».

L’impression d’être une bête de foire

Et puis il y a aussi cette impression (très) désagréable d’être une espèce de bête de foire. Surtout dans des articles du genre « Reconnaître le surdoué au travail ».
Quand je lis ces trucs je me sens comme ce fichu zèbre que beaucoup voudraient que je sois au milieu de ce que je crois être la savane et qui n’est en fait qu’un vaste safari pour curieux et curieuses.
Comme si j’étais un animal bizarre qu’il était « fun » de savoir repérer.
Et, là où cela rejoint le début de mon grognage, c’est que, si l’on en croit ces articles, les critères sont bons pour TOUTES les personnes surdouées du monde.
Nous serions donc toutes et tous « repérables » par certains critères comme « la difficulté à lier des relations interpersonnelles professionnelles et personnelles » ou « l’hypersensibilité ».
Mais je ne suis pas d’accord !
On a pas toutes et tous du mal à se faire des ami•es ou à s’entendre avec nos collègues ! Et si on ne s’entend pas avec les gens, c’est peut-être aussi parce que ces gens là en question sont insupportables et pas parce que les personnes HPI auraient une espèce d’incapacité sociale.
C’est fou ce que ça m’énerve…

Pas vous ?

De retour dans ma tête

Après un mois de traitement neuroleptique, je suis de retour dans ma tête.

Au début du traitement j’ai pu comparer le passage de mon état normal à un état sous neuroleptique, et maintenant j’expérimente le passage de l’état sous neuroleptique à mon état normal.

Et la comparaison est sans équivoque !

Déesse que la vie est MIEUX sans les neuroleptiques que l’on m’a prescrit !

Bien sur, et je ne le renie en RIEN, les 10 premiers jours le traitement – bien que désagréable par certains aspects – m’a été tout à fait utile et m’a fait du bien. J’avais besoin de ce petit répit, j’avais atteint une limite de tension psychologique que je ne pouvais continuer d’endurer sans conséquences dommageable sur ma santé et sur ma vie en générale. Cette petite pose chimiquement induite a donc été bienvenue, et je ne la regrette pas.

Néanmoins, si j’ai pu en constater les effets positifs (pour le cas qui était le mien) j’en ai aussi très rapidement noter des effets négatifs. Et, alors que mon organisme est joyeusement  sevré de cette molécule, j’en sens tout aussi rapidement les effets.

C’est comme une renaissance. Je réalise, alors que mes neurones se libèrent et reprennent leur activité normal, que ce traitement avait comme déposer un voile sur ma façon d’être au monde. Comme si tout avait vu son intensité diminué : les couleurs, les émotions, les sensations, les réflexions.  C’est alors que je les redécouvre que je réalise que j’ai l’immense chance de ressentir, de vivre, dans une sorte d’intensité et d’excitation joyeuse permanente.
Tout est mieux. Mieux que sans cela. Tout est de nouveau plus piquant, plus vif, plus…vivant.
Plus intense.
Le voile gris est parti, et je ne réalise qu’il était là que par le contraste créé par son absence.

Quant à ma pensée, je peux presque sentir toute l’énergie que cela consume. Cela n’a rien de fatiguant, ni d’éprouvant. J’en ressens en vérité une vrai joie, un véritable plaisir et oui une certaine fierté. Le barrage a disparu et je réalise comme « tout cela » va vite dans ma tête, et comme « tout cela » part dans tous les sens. C’est un joyeux déferlement en tout sens. Et je pourrais presque sentir l’énergie que cela consume.
Mais quel bonheur.
Quel BONHEUR !

Je me souviens de nouveau de mes rêves, qui sont – je me dois de le souligner – un vrai bonheur et qui m’ont beaucoup manqué !

En somme je revis.

Non que j’étais malheureuse sous traitement, loin de là. Mais je l’avais dit, la vie que cela me donnait ne me semblait pas enviable ni intéressante sur le long terme.
J’avais aussi dit que je ne renoncerai jamais à mon fonctionnement normal, qu’il m’était trop plaisant et trop précieux.
Et bien, je le redis, le confirme, l’appuis, le soutiens.
J’aime intensément ma façon de fonctionner. Intensément. Totalement.

Je dis et répète qu’il s’agit d’une bénédiction pour moi, et je maintiens qu’être surdoué•e est une bénédiction en soi. Ce fonctionnement cérébral est une merveille (non que les autres soient déplorables) et je le mesure un peu mieux après en avoir été privée un temps.

Je le redis, le répète, parce que je le ressens plus profondément encore aujourd’hui : être surdouée est une merveilleuse et fabuleuse chance donnée par la vie.
Et je continuerai de m’employer à la faire fructifier, à en tirer le meilleur possible.

Je suis d’autant plus déterminée à encourager les personnes qui souhaiteraient en faire autant et tâcher d’aider et de soutenir – selon mes moyens – celles pour qui le HPI n’est pas aussi bien vécu.

En un mot comme en cent : Enjoy !

Je teste pour vous : dans la tête d’une pas-surdouée.

Non ne me frappez pas, oui j’ai fait un titre provocateur.
Mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti les premiers jours.

Explications !

Pour des raisons de santé, je dois prendre un traitement neuroleptique. Rien de grave, sinon je n’en parlerais pas de la sorte (je suis pudique sur ces choses là). Donc rien de dramatique ni de définitif.
C’est la première fois que je prends ce genre de médicaments. J’était, pour tout vous dire, très très inquiète de toucher à mon précieux cerveau. Oui j’estime que c’est sans doute la seule chose de valeur chez moi, j’y tiens très fort.
Alors trifouiller son fonctionnement ne m’enchante pas des masses. Néanmoins les circonstances étant ce qu’elles étaient, j’en avais besoin. Je me suis donc résolue à prendre ce traitement.

La bonne nouvelle, j’y suis HYPER réactive. J’ai ressenti dès la première prise les effets de la molécule. Trois effets principaux : Barrière, ralentissement et détachement.

Barrière :
Certain•es vont m’accuser de vantardise, mais je n’en ai cure, le fait que c’est ce que j’ai ressenti et que je ressens encore. Dès la première prise de ce médicament, j’ai eu l’impression qu’une barrière intangible avait été placée dans ma psyché. Comme un barrage à penser. En amont du barrage, le flux normal de ma pensée qui d’un coup m’apparaissait comme un ras-de marée, comparé à ce qui passait en aval du barrage chimique, un espèce de tout petit filet d’eau ridicule, mais assurant un fonctionnement basique. C’est à dire que je pouvais quand même penser correctement, être lucide, aller aussi loin dans mes raisonnement que d’habitude, mais je sentais très clairement que ce qui arrivait à ma conscience était 10 000 fois moindre que ce que j’avais en réserve.
Pour tout vous dire c’était super bizarre, mais heureusement ce n’était pas handicapant. Très surprenante sensation.

Ralentissement :
Alors celui-là, il m’a fait peur, heureusement j’ai repris un rythme de pensée presque normal depuis le début du traitement. Mais, le premier jour de mon traitement, en rentrant du travail, j’étais dans le bus, et comme toujours, j’écoute de la musique en regardant défiler le paysage.
Normalement, en même temps que j’écoute la musique et que je regarde par la fenêtre ce qu’il se passe, je pense à des tas de choses et je me raconte une petite histoire. Ou alors je fais de la méta-pensée. Bref j’ai 3 à 4 activités intellectuelles en même temps (ou en parallèle, puisqu’on sait qu’on ne fait pas vraiment deux choses en même temps, mais qu’on passe très vite de l’une à l’autre. Bref).
Et là force a été de constater que je ne pouvais réfléchir qu’à une seule chose à la fois. Soit je réfléchissais à ce que je percevais (« tiens un passant, tiens une boutique de tissu, tiens un mur jaune »), soit j’écoutais la musique, soit je réfléchissais à autre chose. Mais impossible de penser à plus d’une chose à la fois.
Et bien ça ne m’a pas plut. Du tout.
Mais je dois vous avouer que c’était super – super – reposant. Je me suis quand même dit que ça ne devrait pas durer trop longtemps, parce que ça allait vite devenir très pénible dans ma tête à ce rythme, mais je dois admettre que ça repose.
Le plus épatant, c’est qu’on peut – je vous jure ! – fonctionner en ne pensant qu’à une chose à la fois. Je veux dire, on peut aller bosser, interagir avec les gens, mener sa vie. Ce n’est pas handicapant ou impossible.
J’ai peut-être l’air naïve en disant cela, mais je vous jure que ça m’a surprise. Etre aussi ralentie et limitée cognitivement et pouvoir quand même fonctionner correctement, ça m’a épatée.

Détachement :
Alors ça, c’est LE super effet du truc. Les événements glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Je veux dire, je les saisi très bien intellectuellement, mais il n’y a plus ce débordement émotionnel qui a pu me mettre dans des situations inconfortables à dommageables pour moi. Et ça repose.
Oui je vous assure, ça repose.
En tout cas ça me repose.
Et, et là je m’inquiète un peu pour moi quand même, ça m’aide énormément à vivre avec les autres.
Je sais, j’ai l’air de la pire des misanthropes là tout de suite, et honnêtement je me pose la question, mais je vous assure qu’avec ce traitement, des collègues dont je supportais difficilement la présence sont devenus presque sympathiques.
C’est quand même très triste de se dire qu’on a besoin d’un neuroleptique pour supporter ses collègues… Je vous dis, je me pose des questions sur moi-même.
Plus sérieusement ce détachement émotionnel artificiel me repose, et j’apprécie de pouvoir goûter à une période de ma vie sans être drainée, épuisée ou débordée par mes émotions. Mais je ne voudrais pas que cela soit définitif.
Mes émotions, aussi drainantes et envahissantes puissent-elles être parfois, font partie de moi. Et je ne renoncerai définitivement à cela pour rien au monde.

Alors là, ok, j’ai besoin de ce repos cognitif, je le prends. Mais il est évident que je serai bien contente aussi quand je reviendrai à mon état normal.

Dans la tête d’une pas-surdouée ?

On va probablement me jeter un tas de cailloux pour avoir osé un tel titre, et avoir osé dire ce qui suit : à savoir que je crois que n’être pas surdoué•e doit ressembler à l’état que je vis sous neuroleptique.
Comme d’habitude, il faut prendre la peine de bien me comprendre. Je fais cette comparaison entre mon état normal et cet état sous neuroleptique, et je suppose que cet état sous neuroleptique est plus proche du fonctionnement cognitif classique des non-HPI parce que j’observe précisément que mes interactions avec la majorité des gens sont moins éprouvantes, plus fluides, rencontrent moins d’obstacles. J’en déduis donc que – comme à priori il n’y a que mon fonctionnement qui a été altéré – ce fonctionnement est plus proche du leur que mon fonctionnement normal.

Evidemment, je ne suis pas en train de dire que toutes les personnes neurotypiques sont stupides, ou pensent doucement dans l’absolu. Non, bien sur que non.
Je témoigne juste de cette expérience étrange que d’être sous neuroleptique et de cette pensée, certes polémique, que j’ai eu qui a été :  « Ça doit être comme ça d’avoir un cerveau normal en fait ».

Précisions

Au sujet de l’article « Le HPI ce n’est pas l’autisme » qui a fait des émules. (Vous n’avez pas idée) :
Parce que l’article a été partagé  dans sa première version par d’autres (dont l’Association ToulouZèbre que j’aime et respecte profondément), je n’ai pas souhaité y faire toutes les modifications qui m’ont été inspirées par les différents retours que j’ai pu avoir. En effet, si je modifiais trop le contenu de mon article, alors ce serait dommageable pour celles et ceux qui l’ont partagé dans sa première version, puisqu’ils et elles se retrouveraient à partager quelque chose que finalement, ils n’ont pas voulu partagé, puisqu’il ne s’agit plus du même contenu. (Vous me suivez ?)

J’y ai inséré ceux des édits qui me semblaient nécessaires, pour l’exactitude des propos et le respect élémentaire que l’on doit aux gens, à leur travail et à la vérité tout simplement.

Mais je tenais aussi à ce que sur MON ESPACE PERSONNEL qu’est ce blog, je puisse encore dire ce que je veux, du moment que je respecte la loi.
Mon espace, mon royaume, mes lois (qui comprennent celle du pays où je vis, quand même). Ça ne vous plait pas, il y a des milliards d’autres blog à lire.

J’en profite pour rappeler que je m’exprime ici à titre personnel. Je ne suis pas un personnage public, je ne parle au nom de rien ni personne si ce n’est moi, en tant qu’individu. Quand je serai psychologue, je verrai ce que je ferai de ce blog, si j’en ouvre un autre à titre professionnel ou pas, si j’arrête celui-ci, je n’en sais RIEN.
Mais en attendant, je m’exprime ici à titre PER-SON-NEL.

Donc voici ce que je voulais dire suite à différente remarques sur mes positions et conceptions au sujet d’un éventuel lien entre HPI et TSA, et sur ce que je peux dire en général sur ce blog :

*EDIT 2 : Et ouais, je considère. Je me paie le luxe de penser des trucs dites donc. Alors, si demain on me dit « oh regarde, la science a prouvé que c’était pas indépendant », mais M-E-R-veilleux ! Je dirai que je me trompais et HOP, ni une ni deux, je prendrai en note la chose et je continuerai ma petite vie avec cette nouvelle donnée en tâchant comme toujours de faire de mon mieux pour moi et les autres.
Mais en attendant, et bah ouais, j’ai un avis. 
Je suis d’une impudence rare, je sais.