L’alphabet du HPI – B pour Burn-out

Que voilà une bonne idée de sujet !
Pour rédiger ce billet, ma première action a évidemment été de me ruer sur G.Scholar pour faire une recherche selon les différents mots-clefs : HPI et burn-out.
Résultats ?

Rien.
Aucun article scientifique sur le sujet.

Je vous avoue que cela m’embêtait. Cela me laissait sans matière aucune pour écrire ce billet. J’ai donc tenté en anglais. On a souvent plus de succès dans les recherches de papiers scientifiques en cherchant dans des publications en anglais. L’anglais étant la langue de communication des sciences, on ne s’attendrait pas à moins. Je vous conseille d’ailleurs de d’abord essuyer la déception du peu de publications scientifiques en français, pour ensuite vous réjouir du nombre de publications existant en anglais sur le même sujet (ou à peu près). Je trouve cela moins frustrant. (Petite astuce de recherche, c’est cadeau.)

Succès mitigé. « Gifted » et « Burn-out » m’ont menée sur une majorité d’études concernant des étudiants, des lycéens, bref des adolescents ou jeunes adultes, et moins les adultes en situation d’emploi.
De nouveau, le bec dans l’eau j’étais.

Alors je me suis rabattue sur ce que je trouvais : des articles absolument pas scientifiques, sans sources, sans fondements, ou des vidéos elles non plus sans sources… Et bien évidemment, tout cela m’a fait du mal.
Mais comme j’ai délaissé ce blog, et donc ses lectrices et lecteurs, depuis bien trop longtemps, j’ai vaillamment enduré ces lectures et visionnages pour tâcher de vous écrire une petite bafouille.

En avant Guingan.

Le burn-out, qu’est-ce que c’est ?

Commençons par s’assurer que nous savons de quoi nous parlons et que nous parlons de la même chose. Ce que peut-être, certain·es des auteurs et autrices des documents non scientifiques listés en fin d’article auraient peut-être dû faire avant de se prononcer sur le sujet d’ailleurs.
Donc le burn-out, en psychologie, c’est un état d’épuisement complet des ressources psychologiques (émotionnelles et cognitives) d’un individu et en lien, historiquement, avec son activité professionnelle. On l’appelle aussi, « syndrome d’épuisement professionnel ».

A l’origine, c’est un syndrome qui a été identifié chez le personnel soignant. Puis, le burn-out est sorti non seulement du domaine médical, mais également de la sphère professionnelle, et c’est ainsi que l’on entend aujourd’hui parler de « burn-out parental ».

Le burn-out, c’est un syndrome complexe, dans le sens où il s’exprime sur plusieurs dimensions de l’esprit (rien de mystique ici) : la dimension cognitive (épuisement des ressources cognitives, « difficulté à penser », parfois on note des difficultés de mémorisation voir des pertes de mémoire partielles), la dimension émotionnelle (des pleurs sporadiques, des angoisses apparaissent, cela peut évoquer le syndrome de stress post-traumatique d’ailleurs), et liée au deux précédentes, la dimension sociale (un retrait social peut s’observer, une dégradation des relations sociales familiales, amicales et/ou professionnelles également).

On peut l’évaluer grâce à différent outils, des échelles comme on aime bien en psychologie : la MBI (Maslach Burn-out Inventory), la BMS-10 (Burn-out Measure Short version), ou encore le Shirom-Melamed Burn-out measure.
Voilà pour un grossier résumé de la chose.

Tout cela pour préciser qu’il s’agit d’un syndrome sérieux, qui ne doit donc pas être diagnostiqué à la légère ou galvaudé.

Les liens avec le HPI

Bien maintenant que l’on est tous grosso-modo sur la même page concernant le burn-out, passons à l’examen de ce qui pourrait le lier au HPI chez l’adulte.
J’ai trouvé une étude (oui, une seulement…) qui s’est penchée sur la relation entre HPI et burn-out chez des adolescent·es. Et ses conclusions sont, entre autres, que le QI n’est que très faiblement corrélé au burn-out.

The student’s age, sex, birth order, IQ, and achievement level bore little relationship to either stress or burnout.

Fimian & Cross (1986)

Je vous l’accorde, 1986, ça commence à dater (comme moi…). Et oui, comme souvent les effectifs (nombre de personnes impliquées dans l’étude) ne sont pas mirobolants mais c’est tout ce que j’ai trouvé.

Selon une autre étude, celle de Solano (1987), deux stéréotypes seraient associés à la douance : l’échec (ou isolement) social et le burn-out précoce. L’objet de l’étude étant de voir si ces stéréotypes existent toujours (à l’époque) dans l’esprit des gens.
Conclusion : oui pour l’isolement social, non pour le burn-out, qui aurait été remplacé par le stéréotypes d’un succès immérité. Nous sommes toujours en 1987 là.

Donc pour ce qui est de cette rapide investigation du côté des sciences, nous n’avons pas d’éléments pour affirmer que HPI et burn-out soient liés de façon significative, si ce n’est uniquement dans l’esprit des gens et encore !

Mais à lire cet article, Burn out des adultes surdoués et hauts potentiels, ou à regarder et écouter cette vidéo de Raymonde Hazan, on pourrait croire que les stéréotypes sont plus résistants que cela, ou bien qu’ils sont réapparus, car il y a encore des gens et même des professionnels de la psychologie pour affirmer que HPI et burn-out sont intimement liés, voir que le second est inévitable quand on a déjà le premier (Sympa la prédiction. Super ambiance dans le cabinet quand le/la psy doit annoncer ça aux patient·es concernées dans la restitution du bilan…).
On appréciera dans les deux cas, la richesse des sources utilisées pour soutenir de telles affirmations.

Le raisonnement derrière tout cela serait que de par leurs caractéristiques émotionnelles et de traits de personnalité supposés (voir imaginaires), et leurs capacités cognitives supérieures à la moyenne, les personnes présentant un HPI seraient plus facilement et plus rapidement sujettes à l’épuisement de leurs ressources psychologiques.
D’autres diront qu’au travail, les personnes surdouées sont en proie à un phénomène étrange qui fait systématiquement de leur supérieur·e hiérarchique direct·e, ou de leur·s collègue·s, ou pire encore même des DEUX, des pervers narcissiques.
(Si le sujet des pervers narcissiques vous intrigue, il y a un article sur le sujet sur ce blog : Pervers narcissique et HPI)

Ces pervers narcissiques, tels des démons échappés de l’enfer, n’auraient de cessent de suçoter à la paille la substantifique moelle des personnes surdouées, de les réduire en esclavage forcé (en même temps, si c’est librement choisi, ce n’est pas de l’esclavage…) et ainsi de les vider de toutes ressources psychiques provoquant ce faisant le burn-out inévitable selon la vidéo ci-dessus. (Remarquez, c’est bien pratique comme concept l’inévitabilité du burn-out chez les HPI pour un·e psy ou un coach : c’est long à traiter un burn-out…)

Conclusion

De ce que j’ai pu lire, rapidement, il n’y a pas de lien démontré entre HPI et burn-out. Présenter un HPI ne vous expose donc pas plus que d’autres au risque de burn-out. (Bonne nouvelle pour les patient·es).

Ceci étant le burn-out, qu’il soit professionnel, parental, ou maternel est un syndrome très sérieux, qui peut s’accompagner de divers troubles franchement pas joices (dépression, dépersonnalisation, troubles de la mémoire, du sommeil, dissociation, et autres joyeuseté de l’ordre du post-trauma selon les cas) et qui est de ce fait à ne pas prendre à la légère.
Il faut en général du temps pour se remettre d’un burn-out et ce n’est pas forcément toujours facile.

Si présenter un HPI n’expose pas plus particulièrement au burn-out que ne pas en présenter, ne pas présenter de HPI n’en prémunit pas non plus.
La souffrance au travail est provoquée par le travail (dont les individus sont une composante, mais pas les seuls responsables) et elle concerne donc potentiellement toute personne qui travaille.
Je trouve vraiment cruel et dommageable de laisser penser qu’une partie de la population est condamnée (je vous renvoie à la vidéo) à expérimenter cette souffrance, à cause de son profil cognitif.

Rassurez-vous donc, vous qui me lisez, votre QI ne vous prédispose pas plus qu’autre chose à souffrir au travail ou à y croiser des démons suçoteurs (la fonction correction d’orthographe du logiciel proteste contre « suçoteurs », tant pis, SOUFFRE logiciel démoniaque!) armés de pailles.

Sources :

Fimian, M. J., & Cross, A. H. (1986). Stress and burnout amoung preadolescent and early adolescent gifted students: A preliminary investigation. The Journal of Early Adolescence6(3), 247-267.

Lourel, M., Gueguen, N., & Mouda, F. (2007). L’évaluation du burnout de Pines: adaptation et validation en version française de l’instrument Burnout Measure Short version (BMS-10). Pratiques psychologiques13(3), 353-364.

Maslach, C., Jackson, S. E., & Leiter, M. P. (1996). MBI: Maslach burnout inventory. Sunnyvale, CA: CPP, Incorporated.

Maslach, C., & Leiter, M. P. (2006). Burnout. Stress and Quality of Working Life: Current Perspectives in Occupational Health37, 42-49.

Perlman, B., & Hartman, E. A. (1982). Burnout: Summary and future research. Human relations, 35(4), 283-305.

Sassi, N., & Neveu, J. P. (2010). Traduction et validation d’une nouvelle mesure d’épuisement professionnel: Le shirom-melamed burnout measure. Canadian Journal of Behavioural Science/Revue canadienne des sciences du comportement42(3), 177.

Solano, C. H. (1987). Stereotypes of social isolation and early burnout in the gifted: Do they still exist?. Journal of Youth and Adolescence16(6), 527-539.

Article pas scientifique du tout :
https://www.viametiers.fr/burn-out-adultes-surdoues-hauts-potentiels/#:~:text=Les%20adultes%20surdou%C3%A9s%20ont%20tendance,parle%20alors%20de%20burn%2Dout.

Vidéo pas sourcée du tout non plus :
https://www.youtube.com/watch?v=1avIjJq94Bs

2 réflexions sur “L’alphabet du HPI – B pour Burn-out

  1. Daedalus dit :

    NOTE: Désolé pour le gros et énorme pavé, mais çà faisait longtemps que j’avais besoin de sortir certaines choses, particulièrement sur les stéréotypes qu’on voit trop souvent … et bien entendu sans études sérieuses sur le sujet. J’avoue que les idées sont sorties tellement vite et tellement nombreuses que j’ai eu beaucoup de mal à organiser mes pensées (d’ou l’aspect chaotique du post).

    TLDR!: Je me pose la question de savoir quelle proportions des gens se disant HP d’un coté et utilisant ce genre de stéréotypes de l’autres, souffrent soit de burn out en particulier ou de traumas ou autre en général. Possible futur sujet d’étude statistique sur le sujet?

    Et maintenant … le pavé en question! (désolé du peu 😛 ).

    ******************************
    1) Intro:
    Ahhhh, je vous que la ronde des stéréotypes sur le sujet à un brillant avenir devant lui!! … pour pas changer bien sur.

    Avant de commencer, je vais signaler que le sujet du burn out ne viendra que bien plus tard dans mon post.

    Pour faire un petit détour par la perversion narcissique et en parlant des stéréotype d’ailleurs, c’est fou le nombre de pervers narcissique qui sont soudain « apparus » dans la population générale … tout comme de très nombreux HPI sont « apparus » tout autant en masse dans la population générale.

    Pas mal de professeurs et institutrices vous le confirmerons … ils-elles n’en ont jamais eu autant en classe!!

    2) Des stéréotypes sur le sujet HPI dans les groupes HPI (justement!):
    Bref, petite blague au passage. La ou çà devient moins drôle, c’est quand on trouve ce genre de stéréotypes répétés à l’emporte pièce dans la quasi intégralité des groupes sur le sujet ( celui-ci est d’aileurs l’exception notable! :O ).

    Mais ce n’est pas tout, encore plus effrayant est la … faible majorité des gens de ces groupes qui ont effectivement passé un test de QI … et tant qu’a faire pour lesquel le sujet est tabou ( … excepté bien sur pour les trucs du genre, « je veux pas être dans une case » … ou pire ‘le QI çà sert à rien de toutes façons. (n’est-il pas mme la « psy à la maison » une vielle vidéo que je devrais aller revoir moi même mais bon, la cocotte dit qu’elle ne s’en sert pas pour détecter le HP (???!!) -> https://www.youtube.com/watch?v=TCyOe8sfldk).

    3) Sinistrose dans certains groupes HPI ou biais cognitif de ma part?:
    Par contre, là ou çà devient véritablement cauchemardesque, c’est quand ces stéréotypes sont utilisés pour justifier … un peu tout et n’importe quoi en fait: L’interdiction formelle de parler de certains sujets, d’utiliser certains mots etc … sous peine de passer pour un ‘insensible’ (souvent par ceux qui justement n’ont pas passé le test de QI) … mais surtout de se faire passer pour une victime permanente …. « Ohhhh, nous les HP sommes les damnés de la terre. »

    Et malheur à celui qui se montre beaucoup plus optimiste, voire même considère son HPI comme un gros atout dans sa manche. Et si en plus cette personne est vraiment passée par l’enfer et ose dire que c’est entre grace à ses capacités de HPI qu’elle a pu trouver les resources adéquates pour s’en sortir voir vivre une vie qui commence à être aux antipodes de ces stéréotypes …. je vous laisse imaginer, je dirais juste que, pour eux, c’est un motif suffisant pour briser un lien de manière permanente. Soit, chacun est libre de ses choix.

    4) Lien possible entre Burn out, traumas et ceux qui utilisent les stéréotypes (attention! possible biais cognitif de ma part encore une fois!).
    Là par contre ou je vais commencer à faire le lien avec le burn-out …. et les traumas, PTSD et PTSD de type complexe (et croyez moi que çà, je connais très bien, voire même par Coeur, aussi bien les nombreux symptômes … que certaines clef pour s’en sortir, n’en déplaisent à certains)

    …. pardon je reviens sur le burn out (et le PTSD), c’est que j’ai de plus en plus l’impression que pas mal des gens qui acceptent de manière aveugles les nombreux stéréotypes négatifs sur le HPI, sont aussi ceux qui semblent souffrir de burn-out mais aussi de multiples traumas (je ne suis certes pas psy, mais j’ai pas mal d’expérience personnelle à ce sujet).

    Malheureusement, si le sujet du burn-out est encore relativement « récent » dans nos pays (entendez par là car il y a encore du travail, surtout pour la thérapie), pour le PTSD mais surtout le PTSD de type COMPLEXE … là c’est carrément la zone j’ai envie de dire.

    5) Quand la presse et les ‘influenceurs’ s’en mèlent:
    Il me semble d’ailleurs que c’est un peu par là que ce genre de stéréotypes arrivent à s’infiltrer un peu partout. IL y a un TQHI qui a fait pas mal de bruit dernièrement, appelé Hugo, et qui gère une ASBL pour lutter contre les violences à l’école.

    Et pour lui bien entendu, c’est son TQHI qu’il voit comme la source de ses problèmes … et pas les nombreux traumas qu’il a probablement, me semble-t-il, hélas subit dans sa jeune vie.

    Malheureusement, il a fallu que le Huffigton post lui donne la parole à ce sujet et, lors des mes ‘derniers instants’ dans les ‘groupes HPI’ ( and I use the term loosely, pardon my french :P), je peux vous dire que j’en ai entendu parler du coco.

    Et bien sur, du fait que c’était la ‘preuve’ indiscutable de la ‘malédiction’ du HPI (que, encore une fois, même si tout n’est certes pas rose, je vois d’abord et surtout comme un gros carré d’as dans ma manche même si il est pas toujours évident à jouer).

    6) Le HPI un possible atout majeur dans la guérison des traumas?:
    C’est d’ailleurs dans ces moments l) que je vois à quel point mon THQI a été capital dans ma guérison (certes pas encore tout à fait complète mais suffisamment pour faire halluciner un paquet de gens … dont ma rhumatologue entre autres héhéhé 🙂 ).

    J’imagine que c’est surtout entre autres à cause de çà que j’ai eu droit à des réactions quand même assez agressives il faut bien le dire de certaines cocottes et coco … je devais être un reflet « négatif » de leur perceptions sur le HPI.

    C’est dommage et çà me désole parfois tant j’ai l’impression que, justement, c’est le genre d’exemple qui peut être utile à pas mal de personnes (même si, encore une fois, il reste encore quelque points à régler.

    7) Conclusion: tout ceci n’est pas scientifiques, justes des observations personnelles ! 😉
    Enfin bref, désolé pour ce pavé pas très bien organisé je le reconnais, mais aussi surtout basé sur des perceptions personnelles … avec tout les biais cognitifs qui vont avec bien entendu.

    Donc, prendre tout ce que je dis avec des pincettes, a grain of salt … et tout le toutim 🙂

    Et j’avoue que certaines réactions sur le sujet des HPI me laisse …. « salty » comme ils disent en anglais (soyons honnête et appelons un chat un chat).

    PS: Je serais par contre très curieux de voir certaines études (mais il n’y en a pas beaucoup) sur les effets de l’hypnose et l’auto-hypnose en générale mais surtout sur les HPI et THQI en particulier … c’est une des « clef squelettes » de ma guérison, de celle qui ouvre les resources qui étaient bloquées mais dont j’avais besoin.

    Je doute très fort que de telles études existent, mais sait-on jamais.

    PS2: Sujet qui n’a rien à voir, mais certains bouquin de ‘self help’ (chose dont je suis pourtant en général allergique) ont littéralement transformé ma vie! Dans le meilleur sens du terme!

    « Mini Habits » et « Elastic Habits » de Stephen guise. C’est impressionnant à quel point les méthodes qu’ils proposent permettent très facilement de mettre en place des habitudes bénéfiques ! (sport, études, sociabilité, rangement, order, sommeil, pratique régulière de l’auto-hypnose ( :o) !!!) etc … tout ce que vous voulez!).

    Combinez cela avec le « Bullet journal method » de Ryder Caroll pour en multiplier les effets (et rendez-vous le service de ne pas trop écouter ce qu’ils disent dans les groupes dédiés sur le sujet, préférez utiliser le livre).

    Soupoudrez avec un zest de « votre temps est infini » de Fabien Olicard et vous avez potentiellement la combo ultime pour changer votre vie de la meilleure des facons!! du genre à utiliser le confinement comme une excuse parfaite pour guérir et faire des bonds de géant, plutôt qu’il serve comme excuse pour s’enfoncer encore plus bas. ( n’en déplaise à certaines personnes des groupes dit HP).

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