L’alphabet du HPI – I

« I » pour Indices

Et il y en a des indices quand on parle du HPI.

Mais d’abord, kékecé un indice ?

Je parle ici des indices obtenus après la passation d’un test WAIS-IV. Ou le fameux test de QI (pour 16 ans et +).

Ce sont des nombres qui reflètent nos performances à une série particulière ou à toutes les épreuves du test de QI.

5 indices…

Dans la version actuelle du WAIS (le WAIS-IV), le patient ou la patiente sera confronté·e généralement à 5 indices.

Et avant même de passer à la suite : PITIÉ ne laissez pas de commentaires à la suite de ce billet pour dire que « ouiiiiiiiiiiii, maiiiiiiiiiiiiiiis si mon chien est mort je jour du test ça fausse les résultats ! » ou encore « ouiiiiiiiiiiiiiiii, maiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis l’intelligence c’est pas juste çaaaaaaaaaaaaaa ». Tout ça a déjà été dit, lu, redit et relu partout sur ce blog et des réponses y ont été apportées. Il vous suffit de parcourir le blog, ses billets, ses commentaires et aussi d’autres sites ressources. Donc pitié, ne me refaites pas le coup une einième fois, ça va me rendre dingue.

Si j’avais voulu passer ma vie à répéter les mêmes choses en boucle, j’aurais choisi une carrière de prof… Ou j’aurais eu des enfants.

  • L’Indice de Compréhension Verbale ou ICV

Calculé à partir de diverses questions du test, cet indice permet d’évaluer la fluidité verbale, mais aussi et surtout les capacités d’abstraction et de conceptualisation.

  • L’Indice de Raisonnement Perceptif ou IRP

Cet indice, calculé lui aussi à partir d’une partie seulement des questions du test permet d’évaluer les capacités de raisonnement…perceptif. C’est à dire votre capacité à analyser, scanner, disséquer, démonter et remonter dans votre esprit des stimulus (souvent visuels) qui vous sont présentés, pour en extraire une information précise.

  • L’Indice de Mémoire de Travail ou IMT

Calculé aussi à partir seulement d’une partie des questions du test, l’IMT évalue votre capacité à stocker des informations nouvelles et a effectuer des opérations dessus.

Typiquement c’est le fait de pouvoir retenir un énoncer de problème qui ne nous a été exposé qu’une seule fois et de pouvoir ensuite, sans support écrit, travailler sur cet énoncé pour donner une réponse.

  • L’indice de Vitesse de Traitement ou IVT

Ici aussi le nom est assez transparent. Mais petite subtilité cependant. Si l’indice prétend évaluer la vitesse à laquelle vous traitez les informations qui vous sont données, il est cependant sensible à la vitesse de votre geste graphique.

Traduction : la rapidité avec laquelle vous faites un trait avec un crayon en main, ou celle avec laquelle vous déplacez votre main au-dessus de la feuille sur laquelle vous écrivez.

Il est loin d’être à jeté aux orties, car, avec l’IVT, il permet notamment de déceler des dysgraphies, des problèmes d’attention, des troubles visuo-moteurs, etc…

  • Le Quotient Intellectuel Total ou QIT

Le FAMEUX (je pense mettre en place une sorte de chasse au trésor, sans trésor, où le but du jeu sera de répertorier tous les concepts que je qualifie de fameux dans ce blog).

C’est THE indice. THE indice de la mort qui tue qui cristallise tous les fantasmes.

Le GROS QI. Ou le tout pitit qi.

C’est l’indice qui traduit votre efficience intellectuelle globale. Il est calculé à partir des 4 indices précédemment cités.

Il va de 0 (en théorie) à 160.

Et je n’insisterai jamais assez sur ce point. Votre QI, sur l’échelle INTERNATIONALE du QI (Wechsler), NE PEUT PAS dépasser 160.

(Et même sur l’échelle de Cattle, on plafonne autour de 196.)

Les 4 autres indices (ICV, IRP, IMT, IVT) sont théoriquement aussi compris entre 0 et 160 comme le QIT. Mais en fait, non.

Certains indices, de par leur composition, n’ont pas leur maximum à 160, mais un peu plus bas.

Oui, ces seuils maximaux existent, ils sont dans le joli livret de cotation du WAIS-IV, que je n’ai pas sous la main chez moi (parce qu’en fait je n’ai pas le droit, puisque je ne suis pas psychologue encore).

Ceci simplement pour préciser que je ne fais pas de la rétention d’informations, pas plus que je ne vous raconte de bobards, simplement je n’ai juste pas accès à l’information précise.

Comment s’articulent tous ces indices ?

Facile le QIT est composé de l’ICV ,de l’IRP, de l’IMT et de l’IVT.

… +2

Et là vous vous dites, on a parlé du QIT, des 4 indices du test, on a donc fait le tour des indices.

Mais NON !

Deux indices supplémentaires existent (oui enfin, en fait des indices, dans l’histoire des tests de QI il y en a un paquet, mais je me contente de parler de ceux qui sont le plus utilisés et les plus pertinents vis à vis du sujet qui nous occupe sur ce blog).

Il existe aussi :

  • L’Indice d’Aptitude Générale ou IAG
  • L’Indice de Compétences Cognitives ou ICC

Ces deux indices sont utiles (et malheureusement à mon sens trop peu utilisés) dans deux cas : un profil hétérogène (mais vraiment hétérogène, pas juste avec 15 points d’écarts ou plus entre le plus hauts et le plus faible indice du profil cognitif…) et/ou une suspicion de HPI.

L’IAG se calcule à partir de l’ICV et de l’IRP.

L’ICC lui à partir des deux autres indices IMT et IVT.

IAG et ICC vont de paires. Calculer l’un sans l’autre c’est se priver de la moitié des informations du test de QI.

Et, vous l’aurez compris, l’IAG et l’ICC composent le QIT.

Ne vous arrachez pas les cheveux, mon art est à votre service et vole à votre secours.

blog

Liens entre Indices et QIT 

De rien.

Analyser le QIT sous sa forme d’IAG et d’ICC permet, dans certains cas où le profil cognitif pose question, d’apporter un autre niveau d’analyse.

Attention, l’IAG et l’ICC ne sont pas mieux ou moins bien comme indices pour traduire des capacités cognitives que le QIT.

Il s’agit simplement d’une façon complémentaire de regarder le fonctionnement cognitif, pour en extraire plus ou d’autres informations.

Comme quand on fait un diagnostic médical (dans mon exemple, de comptoir de PMU, je l’admets) quand vous avez mal au ventre. La palpation vous donnera des informations, l’IRM vous en donnera d’autres, et le bilan sanguin encore d’autres.

Il n’y a pas une méthode meilleure qu’une autre, ce sont plusieurs méthodes, qui se complètent, qui abordent le même sujet sous différents angles, et qui donnent différentes informations.

Le tout est de l’utiliser en fonction de ce que vous cherchez.

C’est pareil pour les indices du test de QI.

Parfois, souvent même, utiliser l’IAG et l’ICC n’est pas nécessaire et/ou n’apporte pas plus d’informations.

D’autres fois, ce sont des ressources précieuses.

Notamment donc, en cas de suspicion de HPI.

IAG, ICC et HPI

Dans certains cas, analyser le profil cognitif à l’aide de l’IAG et de l’ICC peut apporter des précisions précieuses.

C’est le cas si la question du HPI se pose.

Le premier critère psychométrique (psychométrique hein, pas clinique) du HPI est un QIT supérieur à 130 (ou 125 selon le profil socio-économique).

Et parfois, surtout si on obtient des scores qui flirtent avec les 135 de QIT, on pourrait être tenté de s’arrêter là et de décréter que la personne est bien surdouée.

Ou inversement, avec un score à 128 de QIT, déclarer qu’il n’y a pas de HPI.

Sauf que…

Il a été observé, à ma connaissance pas encore vérifié scientifiquement parlant par des études statistiques (ce serait vraiment utile à mon sens d’en faire une), que les personnes HPI présentent un profil cognitif particulier.

A savoir :

  • ICV en meilleur des 4 indices (et souvent supérieur à 130, voire vraiment supérieur)
  • ICV d’une part et IRP d’autre part sont supérieurs à l’IMT et l’IVT (Ex : ICV 145, IRP 143, IMT 138, IVT 135 )

A lumière de ceci, un profil de 128 de QIT qui répartiraient ces scores tels qu’énoncés plus haut, doit continuer de nous interroger quant à la possibilité d’une douance.

De même un QIT supérieur à 130 qui ne respecterait pas ce profil doit continuer de nous interroger avant de déclarer qu’il s’agit de douance.

C’est LA que l’IAG et l’ICC entrent en scène.

Le calcul de ces deux indices et leur comparaison avec le QIT et entre eux (selon des seuils de significativité) vont nous permettre de lever certains doutes sur le profil cognitif et d’en obtenir une analyse plus fine.

En ce qui concerne le HPI, cela permet de trancher. Si votre ICC est supérieur à votre IAG vous n’êtes pas HPI , même avec un QIT à 130 ou plus (à priori. Et personnellement je dirais jusqu’à 135. Parce qu’au-delà, ça me semble difficile d’avoir des scores d’ICC suffisamment haut pour compenser un IAG faiblard et obtenir un QIT supérieur à 130, sans être Barry Allen).

Mais attention, un QIT inférieur à 125, d’un profil socio-économique non défavorisé, et qui aurait un IAG > ICC n’est pas un·e surdoué·e. Le théorème n’a pas de réciproque. :p

Voilà, c’était pour le I.

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10 réflexions sur “L’alphabet du HPI – I

  1. Yvan dit :

    Bonjour Line,
    toujours passionnant, vous répondez à mes questions alors que je ne savais pas à qui les poser.
    Mon syndrome de l’imposteur, grâce à vous s’estompe, disparaitra-t-il ? Bon c’est vrai ça dépends de l’humeur et de l’environnement de « l’imposteur ».
    Donc merci.
    Vous me permettrez tout de même une petite taquinerie en réponse à votre blague sur les répétitions ( c’était bien une blague ?)
    Pour la répétition, en ce qui concerne les profs, je ne sais pas.
    Pour les enfants, je confirme certains se contentent d’une seule et même question mais apparemment jamais de la réponse ou bien l’oublient, ce sont les mêmes qui adulte etc … Il existe d’autres enfants, et vous le savez je pense, qui eux se contentent et retiennent une réponse mais pour qui une réponse entraine une question différente …
    Très bonne continuation

    Aimé par 1 personne

  2. Mona Dahl dit :

    ouiiii, maiiiiis… si on tenait vachement à son chien? ;p

    (Nan, je dis ça, c’est parce que je vis avec quelqu’un qui adore les chiens, et qui a passé six ans à faire le deuil de sa chienne, donc honnêtement, il m’aurait dit qu’il avait sous-performé au test parce que sa chienne était morte ce jour-là, je l’aurais cru sans problème. Bon, il y a fort à parier que si ça avait été le cas, le psychologue n’aurait rien pu tirer de lui, donc que le test aurait été considéré comme nul – ou alors ça aurait été un très mauvais psy. L’exemple aurait été plus parlant avec une crevette. Ouiii, maiiiiiiiis ce jour-là, ma crevette est moooorte! Loin de moi l’idée de dénigrer la valeur de l’existence d’une crevette, mais si quelqu’un s’attache à sa crevette autant qu’il peut s’attacher à un chien, il faut se poser des questions sur son mode affectif… Et comprendre ce souci avant de faire un bilan! :p )

    Nan, sinon, super article! Mais il va falloir que je m’habitue à ce que vous ne parliez que des cas non-pathologiques… Parce que, encore une fois, quand je l’ai lu, j’ai eu des tas de contre-exemples qui me sont venus à l’esprit, et je me suis dit : « Mais s’il a un trouble déficitaire de l’attention non-détecté, ou une déficience visuelle ou auditive, ou même une dyspraxie? Le QIT pourra être inférieur à 125, avec un IAG très supérieure et un ICC bien plus bas! (Ou une différence significative entre les indices évaluant les capacités de raisonnement visuo-spatiaux et ceux incluant le chemin auditif – dans un sens comme dans l’autre -, ce qui peut mener à un IAG juste supérieur.) ». Et puis j’ai calmé mon ardeur, et je me suis dit « En revanche, tout ce qu’elle dit me semble vrai dans des circonstances non-pathologiques. » Et c’est vrai que j’ai tendance – encore une fois du fait de mon histoire -, à impliquer de façon systématique dans mes définitions ce qui peut arriver d’inopportun dans nos existences. J’intègre le facteur poisse, quoi!

    Sinon, je viens de tomber sur un article trèèèès intéressant : https://www.ordrepsy.qc.ca/-/exclusivite-web-interpretation-du-wais-iv-aux-extremes-gare-aux-disparites-entre-l-echelle-globale-et-ses-composantes

    qui, grosso modo, explique qu’avec le WAIS IV, plus encore qu’avec la version antérieure, plus on s’approche des extrêmes, plus la différence entre les notes standard obtenues (soit les indices) et le QIT est élevée. C’est-à-dire que moins on performe, moins on performe (dans le cas de la déficience), et plus on performe, plus on performe (heu…). C’est pour cela (pour cette bizarre règle statistique), que je pense qu’on peut aller très haut sur l’échelle et trouver encore des non-HPI. Le tableau 1 indique que pour avoir un QIT de 137 il « suffit » d’avoir un score de 129,1 à chaque indice. Donc des indices qui se répartissent comme ils veulent, du moment que la moyenne de leurs notes standard (je sais pas si ça se dit) s’équilibre autour de 15.

    Ha bah tiens, je viens de trouver une façon de calculer le score minimal de HPI presque certain (celui dont nous parlions à l’article précédent) avec ce tableau. On prend les deux indices IMT et IVT au maximum, soit quatre notes standard à 19 (19*4). On prend l’ICV et l’IRP minimaux pour parler de HPI (mettons une note moyenne de 15 aux subtests – répartis comme ils veulent, mais préférentiellement avec des pics en similitudes et matrices, les deux épreuves les plus saturées en facteur g). On a donc 15*6.

    19*4 + 15*6 = 166. On divise 166 par le nombre de subtests (10), pour trouver la moyenne des notes des subtests = 16.6 par subtest. On se reporte au tableau : on est entre 144 et 151 de QIT!

    (Ca me parait pas trop mal comme raisonnement, mais je peux me planter.)

    Bon, c’est un psy québécois, donc le test n’est peut-être pas tout à fait le même qu’ici, mais je ne pense pas que les valeurs statistiques diffèrent énormément de par chez nous.

    Et c’est vrai que c’est un modèle théorique, où les indices sont pris indépendamment les uns des autres, alors qu’en réalité, ils sont un peu interconnectés (une psy disait par exemple qu’arithmétique faisait à la fois appel à la mémoire de travail et au raisonnement quantitatif, mais aussi à de l’intelligence cristallisée – avoir ses tables en mémoire). Donc faire une telle performance en ICC indique quand même une certaine mesure du facteur g, aussi l’IAG ne devrait pas pouvoir prendre moins d’une certaine valeur.

    Sinon, exercice inverse : jusqu’où peut-on descendre (en QIT) pour avoir un ICV et un IRP indiquant un HPI, et un ICC bien à la ramasse (mettons à cause d’un TDA et d’une dyspraxie) :
    ICV et IRP avec une moyenne de 15 aux subtests : 15*6
    IMT et IVT qui diffèrent : je ne sais pas à quel point une grande intelligence peut compenser les difficultés que j’ai prises en exemple, mais on peut penser à un écart-type de moins que la moyenne, soit une moyenne des notes standard de 7 : 7*4

    (15*6 + 7*4)/10 = 11.8. On se reporte à nouveau au tableau : on se trouve entre 107 et 115 de QIT!

    Punaise, je vais fermer cette page, parce que je sens que je vais y rester des heures à élaborer tout un tas de calculs!

    Encore bravo pour cet article (qui, je l’avoue, m’a fait très plaisir)! Et oui, des études statistiques seraient tellement intéressantes et enrichissantes, et siii faciles à mettre en place! Et qui sait, on pourrait peut-être ENFIN se mettre d’accord sur comment détecter le HPI! (Puisque a priori, on sait ce que c’est.)

    (Et votre art est noble. Pensez à ouvrir une galerie. ;p )

    Je vous souhaite une bonne soirée!

    Mona Dahl

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    • Line dit :

      Bonsoir Mona,

      Effectivement je ne parle que des cas non-pathologiques. ^^
      Pour le calcul que vous suggérez, je ne peux pas y réagir. Parce qu’il me semble bien qu’il n’est pas possible d’avoir 19 comme note standard à toutes les épreuves, certaines ne sont pas notées jusque là. Je l’ai vu de mes propres yeux,. Il me faudrait pour faire des calculs précis, le livret de cotation, version française….
      Quant à l’article pour l’avoir rapidement parcouru (je le lirai correctement plus tard, j’ai des articles à lire pour mon mémoire d’abord :p) je constate qu’effectivement il faudrait y regarder à deux fois avant de l’utiliser avec nos normes françaises. Il est déjà stipuler que l’articles sur base sur le WAIS-IV normes canadiennes. Ce qui sous entends que ces normes ne sont pas identiques aux normes françaises. Les difficultés évoquées sont donc peut-être propres à ces normes, ou en tout cas y pourraient y être corrélées.
      Ensuite il est dit que le WAIS-IV ne fait passer que 10 épreuves, hors il est parfaitement faisable d’en faire passer 15, c’est à dire la totalité. C’est d’ailleurs une bonne façon de s’approcher au mieux de la meilleure estimation des performances cognitives du sujet.

      Bref je pense qu’avec un livret de cotation (français) sous les yeux, ce serait plus simple d’en discuter avec vous. ^^

      Et merci pour mon art ! Je penserai à la galerie quand j’aurais quelques pièces de plus.

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  3. Mona Dahl dit :

    Apparemment, la note maximale peut dépendre de la tranche d’âge:
    http://www.labouret.net/tests-qi/resultats/#easy-footnote-bottom-1-192
    Pour certaines tranches d’âge, certains subtests sont considérés comme trop faciles, alors la note maximale est abaissée (sans doute pour ne pas « hausser » les résultats d’une tranche d’âge de façon inappropriée – mais je ne sais pas quelle règle statistique s’applique là-dessus). Je ne sais pas, en revanche, quelle tranche d’âge (si elle existe) est concernée par une même note maximale pour tous les subtests. Mais effectivement, du coup, la table de conversion me paraît maintenant « simplifiée ».

    Pensez-vous que d’un pays à l’autre (d’une norme à l’autre), les choses diffèrent à ce point? Comme l’auteur ne parlait que de la composition de test (qui est la même pour tous les pays, c’est-à-dire que chaque indice évalue la même chose, même si certaines questions vont différer d’un pays à l’autre en raison des normes culturelles), et non de l’étalonnage, je pensais que sa conclusion (plus on réussit, plus on réussit) pouvait s’appliquer aussi à la France. Mais si ce n’est pas le cas, toutes mes excuses.

    (Autrement, il précise bien que 10 items sont maintenant retenus pour calculer le QIT, pas que le test ne se compose que de 10 sub-tests.)

    Bon courage pour votre mémoire! Et pour votre galerie.

    🙂

    Bonne soirée

    Mona Dahl

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  4. Liliwed dit :

    Bonjour, merci beaucoup pour ces explications ayant moi même passé le test il y’a 2 jours à 35 ans. Et en effet il y avait des écarts importants entre les parties logiques (19/19 j’avoue, j’en reviens toujours pas…) /verbales et les fonctions cognitives plus « basiques » si je peux dire, que l’on peut expliquer facilement vu que je cumule stress post-trauma/dépression et médication.
    Du coup visiblement ça « rabaisse » la note totale à 129 (ahah ! ric-rac).
    Je me dis qu’il vaut mieux ça que l’inverse (traiter super vite, mais être moins logique), et au moins ça explique pas mal de choses dans la difficulté de ma prise en charge après (même si franchement : ça la corse ! une réinterprétation positive d’un évènement traumatisant de personne à personne est elle plus difficile sur un hpi?). Je me dis qu’on peut difficilement cumuler vertige de l’existence et superficialité ^^ (bon, je crois qu’on va tous finir en psycho ou en philo 😉 !).
    En tout cas je comprends mieux mon parcours scolaire d’un ennui profond et à ne travailler qu’au dernier trimestre, et les difficultés avec les autres, qui renvoyaient paradoxalement l’idée d’être stupide. Merci pour ce blog, très éclairant, et bravo pour votre reprise d’étude !

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    • Line dit :

      Merci beaucoup Liliwed,

      Je suis ravie que ce blog vous ait été utile, et je vous souhaite beaucoup d’épanouissements grâce à votre thérapie.
      Je suis loin d’être spécialiste du traitement du trauma, aussi je ne m’avancer ai pas sur les méthodes employées et leur pertinence pour des personnes HPI. J’admets humblement que rien que l’énoncé de la méthode « reinterpretation positive de personne à personne du trauma » me laisse perplexe. Il me semble que certains trauma, et leur répétition parfois, sont loin d’être reinterpretable positivement…
      Le fait d’y avoir survécu oui, d’avoir continuer sa vie après oui. Mais le trauma en lui-même…
      Enfin comme je vous le dise ce n’est pas ma spécialité.

      Quoi qu’il en soit, vous êtes la bienvenue sur ces pages et je vous souhaite le meilleur pour l’avenir.

      Merci également pour vos compliments. 😊

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      • Liliwed dit :

        je suis tout à fait d’accord, la réinterprétation positive en fait fait partie du corpus de traitement « logique » par lequel une personne peut passer pour traiter un traumatisme (le coping). Ce sont des stratégies d’adaptation face à un stress, mais tout le monde ne déploie par le même éventail, et la logique vient téléscoper la réinterprétation subjective des fois je pense.

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  5. Dilia Blanche dit :

    Du coup concrètement, est-ce que selon vous il y a pu avoir beaucoup d’erreur, de personnes à qui ont été décrétées HPI alors qu’elles ne l’étaient pas et inversement ?

    Par ailleurs une personne avec un QIT > 130 selon les indices qui sont les plus élevés, ou selon l’IAG et l’ICC pourrait ne pas être HPI, est ce que ce risque existe peu importe le QIT ou principalement pour les QIT qui sont proche du seuil ?

    Et est ce qu’une personne ayant un QIT élevé avec un score élevé aux 4 indices mais ne respectant pas l’odre ( ICV et IRP >IMT et IVT ) peut quand même être HPI ?
    Est ce que cet ordre est stricte ou est ce que c’est dans la cas où les indices auraient une différence significative ?

    Je sais qu’il n’y a pas que le QIT qui permet de dire si une personne est HPI ou non mais également l’anamnèse, mais prenons comme hypothèse que l’anamnèse est identique dans tous les cas que j’ai cité, à savoir qu’elle peut laisser penser que l’individu est un HPI.

    Merci à vous =)

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