C’est quoi un•e bon•ne psychologue ? Tentative de début de réponse

Parmi les messages que je reçois, il y en a une bonne partie qui concerne la recherche « d’un•e bon•ne psychologue ».

On me demande des noms, des adresses, et des commentaires sur la qualité des services proposés.

Je suis toujours embarrassée pour répondre à ces questions.

D’une part, je ne suis encore qu’étudiante, et malgré ma soif de découvertes, je n’ai pas une connaissance exhaustive de tou•te•s les psychologues ou centres de soins psychologiques qui connaissent le sujet du HPI et proposent des suivis thérapeutiques avec cet éclairage.
Pour être totalement transparente avec vous, hormis ma propre psy et les références des « grands noms » du HPI en France, je ne connais personne.
Mais alors PERSONNE.

EDIT : Connaissais personne.

Mais ce n’est pas le plus embêtant.

Non, ce qui me met le plus dans l’embarras quand je dois répondre à cette question, c’est cette notion fondamentale et pourtant qui semble ignorée (involontairement le plus souvent, j’en ai bien conscience) : Un•e « bon•ne » psychologue, c’est relatif.

Diantre !

Serais-je, moi la future psychologue libérale, en train de vous dire que tou•te•s les psychologues sont des quiches et des jambons, et qu’il est impossible d’en trouver un•e de compétent•e ?
Rassurez-vous, non. :p

Un•e patient•e, un•e psychologue

(Oui je parle de patient•e•s. Parce qu’il en faut de la patience dans un processus thérapeutique ! Et que je considère la psychothérapie comme une démarche de soin. Donc je parle de patient•e•s. D’autres psychologues parleront de client•e•s. C’est selon chacun•e.)

Cela fait partie de ce qui rend la psychothérapie – quelle que soit la méthode utilisée – éprouvante. C’est qu’il faut trouver la bonne personne.
Aucun•e psychologue ne sera bon•ne pour tout le monde, universellement.
Ce n’est pas possible.

La relation de soin en psychologie est ainsi faite qu’elle met en relation deux individus. Et même si l’un•e des deux est un•e professionnel•le formé•e à cette fin, ce qui fait qu’un•e psychologue fait bien son travail c’est qu’il/elle investit la personne qu’il/elle est dans cette relation de soin.
Ainsi, chaque psychologue sera unique, aura un contact unique avec les patient•e, parce qu’il/elle est un individu unique et singulier. Et que chacun•e des patient•e•s rencontré•e•s sont aussi des individus singuliers.

Un•e bon•ne psy pour toi, un•e mauvais•e pour moi

Le ou la bon•ne psy de votre voisin•e, ne sera peut-être pas le/la vôtre.

Je sais c’est dur.
Surtout quand vous entendez votre voisin•e se pâmer depuis des mois sur le compte de son/sa psy qui est si géniaaaaaaaaaaaaaaaaaal•e.
Nous aussi on aimerait bien avoir un•e psy génial•e !

Sauf qu’il faut partir à sa recherche.

Et c’est un peu la course d’orientation de Koh-Lanta des fois ! (Oui j’ai des références hautement culturelles, je sais.)

Mais c’est le prix à payer pour pouvoir rester 5 ans en thérapie ou 3 heures sur des poteaux.
Vu de loin, ça peut même donner la même impression d’immobilité ridicule, avec des sursauts de mouvements et puis… Ah bah non, raté, on a toujours pas bougé.
Et puis PLOUF ! D’un coup, ça y est, c’est débloqué, on a gagné.
C’était long, c’était parfois douloureux, mais HEY c’est bon, on a gagné on peut de nouveau avancer dans sa vie.

Ce parallèle lui aussi hautement philosophique fait, j’en reviens à nos psys.

Une personne = un•e psychologue

Quand les gens demandent les références « d’un•e bon•ne psy » ils demandent un•e bon•ne psy pour eux/elles.

Mais, à part eux/elle-même, personne n’a la réponse à cette question.

Personne ne peut conseiller « un•e bon•ne psy » au fond. On peut juste conseiller de consulter quelqu’un avec qui nous avons eu une bonne expérience, ou de qui d’autres patient•e•s nous ont donné de bons échos.

Malheureusement, ça ne garantit jamais que la personne en quête d’un•e psychologue y trouvera son compte.

Trouver son ou sa bon•ne psychologue, c’est une rencontre. Et comme toutes les rencontres, parfois on a de la chance et on trouve une personne avec qui « ça fonctionne » tout de suite, et parfois, il faut essuyer quelques plâtres avant.

Mais comme je suis charitable (oui c’est une de mes nombreuses qualité, avec la modestie)
je vais vous donner quelques points qui me semblent être de bonnes clefs pour déterminer si vous avez à faire à, non pas un•e bon•ne psychologue, mais au moins un•e psychologue qui ne dérape pas.

Un•e psychologue qui ne dérape pas :

  • N’est pas votre ami•e

C’est à dire qu’il/elle maintient une saine distance de soin entre vous et lui/elle. Vous ne venez pas parlez à une copine ou un copain, vous venez chercher l’aide d’un•e professionnel•le du soin et de la compréhension du psychisme humain.
Donc, de ce fait votre psychologue n’a pas à être trop familier•e avec vous.
Pas de tape dans le dos, pas de claquage de bise, pas de promiscuité physique, pas de café après la séance, pas d’échange des photos des enfants.

  • Ne vous raconte pas sa vie (ni sa vie privée) (Parce qu’il/elle n’est pas votre amie ! :p)

Votre psy doit rester une figure neutre. Dont l’écoute bienveillante et l’attention à votre personne et votre histoire sont indiscutables (c’est à dire que vous n’en doutez pas et que vous les ressentez. Sinon, changez de psy, parce que ce sont les clefs de voûte d’une relation de soin efficace.) mais qui n’empiète (le/la psy) pas outre mesure dans votre vie.
Votre psy existe dans son cabinet, ou son hôpital, et il/elle est « seulement » votre psy.
Il/elle ne vous dit pas qu’il a eu un petit chien nommé Jumbo quand il était petit, ni que sa vie sexuelle en ce moment est morose.
En séance il n’est pas question du/de la psy, mais de vous.
La figure du/de la psychologue doit rester la plus neutre possible, pour vous permettre d’occuper l’espace de la consultation selon vous et vous seul•e.
Voire même; pour permettre à vos projections de se faire, même si c’est pour les défaire ensuite. Ça fait aussi partie du processus.
Et pour que ces projections puissent se faire tranquillement, il faut que votre psy vous soit comme une espèce de toile blanche ou presque. Que vous ayez de la place pour y faire vos projections, et les défaire ensuite aussi.

  • Ne vous maltraite pas.

Ce n’est pas parce qu’il s’agit de profesionnel•le de la psyché que cela leur donne le droit d’être maltraitant avec vous.
Et son savoir ou ce qu’il/elle croit savoir sur votre fonctionnement psychique n’est pas une raison pour être violent avec vous.
Il/elle n’a pas à exprimer de jugement sur vous.
Parce que ce n’est pas son boulot ! Son boulot est de vous aider à prendre conscience de votre activité psychique et émotionnelle et de vous aider à y remettre de l’harmonie (grosso modo).
Et ceci n’implique pas de vous dire que vous êtes une loque humaine, que vous êtes ingrat•e•s, que vous finirez en prison à cause de votre caractère, ou que vous devriez pratiquer plus souvent la sodomie pour vous détendre*.

Attention néanmoins ! Il se peut qu’au cours du processus thérapeutique, votre psy mette à jour avec vous quelque chose qui vous déplaît, qui vous contrarie.
Il ne s’agit pas là de maltraitance forcément ! Mais du travail thérapeutique.

* Si votre psy est aussi sexologue et que vous avez déjà parlé de sodomie, que vous avez exprimé que cette pratique sexuelle vous détendait, là ça va, il/elle peut vous conseiller de la pratiquer plus souvent pour vous détendre. Mais si c’est de but en blanc comme ça, parce que vous parliez du deuil de votre arrière-grand-mère, NON, ce n’est pas bien.

  • Ne vous touche pas, d’aucune manière, et surtout pas sans votre consentement

Hormis quelques thérapies centrées sur le corps, dont TCC et autre ergothérapies, votre psy n’a pas à vous toucher.
Nulle part.
Hormis vous serrer la main pour vous dire bonjour.
Et oui, même si vous êtes effondré•e en larmes dans son canapé ou devant son bureau, il/elle n’a pas à vous prendre dans ses bras ou vous prendre la main.
Même si très certainement, il/elle est touché•e par votre tristesse. Son travail est justement de vous laisser pleinement en possession de cette émotion, de vous laisser la vivre pleinement. Il/elle veille sur vous, mais sans vous toucher.

  • Respecte vos appartenances religieuses et/ou spirituelles

C’est à dire que votre psy s’abstient de tout jugement sur la question. Pas de réflexions xénophobes, racistes, ou sur ce qui est « intelligent » ou stupide de croire ou pas.

Pour reprendre Docteur House : « Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant•e. Si Dieu vous répond, vous êtes schizophrène. »
Alors, même si ça mériterait un peu plus de nuance à mon sens je trouve ça bien dit. ^^

  • Ne vous propose pas et n’accepte pas des relations sexuelles de quelque nature que ce soit en paiement de ses séances.

Pas besoin d’expliquer je pense.

  • Ne fais pas durer ad vitam aeternam votre thérapie

Si vous exprimez le désir de cesser votre thérapie avec votre psy, que vous êtes responsable de vous-même légalement et sans obligation de soin, votre psy ne peut pas exiger que vous continuiez votre thérapie.
Il/elle a le devoir de vous exprimer son avis professionnel sur la question, les risques qu’il y a pour vous et votre entourage s’il y en a. Et si il/elle estime qu’il vous faut poursuivre votre thérapie, il/elle devra vous conseiller un•e collègue ou une structure à laquelle vous adresser.
Mais il/elle n’a pas à vous effrayer ou vous menacer à demi, avec des prédictions apocalyptique sur l’avenir si vous cesser de le/la consulter lui/elle en particulier.

Même si vous êtes en obligation de soin, c’est le soin qui est obligatoire, pas ce ou cette psy-là. Vous vous devez donc de continuer votre thérapie lorsque vous êtes en obligation de soin, jusqu’à ce que cette obligation soit levée, mais pas forcément avec le/la même psy, si vous ne le souhaitez pas.
Néanmoins, il est évidemment que plus il y a de changements, plus long sera le travail.

Je crois que j’ai fait le tour.

Résumons !

Un•e bon•ne psy :

  • N’est pas votre ami•e
  • Ne vous raconte pas sa vie (ni sa vie privée) (Parce qu’il/elle n’est pas votre amie ! :p)
  • Ne vous maltraite pas.
  • Ne vous touche pas, d’aucune manière, et surtout pas sans votre consentement
  • Respecte vos appartenances religieuses et/ou spirituelles
  • Ne vous propose pas et n’accepte pas des relations sexuelles de quelque nature que ce soit en paiement de ses séances.
  • Ne fais pas durer ad vitam aeternam votre thérapie

Je vous laisse ajouter, supprimer, débattre de ce qui pour vous est un•e bon•ne psy dans les commentaires. 🙂

Et en bonus cadeau, voici le code de déontologie des psychologues, pour la France (il en existe une version européenne qui reprend les mêmes principes). N’hésitez pas à le consulter. 🙂

CODE DE DÉONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES (FRANCE)

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8 réflexions sur “C’est quoi un•e bon•ne psychologue ? Tentative de début de réponse

  1. Thirty dit :

    Très bon article selon moi: humour et sérieux, j’adore. ( l’analogie avec Koh lanta: tellement BON! )

    Je me demande si les gens qui te posent cette question ne te demande pas plutôt ce qu’est un bon psy (sous-entendu neuro-psy. pour bilan psychométrique )?

    Aussi me demandais-je ce que tu pensais de la Gestalt thérapie et de la kinésiologie? Et de l’analyse transactionnelle ?Quand tu exerceras, sais-tu déjà quel cadre théorique principal tu utiliseras? Ta fac. est-elle d’obédience psychanalytique ? As-tu étudié Mélanie Klein ?

    Pour en revenir au bon psy.: il est aussi bon, selon moi, quand il analyse les matériaux de son contre-transfert et du transfert du patient.Mais ce n’est pas vrai pour toutes les thérapies, tout dépend de ce que le patient recherche.

    Je t’objecterais peut-être la question de la projection, de la non divulgation d’éléments personnels. Que se passe-t-il pour la thérapie si le patient présente des problématiques liées à l’attachement? Si concrètement il ne s’ouvre pas car justement cette page blanche ne fait pas écho, ne semble pas humain et n’inspire pas confiance? Ne serait-il pas judicieux de distiller quelques éléments au patient, pour créer du lien? (Je n’ai aucune formation, je suis juste passionnée alors très encline à faire des erreurs car je n’ai pas de recul…)

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    • Line dit :

      Merci beaucoup !
      C’était un sujet délicat. :s

      Alors dans l’ordre :

      Si les gens qui me demandent des références me demandent en fait ce qu’est un•e bon•ne psy, alors je n’ai rien détecté en ce sens.
      Les bilans psychométriques ne sont pas fait uniquement par les neuropsy, heureusement ! 🙂 Un•e psychologue qui a le matériel peut faire passer les tests.

      La Gestalt thérapie, ou thérapie des ensembles ou des systèmes est un outil parmi beaucoup d’autres.
      Je n’ai pas d’avis sur la question, ne l’ayant pas pratiquée. Je me dis que cela peut être particulièrement pertinent pour les thérapie familiales. (D’ailleurs c’est LA thérapie familiale la Gestalt).
      Pour un individus, j’imagine que c’est une grille de lecture pratique pour comprendre les dynamiques en jeu dans son environnement.

      La kinésiologie ? Ouhla, j’en ai entendu parler, mais je ne sais pas bien en quoi cela consiste. Donc, je n’ai pas de réponse à apporter pour le moment, navrée. :s

      L’analyse transactionnelle, je ne l’ai pas encore abordée non plus. De ce que j’ai lu, il me semble que c’est du même ressort que la « théorie » des intelligences multiples de Gardner. C’est à dire que c’est une conception personnelle d’un praticien, mais pas un courant ni un outil de la psychologie à proprement parlé et validé par la démarche scientifique et des études.
      Mais encore une fois, je n’ai pas eu de cours sur le sujet ni lu plus que ce que j’ai trouvé sur le site de l’AT en France. Et je n’ai aucune idée de ce que cela vaut.

      Quand j’exercerai j’utiliserai absolument tous les outils qui seront nécessaires à la bonne menée de la thérapie du ou de la patient•e. Je serai fondamentalement a-théorique, pour piocher allègrement dans tout ce que je voudrais et jugerai pertinent. :p
      Ce qui impliquera évidemment tout un tas de formations, mais je vais adorer ça. :p

      Grâce au ciel ma fac n’est pas psychanalytique ! Je déteste, DETESTE la psychanalyse. En France on voit un courant de remise en sainteté de la psychanalyse, après une période de mise au ban. Personnellement, même si je reconnais des outils forts pertinents issus de cette théorie, je ne peux tout simplement pas adhérer à cette théorie.
      L’IED est d’orientation intégrative c’est à dire qu’elle n’exclue ni ne se fixe sur aucun courant théorique particulier. Ce qui nous permet d’être formé aux plusieurs courants principaux. Et ça c’est top je trouve.

      Mélanie Klein étant une psychanalyste (je viens de le découvrir :p) je n’irai pas spontanément étudier ses travaux. (Même si ceux de Jung m’intéressent, mais justement parce qu’il était en rupture franche avec Freud).

      Les principe de transfert et contre-transfert sont propres à la psychanalyse. Donc, en théorie, seuls les psychanalystes les considèrent comme existants.
      En théorie.
      Quoi qu’il en soit, un•e psy doit travailler sur lui/elle-même, et analyser (pas dans le sens psychanalyser, mais dans son sens premier) ce qui se joue en lui au sujet de ses patient•e•s et dans la relation qu’il/elle a à eux/elles.
      Et ce quel que soit son obédience théorique.

      Ce sont des grandes lignes générales. Evidemment que tout est à nuancer, en fonction de cas pratiques.
      Il n’empêche que pour permettre de maintenir une bonne distance thérapeutique, le/la psy ne doit pas devenir trop familier•e à son/sa patient•e je crois.
      Tes questions relèvent de la théorie psychanalytique, j’imagine (vu les références citées :p) aussi je serai bien en mal de te répondre selon ce modèle sans être condescendante. :s
      Tout selon la psychanalyse reviendrait aux désirs sexuels refoulés, y compris pour des gamin•e•s qui ne savent même pas ce qu’est le désir sexuel (puisqu’ils/elles n’ont même pas les hormones pour ça).
      Bref !

      Pour un•e patient•e avec une problématique de l’attachement, et bien il faudrait en savoir plus sur cette problématique.
      Si concrètement il ne s’ouvre pas parce que le/la psy ne lui semble pas assez humain, il y a des moyens d’y remédier, sans pour autant y glisser une dimension affective inappropriée.
      Par exemple parler de son déjeuner ou des tracas quotidiens : embouteillages, talon de chaussure qui a craqué, machine à café qui ne fonctionne pas au cabinet, porte qui grince, ou le fait de s’être casser a figure dans l’escalier.
      On peut, par des détails anodins du quotidien, souligner la dimension humaine, quotidienne, ordinaire même du thérapeute.

      Il faut être très vigilant•e, car si l’on est dans le détail absolu, en fait, il n’y a pas de lien avec le/la thérapeute.
      Le lien, c’est le processus thérapeuthique. Or si le processus thérapeutique est bien mené, c’est le fruit du travail du/de la patient•e. Le/la psy n’est que le support de ce travail.
      Evidemment, humainement il est difficile de délier totalement les deux.
      Et moi la première, j’ai parfaitement conscience de la projection que je fais sur ma propre psy, et de l’attachement que j’ai devellopé vis à vis d’elle.
      Néanmoins, je sais aussi que cet attachement n’a pas lieu d’être en tant que tel. Il est bon car il témoigne de la confiance que je lui porte en tant que thérapeute. Mais je ne dois pas déplacer la relation de psy/patient•e dans quelque chose de plus affectif. Car ce n’est pas l’objet du travail et ça serait même néfaste au travail.
      Ce qui est bien, c’est ce que dit cet attachement de ce qui se joue en moi, par rapport à mon histoire, à ce que je travaille en thérapie.
      Mais l’attachement en lui-même ne doit pas déborder les limites du raisonnable, et ne doit pas entraver mon travail thérapeutique.

      Il est difficile en psychologie de dire ce qu’il est judicieux ou non de faire, c’est aussi ce qui a rendu la rédaction de cet article compliqué.
      La psychologie traite d’individus, de cas individuels, et ce qui est judicieux pour l’un ne le sera pas pour l’autre.
      La psychologie n’est pas la répétition d’une méthode à l’infini. Au contraire, c’est l’infini variation de l’humain.
      Donc, pour bien répondre à cette dernière question « ne serait-il pas plus judicieux de… » je dirai qu’il faudrait répondre par « ça dépend ». :p

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      • thirty-one dit :

        Je suis d’accord, ce sujet est délicat.

        Oui oui, il n ‘ y a pas que les neurospsy. qui font passer un bilan. Je me suis trompée. Je voulais dire en fait que je me demandais si les personnes qui te demandaient un « bon psy. » ne cherchaient pas un « bon psy. » pour passer un bilan (au vu du thème de ton blog).

        Je ne savais pas que la Gestalt était principalement familiale. Je connais une personne qui est en thérapie individuelle, et un autre, thérapeute, qui ne reçoit pas de familles à ma connaissance. Je vais certainement approfondir la question.Je te posais la question car il me semble que le toucher est autorisé voire recommandé.Et je voulais savoir ce que tu en pensais.

        L’analyse transactionnelle, je connais un peu. Je me demandais simplement ce que tu en pensais. C’est Eric Berne qui en en le père. Et depuis les théories et les pratiques se sont approfondies. Tu peux lire un certain nombre d’articles sur Cairn. Le praticien et ses outils théoriques et pratiques ont prouvé leur efficacité chez moi .Si tu es intéressée, je pourrais t’en parler en privé.

        Pour toi, qu’est-ce qu’une  » bonne menée de thérapie »? Quel est le but d’une thérapie?Que signifie « ne pas durer longtemps »? Et toi , pour exercer, ne te faudra-t-il pas être patiente pendant un certain temps, voire un temps certain? je crois savoir que les « psy » ont eux-mêmes été patients pendant longtemps.

        Oui la formation, chic alors!! J’imagine bien que tu vas adorer ça ; ) J’adorerais!

        Parfait si l’IED ne se cantonne pas à un seul courant.J’envisage secrètement, depuis quelques années, de passer une licence de psychologie justement. C’est une passion quasiment obsessionnelle de comprendre les mécanismes psychiques.Mais j’ai peur de la charge de travail (en plus de ma famille et de mon travail, qui requiert du travail à la maison…)

        Oh que non je ne prêche pas pour la psychanalyse. Je relis un livre de Klein (« Psychanalyse d’un enfant ») car je n’avais évidemment pas de recul nécessaire lorsque je l’ai lu vers 14 ans. Les raccourcis interprétatifs me laissent pantoise. Mais je suis très naïve alors j’attends de comprendre sa logique avant de juger; et voir aussi les effets chez le petit patient à l’issu de la cure.J’ai récemment lu « Le crépuscule d’une idole d’Onfray », je lirais bien « Le livre noir de la psychanalyse ». Je comprends bien les dysfonctionnements. Je pense en revanche que tout n’est pas à jeter. Pas de soucis pour la condescendance, je suis prévenue ; )

        Que penses-tu justement de l’inconscient ? Je me demande comment tu envisages une thérapie. Quels en seraient les objectifs? Le psychisme a-t-il une structure selon toi?

        Je n’ai aucune certitude hein, je suis juste hyper contente que tu abordes le sujet et qu’on puisse « parler ».

        Merci pour tes propos sur le lien thérapeute/patient, qui n’existerait pas en fait en tant que tel. Je me demande comment ta psy. travaille sans analyser le transfert? A moins que tu sois en thérapie brève type TCC, qui traite les symptômes.

        De mon côté, pas de psychanalyse du tout à priori (AT) , mais une analyse fine de ce que je rejoue en séance, qui passe par le transfert (et le contre-transfert) , qui met en avant mes mécanismes de défense, qui tente de mettre à jour mes « inscriptions archaïques » afin de les déjouer, les modifier, les dévoyer, ou tout du moins de les avoir en conscience pour faire avec au quotidien, un contrat passé également. La thérapie sera terminée quand….

        Pour finir (j’écrirais des heures) Je conseillerais vivement ma psy, mais c’est certain qu’elle ne conviendrait pas à tout le monde, et inversement d’ailleurs.Un « bon psy. » est humain, il se remet en question et se forme .Le reste n’est que subjectif selon moi…

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      • Thirty dit :

        Je suis d’accord, ce sujet est délicat.

        Oui oui, il n ‘ y a pas que les neurospsy. qui font passer un bilan. Je me suis trompée. Je voulais dire en fait que je me demandais si les personnes qui te demandaient un « bon psy. » ne cherchaient pas un « bon psy. » pour passer un bilan (au vu du thème de ton blog).

        Je ne savais pas que la Gestalt était principalement familiale. Je connais une personne qui est en thérapie individuelle, et un autre, thérapeute, qui ne reçoit pas de familles à ma connaissance. Je vais certainement approfondir la question.Je te posais la question car il me semble que le toucher est autorisé voire recommandé.Et je voulais savoir ce que tu en pensais.

        L’analyse transactionnelle, je connais un peu. Je me demandais simplement ce que tu en pensais. C’est Eric Berne qui en en le père. Et depuis les théories et les pratiques se sont approfondies. Tu peux lire un certain nombre d’articles sur Cairn. Le praticien et ses outils théoriques et pratiques ont prouvé leur efficacité chez moi .Si tu es intéressée, je pourrais t’en parler en privé.

        Pour toi, qu’est-ce qu’une  » bonne menée de thérapie »? Quel est le but d’une thérapie?Que signifie « ne pas durer longtemps »? Et toi , pour exercer, ne te faudra-t-il pas être patiente pendant un certain temps, voire un temps certain? je crois savoir que les « psy » ont eux-mêmes été patients pendant longtemps.

        Oui la formation, chic alors!! J’imagine bien que tu vas adorer ça ; ) J’adorerais!

        Parfait si l’IED ne se cantonne pas à un seul courant. Je suis persuadée que l’onous s’enferme sinon.

        Oh que non je ne prêche pas pour la psychanalyse. Je relis un livre de Klein (« Psychanalyse d’un enfant ») car je n’avais évidemment pas de recul nécessaire lorsque je l’ai lu vers 14 ans. Les raccourcis interprétatifs me laissent pantoise. Mais je suis très naïve alors j’attends de comprendre sa logique avant de juger; et voir aussi les effets chez le petit patient à l’issu de la cure.J’ai récemment lu « Le crépuscule d’une idole d’Onfray », je lirais bien « Le livre noir de la psychanalyse ». Je comprends bien les dysfonctionnements. Je pense en revanche que tout n’est pas à jeter. Pas de soucis pour la condescendance, je suis prévenue ; )

        Que penses-tu justement de l’inconscient ? Je me demande comment tu envisages une thérapie. Quels en seraient les objectifs? Le psychisme a-t-il une structure selon toi?

        Je n’ai aucune certitude hein, je suis juste hyper contente que tu abordes le sujet et qu’on puisse « parler ».

        Merci pour tes propos sur le lien thérapeute/patient, qui n’existerait pas en fait en tant que tel. Je me demande comment ta psy. travaille sans analyser le transfert? A moins que tu sois en thérapie brève type TCC, qui traite les symptômes.

        De mon côté, pas de psychanalyse du tout à priori (AT) , mais une analyse fine de ce que je rejoue en séance, qui passe par le transfert (et le contre-transfert) , qui met en avant mes mécanismes de défense, qui tente de mettre à jour mes « inscriptions archaïques » afin de les déjouer, les modifier, les dévoyer, ou tout du moins de les avoir en conscience pour faire avec au quotidien, un contrat passé également. La thérapie sera terminée quand….

        Pour finir (j’écrirais des heures) Je conseillerais vivement ma psy, mais c’est certain qu’elle ne conviendrait pas à tout le monde, et inversement d’ailleurs.Un « bon psy. » est humain, il se remet en question et se forme .Le reste n’est que subjectif selon moi…

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        • Line dit :

          La Gestalt n’est pas principalement familiale, mais c’est la théorie dites « des ensembles » qui convient donc bien aux thérapie de groupes.

          Une thérapie, quel que soit son objectif dans le détail, vise l’amélioration du bien-être psychique (donc mental et émotionnel) . Pour (re)trouver ce bien-être psychique, il y a pléthore de moyens, de chemins, qui dépendent des objectifs précis de la thérapie, de la personne qui consulte et du/de la psychologue.

          Une thérapie bien menée, c’est une thérapie qui respecte le rythme du/de la patiente tout en le/la faisant progresser sur l’amélioration de son bien-être psychique et l’atteinte des objectifs de la thérapie. Ceci sans que jamais ne soit lésé ni le/la patiente ni le/la thérapeute.
          Ca ne veut pas dire que la thérapie doit être facile, courte ou sans aucunes difficultés.
          Mais que si difficultés il y a patient•e et psychologue travaillent de concert à y remédier.
          Exemple :
          Un•e patient•e refuse depuis plusieurs mois et plusieurs séances de parler d’un sujet en particulier.
          Malgré toutes les tentatives du/de la psychologue, le sujet en question n’a toujours pas été abordé. Aujourd’hui, il semble que le coeur du « problème » de ce•tte patient•e soit bien dans ce sujet évité.
          Ce que j’appelle « la bonne menée » de la thérapie demanderait alors que le/la psychologue dise bien au/à la patient•e qu’à ce stade de la thérapie, il n’est plus possible d’avancer sans parler du sujet tabou en question. Si le/la patient•e ne souhaite pas en parler, c’est son droit, mais le/la psychologue doit être transparent sur le fait que toutes séances qui n’abordera pas ce sujet tabou, ne permettra pas d’avancer plus que cela.
          Cet exemple peut se terminer avec un•e patient•e qui choisit de parler tout de suite, au bout de trois séances ou qui demeure dans ce mutisme. Au/à la psy et à lui/elle de définir, dans ce dernier cas, de nouveaux objectifs de la thérapie ou de faire cesser la thérapie avec ce•tte psy, pour aller en voir un•e autre.
          C’est long en général une thérapie. C’est pour ça que j’ai dit ne fait pas durer ad vitam aeternam » parce qu’il y a une différence entre le temps de la thérapie (long, souvent) et faire durer la thérapie.
          Faire durer, ça veut dire la faire durer au-delà de son propre temps. Ou plus clairement, faire payer des séances qui « ne servent à rien » ou faire croire aux patient•e•s qu’ils et elles ont besoin de plus de séances que necessaire.
          Est-ce que c’est plus clair ?

          Parce qu’il n’est pas possible de donner une durée à une thérapie. Ca peut durer 3 mois, 1 an, 5 ans, 15 ans. En continu ou en morcelé.
          Cela dépend de beaucoup trop de variables pour que l’on puisse répondre comme ça, dans l’absolu.

          Personnellement j’estime qu’il est absolument logique et nécessaire d’avoir soi-même fait a minima un suivi psychologique ou une thérapie pour pouvoir exerrcer la psychologie. Mais la loi ne nous y oblige pas, et le diplôme ne le prévoit pas plus. C’est fortement conseillé, mais pas obligatoire.

          Je suis actuellement en suivi/thérapie donc je pense que d’ici à ce que j’exerce j’aurais fait une bonne partie du boulot. :p

          Au-delà de cela, il est aussi conseillé de continuer à être suivi en tant que professionnel aussi.
          Le code de déontologie spécifie d’ailleurs que le/la psychologue se doit de toujours travailler sur elle/lui-même parce qu’il/elle est sont outil de travail.
          De fait non seulement j’aurais été suivi ùais je continuerai d’être suivie (ponctuellement ou plus assidûment selon les besoins) en tant que professionnelle.

          Qu’est-ce que je pense de l’inconscient ?! Oo En voilà une question originale.
          Euh, je pense que ça existe. :p
          Comment j’envisage une thérapie ? Là aussi la question est vaste et je ne peux pas y répondre comme ça. Si ce n’est en reprenant ce que j’ai déjà dit : comme un processus visant l’amélioration ou la restauration d’un bien-être psychique.
          Les objectifs d’une thérapie dépendent complètement du pourquoi de la venue du/de la patient•e en thérapie. Aussi on ne peut pas (et on ne doit pas à mon avis) plaquer comme ça des objectifs avant même d’avoir pris connaissance du pourquoi de la thérapie.
          En plus, les objectifs d’une thérapie peuvent changer en cours de processus, alors vraiment se fixer des objectifs avant même avoir rencontrer les patient•e•s ce serait faire plus de mal que de bien.

          Je n’ai pas réfléchi plus avant à la question, mais je dirai que comme ça, non le psychisme ne me semble pas avoir de structure. Du moins pas telle qu’on le conceptualise.
          Mais il faut bien se créer des supports accessibles sur lesquels réfléchir, alors nous avons représenté le psychisme de diverses manières. La plus célèbre étant celle de Freud.
          Mais je crois que le psychisme humain est tout sauf fixe, je le ressens et le conçois plus comme relevant du verbe « être », du vivant, de la dynamique, que relevant de l’architectural, du fixe et du figé.
          Un psychisme c’est quoi en fait ? Des pensées, des émotions, des souvenirs, des idées…Tout cela est fluide pour moi, tout cela se meut, en fonction des besoins, des phases de vies, des évolutions.

          Mais, pour comprendre les fonctionnements psychique des un•e•s et des autres, on a conceptualisé ce que l’on appelle des structures, des modèles, pour définir des états psychologiques sains ou pathologiques. Pour dessiner des grands traits de tendance psychique, permettant de surveiller la venue plus ou moins probable en fonction de ses structures psychiques, de psychopathologies particulières.

          Tiens, c’est comme dans le film Inside-Out, très mal traduit Vice-Versa en français. On sait bien que les émotions, joie, colère, peur, dégout et tristesse ne sont pas des personnages de couleur dans nos têtes, pas plus que les souvenirs ne sont réellement des petites billes de verres remplie d’images et de sons.
          Mais on les a conceptualisé comme ça, pour transmettre un message, une histoire.
          Bah c’est pareil avec la « structure » du psychisme.

          Je ne sais RIEN des références théoriques de ma psy, je pense qu’elle est intégrative aussi, mais à vrai dire ça n’a pas d’importance pour moi.
          Je sais juste que l’on travaille bien ensemble. 🙂
          Et je ne parlerai pas plus avant de ma thérapie ou de ma relation avec ma psy, car tout ça relève pour moi de l’intime. 🙂
          Donc je préfère te prévenir que de te frustrer en ne répondant pas à de futures questions que tu poserais. :p

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          • Thirty dit :

            Tout est très clair. Merci pour te réponses. Bien sûr que c’est intime.J’ai rebondi sur tes propos liés à l’attachement à ta psy.Je ne poserai plus de questions à ce sujet.Promis, juré ; )

            Ma question sur l’inconscient était bizarre en effet. Je me demandais si tu admettais son  » existence » comme c’est une instance largement traitée en psychanalyse… J’ai ma réponse.

            Je suis d’accord pour les objectifs.

            Une psy., sur un autre blog auquel je suis abonnée aussi, aborde justement (je crois aujourd’hui) la question de la durée de la thérapie. Je pourrai te donner la référence.

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  2. thirty-one dit :

    Je suis d’accord, ce sujet est délicat.

    Oui oui, il n ‘ y a pas que les neurospsy. qui font passer un bilan. Je me suis trompée. Je voulais dire en fait que je me demandais si les personnes qui te demandaient un « bon psy. » ne cherchaient pas un « bon psy. » pour passer un bilan (au vu du thème de ton blog).

    Je ne savais pas que la Gestalt était principalement familiale. Je connais une personne qui est en thérapie individuelle, et un autre, thérapeute, qui ne reçoit pas de familles à ma connaissance. Je vais certainement approfondir la question.Je te posais la question car il me semble que le toucher est autorisé voire recommandé.Et je voulais savoir ce que tu en pensais.

    L’analyse transactionnelle, je connais un peu. Je me demandais simplement ce que tu en pensais. C’est Eric Berne qui en en le père. Et depuis les théories et les pratiques se sont approfondies. Tu peux lire un certain nombre d’articles sur Cairn. Le praticien et ses outils théoriques et pratiques ont prouvé leur efficacité chez moi .Si tu es intéressée, je pourrais t’en parler en privé.

    Pour toi, qu’est-ce qu’une  » bonne menée de thérapie »? Quel est le but d’une thérapie?Que signifie « ne pas durer longtemps »? Et toi , pour exercer, ne te faudra-t-il pas être patiente pendant un certain temps, voire un temps certain? je crois savoir que les « psy » ont eux-mêmes été patients pendant longtemps.

    Oui la formation, chic alors!! J’imagine bien que tu vas adorer ça ; ) J’adorerais!

    Parfait si l’IED ne se cantonne pas à un seul courant.J’envisage secrètement, depuis quelques années, de passer une licence de psychologie justement. C’est une passion quasiment obsessionnelle de comprendre les mécanismes psychiques.Mais j’ai peur de la charge de travail (en plus de ma famille et de mon travail, qui requiert du travail à la maison…)

    Oh que non je ne prêche pas pour la psychanalyse. Je relis un livre de Klein (« Psychanalyse d’un enfant ») car je n’avais évidemment pas de recul nécessaire lorsque je l’ai lu vers 14 ans. Les raccourcis interprétatifs me laissent pantoise. Mais je suis très naïve alors j’attends de comprendre sa logique avant de juger; et voir aussi les effets chez le petit patient à l’issu de la cure.J’ai récemment lu « Le crépuscule d’une idole d’Onfray », je lirais bien « Le livre noir de la psychanalyse ». Je comprends bien les dysfonctionnements. Je pense en revanche que tout n’est pas à jeter. Pas de soucis pour la condescendance, je suis prévenue ; )

    Que penses-tu justement de l’inconscient ? Je me demande comment tu envisages une thérapie. Quels en seraient les objectifs? Le psychisme a-t-il une structure selon toi?

    Je n’ai aucune certitude hein, je suis juste hyper contente que tu abordes le sujet et qu’on puisse « parler ».

    Merci pour tes propos sur le lien thérapeute/patient, qui n’existerait pas en fait en tant que tel. Je me demande comment ta psy. travaille sans analyser le transfert? A moins que tu sois en thérapie brève type TCC, qui traite les symptômes.

    De mon côté, pas de psychanalyse du tout à priori (AT) , mais une analyse fine de ce que je rejoue en séance, qui passe par le transfert (et le contre-transfert) , qui met en avant mes mécanismes de défense, qui tente de mettre à jour mes « inscriptions archaïques » afin de les déjouer, les modifier, les dévoyer, ou tout du moins de les avoir en conscience pour faire avec au quotidien, un contrat passé également. La thérapie sera terminée quand….

    Pour finir (j’écrirais des heures) Je conseillerais vivement ma psy, mais c’est certain qu’elle ne conviendrait pas à tout le monde, et inversement d’ailleurs.Un « bon psy. » est humain, il se remet en question et se forme .Le reste n’est que subjectif selon moi…

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  3. Thirty dit :

    Je suis d’accord, ce sujet est délicat.

    Oui oui, il n ‘ y a pas que les neurospsy. qui font passer un bilan. Je me suis trompée. Je voulais dire en fait que je me demandais si les personnes qui te demandaient un « bon psy. » ne cherchaient pas un « bon psy. » pour passer un bilan (au vu du thème de ton blog).

    Je ne savais pas que la Gestalt était principalement familiale. Je connais une personne qui est en thérapie individuelle, et un autre, thérapeute, qui ne reçoit pas de familles à ma connaissance. Je vais certainement approfondir la question.Je te posais la question car il me semble que le toucher est autorisé voire recommandé.Et je voulais savoir ce que tu en pensais.

    L’analyse transactionnelle, je connais un peu. Je me demandais simplement ce que tu en pensais. C’est Eric Berne qui en en le père. Et depuis les théories et les pratiques se sont approfondies. Tu peux lire un certain nombre d’articles sur Cairn. Le praticien et ses outils théoriques et pratiques ont prouvé leur efficacité chez moi .Si tu es intéressée, je pourrais t’en parler en privé.

    Pour toi, qu’est-ce qu’une  » bonne menée de thérapie »? Quel est le but d’une thérapie?Que signifie « ne pas durer longtemps »? Et toi , pour exercer, ne te faudra-t-il pas être patiente pendant un certain temps, voire un temps certain? je crois savoir que les « psy » ont eux-mêmes été patients pendant longtemps.

    Oui la formation, chic alors!! J’imagine bien que tu vas adorer ça ; ) J’adorerais!

    Parfait si l’IED ne se cantonne pas à un seul courant.J’envisage secrètement, depuis quelques années, de passer une licence de psychologie justement. C’est une passion quasiment obsessionnelle de comprendre les mécanismes psychiques.Mais j’ai peur de la charge de travail (en plus de ma famille et de mon travail, qui requiert du travail à la maison…)

    Oh que non je ne prêche pas pour la psychanalyse. Je relis un livre de Klein (« Psychanalyse d’un enfant ») car je n’avais évidemment pas de recul nécessaire lorsque je l’ai lu vers 14 ans. Les raccourcis interprétatifs me laissent pantoise. Mais je suis très naïve alors j’attends de comprendre sa logique avant de juger; et voir aussi les effets chez le petit patient à l’issu de la cure.J’ai récemment lu « Le crépuscule d’une idole d’Onfray », je lirais bien « Le livre noir de la psychanalyse ». Je comprends bien les dysfonctionnements. Je pense en revanche que tout n’est pas à jeter. Pas de soucis pour la condescendance, je suis prévenue ; )

    Que penses-tu justement de l’inconscient ? Je me demande comment tu envisages une thérapie. Quels en seraient les objectifs? Le psychisme a-t-il une structure selon toi?

    Je n’ai aucune certitude hein, je suis juste hyper contente que tu abordes le sujet et qu’on puisse « parler ».

    Merci pour tes propos sur le lien thérapeute/patient, qui n’existerait pas en fait en tant que tel. Je me demande comment ta psy. travaille sans analyser le transfert? A moins que tu sois en thérapie brève type TCC, qui traite les symptômes.

    De mon côté, pas de psychanalyse du tout à priori (AT) , mais une analyse fine de ce que je rejoue en séance, qui passe par le transfert (et le contre-transfert) , qui met en avant mes mécanismes de défense, qui tente de mettre à jour mes « inscriptions archaïques » afin de les déjouer, les modifier, les dévoyer, ou tout du moins de les avoir en conscience pour faire avec au quotidien, un contrat passé également. La thérapie sera terminée quand….

    Pour finir (j’écrirais des heures) Je conseillerais vivement ma psy, mais c’est certain qu’elle ne conviendrait pas à tout le monde, et inversement d’ailleurs.Un « bon psy. » est humain, il se remet en question et se forme .Le reste n’est que subjectif selon moi…

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