Vos questions

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Qui ? Comment ? Quoi ? Pourquoi ? Où ? Quand ?

Bon la plupart du temps, les gens avec des blogs répondent aux questions qu’on leur pose en vidéo.
Mais sans doute que les gens qui font cela ont le matériel adéquat pour le faire.

Pas moi. :p

Et franchement, entre la télé, l’interview Youtube et bientôt la conférence, je me dis que vous m’avez assez vue. Moi en tout cas je me suis assez vue. (C’est une vraie difficulté voir souffrance pour moi de me voir, je ne m’aime pas)

Alors on va rester sur le bon vieux format écrit.

  • Y’a t’il des « éléments » ou « signes » qui permettraient de le détecter ?
    Dans l’idée d’indiquer à cette personne qu’elle pourrait envisager de faire des tests (et non de la stigmatiser ou de la faire rentrer dans une case). Dans le monde du travail, cela pourrait aider à accompagner certaines personnes qui seraient en décalage ou qui auraient besoin de méthodes de travail ou d’outils adaptés parce qu’elles sont HPI.

Alors, rappelons que seul un•e professionnel•le psychologue, psychiatre, est en mesure de poser le diagnostic de HPI. Les psychologues sont plus formé•e•s à la question de l’intelligence que les psychiatres, qui sont eux/elles plus formé•e•s à la pathologie. Néanmoins, il y a des exceptions dans les deux cas, donc c’est l’un•e ou l’autre selon vos envies.

Les signes, alors là…
D’un point de vue « neurotypique » je pense que l’un des signes qui peut alerter est une certaine étrangeté dans les comportements et discours. Quand une personne se comporte ou a un discours qui régulièrement vous étonne, ou que vous qualifieriez d’original, d’atypique. Qui fait preuve d’idées qui ne vous viendraient pas à l’esprit.
Mais attention, ce n’est pas juste être original, il y a une dimension supplémentaire, de l’étrangeté. Un sentiment de quelque chose « qui ne colle pas » si j’ose dire. Ce n’est pas juste se dire « ah tiens je n’y aurais pas pensé, c’est sympa ». Mais un cran au-dessus encore. Et de façon répétée.

Quelque chose qui peut faire partie du lot HPI, l’ennui mortel en réunion. Pas juste un inconfort, mais le fait d’être convaincu•e que ça ne sert à rien, que c’est long, que c’est stérile…
Ce vécu des réunions témoigne peut-être d’un rythme de pensée différent, d’une analyse des choses plus rapide, plus profonde. Mais attention, on n’oublie pas le « peut-être » !

Des intérêts multiples et atypiques, toujours très pointus. Qui peuvent même sembler sans rapports les uns avec les autres.

Un grand vocabulaire et une grande aisance à s’exprimer, en métaphore notamment.

Une certaine sensibilité aux bruits, lumières et odeurs dans son environnement.

Une certaine rapidité ou rapidité certaine à effectuer le travail demandé.
A tel point que les personnes HPI peuvent paraître dilettantes au travail, parce qu’elles terminent très vite leur travail et se retrouvent souvent désœuvré•e•s.

Sur un CV on peut trouver un parcours atypique, avec des métiers et fonctions diverses et variées, qui peuvent apparaître sans cohérences les un•e•s avec les autres. Mais ce n’est pas un critère très fiable.

Ce n’est évidemment pas exhaustif, et non cumulatif. Mais ça peut mettre la puce à l’oreille.

  • Qu’est-il envisageable de faire, pour qu’au lieu d’être incompris(es) / jugé(e)s / voire nié(e)s, les HPI adultes soient compris(es) / accepté(e)s / reconnu(e)s dans leur différence, et ce, par la majorité de la société ainsi que dans le monde de l’entreprise ?

Alors là !

Je crois que commencer par diffuser de l’information sur le sujet serait bien ! Puisqu’il s’agit à mon sens d’une question d’éducation, dans son sens large.
Faire connaitre, faire comprendre, pour éviter la peur, les discriminations, les préjugés, les clichés.
Dans le monde de l’entreprise particulièrement, pourquoi pas proposer des formations aux Ressources Humaines ? Les psychologues du travail pourraient aussi être formé•e•s à la question et sensibiliser les services RH.
Des formations internes, destinées au personnel sont aussi envisageables. Reste à les penser dans leurs formes et à définir le contexte dans lequel cela pourrait être fait.

  • Le fait de te savoir à haut potentiel a-t-il changé tes rapports avec ta famille, ton amoureux…Cela a-t-il changé ton rapport au savoir? Tes rapports sociaux?
    Cela a-t-il facilité (voire amorcé) ta reprise d’études?
    Dans quelles mesure tu te comprends mieux, tu t’acceptes mieux (j’entends par là, as-tu une meilleures estime de toi?)?

    Tout dépend des personnes dans l’assistance mais tu pourrais aussi avoir des questions sur tes facilités d’apprentissage, ta créativité, ton rapport au monde, tes difficultés subies dans ton enfance,lta gestion de l’ennui, du quotidien…

Première question difficile !
Je crois que oui, et non.
Prendre connaissance du fait d’être à Haut Potentiel a changé mon rapport à moi-même. De fait, j’imagine que cela a eu une incidence sur toutes mes relations.
Néanmoins, certaines n’ont pas changé selon moi et les personnes concernées ne m’ont pas non plus fait part de changements dans nos relations.
Ces relations qui n’ont pas changé sont donc : ma relation de couple, mes relations avec mes BF, ma relation avec mon père.

Certaines relations ont changées, en mieux !
Ma relation à ma mère s’est profondément apaisée, parce que le diagnostic a fait disparaître les incompréhensions entre nous en nous donnant l’occasion de discuter avec une nouvelle clef de compréhension de ce qui avait pu être difficile pour l’une et l’autre par le passé.
Que du bonus donc.
Mes relations à ma famille au sens large, et aux « autres », c’est à dire ni les ami•e•s, ni la famille, les gens que l’on croise comme cela, les nouvelles connaissances, les inconnus, les gens dans les soirées, etc.
Avant, je me sentais systématiquement illégitime dès que quelqu’un•e me contredisait ou s’opposer à ce que je disais ou faisais.
Dès que l’on soulignait ce qui semblait excentrique chez moi aux yeux des autres, je me ratatinais en moi-même et tachais de me cacher quelque part. En moi-même ou en vrai.
Maintenant, je me sens plus légitime à être différente.
Ça ne me donne pas plus raison que les autres ou plus qu’avant, mais maintenant au lieu de tout de suite penser que j’ai tort d’être ce que je suis, ou de penser ce que je pense, je me dis aussi que simplement, je suis différente sur ce point.
Ce qui m’évite de me sentir agressée et/ou inférieure et donc, apaise l’échange qui se déroule, et donc la relation qui peut s’en suivre.

Cela a-t-il facilité (voire amorcé) ta reprise d’études?

Complètement !
En me découvrant HPI, j’ai aussi découvert que j’avais les capacités intellectuelles pour au moins essayer.
Cela m’a donné un peu plus confiance en moi, et fait trouver le courage de me lancer.

En n’oubliant pas que tout ce que j’entreprends pour moi depuis ce diagnostic, c’est aussi et beaucoup grâce à mon fiancé et ma meilleure amie qui me soutienent pleinement et auprès de qui je trouve la confiance en moi qui me manque souvent.

Dans quelles mesure tu te comprends mieux, tu t’acceptes mieux (j’entends par là, as-tu une meilleures estime de toi?)?

Totalement !
Comme le disait très joliment Gabrielle Blinet dans son intervention le 17 juin avec l’association ToulouZebre, avant son diagnostic de S.A. elle se voyait comme une femme normale défaillante.
Et bien avant mon diagnostic de HPI, c’était aussi mon cas.
Après, j’ai pu comprendre que je n’étais pas défaillante, mais différente.
Ça change tout.

Ce que je pensais être anormal, est devenu simplement autre. Le diagnostic m’a autorisée à être telle que j’étais.

En en apprenant plus sur les mécanismes psychiques, émotionnels, sensoriels du HPI, j’ai appris à mieux me comprendre et à mieux discerner où et quand se trouvaient les différences entre « les autres » et moi.
Ce dernier point est très précieux parce qu’il permet d’éviter tellement de mal-entendus !

  • Comment gérer, en tant qu’hp, notre relation aux autres dans le cadre du travail, et ce en faisant de notre caractéristique une force et non un handicap?

Ah ! Il me semble que j’ai abordé ce point dans la conférence, mais avec l’émotion il est très possible que je n’ai fait que le survoler.

Pour moi, le premier pas c’est d’accepter sa nature, ses spécificités et de ne surtout pas les voir comme des handicaps !
Parce que partir en considérant que le HPI est un problème, c’est créer le problème et donc le retrouver assurément.
Alors qu’arriver à son poste en se disant que le HPI est un avantage, une chance, ça change la donne. Même si, dans les faits, ça ne change rien. Ça à quelque chose de magique en fait. ^^

Si dire qu’on arrive avec une force en plus, qui a simplement ses conditions d’optimisation plutôt que de se dire qu’on arrive avec un paquet de handicaps, ou de bâtons dans nos roues par rapport aux autres.

Il faut donc bien se connaitre et savoir ce qui nous empêche d’être à notre meilleur potentiel dans le travail.
Est-ce le bruit, la lumière, l’odeur du collègue d’à côté ?
Les horaires, le rythme, les réunions, le papier, la disposition du bureau ?
Le chef, les gens, l’odeur de la cantine, ce qu’on nous demande de faire, la façon dont on nous demande de le faire ?
Il n’y a pas de jugement à poser sur ce qui nous gène, juste à faire une liste pour savoir sur quoi l’on va devoir travailler.

Si c’est une question de lumière, d’odeur, de papier, et bien dites le et faites ce qu’il faut pour être mieux.
Trop de lumière ? Demandez à éteindre ou baisser la luminosité. Pas possible ? Portez des lunettes de soleil (mais vérifiez que le règlement intérieur vous y autorise).
Parlez-en même, pourquoi pas, à votre supérieur•e hiérarchique, sans pour autant parler du HPI obligatoirement.
Juste dire que vous êtes incommodé•e par ceci ou cela et proposer une solution pour y remédier.
Trop de bruit ? Des bouchons d’oreilles.
Des odeurs trop fortes ? Un spray d’huiles essentielles ou ouvrir la fenêtre ou offrir du déo à votre collègue (:p).
Un bureau trop étriqué ? Demandez si vous pouvez réarranger votre espace.

Allez-y n’ayez pas peur. Au pire on vous dira non.
Bon.

Acceptez-vous, acceptez votre fonctionnement et respectez-le comme vous respectez celui des autres.
Quand vos collègues ont froid, vous fermez les fenêtres non ? Et bien quand ils font trop de bruit, vous avez le droit de leur demander de baisser le volume.
Croyez-moi, tout le monde y gagnera à la fin !
Vous serez au top de votre potentiel, vous produirez donc un travail de meilleur qualité et en plus grande quantité, vous serez moins tendu•e et donc plus à l’aise avec vos collègues, vos échange seront plus productifs.
Tout bénef’ je vous dit.

  • Comment gérer les personnes de notre entourage qui s’auto-proclame surdouées sans avoir été testées (et pour lesquelles on a des doutes…) ?
    Lorsque j’ai annoncé que j’étais HP à certaines personnes, un certain nombre non négligeable d’entre elles se sont déclarée HP aussi comme par enchantement, comme si c’était contagieux comme la grippe. Si pour certaines, il n’y a aucun doute (WAIS IV à l’appui), ce n’est pas le cas pour toutes. Je m’interroge sur le comment gérer ces personnes ?
    Qu’en penses-tu ?

Ah. ^^
Tout dépend de la relation que vous avez avec ces personnes. Si vous tenez à les garder auprès de vous, il faudra sans doute prendre un peu plus de pincettes et de détours pour gérer la question.
Si vous n’avez que faire de les conserver dans votre entourage ou de conserver leur affection ou sympathie, vous pouvez y allez franchement je pense.

La question est donc d’abord d’identifier ce que ça provoque chez soi que de voir des gens « s’autodiagnostiquer » joyeusement HPI sous notre nez. Parce que finalement, c’est ça que nous avons à gérer dans cette situation.
Personnellement, j’ai identifié ce que ça venait remuer chez moi, et c’est cela qui a guidé mon choix de réaction à chaque fois.
Comme chez moi, ça venait/vient me bousculer dans mon besoin de reconnaissance, j’ai opté pour la solution de réaffirmation de mes besoins, en répondant et demandant si il/elle avait été testé•e, et si non, je me permets de préciser que sans cela on ne peut pas se déclarer comme HPI.
Mais qu’on a le droit d’avoir des doutes, de se poser des questions et de se reconnaître dans les grandes caractéristiques du sujet.
De cette façon, je reconnais leur envie/besoin/maladresse/fantasme suscité par mon annonce, mais je respecte aussi mon besoin de marquer la différence entre un diagnostic posé et une éventuelle fantaisie qui passera peut-être aussi vite qu’une envie de faire pipi.

  • Comment gérer les personnes qui refuse leur diagnostic ? (de non-douance en l’occurrence)
    J’ai rencontré une personne qui a obtenu un score de 117 au WAIS IV, et qui se dit être surdouée pour autant, elle ne l’est pas vraiment d’après son résultat et n’a pas été diagnostiquée comme tel par la personne qui lui a fait passer le test.
    C’est un peu toujours cette idée de comment gérer les HP faussaires ? Quel est ton avis sur la question ?

Je crois que ce n’est pas à nous de gérer le refus de diagnostic de douance que peut faire une autre personne. Cela peut être bouleversant de se voir annoncer une différence, et celle du HPI porte beaucoup de préjugés – dont on l’a vu, des préjugés de classe stupides – qui pour certaines personnes peuvent signifier une mise au banc de leur groupe d’appartenance (famille, milieu social, etc).

Quant au diagnostic de non douance, c’est la même chose.
C’est l’histoire de l’autre pas la nôtre.
Tout ce que l’on peut faire, c’est dire ce que ça nous fait à nous et tâcher de nous respecter et faire respecter notre sensibilité sur le sujet.
On peut toujours dire que, selon ce que l’on sait et comprend du sujet (et visiblement selon aussi le/la profesionnel•le dans l’exemple cité) l’autre n’est pas concerné•e par le HPI.

Ce qui est important dans ce qui nous occupe c’est ce que nous -HPI diagnostiqué•e – ressentons fasse à une personne qui se réclame de cette différence, à tort.
Il ne s’agit donc pas tant de gérer l’autre que de se gérer soi.
Encore une fois, la solution me semble (et m’a semblé pour moi) l’introspection, l’analyse de soi, de ses sentiments, de ses réactions. Pour comprendre ce qui nous blesse, et donc ce que l’on peut faire pour mieux vivre ces situations.

Personnellement, j’insiste sur le fait qu’il s’agit de diagnostic, de sciences, avec des critères posés et qu’en l’état actuel des choses soit on remplit les critères pour être diagnostiqué•e HPI, soit on ne les remplit pas.
Et ce n’est pas grave !
Ne pas être HPI ce n’est pas rater sa vie.

(Tout à fait entre nous, je me suis apaisée sur ce sujet, mais au début, j’étais prête à m’arracher les cheveux face à ces autoproclamations HPIesques.)

  • Quand on parle de l’adulte surdoué, les mots « hyperesthésie » et « hypersensibilité » reviennent fréquemment, notamment dans le livre de Jeanne Siaud-Facchin.
    Mais on sait également que l’hypersensibilité peut-être retrouvée chez d’autres personnes (pour un ordre de grandeur, 15 à 20 % je crois ^^), comment faire la différence entre ces deux situations selon vous ? (hormis le QI bien sûr!), et comment faites-vous ou avez-vous fait pour gérer cette particularité dans le rapport aux autres, dans la vie de tous les jours, au travail etc.. ?

Ah question de vocabulaire, j’aime !

L’hyperesthésie, c’est un terme médical qui définit une pathologie du sens du toucher, qui transforme certaines sensations (y compris thermiques) non douloureuses, en sensations douloureuses.

Le terme a été repris pour parler de la sensorialité particulière des personnes HPI. Mais c’est un mauvais usage, parce que l’hyperesthésie est une maladie qui non seulement génère de la douleur mais en plus ne concerne que le toucher.
Or, il faut aussi comprendre que les personnes HPI ont un système nerveux différent qui leur confère une sensorialité différente (sur les cinq sens !) : les personnes HPI ont un système sensoriel plus sensible.
C’est à dire qu’elles perçoivent des stimuli plus fins, que la majorité des personnes ne percevront pas, mais aussi qu’à même stimulation, une sensation supportable pour le non-HPI pourra être douloureuse ou franchement désagréable pour les personnes HPI.
Donc, les personnes HPI ne sont pas atteintes d’hyperesthésie, mais ont ce qu’on appelle une hyperexcitabilité sensorielle (en résumé, des sens plus aiguisés).

L’hypersensibilité, dans son sens premier et biologique, c’est…et bah l’hyperexcitabilité sensorielle en fait !
Sauf que, par usage et glissement sémantique, on se retrouve à considérer que l’hypersensibilité concerne les émotions.
PIÈGE !
Si l’on voulait être très précis avec le vocabulaire scientifique (toutes disciplines confondues) on parlera d’hyperexcitabilité sensorielle ou d’hypersensibilité pour parler des cinq sens.
Et d’hyper-émotivité pour parler d’émotion.

Mais voilà, hyper-émotivité, c’est mal vu. En entendant ça, on pense sensiblerie, voir hystérie. Du coup, on préfère utiliser un terme moins chargé de préjugés, en parlant de sensibilité et d’hypersensibilité.

Le double piège c’est que la question de l’hyper-émotivité des surdoué•e•s divise les spécialistes.
Ce que l’on peut affirmer c’est que les personnes HPI ont un système nerveux qui leur confère une plus grande capacité à comprendre, analyser et communiquer les émotions.
Et leur activité cérébrale témoigne d’une plus grande activité (plus fréquente et plus étendue) des zones cérébrales des émotions (grosso modo).

Les « hypersensibles » qui représenteraient 15% à 20% de la population, c’est encore autre chose. Je ne suis pas spécialement penchée sur le sujet, donc je ne saurai répondre de façon pertinente.
Mais pour faire simple, il n’est pas besoin d’être HPI pour être « hypersensible » et on ne peut pas affirmer aujourd’hui qu’être HPI c’est être aussi hypersensible dans le sens hyperémotif.
On ne peut pas non plus dire que les personnes hypersensibles sont forcément HPI.
Il s’agit de deux choses qui peuvent exister indépendamment l’une de l’autre.

  •  Comment le diagnostic (j’aime pas ce mot, ça me donne l’impression d’être malade 😛 ) HP peut modifier ses relations avec les autres/son point de vue, et comment faciliter l’acceptation de cette différence, aussi bien par soit que par les autres ? »

Je dirais que tout part de soi.
C’est en modifiant sa relation à soi qu’on modifie (même sans le savoir ou le vouloir parfois) sa relation aux autres.
Le comment faciliter l’acceptation de cette différence par les autres, ça dépend beaucoup, je crois, de la personne à qui on veut faire accepter cette différence.
C’est en fonction de ses points de vue et de sa sensibilité qu’on pourra choisir les meilleurs arguments pour lui faire accepter l’idée de la différence et faire en sorte que ça ne génère pas (trop) de rejet.

L’acceptation par soi, alors ça. C’est la meilleure partie pour moi !
C’est comme de s’observer au microscope. On regarde, on note. Mais surtout on ne se juge pas !
On se fera une idée de ce que l’on est une fois qu’on aura suffisamment de données, et surtout qu’on aura de quoi les comprendre et les mettre en contexte et en perspective.
C’est comme relire un livre des années après sa première lecture.
C’est la même histoire, mais l’expérience n’est pas la même, et on ne vit pas et comprend pas forcément les choses de la même façon.

Personnellement, j’ai dû travailler à intégrer l’idée que j’étais très très très exigeante avec moi-même, au point de ne plus en être objective et de me méjuger.
Et ce n’est pas spécialement facile.  Parce qu’il faut lutter contre soi-même, contre ses idées sur soi dont on est per-su-a-dée.
Il faut accepter, en somme, qu’on peut avoir tort sur soi-même. Mais dans le bon sens ! :p

  • Une question qui me fascine depuis mon diagnostic est la question de la solitude ou du sentiment de solitude. Sentiment qu’on peut avoir même quand on est entouré de plein de gens.
    Je me suis toujours senti seul. Donc d’abord, est-ce que ce sentiment est particulièrement exacerbé chez les hpi ? Ensuite le fait d’avoir été diagnostiqué permet de comprendre pourquoi je suis seul, mais pas d’y remédier (je suis seul parce que je suis différent, je ne peux pas changer et je ne peux pas changer les autres).

C’est délicat comme question.
Beaucoup de personnes HPI se sentent seules, ou du moins isolées, parce qu’elles n’ont pas dans leur entourage des personnes à qui elles peuvent se relier de façon naturelle, avec facilité. Elles ressentent ce fameux décalage avec les autres et donc se sentent seules.

Mais le HPI ne confère pas par nature un sentiment de solitude.

Il ne faut pas oublier qu’aussi différent•e que l’on soit en tant qu’HPI, on n’est pas le/la seule HPI de la planète.
Le sentiment de solitude est donc réel, mais relatif.

Ensuite, fondamentalement, nous sommes tou•te•s différent•e•s, HPI ou pas.

Malheureusement, je n’ai pas de réponse si ce n’est vous dire qu’on se sent moins seul quand on trouve des gens qui nous ressemblent (ou dans mon cas, qu’on sait simplement qu’on n’est pas ni un monstre ni « anormal•e »).

Peut-être rencontrer d’autres personnes HPI, échanger avec elles ? Je suis certaine que ça aiderait. 🙂

 

Et voilà c’est fini ! J’espère avoir répondu à vos questions et sinon, n’hésitez pas à me le dire, je compléterai avec plaisir. 🙂

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