« Le livre des vrais surdoués. Surdoués et heureux ! » – Béatrice Millêtre

J’ai découvert cet ouvrage hier.

Et je vous le recommande chaudement ! Plus que chaudement, je vous le conseille, vous encourage à le lire, à le partager avec votre entourage, bref à en faire un de vos livres de référence sur le HPI.

Personnellement, je l’ai érigé en livre de chevet, et j’en ai fait MA référence sur le sujet des surdoué-e-s.

Des informations claires et accessibles

L’ouvrage est court, très clairement rédigé et très agréablement assumé.
Son auteure assume son point de vue, son expérience et dans ses écrits transpirent une force de conviction et d’assumation certaine. Et j’adore ça !

Que l’on soit déjà connaisseu-se-r-s du sujet, concerné-e-s directement ou indirectement, l’ouvrage est accessible à tou-te-s.

Un gros point positif pour moi, l’ouvrage s’adresse directement à ses lect-rice-eur-s. D’ordinaire, je ne suis clairement pas fan de cet option littéraire, mais là, cela a l’avantage de nous faire nous sentir concerné-e-s, et très paradoxalement (parce que il s’agit d’une lecture en fait), écouté-e-s et compri-se-s.

Tout un tas de références scientifiques actuelles

Et que ça fait du bien !
Parce que si, pour X raisons, nous ne sommes pas satisfait-e-s de ce que l’auteure écrit, nous pouvons aller puiser dans les références bibliographiques à chaque fin de chapitre. C’est tellement agréable de pouvoir aller voir par soi-même ce qui nous est dit. De pouvoir s’approprier un contenu précis, de ne pas avoir à se limiter à la parole et la compréhension d’une personne tierce.

Un message résolument positif, dynamique et responsabilisant

L’auteur nous présente l’autre aspect de la réalité des surdoué-e-s. L’aspect moins présenté par les médias, mais en même temps, l’aspect le plus important en terme de fréquence et de proportion : la réalité de surdoué-e-s qui vont bien.

Qui, non seulement vont bien, mais vont même MIEUX que les neurotypiques.

Cet ouvrages dit du bien de nous ! Je sais que ça peut paraître narcissique, mais ça me fait tellement de bien de lire, études scientifiques à l’appui, que ce que je ressens au plus profond de moi est une réalité. Ou peut se traduire en réalité.
A savoir que le surdon est un…don !

Aussi, l’auteure nous encourage, nous lecte-eur-rice-s à prendre nos responsabilités (sur nos souffrances aussi) dans nos vies.
Qu’est-ce que j’ai aimé lire ça !
Cela n’enlève rien au poids des souffrances en questions, simplement j’ai aimé lire quelque chose que je partage et tâche de toujours faire dans ma vie : me demander quelle est ma part dans « tout ça », de quoi je suis responsable et donc sur quoi je peux agir. Et ce qui ne m’appartient pas et que je n’ai donc pas à prendre en charge.

Et les souffrances dans tout ça ?

Elles ne sont pas niées du tout, loin de là.
Mais, et pour moi c’est aussi nouveau qu’apaisant, l’auteure nous dit que si souffrances il y a, elles sont le fait de notre nature humaine, pas du surdon.
Et elle ne s’y attarde pas. Elles ne sont pas l’objet de l’ouvrage.

Je sais que ça n’a rien de révolutionnaire et que cela peut vous paraître absolument évident. Et ça l’est sans doute.
Mais voyez-vous, ça m’a fait du bien de lire, noir sur blanc, que ma nature différente ne me condamne pas à la souffrance. Que, par définition, elle n’est pas porteuse de souffrances, mais au contraire, de plus de solutions.

Et que ça fait du bien !

Petit bonus qui fait plaisir !

L’auteure, Béatrice Millêtre, est docteur en psychologie, psychothérapeute, neurobiologiste et spécialistes des TCC, et – roulement de tambour – surdouée elle-même !
Et voui !
Alors ce n’est pas ça le petit bonus qui fait plaisir, mais c’est un plus qui est appréciable à mes yeux. Cela me réconforte de savoir que l’auteure sait de quoi elle parle, d’un point de vie théorique et parce qu’elle est elle-même concernée en tant que sujet, par le surdon. Ça c’est top !

Mais le petit bonus qui fait du bien, c’est que dans cet ouvrage, l’auteure nous offre le fruit de son travail, un test pour déceler ce qu’elle appelle le « fonctionnement intuitif » du raisonnement, caractéristique des surdoué-e-s.

Ce test, qui mériterait d’être livré avec une consigne de passation clairement écrite même si elle se comprend sans cela, est très simple et très amusant à faire.
Et finalement assez cohérent.
Le principe c’est que passé un certain seuil de réponse correspondant à un fonctionnement intuitif, vous êtes considéré-e comme ayant effectivement un fonctionnement intuitif.

Sans grande surprise, je suis quasiment au seuil maximal de fonctionnement intuitif.
Alors nous sommes d’accord, c’est juste une info de plus, et ça ne révolutionne rien dans mon existence.
MAIS !
Mais c’est hyper intéressant de savoir ce qu’est le fonctionnement intuitif, dans le détail en plus ; savoir que l’on est concerné-e et comprendre son fonctionnement.
Mais surtout, cela m’a tellement décomplexée sur mes méthodes de travail et d’apprentissages dans mes études, dans mon travail, dans ma vie en général ! C’est tellement libérateur de découvrir que -bah oui, en fait j’en reviens toujours là – j’ai le droit de fonctionner comme ça.
Que c’est ok.

Conclusion 

Courrez l’acheter ! Il est aussi disponible en version numérique, donc n’hésitez pas.
Il se lit vite, est clair, plein de ressources ! Et tellement positif.

Bon ok, bémol sur une pointe de critique/réticence/limite petite-pique-qui-passe-pas-inaperçue, sur la zebritude et l’engouement que cela suscite et a pu susciter.
Bon. Pas de diffamation au moins, juste un désaccord qu’on comprend bien-bien.

Ah et bémol sur le titre, mais l’auteure à l’honnêteté de dire dans une interview qu’elle le voulait volontairement racoleur et provocateur.

Ah oui, et je ne suis pas d’accord avec le seuil de 125 de QI pour le surdouement. M’enfin, ce n’est pas comme si ça avait une quelconque conséquence pour vous ou pour l’ouvrage. :p

Mais vraiment, vraiment je vous le conseille chaleureusement. C’est une lecture qui m’a fait du bien et enthousiasmée.


le livre des vrais surdoue.indd

Quatrième de couverture :
Ce n’est pas parce que votre enfant ou vous-même êtes brillants ou talentueux que vous êtes surdoués. Et ce n’est pas parce que vous êtes surdoués que vous êtes malheureux. Le vrai surdoué  a un QI supérieur à 125, un fonctionnement intuitif, et une bonne insertion sociale. La souffrance n’est pas un critère, mais juste le signe que le surdoué a besoin – comme tout le monde – d’une thérapie. Béatrice Millêtre remet les pendules à l’heure ! Elle explique tout ce qu’il faut savoir sur les « hauts potentiels » – les vrais. Des données scientifiques à leur fonctionnement au quotidien, qu’il s’agisse des enfants ou des adultes, elle aborde concrètement tous les aspects de leur vie et de leurs relations aux autres (les surdoués en amitié, en couple, en famille, à l’école, au bureau) et fournit des outils pour leur plein épanouissement.

Voici quelques passages que j’ai particulièrement aimés :

J’ai toujours crié heut et fort que le surdouement n’est pas une pathologie et que ce n’est pas une fatalité d’aller mal […] – Introduction

[…]les surdoués sont , et ont toujours été, les sauveurs du monde. – Introduction

(Okay celle-là elle fait mégalo, mais avouez que ça fait du bien de se faire appeler sauveur du monde. 😉 )

[…] c’est vous [les surdoués] qui le faites évoluer, qui le tirez vers le meilleur, permettant l’apparition de nouveaux concepts, tant scientifiques que philosophiques, économiques, sociologiques, etc. Vous passez ensuite le relais à leur environnement qui se charge alors de les mettre en place. C’est une vision simpliste, simplifiée mais vraie dans laquelle cette collaboration est bénéfique à tous. – Introduction

Ainsi le premier critère est donc d’être en bonne santé mentale [pour être surdoué] – Ch. Qu’est-ce qu’un surdoué ?

[…]les caractéristiques que l’on observe chez les surdoués : 
 – tout faire au dernier moment ;
– ne pas savoir justifier ou argumenter son raisonnement ;
– ne rien faire ;
– remettre à demain ;
– l’hypersensibilité et l’hyperesthésie ;
– avoir raison avant les autres. 
Ch. Mon travail est meilleur et je suis plus efficace si je le fais au dernier moment.

Puisqu’il faut moins de temps au raisonnement intuitif pour produire son résultat, les personnes raisonnant de manière plus séquentielle arriveront à la même conclusion, après un laps de temps plus ou moins long. 
Il résulte de ce dernier point que lorsqu’un surdoué avance une idée, celle-ci est souvent incomprise, voire non écoutée […] – Ch. De la justification à l’évidence.

Les résultats d’une méta-analyse montrent ainsi que le surdouement n’est que rarement corrélé au TDAH. – Ch. Pour être efficace je dois faire plusieurs choses en même temps.

Faire autre chose est également ce qui vous permet, ce qui permet à votre cerveau, en bruit de fond, en non conscient, de faire aboutir votre raisonnement […] – Ch. Pour être efficace je dois faire plusieurs choses en même temps.

Enfin, c’est la sensibilité à la fatigue et à la faim qui vous rendent irritable et colérique […] – Ch. Oeil de lynx, je suis hypersensible et hyperesthésique

En effet, seul 20 à 25% d’entre eux présentent des difficultés d’ordre émotionnel et social. – Ch. Oeil de lynx, je suis hypersensible et hyperesthésique

Etant ainsi plus stimulable, vous exprimez vos émotions, positives et négatives, plus fortement que la moyenne. – Ch. Je suis entièrement à ce que je fais : l’engagement, l’envie, l’implication, la motivation, et l’attention.

Elle est sous le contrôle de votre cerveau qui démontre une plus grande efficacité de votre capacité d’inhibition cérébrale, qui permet de filtrer les informations pertinentes qui vous parviennent de l’environnement et de focaliser ainsi fortement votre attention. – Ch. Je suis entièrement à ce que je fais : l’engagement, l’envie, l’implication, la motivation, et l’attention.

Il semble que les surdoués montrent une organisation atypique de leur cerveau. – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

Le fait que nous sachions aujourd’hui que le cerveau fonctionne en réseau plus qu’en zone remet partiellement cette théorie [cerveau droit/cerveau gauche] en question. – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

[…] je peux privilégier l’un ou l’autre domaine, l’un ou l’autre hémisphère cérébral, selon l’environnement dans lequel je me trouve et l’objectif que je me fixe : si je suis submergé par les émotions, je vais alors « passer » sur l’autre hémisphère et rationaliser la situation que je vis à l’excès, ce qui fera diminuer, voire disparaître mes émotions […] – Ch. Mes différences se retrouvent à une échelle neurophysiologique.

[…] l’intelligence n’est pas liée à la taille du cortex mais à la dynamique des relations neuronales. – Ch. Droit au but : je suis plus efficace et capable de m’adapter

La créativité est cette capacité à faire des liens entre des domaines qui n’en présentaient pas auparavant […] – Ch. Une imagination sans bornes et une créativité sans limites

Tout se passe ainsi comme si les surdoués étaient capables de moduler la régulation inhibitrice du cerveau, les rendant ainsi capables de repousser les frontières d’un raisonnement plus restreint. – Ch. Une imagination sans bornes et une créativité sans limites

La question que je soulève ici est de savoir ce que l’on souhaite mesurer : les capacités du cerveau ou une conformité sociale […] – Ch Ça se mesure l’intelligence ?

Les surdoués n’arrivent pas à concevoir que l’on reste statique, sans chercher à progresser, à s’améliorer, et se remettent sans cesse en question. Ils cherchent également à faire progresser les autres. – Ch. Une philosophie de vie
(Ma préférée parce que je m’y retrouve beaucoup beaucoup ! )

Leur vie ne peut donc qu’être sous le signe de la perfection, de l’absolu et de l’avancement. – Ch. Une philosophie de vie

La difficulté pour les surdoués n’est pas d’être en moins grand nombre, c’est que les autres sont en plus grand nombre. – Ch. Une philosophie de vie
(Le passage qui m’a fait le plus rire de tout l’ouvrage !)

Pourquoi est-ce à eux [les surdoués], tournés vers les autres, que l’on demande de devenir réalistes, et pas aux autres de devenir utopistes ? – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Le surdoué est exigeant. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Votre exigence témoigne de votre confiance en l’autre, de votre croyance en ses qualités, en sa capacités à réussir, à donner le meilleur de lui ; elle est le reflet de votre respect à son égard. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.
Une autre de mes préférée qui s’applique parfaitement à moi, c’en était bouleversant à lire tellement c’était précisément ma pensée

A l’inverse, la complaisance n’est pas une marque d’estime. Accepter la médiocrité revient à dégrader les autres, à dévaloriser leurs qualités, à croire qu’ils sont incapables de bien faire. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Quant aux adultes, à vous de savoir si vous voulez adapter votre propos, quitte à utiliser un vocabulaire moins précis, au risque de dénaturer votre pensée, ou si vous souhaitez conserver les mots parfaits : c’est une question de point de vue et d’assumation. – Ch. Toujours viser le meilleur : perfectionnisme et exigences.

Capable de vous intéresser à tout et son contraire, vous êtes surpris lorsque l’on vous dit que c’est impossible […] –  Ch. Le monde comme terrain de jeu: le grand écart.

Les surdoués ne peuvent pas vivre sans compréhension […] –  Ch. Le sens, sans qui rien n’est possible.

Cela ne s’acquiert donc pas et persiste toute votre vie durant. C’est pourquoi le concept d’enfant précoce ne peut être adapté. […] – Ch.Petit surdoué deviendra grand : surdoué un jour, surdoué toujours

Une étude portant sur 11 000 jumeaux surdoués dans différents pays conclut à l’héritabilité du surdouement et suggère une combinaison extrêmement rare d’allèles spécifiques exprimant un ensemble de gènes impliqués dans les capacités cognitives. –  Ch. Est-ce génétique ?

C’est un enfant qui surprend par la profondeur et l’intensité de son regard, scrutateur sur le monde qui l’entoure […] – Ch. Le petit surdoué de 0 à 3 ans.

[…] il s’agit d’une différence fondamentale, neurophysiologique, et tout ce que vous pourrez y faire n’y changera rien…sauf vous sentir mal […] – Ch. Connaissance, acceptation, assumation

Partant de l’idée que le bonheur des autres est primordial, ils préférent perdre leur conjoint et que celui-ci soit heureux sans eux, plutôt que d’être malheureux avec eux, et eux malheureux par ricochet. – Ch. Cherche prince charmant : beau, riche, intelligent, bien sous tous rapports…L’amour avec un grand A.

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25 réflexions sur “« Le livre des vrais surdoués. Surdoués et heureux ! » – Béatrice Millêtre

  1. Athalset dit :

    Bijour, il a l’air assez cool ce livre, je vais voir si je peux pas le lire un de ces 4. 🙂
    Les citations me donnent plutôt envie et j’ai hâte de voir ça de plus près. Le plus drôle je trouve c’est les caractéristiques (et certaines citations) parce qu’elles me font penser à pleins de trucs comme les fameux « A justifier » ou ce moment magique à 22h30 où tu te rappelles que ton dossier de TPE n’est pas vraiment fini et que tu dois le rendre le lendemain à 9h :’)

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  2. Athalset dit :

    En vrai, on a tous fait ça je crois:
    – Mon prof de math: « Si vous révisez au dernier moment, vous allez galérer et ça ne servira à rien. »
    – Moi: « Vous avez raison, vaut mieux pas que je révise. »
    Ou encore les:
    – « Tu es chaud pour le contrôle demain ? »
    – « Ouais. »
    – « Tu as révisé ? »
    – « Mouais, enfin… je vais réviser… enfin peut-être… demain… dans le couloir… 3 minutes avant… si j’ai pas la flemme. »

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    • Line dit :

      La question « As-tu révisé » c’est la question piège. En tout état de cause, je répondais oui, parce que oui, j’avais révisé. Mais je me doutais que leur notion de révision, était largement supérieure à la mienne. :p

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      • Athalset dit :

        En général je répond oui aussi parce que je relis mon cour et que je le réorganise dans ma tête pour être sur de m’en rappeler. Et puis après je panique à mort de peur m’avoir oublié un truc et au final ça passe bien la majorité du temps :’)
        Quand je vois comment les autres galèrent pour apprendre je serai presque triste pour eux x)

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        • Line dit :

          ^^
          Je connais cette panique. J’ai toujours peur de ne pas avoir travaillé assez, de ne pas avoir une assez bonne mémoire.
          Mais oui, la plupart du temps, ça passe.

          La question de l’écart avec les autres, je l’ai touché du doigt la première fois en Terminal. J’avais décidé de complètement désinvestir la physique-chimie depuis la première (quel culot quand on pense que j’étais en série S), du coup j’avais 8/20 à tous mes contrôles. Mais je le vivais bien, puisque de toute façon je ne faisais rien. Mais vraiment rien, même pas relire mes cours.
          J’avais une amie, qui elle travaillais énormément. Je me souviens que la semaine précédent un contrôle de physique, elle travaillais son contrôle de physique deux heures pas jour en plus des ses devoirs et heures de cours, et le week-end, elle y passait facilement 4h à 5h (juste pour la physique). Et elle n’avais jamais que 8/20, comme moi.
          C’était démentiel cette situation pour moi. Je ne comprenais pas comment elle pouvait persister à s’épuiser ainsi pour si peu de résultats.
          Je n’arraitais pas de lui dire de faire comme moi, parce que si c’était pour avoir 8, autant ne rien faire hein !

          Mais à l’époque je ne savais pas la différence entre elle et moi. Heureusement qu’elle n’a pas suivi mes conseils, sinon ça aurait été pire encore pour elle. :s

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      • adline dit :

        Je comprends tellement pour moi réviser c’est lire le cours rapidement et quand j’ai découvert que des gens passaient 2/3h à réviser un contrôle et que moi je ne faisait rien et que j’avais de bien meilleures notre qu’eux j’était consternée et j’ai compris que j’avais un yeux qui clochait

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  3. Athalset dit :

    Ouais effectivement c’est assez chaud 🙂
    Il y a pas si longtemps, avant que je comprenne pourquoi j’y arrivais si simplement, je voyais tout le monde qui flippaient sur un devoir. A la fin, ils se plaignent tous de la difficulté du devoir et la c’est le drame, ils me posent la question et je répond avec un super serein « Bah non il était trop simple, j’ai passé 1/2h à m’ennuyer ». Je crois que j’en ai dégoûté plusieurs par accidents x) ou encore quand on te demande combien tu as eu au dernier contrôle de physique et que tu sors « Euh…17 je crois » et que tu reçois le même regard que si tu avais jeté une malédiction sur toute la famille de la personne sur 36 générations :’)
    Le dernier truc fun aussi c’est quand je suis aller voir un conseiller d’orientation pour savoir ce que je pouvais faire. Il me demande combien de temps de révision il me fallait pour mes notes actuelles et j’ai eu le droit à un regard bizarre après un magnifique:
    -« Je sais pas trop, 1h, grand max »
    -« Ok donc environ 1h/jour et… »
    -« Ah non, pas 1h par jour, 1h par semaine grand max »

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    • Line dit :

      🙂
      Malheureusement jusqu’à fin 2016, pour être conseiller d’orientation/psychologue scolaire (tu noteras que les deux fonctions étaient confondues ! C’est vachement le même métier, c’est vrai…) aucune formation en psychologie n’était requise.
      Un simple niveau bac+2 en n’importe quoi suffisait, avec obtention du concours de la fonction publique niveau B je crois (je ne suis pas certaine de ça).

      C’était aussi un tremplin de carrière vers le poste de directeur/directrice d’établissement.

      Donc, depuis des années, les gens que les jeunes gens sont venu•e•s voir pour obtenir des conseils sur leur avenir scolaire et professionnels, n’en savaient pas plus que les ados qui les consultaient.

      Sans aucune notion de psychologie (ni réalité du marché du travail), comment espérer que ces pauvres enfants soient effectivement correctement conseillé•e•s, aidé•e•s, et orienté•e•s ?

      Quant aux camarades de classe qui te fusillent du regard parce que tu les confrontes, sans le vouloir, à leurs limites, je suis navrée de t’apprendre que ça risque de continuer toute ta vie. :p

      Je vis ça alors que je suis, pour la seconde fois, en fac ! J’ai le droit aux mêmes schémas, mais avec la mesquinerie et la méchanceté adulte en prime. Bon, ça n’a d’adulte que les références utilisées pour les injures. Sinon, en terme de réactions et comportements, c’est clairement plein milieu du collège, quand les hormones saturent le cerveau pré-pubère.

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      • Athalset dit :

        Au fond, ça ne m’étonne même pas ni pour les conseillers d’orientations (parce que j’aurai pu faire la même chose que avec internet, littéralement) ni pour les réactions stupides des autres. J’ai développé plusieurs techniques qui sont super drôle parce que encore plus frustrantes pour nos amis un poil trop excités, c’est clairement gamin mais ça marche d’autant mieux 😀 (http://i.imgur.com/h0wilCq.gifv pour se mettre dans l’ambiance et illustrer la liste):

        – J’enlève mes lunettes en disant « Et hop, je vois plus les rageux »
        – « Pour citer Nikola Tesla: « Si votre haine pouvait être transformée en électricité, cette dernière éclairerait le monde entier. », alors soit gentil et va servir de pile ailleurs  »
        – « Si tu mettais autant d’énergie à rager qu’à travailler, tu serais déjà prix Nobel »

        Après je m’adapte aux failles des autres, alors c’est clairement mesquin mais ça marche super bien pour avoir la paix ^o^ ,surtout au lycée le but étant d’être le plus populaire possible, quand tu te fais rabaisser devant tes amis tu le vis moyennement bien 🙂

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        • Line dit :

          Erk… la pression à la conformité sociale.
          Je suis mal placée pour échanger sur le sujet, parce que moi, j’ai clairement tout de suite assumer le rôle de « la loufoque de service » et donc, totalement inéligible au statut de « populaire ».

          Mais du coup, cela m’a parmi de vivre pleinement mon lycée, sans trop de pression vis à vis du regard des autres. Attention il y en avait quand même. Mais comparé au collège, c’était le paradis.
          Au lycée le but du jeu était de se démarquer, d’avoir « de la personnalité ». Contrairement au collège où c’était le regne de l’uniformité.
          Du coup, l’originalité qui était la mienne et dont je n’avais pas conscience passait nettement mieux.

          J’étais loin d’être populaire mais je m’en fichais éperdument, du moment qu’on me laissait tranquille. 🙂
          Il n’y avait donc pas cette pression à rester conforme à un standard implicite mais jamais expliqué, et que je trouvais complètement artificiel et même stupide.

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  4. Athalset dit :

    Ah oui totalement d’accord, l’idée d’être le plus populaire possible est totalement ridicule. Quand on me demande si je suis populaire maintenant je répond toujours « C’est quoi ? Ça se mange ? » pour rigoler. Après, le lycée c’est toujours mieux que le collège, parce que tu peux afficher ta capacité à avoir une personnalité sans te faire insulter ou avoir des problèmes en général 🙂
    Perso j’ai aussi choisi l’option « non-populaire » parce que, déjà ça me semblait stupide et que je déteste que l’on me dise quoi faire et comment je dois le faire. Et puis malgré la vague de popularité (et surtout de clichés) qu’a eu la culture geek il y a pas longtemps, on était pas plus aimé pour autant (et ça nous allait très bien avec mes amis) :’)

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  5. thirty dit :

    Hey merci. J’ai lu cet extrait et je suis perplexe. Quelqu’un peut-il m’expliquer alors ce qu’il signifie, car cela semble contradictoire avec le titre…Merci :

    « Les « vrais » surdoués, que l’on reçoit en cabinet, qui présentent des problèmes d’adaptation, parfois, qui fonctionnent à contre-courant d’eux-mêmes, sont souvent les HP. Les seconds sont plutôt bien adaptés socialement, connaissant les règles sociales et scolaires et sachant ce que l’on attend d’eux, et sont en accord avec eux- mêmes. »
    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-reconnaitre-surdoue-haut-potentiel-3018277.html#Caa2DEFQetHqVz9s.99

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    • Line dit :

      Et bien il faut comprendre que les « vrais » surdoués sont aussi celles et ceux qu’elle appelle HP (QI>125 + Raisonnement Intuitif). Les HQI (sans raisonnement intuitif) sont adaptés socialement, connaissant les règles sociales etc…

      Donc l’auteure fait une distinction entre les HQI (seul) et les HPI (HQI + raisonnement intuitif) . Les « vrais » surdoué•e•s étant pour elle les HPI.

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      • Thirty-one dit :

        Merci. Mais alors pourquoi son titre parte-t-il de vrais surdoués heureux ? Les HPI (donc les vrais surdoués selon l’auteure , ceux qui sont intuitifs) ne connaissent pas les règles sociales etc….sont moins heureux selon moi , car moins en adéquation avec leurs paires, non? Selon elle, les vrais surdoués sont-ils heureux ou pas? S’appuie-t-elle sur des matériaux scientifiques pour étayer sa thèse? J’hésite à me le procurer son ouvrage…

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        • Line dit :

          Son titre est volontairement provocateur. Mais elle ne distinguent pas les surdoués et les non surdoués en fonction des souffrances rencontrées ou pas.
          En vérité elle souligne et soutient la thèse que si souffrances il y a chez les surdoués (ou HPI) elles ne sont pas liées au HP mais a la nature humaine et la vie en général.
          Elle soutient, études à l’appui, que les surdoués sont plus heureux et vont mieux que la plupart des gens, notamment grâce à leur capacité d’adaptation et leur grande resilience.

          Le titre se veut provocateur et l’ouvrage souligne simplement que la « vérité » sur les surdoués n’est pas qu’ils vont mal (comme certains discours le laisseraient penser ou croire) mais bien au contraire que les personnes HPI sont mieux armées dans la vie et que c’est une belle et bonne chose que d’être HPI.

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  6. Thirty-one dit :

    Merci pour tes précisions.Je vais tâcher de le lire car sa distinction m’intrigue, que j’ai de grosses tendances schopenhaueriennes et que je mettais cela sur le compte de ma trop grande propension à cogiter… Et surtout je me demande comment l’intuition peut-elle être quantifiée de manière objective …

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    • Line dit :

      Alors il ne s’agit pas de quantifier l’intuition mais de donner un nom à une façon atypique de raisonner.
      Comme en tâche de fond, comme si les informations s’assembler un peu par elle-même, par un processus qui se ferait spontanément sans un contrôle conscient, et qui aurait pour effet de donner l’impression « d’éclair de génies ».
      Par exemple, on demande à deux personnes, A et B, de rédiger un commentaire complet d’une restitution d’un projet auquel les deux ont assisté.
      La personne A, va se mettre immédiatement à la tâche, construire une structure globale de son récit, puis rédiger, corriger, remanier et continuera de cette façon jusqu’à avoir terminé.
      La personne B va « prendre note » de ce qu’elle à faire, puis va partir faire son jardin, faire un peu de lessive, révasser un moment, penser au repas du soir, à la réunion qu’elle aura demain et puis d’un coup, va avoir un déclic et va produire d’un seul trait ou presque le commentaire demandé.

      La personne B, selon l’auteure, a une façon de faire qui pourrait traduire ce qui est appelé dans cet ouvrage un raisonnement intuitif.
      Les informations sont comme traitées en tâche de fond, pendant que la personne fait autre chose et quand tout s’est assemblé correctement, c’est la solution qui apparaît « d’un coup » ou en premier lieu et qui permet de débloquer l’action.

      Mais il faudrait que je partage le chapitre complet du livre pour être plus explicite. :p

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