La guerre des zèbres

Alors voilà (pour citer M.Beaulieu).

Dans le petit monde du HPI en France, je vois une espèce de guéguerre entre ce que j’appelerai les QIstes et les zèbres.

Dans le coin droit les QIstes. Leur arme ? Les chiffres. Du bon, du logique, de la psychométrie, de l’implacable, de l’indice, des maths et des stats.
Pour résumer. Peu populaire, peu médiatisés, mais armés de sciences et de recherche.

Dans le coin gauche les zèbres. Leur arme ? L’empathie. Hypersensibilité (qui est en fait l’hyperemotivité) en bannière, le HPi est pour eux avant tout défini par un rapport au monde, à soi, à l’autre différent. Adepte du « différent » et pas du « plus », ils sont les plus populaires et médiatisés. Ils comptent dans leur rang JSF et Alexandra Reynaud.
(A.R qui ne partage d’ailleurs pas forcément tous les avis de JSF , et qui est plus du côté du « plus » d’ailleurs. Comme quoi ! Mais qui partage avec JSF le fait d’être très populaire dans la sphère du HPI français.)

En vrai.

En vrai, ce que je vous dis là est une caricature de tensions que j’ai pu noter dans diverses discussions sur le sujet. Discussions qui parfois viraient purement et simplement à l’agression aussi stupide que violente et stérile.

Alors je vais être limpide et très claire.

Moi, par nature cognitive, j’aurais tendance à être une QIste. Parce que je ne supporte que très mal le flou, l’à peu près, j’aime quand les concepts sont clairs, définis, lisibles, reproductibles. Bref, l’expérimentales et la logique, c’est confortable pour moi.
Et puis, je me débats tellement, tellement avec l’empathie que j’ai pour les autres que de débrancher cette partie de moi pour laisser place à la logique aussi objective que possible, ça me fait du bien.
Vraiment.
Et puis pour plein d’autres raisons qui ne regardent que moi.

 

Je n’adhère pas à la zébritude. Ce n’est pas mon truc cette symbolique.
Bon.
Mais vous savez quoi ? Même si je ne suis pas en accord avec tout, même si je suis plus QIste que Multiplicienne (intelligence multiple, encore un mot à moi), et bien, on s’en fiche !

Parce que cet outil qu’est la zébritude est une merveille pour beaucoup de monde. Parce qu’on le veuille ou non, il y a des souffrances chez les surdoué-e-s. Parce que, non d’un chien, ces personnes ont le droit de voir ces souffrances entendues, reconnues, écoutées et même médiatisées si ça leur fait du bien.

Alors oui, ça peut faire du mal à d’autres, et c’est pour ça qu’on a besoin de cette pluralité d’avis, d’opinions, de visions, de compréhension. C’est pour cela qu’on a besoin de PLEINS de témoignages, de vulgarisation sur le sujet pour que TOUT LE MONDE puisse trouver les outils qui lui conviennent au moment T pour aller mieux, voir pour aller bien et même aussi tout simplement pour mieux (se) comprendre, ou juste parce que c’est cool d’avoir plein d’avis et de faire soi-même le tri.

Donc
Oui, je ne l’ai jamais caché, moi la zébritude je n’accroche pas. Et oui, j’ai des arguments pour dire pourquoi.
Mais ce n’est que moi. Et surtout, c’est juste le concept auquel je n’adhère pas.
Alors même si je n’adhère pas à tout ce qu’à pu dire Mme JSF sur les surdoués, il y a aussi certaines de ses interventions que j’ai beaucoup beaucoup appréciées et même, vous savez quoi, pour lesquelles je la remercie du fond du coeur !
Sincèrement.

On a le droit de ne pas être d’accord avec les théories, opinions, avis d’autres gens, mais ça ne justifie jamais de les agresser eux/elles.

JAMAIS !

Comme je le dis et le répète dans ce blog, même si je vous donne mon avis, moi ce qui m’importe le plus ce n’est pas que vous soyez d’accord avec moi. Ce qui compte pour moi c’est de participer à vous proposer, avec pleiiiiiiiiiiiiiiiiin d’autres personnes, des ressources sur le sujet.
Parce que il n’existe pas deux êtres et deux chemins de vie identiques, parce que ce qui est valable pour moi ne le sera jamais que pour moi en premier lieu.
Parce que ce qui ne fonctionne pas pour moi pourra peut-être vous être très très précieux.
Et parce que bon sang, mon avis ne pèse pas une cacahuète face à votre bien-être.

Alors si votre bien-être c’est de tellement adhérer à la zebritude que vous vous baladez en costume de zèbre dans votre ville, mais OK !
Si votre bien être c’est de re-calculer à la main le QI de toutes les personnes qui se présentent à vous comme HPI pour vérifier qu’elles ne racontent pas de bêtises (et leur psy avec) mais très bien !

Alors à tou-te-s ce-lle-ux qui voudraient me voir dire des horreurs sur des personnes dont je ne partage pas 100% des avis, opinions, réalités, expériences, sur le sujet du HPI, vous pouvez vous désabonner de ce blog immédiatement (et là je perds tou-te-s les abonné-e-s :p).

Et vous pouvez aussi vous épargner l’effort d’un commentaire qui irait dans ce sens, parce que je le supprimerai.

Petit rappel à la loi pour finir :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32077

Injure publique

L’injure publique est une injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des propos et à sa ou ses victime(s).

Dans le cas d’une injure publique, n’importe qui peut avoir connaissance de l’injure prononcée. Les personnes témoins des faits n’ont aucun lien entre elles.

C’est le cas d’une injure prononcée en pleine rue, publiée dans un journal ou sur un site internet.

Les propos tenus sur un réseau social peuvent aussi être considérés comme une injure publique. Selon le verrouillage choisi par le détenteur du compte, les propos tenus peuvent être accessibles à tout internaute ou à un cercle plus ou moins restreint d' »amis ». Si les propos tenus sont diffusés sur un compte accessible à tous, l’injure est une injure publique.

Le fait qu’une injure ait été prononcée dans un lieu fermé n’en fait pas forcément une injure non publique. Une injure criée dans une cour d’immeuble parce qu’elle peut être entendue par tous les occupants (qui ne se connaissent pas forcément) et leurs invités est une injure publique.

Injure non publique

L’injure non publique concerne l’injure prononcée :

  • par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne ne soit présente (par exemple, dans un SMS),
  • devant un cercle restreint de personnes partageant les mêmes intérêts que la victime soit présente ou non. Les personnes témoins sont toutes un même lien entre elles. Ce lien lien peut être professionnel, personnel… Par exemple, une injure lancée lors d’un comité d’entreprise est non publique, car prononcée devant un nombre restreint de personnes appartenant à une même instance.

Toutefois, une injure prononcée entre 2 personnes visant une personne non présente et dans un cadre confidentiel (courrier privé…) n’est pas punissable par la justice pénale (par exemple, si un salarié insulte son employeur dans un SMS adressé à un autre collègue).

Dans certains cas, les injures prononcées sur un réseau social peuvent être considérées comme non publiques. Si l’injure a été diffusée sur un compte accessible uniquement un nombre restreint d' »amis » sélectionnés par l’auteur des propos, il s’agit d’une injure non publique.

[…]

L’injure publique est punissable par une amende pouvant aller jusqu’à 12 000 €.

PS : Soyez aussi pas d’accord que vous le souhaitez, mais dans le respect des personnes humaines et des lois.
C’est plus sympa à vivre. :p

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35 commentaires pour La guerre des zèbres

  1. So. dit :

    Bien dit ! L’essentiel, c’est la ressource, qu’il s’agisse de témoignages, d’études, pour que chacun y trouve son bonheur, au sens propre comme figuré. Perso, je suis partisane du « on lit tout et on trie pour se faire son avis, en tirer des solutions qui nous soit profitables » (ui, j’aime bien lire :p). Et j’ajouterais volontiers « sans que ça empêche l’ouverture au dialogue ». C’est un peu dommage de retrouver partout des gens qui estiment que leur système de valeur importe plus que tout au point de réagir violemment face à quelqu’un qui ne partage pas leur point de vue. Paradoxalement, ces discussions qui partent en vrille sont intéressantes dans la mesure où elles donnent à voir la diversité des avis, des personnalités… Mais y’a d’autres manières moins blasantes et plus créatives de le montrer ^^ »

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  2. Athalset dit :

    Bonjour, je voulais laisser un petit message pour te remercier, sincèrement. J’ai été « diagnostiqué » HPI il y a pas très longtemps, quelques semaines à peu près, et ça m’a fait bizarre. Quand je me suis dit qu’il faudrait que je passe un test de QI je m’attendais à un résultat légèrement supérieur à la moyenne qui expliquerai mes facilités d’apprentissage et là, BIM ! on me sort que je suis « THQI », que l’on représente 0.135% de la population, etc. Du coup ça m’a fait un gros choc et j’ai chercher des infos, beaucoup d’infos, partout où je pouvais en trouver et je me suis reconnu dans les caractéristiques générales mais il m’en fallait plus et d’un coup, le hasard d’internet me fais tomber ici. Alors merci, merci de m’avoir fait comprendre que je ne suis pas un alien ^^. J’ai enfin l’impression d’avoir pu lire des gens qui pensent comme moi, qui voit le monde, les autres, la société comme moi. Savoir que j’étais HPI m’a beaucoup aidé car ça m’a permis de comprendre en quoi j’étais différent et lire une partie des articles dispo m’a beaucoup aidé, à me comprendre et à comprendre les autres. J’étais sur le point de péter un câble il y a pas si longtemps parce que je ne supportais plus ce décalage entre moi et les autres, cette impression que les autres élèves de mon lycée avaient la mentalité de primaire qui se chamaillent, que les profs me prenaient de haut et refuser de comprendre ma façon de travailler, et c’était le bordel dans ma tête. J’apprend que je suis HPI, et j’arrive sur ce site magnifique qui m’a sauvé la mise. Maintenant j’ai réussi à admettre ma différence et à tolérer un peu mieux les autres. Je me sens beaucoup plus libre dans ma façon de travailler et c’est incroyable comment je comprend mieux quand je cherche des choses par moi même au lieu de bêtement écouter un prof qui radote des cours simples et pas assez approfondis à mes yeux. J’en avais marre aussi de ces conversations stériles avec des gens de mon âge, marre aussi de commentaires ou réactions à la con comme (je cite ma mère quand j’étais à la recherche d’infos) « oh tu nous fais chier avec ton QI à la con ! », toujours un plaisir de se sentir soutenu hein xD .Alors encore une fois merci, merci pour ton aide précieuse, et merci de nous régaler avec tes articles et au plaisir d’en lire toujours plus 😀

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    • Line dit :

      Oh… Athalset merci beaucoup à toi pour ton témoignage.
      Infiniment.

      J’en suis très touchée et très heureuse. 🙂
      Surtout très heureuse d’apprendre que tu as trouvé de quoi t’apaiser, comprendre, alimenter tes reflexions et apaiser ce qui te tourmentait. Ici et ailleurs.:)

      C’est un plaisir vraiment d’apprendre ça, merci Athalset, vraiment. 🙂

      Au plaisir de te recroiser également ! 🙂

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  3. Thirty-one dit :

    Merci pour ce bon sens.Nul besoin de se faire la guerre! Comment définirais-tu la  » zébritude »?Existe-t-il beaucoup de gens qui se déclarent à haut-potentiel sans aller le vérifier chez un professionnel ?

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    • Line dit :

      Bonjour ! 🙂
      Alooooooooors, la zebritude, c’est une façon d’aborder et de témoigner du HPI qui met en avant une différence d’être, une très grande sensibilité, et dont les témoignages ont tendance à se focaliser sur les difficultés et douleurs de la condition d’HPI dans un monde de neurotypique pour y trouver une solution.

      Comme je le dis souvent ici, je ne suis pas spontanément adepte de la zébritude, très méduatusée, parce que je crois que pour les gens non informé sur le HPI, cela nous dépeind comme une bande d’inadapté-e-s sociaux irrécupérables et voués à la dépression à vie.
      Ce qui est doublement faux à mes yeux puisque 1) les personnes qui témoignent de leur douleurs n’ont pas cette ambition je crois de nous mettre tous dans le même panier et 2) c’est surtout le choix des médias de parler de ce qui ne va pas, et pas tellement la faute des personnes qui témoignent.

      Est-ce qu’il existe beaucoup de gens qui se déclare HPI sans avoir été diagnostiqué-e-s.
      Je ne sais pas du tout !
      Personnellement, je trouve toujours qu’il y en a trop. Comme ceux qui s’auto-diagnostique « Aspie » parce que ça fait genre… Ça m’assassine.

      Mais ça existe.
      Pour ma part j’ai fait l’expérience de deux profils différents : des personnes qui me disent qu’elles se reconnaissent tellement dans toutes les souffrances et « caractéristiques » qu’elles sont convaincues de l’être et cherche auprès de moi, qu’elle savent HPI, une validation. (Comme si c’était comme ça que ça marchait).
      Ou des gens, qui eux étrangement, ne s’encombraient de l’avis de personne et étaient bien plus affirmatifs dans leur démarche. Leur justification étant qu’ils se sentent tellement plus intelligent que les autres, ou qu’ils estiment tellement faire mieux et plus que les autres que le test est complètement inutile, vu l’évidence de la chose.

      Je suis personnellement toujours mal à l’aise face à ces auto-diagnostique. Fut un temps, j’étais carrément virulente voir violente face à ces situations.
      J’ai compris qu’en fait, ça venait me cherchait sur mon propre besoin de reconnaissance et de légitimité.
      Si n’importe qui pouvait comme ça se déclarer HPI, où était « l’exploit » de l’être ? Et moi, ça m’enlevait toute la joie d’être particulière, d’avoir une chose bien et rare en moi, pour une fois.

      Mais j’en suis revenue ! :p
      Et si je ne suis toujours pas d’une zenitude absolue face à certains propos, j’ai progressé et je suis plus calme. 🙂

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      • Thirty-one dit :

        Merci pour ta réponse.J’aspire au calme , je vais m’inspirer de toi 😊

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      • Line dit :

        Oh ! Tu m’en vois grandement flattée 😊
        Mais, entre toi et moi, l’épuisement engendré par l’énervement aide beaucoup à se calmer. 😛

        A,force de m’énerver, j’ai aussi fini par fatiguer. 😛

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  4. Jeanne Siaud-Facchin dit :

    Merci ! Pour ce billet … intelligent ! Respectueux des uns, des autres, de chacun ! Merci car le chemin est toujours le sien, et qu’il est si
    important que chacun puisse cheminer sur sa route. Chacun sa route, chacun son destin … Et c’est ensemble que nous pouvons avancer ! Belle route à vous et jolie vie. Très chaleureusement. Jeanne

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    • Line dit :

      Merci beaucoup Jeanne.
      Je profite de votre passage pour vous présenter mes excuses, si par certains de mes billets passés, j’ai confondus personne et propos à votre sujet.

      Je ne suis pas parfaite, loin de là, et je suis malgré beaucoup d’efforts, une créature émotionnelle moi aussi. 🙂
      Aussi, j’ai conscience que je n’étais pas à l’abris, dans mes élans passionnés, de mots blessants ou inadaptés.

      Pour cela je vous présente mes excuses.

      Merci pour votre passage ici, et votre commentaire qui me touche beaucoup !

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  5. Aldor dit :

    … Bonsoir, Line

    Tout de même, vous aimez bien classer et mettre dans des cases. Elles sont gentilles, vos cases ; ce ne sont pas des cellules de prison… mais ce sont des cases.

    Et si vous essayiez de ne pas catégoriser, de penser un continuum ?

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    • Line dit :

      Bonjour Aldor,

      Comme j’aime toujours vos interventions ici qui sonnent comme un chant à mes oreilles ! 🙂

      Si mes écrits vous ont donné cette impression, c’est qu’il y a une raison. Je m’appliquerai à en trouver les causes de mon côté.
      Mais, je vous affirme que, de ma fenêtre interieure, je ne mets pas les gens dans des cases. Ou si je le fais, les cases sont très très larges et à géométrie très variable. :p

      De vous à moi, je ne pense pas mettre les gens dans des cases. Ma façon de procéder pour dresser un portrait mental des gens est sans doute particulière, mais me préserve de l’écueil manichéen qui dit que si l’on est ceci alors on ne peut pas être cela.

      Aussi, j’assume très bien mes ressentis, analyses et impressions sur les gens. Néanmoins, ça n’exclut jamais qu’ils puissent être autres choses aussi que ce j’ai pu voir, ressentir, pré-sentir, deviner, constater, etc préalablement.

      Malheureusement il m’est impossible, comme à vous, de ne pas penser en terme de case.
      C’est le fonctionnement même de notre cerveau qui veut cela ! Ça s’appelle la catégorisation, et c’est ce qui permet une répartition optimale des ressources cognitives.

      Ceci étant, je crois sincèrement déjà penser en nuance plutôt qu’en dichotomie.
      Je veux bien admettre ceci dit, que d’affirmer sans fard des avis aussi clairs peut faire penser qu’il n’existe pas de nuances dans mon esprit.

      C’est tout le contraire, mais je fais le choix de quand je les exprime et à quel sujet. Parce que, comme vous le voyez, quand je me lance à expliquer les choses en détails, il y en a beaucoup ! :p

      Ceci étant, ici le propos n’est pas tellement ma façon de penser ou de mettre ou non les gens dans des cases, mais bien le fait d’insulter publiquement des personnes qui ont le tort de ne pas être du même avis ou de ne pas avoir la même expérience de vie que vous.
      Je trouve cela vraiment violent.
      Mais je suis assez lucide, je crois, pour savoir que moi même, j’ai pu tomber dans cette bêtise. Quand ce sont mes blessures qui parlent, mon capital gentillesse baisse drastiquement.
      C’est regrettable, mais c’est aussi humain.

      Ceci étant je me targue de savoir apprendre de mes propres comportements et d’évoluer en conséquence. J’ai de l’espoir pour moi-même en somme !

      Quoi qu’il en soit je voulais vraiment m’exprimer sur la question, justement parce que moi-même je suis très catégorique dans mes propos : quand bien même on juge, on met des gens dans des cases, on est en désaccord, aussi profond soit-il, menacer ou insulter l’autre n’est pas acceptable.

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      • Aldor dit :

        Une sirène ! Me voici transformé en sirène ! Merci, Line.

        J’aime beaucoup votre façon de chercher, à chaque fois, à aller jusqu’au bout des choses. Avec attention et sérieux – dans le meilleur sens du terme.

        Bonne journée.

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      • Line dit :

        Un triton à la rigueur. Et encore seulement selon la mythologie scandinave, parce que je n’ai pas souvenir de sirènes hommes chez les grecques.

        Je vous en prie Aldor, c’est un plaisir d’échanger avec vous.

        Bonne journée également.

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  6. Carol Peletier dit :

    Merci, tout simplement merci pour ce texte de plein bon sens !

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  7. Ancholine dit :

    Bonjour merci d accepter les différences de propos, d affects, d’opinion. Je crois que c’est cela la Tolérance 😀

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  8. Etiennette dit :

    Merci. Merci de dire tout haut ce que je pensais tout bas en lisant les différents points de vue sur les RS et les blogs. Cette pseudo opposition me fait penser à ce que des femmes parfois s’infligent entre elles sur l’allaitement ou l’éducation positive. C’est, au mieux stérile, au pire très nuisible à chacun. La seule chose intéressante de cette situation à mon sens, c’est que ça donne une nouvelle perspective sur le potentiel de chacun… 😛 (et merci à Alexandra de m’avoir fait découvrir ton blog).

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    • Line dit :

      Merci à toi Etiennette,
      Pour être passée ici et pour avoir laissé un petit mot. 🙂

      Je dis beaucoup de choses tout haut que beaucoup de monde pense que je devrais ne pas dire du tout. :p

      C’est ce qui fait le charme du blog aux yeux de ceux qui l’aime et ce qui fait son plus grand défaut aux yeux de ce qui l’aime moins. :p

      Je te souhaite surtout de bonnes découvertes, quoi qu’il en soit. 🙂

      Et encore merci ! 🙂

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  9. ZébrinusMaximus dit :

    Bon, j’ai pas lu tous les commentaires hein alors désolée si ça doublonne.
    J’ai juste l’impression que tu associes zébritude avec différence mais dans un sens de mal-être, enfin qui va avec un mal-être et que c’est ce qui définirait le zèbre (enfin plutôt celui qui se dit plus zèbre que surdoué pour reprendre l’idée de zébre VS QIste – j’aime pas ce mot je le trouve très laid).
    Pour moi, ce n’est pas tout à fait ça, le zèbre se reconnait plus zèbre que surdoué parce qu’il n’a déployé son efficacité, ses capacités non pas dans la logique pure, mais plus dans l’émotion. En fait le système français est très centré sur la logique mathématique, froide, implaccable. Zèbres ou surdoués, on a tous à priori des capacités supérieures pour cela du moins au départ.
    Notre histoire personnelle, nos choix, nos intérêts déterminent ce qu’on fait de nos capacités. On les investit dans la logique ou dans « l’émotion » ou les deux (j’ai définitiviement du mal à définir l’opposé de la logique, je vois parfaitement ce que tu mets derrière, mais j’ai du mal à nommer le paquet du reste qui inclut les émotions, le relationnel, l’intuition, … Mais partons sur cette idée, d’un côté la logique pure de l’autre l’émotion au sens très large).
    Là où ça corse c’est le système reconnait plus facilement une forme d’intelligence que l’autre : les math prévalent sur l’art pourrait-on dire. Du coup, ceux qui investissent plus la logique pure (peu importe où ils l’appliquent en menuiserie autant qu’en finance ou en prof de math, là n’est pas le soucis) s’en « sortent » mieux que ceux qui investissent l’émotion au sens large.
    Bref, la gue-guerre dont tu parles pour moi vient de nos choix initiaux (choix conscients ou inconscient) et comme tu le dis : aller piocher dans notre capacité d’empathie est plutôt chiant à vivre. Et ceux qui y sont allés dans cette voie se retrouvent donc bien plus souvent emmerdés avec leur capacité parce qu’ils n’ont pas travailler l’autre voie (quelle que soit la raison). D’où le mal-être associé fréquemment aux Zèbres.
    Perso, je m’amuse à basculer de l’un à l’autre. D’un c’est plus rigolo et de deux, en fait il y a souvent des points de convergences : des émotions sont des paramètres qui ont une logique proche, selon la personne, selon son « algorithme » de fonctionnement (en faisant un parallèle entre un humain et un robot – certes très complexe), on peut considérer les émotions, les événements comme des paramètres entrainant différentes réactions selon différents pourcentage. Bref, de supperposer les grilles de compréhension qu’on peut avoir. C’est très amusant à faire au final. Le Zèbre pour lire et récolter les données, le surdoué pour analyser.

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    • Line dit :

      Merci pour ce commentaire qui j’en suis sûre sera apprécié par beaucoup pour sa dimension de témoignage.

      Je comprends ce que tu dis là. Pour ma part j’ai compris qu’il n’y a qu’une seule réalité celle du HPI.
      Le mit zèbre a été pensé pour éviter les clichés accolé au mot surdoué. Mais il ne désigne pas autre chose pour autant.
      En changeant de mot, JSF a permis l’ouverture et l’acceptation d’une partie du HPI mal connue voir carrément inconnue avant. Ce mot a permis à ceux et celles qui n’étaient pas le cliché du génie de mieux s’approprier leur identité et la particularité qu’est le HPI.

      Je pense qu’il n’y a pas plusieurs intelligence mais une seule qui s’exprime a travers tous les domaines de notre être et notre vie, de façon plus ou moins intense et/ou évidente.

      Surdoués et zèbres sont les mêmes personnes.
      Ce qui change c’est le point de vue, ce qui semble important ou non aux uns et aux autres, mais aussi les représentations faites sur ces mots.

      Il n’est pas questions de capacités différentes entre zèbres ou surdoués. La différence se situe dans le chemin de vie et les capacités intraseques de chaque individus. Le mot que l’on y accolé n’y fait rien.

      Qui plus est l’intelligence est quelque chose de plastique. Elle s’entraine, se cultive et se développe, en fonction du terrain de base.
      Aussi rien n’empêche quelqu’un qui se définit comme ayant une « intelligence émotionnelle » de se mettre aux statistiques ou à la programmation.
      Car bien souvent, chez les HPI, ce n’est leur intelligence le problème mais les blocages sur un sujet précis.
      Ou juste qu’ils se fichent pas mal de ce sujet. 😛

      Le HPI est une nature et ce qui définit nos capacités ne réside pas dans le vocabulaire employé. En revanche ce vocabulaire aura son importance en fonction de ce que l’on veut transmettre comme message ou quelle réaction l’on veut susciter.

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      • ZébrinusMaximus dit :

        Exactement! Il y un seul et même potentiel et la différence c’est ce qui a été fait (ou ce qui en est ou sera) et où on l’applique. Le terme de Zèbre colle mieux à ceux qui ne se sentent pas surdoués parce que la vie et les choix sont allés vers « l’émotion » et non la logique.

        Il faut se souvenir aussi de l’orgine de ce terme : Jeanne Siaud-Fachin l’a choisi pour parler de ces surdoués non diagnostiqués qui se retrouvaient en unité spychatrique avec un diagnostic de maladie mantale parfois faux, parfois provoqué (se pensant malade ils ont fini par vraiment l’être alors qu’ils ne l’était peut-être pas au départ). Ces gens même avec un diagnostic ne se sentaient pas surdoués et ne correspondaient pas à la définition du surdoué d’alors. Elle a donc choisi un autre terme pour les libérer de ce « poids » des étiquette.

        Je te rejoins aussi qd tu parles du message et des réaction qui sont orientées par le choix de la terminologie employée. Diagnostiquée à 30ans, je suis en train de passer de l’acceptation de la zébritude (déjà une étape difficile) à l’acceptation du surdoument. Je pense que la zébritude est un état transitoire. En tous cas pour moi il l’a été. On s’accepte comme anormal (il est anormal d’être anormal je me le suis répétée pdt des mois aprés le diagnostic), à l’acceptation de la zébritude, vers l’acceptation da la douance.

        Et surdouée qui s’accepte ou pas encore, il est clair que de toutes façons les a priori de la société sur cette étiquette sont clairement problématiques! L’image du premier de la classe qui déchire en math, de l’élève brillant reste trop lié au surdoué. Du coup, les étiquettes qu’on accepte ou pas, sont éclairante sur ce qu’on pense de soi-même. On emploie tous des mots avec un sens, une compréhension qui traduit ce qu’on veut/voudrait dire ou accepter.

        Les zèbres n’acceptent peut-être pas encore tout leur potentiel, les « QI » non plus puisqu’ils « rejettent » ou s’écartent de l’hypersensiblité. Les Humains s’acceptent dans leur entièreté? Doit-on forcément accepter une partie de soi et rejetter l’autre (quelle qu’elle soit)? Peut-on accepter nos deux parts? Doit-on le faire? Difficiles questions!

        Ce qui est sûr c’est qu’on soit zèbre, surdoués, exceptionnel, multipotent, QIste ou qu’importe l’étiquette, on a a priori le même fardeau. On n’en a pas la même vision, ni le même usage. est-ce une raison pou se battre? Personnellement j’aime à croire que chaque vision, chaque version des choses est une part de la Vérité et qu’il faut les concilier toutes pour arriver à une vision globale de la vérite. Mais je suis utopiste et réveuse parait-il! :p

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      • Line dit :

        Personnellement je ne nie pas du tout que chez les personnes surdouée la sphère émotionnelle est atypique par sa nature et son intensité.
        Ce qui me hérisse le poil c’est d’entendre le galvaudage du mot « hypersensibilité », dont a force de mauvais usage on derive le sens. On devrait parler, pour être correct, hyperémotivité, pas hypersensibilité.

        Je ne pense pas que le point de vu que j’ai vaguement défini,comme QIste nie l’aspect emorionnel particulier des HPI. Je crois comprendre que c’est plus la systématisation et la présentation de hyperémotivité comme caractéristique essentielle et presque obligatoire des personnes HPI qui les dérangent et qu’ils et elles réfutent.

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  10. GUILBARD Véronick dit :

    Bonjour,
    Dans la série des partages et du travail collectif, je recherche des avis sur Coaching et HPI: un parcours vers le bonheur ? Je suis preneuse de toutes vos partages, vos expériences …. Il y a autant de différences entre chaque HPI que les grains de sable d’une plage mais il y a aussi des similitudes que nos perceptions nous font ressentir différemment alors …. ressentez, échangez, participez en toute bienveillance et pour le profit de tous. Merci d’avance.

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  11. Lou-Anne dit :

    « On a le droit de ne pas être d’accord avec les théories, opinions, avis d’autres gens, mais ça ne justifie jamais de les agresser eux/elles. »

    Mais de quels types d’agressions parlez-vous?

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    • Line dit :

      Je fais références à des insultes publiques, à des accusations de mensonges aussi.
      A des menaces plus ou moins directes également.

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      • Lou-Anne dit :

        Pour ce que j’ai suivi, je me pose la question de ce qui est considéré comme une insulte. Certains considèrent qu’une remise en question de leur façon de faire, un simple questionnement, est une insulte. D’autres voient comme une insulte le fait même de refuser de discuter, d’échanger sur les discordances. Autrement dit, c’est une question de point de vue. Concrètement, à quoi vous référez-vous?
        Les accusations de mensonge sont du même acabit, je pense.
        Les menaces, ça c’est autre chose. Mais est-ce quelque chose qui était public? (ce qui permettrait de se faire une idée de ce qui est considéré comme une menace).
        Je pars du principe que quand on est au clair sur ce qu’on fait, on ne se laisse pas déstabiliser si facilement. Ça interpelle quand même, cette histoire, sachant qu’on parle de personnes dont le travail est d’aider autrui.

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      • Line dit :

        Étant donné qu’il ne s’agit pas de moi (je ne suis pas la victime de ces insultes et/ou agressions) je ne me permettrais pas de diffuser les échanges qui ont eu lieu sur des groupes de Réseau sociaux (et donc espace publique selon la loi française).

        Je demanderai aux personnes qui ont été visées si elles me permettent de diffuser les contenus en question.

        Ceci étant, je pense que même sans support (c’est à dire extrait de conversations) les idées et principes que j’évoque dans ce billet demeurent valables. 😊

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      • Lou-Anne dit :

        Oui, pour les idées et principes. Bémol sur les références donc.

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      • Line dit :

        Est-ce qu’une réflexion sur des principes de vie et de communication est forcement moins valable quand elle ne repose pas sur un exemple concret ?
        Est-ce qu’il est moins pertinent de condamner la violence sans acte de violences à montrer du doigt ?

        En vous lisant j’ai le sentiment que vous avez une ou des références précises en tête et que vous attendez de moi que je cite des noms, des personnes, des dires précis. Ceux auxquels vous pensez surement.
        Sachez, malheureusement, que je ne pourrais simplement pas le faire puisque comme je le dis, si j’ai capté ça et là ce climat de guéguerre, je n’y ai jamais pris part. J’ai été dans des groupes Facebook que j’ai quitté pour la stérilité et l’agressivité des propos qui y étaient tenus (selon moi).
        Mais j’ai des contacts qui y sont et me font part, par partage de capture d’écran, de ce qui peut s’y dire quand ils/elles sont eux-même ému de cette violence.

        Sincèrement je ne considère pas que mon billet et son contenu aient à pâtir de l’absence de nom ou de citations. Si je dénonce et m’oppose à un climat parfois délétère de tensions et de violences verbales, ce n’est pas pour l’entretenir en fournissant des coupables à punir et des victimes à venger.

        Je m’attache, comme je peux, à fournir des références d’articles scientifiques, d’ouvrages d’études sur le sujet du HPI ou de témoignages sur le sujet.

        Je me suis exprimée sur ma vision des choses, c’est tout.
        Il n’est pas question pour moi de prendre parti, je ne suis pas là pour pointer les gens du doigt, je suis là pour partager de l’information, des témoignages et des réflexions sur le sujet du HPI chez les adultes préférentiellement.

        Si les lecteurs de ce blog cherchaient des références de qui à dit quoi sur qui, quand et où, je peux leur suggérer la lecture de la presse à scandale. 😛

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      • Line dit :

        Et puis, je ne vois pas en quoi ce billet aurait besoin de références. Je n’accuse personne de rien. Je m’exprime sur une experience vécue.
        Vous êtes libre évidemment de me croire ou pas, d’être d’accord ou non. ^.^

        (Je suis un peu tenace là parce que j’ai l’impression d’être soupçonnée de malhonnêteté intellectuelle ou de quelque chose comme du mensonge et je vous avoue avec beaucoup de gêne que j’en suis affectée !)

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    • Bouvier Lou-Anne dit :

      Je vous l’ai écrit. OK pour les idées et les principes. Evidemment que la violence est condamnable. Le bémol que je pose vient du fait que vous parlez de votre vision d’une guéguerre qui vous vient, vous le dites ensuite, de partage de captures d’écran transmis par autrui. De ce fait, il y a un biais, c’est tout.
      Un HQI peut être hypersensible, dépressif, tout ce que vous voulez, comme tout le monde. C’est plutôt une bonne nouvelle, non? Nous ne sommes pas si décalés que cela finalement, juste dans un rythme suffisamment différent pour le ressentir au quotidien. Et c’est cela qu’il s’agit d’apprivoiser. Pour les autres difficultés de la vie, il faut se faire aider, comme tout le monde, ni plus, ni moins.
      Maintenant, vous dites être affectée par une impression de soupçon de malhonnêteté intellectuelle. Cela montre bien que ce qui est dit est une chose, ce qui est compris en est une autre.
      Il est évident que quand on a écrit plusieurs livres en mettant systématiquement en corrélation HQI et hypersensibilité (ex. « Trop intelligent pour être heureux? »), on soit déstabilisé la moindre par la confrontation au fait cette corrélation n’existe pas. Cela est vécu comme une violence par certains. ce qui peut se comprendre. Mais qui n’est pas légitime pour autant. Il y a une différence entre attaques gratuites et demandes d’informations claires et étayées. C’est uniquement pour cela que je vous demandais vos sources. Pour être à même de me faire un avis propre.

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      • Line dit :

        Bonjour Lou-Anne,

        Je suis d’accord avec vous, quand vous dites ceci : « Un HQI peut être hypersensible, dépressif, tout ce que vous voulez, comme tout le monde. C’est plutôt une bonne nouvelle, non? Nous ne sommes pas si décalés que cela finalement, juste dans un rythme suffisamment différent pour le ressentir au quotidien. Et c’est cela qu’il s’agit d’apprivoiser. Pour les autres difficultés de la vie, il faut se faire aider, comme tout le monde, ni plus, ni moins. »

        Pour le biais…hum, c’est à dire qu’hormis dans le cadre d’une expérience de laboratoire (et encore, selon la physique quantique je crois, le simple fait d’observer un événement le modifie, faisant du simple regard de l’examinateur/éxaminatrice un biais) tout discours qui émet un avis ou traduit un ressenti est biaisé.
        Par définition en fait. Et heureusement, je ne crois pas avoir affirmé quelque part dans ce billet ou les autres que j’énonçais ici des vérités absolues .

        Alors je précise, j’ai écrit cet article à partir de partage de capture d’écran ET de lecture et expérience personnelle sur différent forum et groupes de réseau sociaux.
        Néanmoins, si je devais produire devant cours et jurés des preuves matérielles de ce que j’avance je n’aurais à fournir que les captures d’écrans qui m’on été transmises, parce que je n’ai pas le réflexe de faire des capture d’écran à chaque échange que je trouve violent. En général, j’ai plutôt le réflexe de simplement fermer la fenêtre ou quitter la page concernées.

        Enfin ce passage : « Il est évident que quand on a écrit plusieurs livres en mettant systématiquement en corrélation HQI et hypersensibilité (ex. « Trop intelligent pour être heureux? »), on soit déstabilisé la moindre par la confrontation au fait cette corrélation n’existe pas. Cela est vécu comme une violence par certains. ce qui peut se comprendre. »
        Vu le titre que vous citez, j’en déduis que vous parlez de Mme J.Siaud Facchin entre autre. Il se trouve que je ne connais pas personnellement cette dame,, et qu’en plus je ne suis pas franchement adepte de ses écrits en général sur le sujets des surdoués.
        Aussi je serai bien en mal de vous dire comment elle réagit ou pas à ce que l’on dit de ses travaux, écrits, ou théories. Ni comment elle réagit aux questions, et remise en questions de ses affirmations.
        Pour dissiper tout mal entendu, je ne parle pas de Mme Siaud-Facchin dans ce billet. Je veux dire, que j’ai écrit non pas pour prendre la défense d’un personnalité connue de la douance, j’ai écrit en réaction à un phénomène que j’ai constaté (que l’on peut contester autant que l’on veut ceci étant) et qui m’a affectée, parce que ce qui ne devrait – à mon sens – demeurer qu’une simple divergence d’opinion et de théories, devient parmi les gens une guerre ouverte où l’on tire à vue pour je cite « bouffer du zèbre » ou, dans l’autre sens, se faire accuser d’être dépourvu•e d’humanité parce qu’on ne jure que par les chiffres et les faits.
        Et ce ne sont pas les « grands noms » de la douance qui ont ces discours. Ce sont des gens comme vous et moi, qui s’écharpent violemment.
        Evidemment, et très logiquement, les personnes à l’origines des théories ou point de vue dont découle cette opposition peuvent avoir apprécier mon article. Et certaines l’ont fait savoir en commentant ici et/ou en le partageant. Mais leur intervention ici et le fait qu’elles aient pu se reconnaître ne fait pas de ce billet une plaidoerie en leur faveur à elles/eux particulièrement.
        Je tiens à ce que cela soit bien clair et bien dit.
        J’ai écrit pour dénoncer un comportement, pas pour défendre spécifiquement une personne précise, même si oui, ce qui m’a poussé à publier est une einième attaque ad personnam contre un nom connu.

        Là où je suis en désaccord avec vous (et ce n’est pas un problème) c’est quand vous dites que de se sentir heurté ou agressé, qui que l’on soit, n’est pas légitime pour autant.
        C’est tout à fait personnel, mais je pense que dire cela c’est décider plus ou moins arbitrairement de ce dont il est juste de souffrir ou pas. C’est donc légiférer sur le droit à la souffrance des autres. Et là, ça me gène et je suis en désaccord.
        On a le droit de juger la souffrance des autres. Parce que nous sommes humain•e•s. C’est normal, on a le droit de penser que un•e tel•le fait une montagne de rien du tout, voir qu’elle ou il ne devrait même pas réagir à la chose. On en a parfaitement le droit.
        Mais décréter que la souffrance de l’autre – que l’on juge disproportionnée ou non logique – n’est pas légitime c’est oublier que l’on n’est pas des clones les un•e•s des autres et que nos sensibilités et histoires ne sont pas les mêmes.
        La souffrance de l’autre, aussi ridicule nous semble-t-elle, est toujours réelle pour l’autre. Même si elle nous semble grotesque.
        Et, je crois, que décréter qu’elle n’est pas légitime n’est pas juste.

        « Il y a une différence entre attaques gratuites et demandes d’informations claires et étayées.  »
        Tout à fait, je suis parfaitement d’accord avec vous.
        Vous conviendrez sans doute que déclarer sur un groupe de réseau social (un espace public donc) que l’on va « bouffer du zèbre » ou que « tous les zèbres sont des cons » (genre de phrases que j’ai pu lire ici et là) ou encore, pour aller dans « l’autre camp » que les personnes « qui ne jurent que par le QI sont inhumains et insensibles » relève de l’agression et l’insulte généralisée vis à vis de personne qu’on ne connait absolument pas.
        Quand on dit de telles choses, on ne vise pas les personnes à l’origine des théories, mais on vise les individus qui s’y sont retrouvés pour x raisons. C’est exactement le même mécanisme que pour le sexisme ou le racisme : on juge, condamne, insulte et exclut en mettant tout le monde dans le même panier, en faisant de tous les individus qui partagent UNE caractéristiques, des clones indifférenciés, justifiant ainsi une attitude agressive et violente.
        (Ca s’appelle le biais exo-groupe, la généralisation et c’est au coeur des études de psychologie sociale s’intéressant à la discrimination.)

        Donc pour conclure et clarifier totalement ce billet : il ne s’agit pas de prendre la défense d’une quelconque personnalité de la douance, dans un quelconque « camp »; mais bien de m’exprimer sur des comportements qui m’ont choquée.
        Si des personnalité de la douance ont apprécié mon petit billet et l’on relayé, j’en suis ravie. Si elles se sont reconnue ou sentie concernée par ce que j’ai écrit, alors je suis ravie et j’espère que cet article leur a été agréable.
        Mais je ne suis pas là pour juger qui a été méchant avec qui (sinon j’aurais donné des noms, ce qui aurait été stupide, mais admettons). Le but n’est pas de se planter en juge et de dire qui a raison de se sentir agressé•e ou qui verse dans le délire de persécution.

        Je tenais juste à rappeler qu’au milieu des opinions divergentes, il y a des gens. Des gens innocents (c’est très grandiloquent tout cela) qui parce qu’ils et elles se retrouvent dans certaines théories, descriptions sur la douance, sont insultés et agressés massivement sans que rien ne justifie cela.
        Et que si on n’est pas d’accord avec un discours, une théorie, ou même une expérience de vie, on n’est pas tenu d’insulter, diffamer ou agresser les personnes concernées.

        Ce qui ne veut pas dire non plus que je considère toute question, ou remise en question de propos de qui que ce soit comme une agression.
        Encore heureux !

         » Pour être à même de me faire un avis propre. » Alors ça, ça ça me plait ! ^^ Même si vous n’avez aucun besoin de lire ce qui suit, cela me fait plaisir de l’écrire : voilà une démarche intelligente et que j’aime. ^^

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  12. Lou-Anne dit :

    Je parle des réactions de certains « pontes » de la douance qui sont offusqués sur FB d’être remis en question et parlent donc de violence. Faut pas tout mélanger, c’est tout.

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    • Line dit :

      Ils et elles en ont le droit. Et oui, je suis d’accord, il ne faut pas tout mélanger.
      Mais comme je ne sais pas de quoi vous parlez ( de quelles réactions, de quelles échanges) je ne peux pas plus me prononcer sur le sujet. ^^
      Ça n’empêche pas, comme on le montre bien ici, de se faire son avis sur les réactions des un•e•s et des autres. 🙂

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