L’inhibition latente, qu’est-ce que c’est ?

Gros morceau.

Une rumeur, une idée court sur les personnes HPI, qu’elles seraient dotées d’un déficit de l’inhibition latente.  

Qu’est-ce que c’est ?

Alors avant de comprendre ce qu’est le déficit, il faudrait comprendre ce qu’est l’inhibition latente.
L’inhibition latente, c’est un phénomène cognitif (c’est à dire fonctionnement de la pensé) qui permet d’allouer moins de ressources attentionnelles à ce qui est familier, par rapport à ce qui est nouveau.
Je m’explique. Nous sommes câblé-e-s pour porter plus d’attention à des stimuli nouveaux dans notre environnement, qu’à des stimuli connus.
Exemple : vous achetez une nouvelle bibliothèque. Lors des premiers jours, semaine, la pièce vous semble changer et la bibliothèque semble ressortir dans votre environnement. Puis, au bout d’un certain temps, votre bibliothèque finit par faire partie des meubles (à juste titre) et vous ne la voyez pas plus que votre canapé acheté il y a 5 ans.
Ce qui vous permet de ne pas sursauter chaque fois que vous regardez votre bibliothèque, alors que cela fait 5 mois que vous l’avez, c’est précisément le phénomène d’inhibition latente (ou effet Lubow).

Le déficit d’inhibition latente est donc le fait de ne pas avoir ce phénomène cognitif ou de l’avoir mais qui fonctionne moins bien.

Les personnes ayant un déficit d’attention latente se retrouve donc à traiter tous les stimuli qui les entourent comme étant perpétuellement nouveaux, ou bien ces stimuli ont « l’odeur de la nouveauté » plus longtemps d’un point de vue cognitif.

Le rapport avec les personnes HPI 

La rumeur dit que les personnes HPI sont « atteintes » d’un déficit d’inhibition latente.
J’ai fait quelques recherches personnelles rapides, (mais vraiment rapides, je vous encourage à les faire par vous-même également, vous trouverez peut-être quelque chose) et je n’ai pas trouvé d’articles scientifiques qui affirment et démontrent effectivement que les personnes HPI sont « atteintes » de ce déficit.

Ce qui ne veut pas dire qu’aucune d’entre elles ne l’est.

Confusion populaire entre hyperesthésie et inhibition latente ?

Je me demande si dans ce questionnement, cet espèce de mythe autour de cette question, il n’y aurait pas aussi un peu de confusion et de mélange avec une caractéristique – elle avérée – des personnes HPI qui est l’hyperesthésie.

Il est là aussi, question de traitement différent des stimuli environnementaux.

Est-ce que le fait d’avoir une sensorialité différente, une sensibilité accrue aux sons, couleurs, formes, images, textures, goûts, odeurs, etc. ne serait pas confondu avec l’incapacité à intégrer un stimulu comme familier, au bout d’un temps moyen.

La confusion serait compréhensible.
Pour une personne neurotypique, les stimuli environnementaux et sensoriels récurrents sont facilement et rapidement ignorés. Pour une personne HPI, qui peut ressentir plus fortement les stimuli sensoriels, ignorer un bruit par exemple peut être plus compliqué.

Mais la question que je me pose est : est-ce dû à un déficit d’inhibition latente, ou au fait que ce qui est un simple bruit répétitif pour les autres et comme d’avoir un pic-vert hyperactif à deux centimètres de son oreille pour une personne HPI ?
Je me demande si une personne neurotypique aurait autant de faciliter à inhiber le stimulus d’un marteau piqueur sous sa fenêtre de bureau ou dans la pièce d’à côté…

Réponse ?

Alors quid ? L’inhibition latente est-elle une caractéristique physiologique systématique des personnes HPI ?
Je ne sais pas. :p

Je n’ai pas trouvé de réponse dans la littérature scientifique que j’ai compulsée.
Je vous laisse quelques liens d’articles sur le sujet, tirés de divers blog, revue scientifiques, pages, etc.
Attention cependant, je précise que les liens que je vous partage ci-après ne sont pas considérés comme des références de recherches en psychologie, sauf l’article du site Persée.
A considérer donc, pour ceux qu’ils sont.
Néanmoins, si je vous les partage, c’est que je pense que c’est un bon point de départ. 🙂

Bien à vous !

http://planetesurdoues.fr/index.php/2016/11/30/le-deficit-dinhibition-latente/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inhibition_latente#LM1959

http://news.harvard.edu/gazette/story/2003/10/the-links-between-creativity-intelligence-and-mental-illness/

http://www.lowlatentinhibition.org/what-is-lli/

http://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_1984_num_84_1_28999

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