Etre incomprise. Littéralement. – Les études épisode 5

A force de ne pas me faire comprendre dans mes échanges avec mes contemporains d’études, via groupe privé facebook, j’en suis arrivée à me demander ce qui n’allait pas.

Voici le résultat de mes réflexions.

1. Un problème de vocabulaire ?
Avec un QI verbal qui crève le plafond, au point qu’il n’y a pas beaucoup entre le maximum et mon score, je doute de manquer de vocabulaire adéquat.
Mais c’est une possibilité.
Mais j’admets ne pas y accorder beaucoup de crédit.
Ou alors c’est le manque de vocabulaire de l’interlocuteur qui provoque cette incompréhension. Mais je n’y crois pas beaucoup plus.

2. Une récurrence :  « On ne parle pas de la même chose ».
On tient un début de piste je crois.
A force de m’entendre dire que je ne parlais pas de la même chose que les autres, j’ai fini par réaliser qu’ils/elles n’avaient pas entièrement tort.
C’est une question de vitesse et de profondeur.

En somme, je crois que je (et j’imagine nous les HPI) suis victime ici de notre rapidité de pensée, et de la lenteur (relative) de celle des autres.
Car quand ils/elles nous disent A1, nous passons très vite à A2, B4 et J12. Et nos questions et remarques partent du coup, de ces inférences que nous avons faites et qui nous semblent limpides, évidentes.

Mais malheureusement, ce n’est pas toujours évident pour les gens en face.
Alors que nous sommes partis depuis longtemps loin du sujet initial mais pour nous, toujours en rapport avec, les autres sont loin derrière ou toujours au même point qu’au début.
Ce qui fait qu’avec la distance, ils finissent par penser qu’on ne parle plus du tout de la même chose.

3. Quelles solutions ?
Faire très très attention au rythme de réflexion des autres. Vérifier à chaque fois qu’ils nous suivent dans le raisonnement.
En somme ralentir le rythme.
Mais est-ce seulement faisable ?
Si nous partons trop loin, revenir sur nos pas, en expliquant ce qui nous semble évident. En refaisant le chemin qu’ils n’ont pas fait, pour qu’ils nous rejoignent.
C’est long, c’est fastidieux, c’est énergivore.
Pour moi du moins.

Alors on fait quoi ?

On se prépare !
Toujours savoir qu’on va faire face à ce décalage, et faire ses choix.
Quand parler, quand ne pas le faire.
Comment.

Le conseil de Tata Line : Votre choix est légitime ! 

Quel qu’il soit, vous avez le droit de le faire.
Faire les efforts, ou pas.
L’essentiel est de faire ce qui vous permet d’être bien. Et votre bien-être est non-négociable !

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4 commentaires pour Etre incomprise. Littéralement. – Les études épisode 5

  1. Mezcan Paluva dit :

    Are you for real?

    J'aime

    • Line dit :

      Hi Mezcan !
      What do you mean « am I for real » ?
      In this post I use a play on word in french. I don’t know how to translate it in english, but if you were able to read all my post in french, I think I can try to explain it in french too.

      Donc, est-ce que je suis vraiment incomprise ? Parfois oui, si l’on prend la signification littérale du terme – ce qui est le cas dans le titre du post.
      Je suis incomprise, c’est à dire que mes interlocuteurs/trices ne comprennent manifestement pas les mots que j’écris, parfois.

      Et je me sens incomprise, parce que entre ce que j’exprime avec mes mots et ce que comprennent parfois mes interlocutrices/teurs, il y a plusieurs mondes !

      Quoi qu’il en soit, l’anecdote de ce billet a été un bon point de départ pour m’interroger sur les problèmes, effectifs ou subjectifs, de communication qui peuvent être rencontrés quand on est HPI (en plus de me questionner sur les difficultés de communication que je peux rencontrer).

      Est-ce que ça répond à votre question ?

      J'aime

  2. XJ dit :

    Se faire comprendre et convaincre, c’est deux difficultés typiques des consultants d’entreprise, peut-être jeter un oeil à leurs méthodes pourrait apporter une réponse à ta question? Je conseille de jeter un oeil rapide à « The McKinsey Way » (je peux te l’envoyer par email si tu veux), l’auteur recommande de présenter les choses de façon très rigide, notamment il décrit « MECE », « issue trees », toujours présenter ses idées en 3 à 5 points (eux mêmes divisés en sous-points, etc). Je crois que c’est basé sur « The Pyramid Principle » de Barbara Minto (livre souvent recommandé, que je n’ai pas lu, qui présente une « methodology for structured communication »).
    Sinon la méthode classique pour voir si les gens suivent, c’est de les inviter discrètement à reformuler ce qu’on vient de dire, pour voir ce qu’ils en ont compris…

    J'aime

    • Line dit :

      Merci pour tous ces conseils et références !

      Ceci dit, à l’oral je n’ai pas plus de soucis que quiconque. Mais à l’écrit, c’est plus compliqué quand, manifestement, le sujet touche d’une façon ou d’une autre aux blessures ou à l’ego des un-e-s et des autres.

      Enfin, c’est un apprentissage constant ! 🙂

      J'aime

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