Etre rare, très rare

Je viens d’apprendre que la majorité des profils surdoués était des profils hétérogènes. Comprendre que les scores aux différents subtests présentent des écarts considérables, empêchant même dans certains cas de calculer un QI global.

Ainsi donc un profil homogène est plus rare. J’en déduis qu’une grande homogénéité est encore plus rare

 

 

Si je combine à cela la rareté du fait de dépasser les 145 de QI, je deviens d’un coup une rareté parmi les raretés.

Drôle de coup, drôle d’impression. Plus encore que lorsque j’ai découvert ma condition, je me sens indécemment différente. Comme si, jusque là ma différence n’était pas trop importante et pouvait demeurer flatteuse. Alors que tous ces critères de rareté me font me sentir non plus étrangère mais honteuse. J’ai la triste impulsion de vouloir me cachet, me dissimuler, que personne ne le dise trop fort. Je suis trop différente.

Même au milieu de mes pairs, voilà que je m’ostracise encore un peu.

Que dire de moi alors ? Que faire de moi ?

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2 réflexions sur “Etre rare, très rare

  1. Jarod dit :

    Intéressant. J’avais suivi brièvement un fil de pensée similaire en passant mes propres tests, constatant mes forces et faiblesses dans les diverses activités proposées et me demandant comment d’autres se débrouilleraient soumis aux mêmes tests. Ou même si je pouvais développer volontairement mes lacunes afin d’améliorer mes scores, ce qui me semble définitivement possible mais que je n’ai jamais jugé bon d’essayer de mettre en pratique, préférant utiliser mes capacités de manière plus concrète 😉

    Encore heureux qu’on soit tous différents ! L’homogénéité est ennuyeuse et même dangereuse, d’un point de vue évolutionniste. Bon d’accord, nous ne sommes qu’archétypalement différents : vues les possibilités forcément limitées il y aura forcément d’autres personnes présentant de fortes similarités avec nous… mais mêmes ces personnes réfléchiront différemment et arriveront à des conclusions subtilement différentes, de part les expériences qu’elles auront vécues et qui auront contribué à forger leurs propres processus cognitifs.

    Il n’y a aucune raison d’en avoir honte, profite au contraire de ces merveilleuses capacités de la manière qui te semblera la plus adaptée. Il ne faut pas trop se focaliser sur les différences ou les capacités brutes, à mon avis : nous avons la chance d’avoir un merveilleux terrain, mais pour que quelque chose puisse s’y épanouir il faut l’enrichir et l’abreuver d’expériences et d’observations, et si tu choisis de t’isoler par peur de ce que les autres peuvent penser de toi, tu ne feras que t’étioler… surdoué ou non on reste humain, et des cons il y en a des deux côtés. Il suffit de les ostraciser eux, ne les laisse surtout pas t’empêcher d’être heureuse 😉

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