Vis ma vie de surdouée -les études épisodes 3 (ou 4)

Je suis inscrite à l’IED de paris 8 en psychologie. C’est ma seconde année, je suis en L2.
Je précise parce que manifestement, la mode auprès des étudiants c’est de passer leurs années par morceaux, et d’être au bout de 4 ans en L3 conditionnelle.
Alors bon, je précise, L2 lors de ma deuxième année.

Il faut dire que cette année, c’est le bazar interdimensionnel à l’IED psycho.
Ils n’ont visiblement pas anticipé le changement de maquette annoncé il y a 5 ans, (changement d’organisation des contenus de licence et master), ajoutez à cela 3 jours de fermeture suite aux attentats en novembre 2015, et ce qui semble pire que le précédent pour l’équipe de l’Ied, un changement de plateforme informatique : passage sur moodle.

Il n’en fallait pas plus pour que leur monde s’écroule visiblement.
Résultat, inscriptions anarchiques et absolument désordonnées, rentrée annoncée début novembre (aka accessibilité à la plateforme numérique avec les cours) effectivement possible 15 jours plus tard. Carte étudiante et certificat de scolarité reçue en décembre (pour celles et ceux qui les ont reçues), inscription surprise dans des parcours indispensables pour valider l’année. Parcours dont on apprend que les places sont limitées. Ces mêmes inscriptions sont annoncées à une date D et ouvrent en réalité un mois après.
Et constat, affligeant, nous n’avons pas tous les cours. Depuis la rentrée, nous avons des cours manquants.
L’IED ne communique quasiment pas sur la question et nous en sommes réduit-e-s à guéter le moindre petit changement.
Et on nous annonce que si 1/4 des cours manquent aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont du second semestre. Or l’IED n’est pas censé fonctionner en semestre mais à l’année. Preuve en est, nous n’avons qu’une cession d’examen ou nous passons TOUTES les matières de TOUTE l’année, en juin. Possibilité de rattrapage en septembre (ou passage des matières non passées en juin).

Quoi qu’il en soit nous n’avons pas 6 mois pour la moitié des cours et 6 mois pour l’autre moitié. Nous payons pour avoir tous les cours dès OCTOBRE (la rentrée universitaire) et avoir 9 mois pour les travailler.
L’an dernier nous avions 24 matières à passer.

Cette année un peu moins mais quand même.

Donc c’est le bazar.

Je dois admettre que j’ai cessé de me provoquer un ulcère dès que j’ai réussi à m’inscrire au parcours à places restreintes que je souhaitais. Depuis lors, je regarde l’administration et les étudiants se débattre avec beaucoup, beaucoup de recul.
Au début moi aussi j’ai crié, protesté, argumenté, analysé, tenté de concilier et même de comprendre.
Et puis, face à l’écrasante évidence que tout cela est parfaitement inutile, j’ai laché prise.

Je bosse les cours dont je dispose et ceux que j’aurais seulement en mars, et bien je ne l’ai aurais qu’en mars. J’ai besoin de moins de temps que ça pour bosser. Donc moi, ça va.

J’ai un peu de peine pour les autres étudiant-e-s qui n’ont pas mes facilités ( ou ma confiance aveugle en le destin ou encore ma capacité à assumer ma procrastination et la fatalité qui en découle souvent), mais hey, c’est comme ça.
On peut voir ça comme une autre sélection : on voit ceux et celles qui tiennent et ceux qui ne tiennent pas, qui abandonnent.

C’est horrible à dire, mais c’est vrai.
Tout ce marasme a atteint beaucoup d’étudiant-e-s qui se sont découragé-e-s, voir ont déjà abandonné l’idée de passer cette année.

Tant pis pour eux, dommage pour eux.

Moi j’y arriverai.

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