De la Passion !

Pour mon anniversaire, mon meilleur ami m’a offert l’autobiographie d’Isadora Duncan.

La lire ravive mes élans les plus profonds, ceux de mon âme. Ceux de l’essentiel il me semble.

Alors que je me débat avec la fange de la médiocrité que peut être la recherche d’un emploi en situation précaire, je me rends compte, en lisant les mots de cette âme exceptionnelle, de toute la stérilité de la chose.

On s’agite, on court après un travail qui ne nous plait même pas, mais qui paiera nos factures. Et nous voilà, lorsque l’on arrive à décrocher ce sésame, enfermés dans un rythme bien précis, à engourdir et ignorer ce qui fait que nous existons : la passion.
On travaille, et on dort, et notre temps libre passe à simplement prendre des forces, pour retourner travailler.

Et notre âme alors ? Et ce que nous sommes, profondément ?
Nous en oublions que l’existence est tellement plus vaste que cette course artificielle du quotidien !

Isadora vivait, elle existait, elle vibrait.
Elle était.
A la lire, qui pourrait douter qu’elle était un génie ? La plus grande de son temps et de son art, qui avait pour aspiration profonde la compréhension, non mieux encore, l’harmonie ultime avec l’être.
Sa danse était l’expression de son âme. Isadora était spirituelle, mystique, passionnée… Folle un peu, à nos yeux modernes et policés.
Mais c’était du génie, du génie pure.

Isadora, je l’aime et l’admire sans jamais l’avoir rencontrée. Elle exprime, mieux que je ne l’ai jamais lu, sinon chez Verlaine, ce qui peut animer nos âmes et nos esprits de gens si différents.
Elle est passion, émotion, vie, esprit vif et fulgurant. Elle ne s’éprend que de beaux esprits, et ses passions sont immenses. Comme seuls les génies peuvent aimer, savent aimer, comprennent aimer.
Car Isadora nous le dis avec ses mots, elle comprenait ce qui était inaccessible à presque tous les autres. Son esprit voyait, ressentait, ce que les autres ne pouvaient même pas concevoir.

Oh Isadora… Tu m’as sauvée.
La dépression terrible, l’angoisse, et la mortification propre à cette situation de non-emploi me guettait . J’y glissais lentement, mais surement, et de nouveau je n’étais plus rien.
Mais voilà qu’on te met sur ma route. Je n’ose te comprendre tant je t’admire, tant je trouve précieux et incroyable de trouver un tel miroir.
Ô mon Isadora, me voilà au bout de l’interminable liste de ceux que tu as inspirés, qui t’ont admirée, adorée peut-être.

Je n’ose la comprendre, car elle est comme une lueur dans la nuit. J’ai peur qu’en la saisissant elle ne disparaisse complètement. Je n’ose dire que je la comprends parce que je la ressens.
Parce que ce qu’elle dit de son âme parle à la mienne si fort et si bien.

C’est une renaissance.

duncan_isadora-saut-lessignets.com_

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