Le blog : bonnes et mauvaises surprises

Internet et ses surprises.

La bonne surprise de ce blog a été – et ce sont toujours- les réactions positives et le simple présence de lecteur/lectrices.
Non pas que je me réjouisse d’exister un instant pour d’autres personnes, mais l’idée que peut-être je participe à faire connaitre cette étrange réalité qu’est le surdon intellectuel (ou quelque soit le nom que vous lui donniez)  me plait. Mieux encore, l’idée que peut-être, ces témoignages apporte un tout petit peu de bien quelque part.

Les mauvaises surprises, ce sont celles liées à mes propres limites, à celle de ce moyen de (non?)communication qu’est le média web.
Quand je reçois des purs cris de détresse, je ne peux pas rester insensible. Mais je suis aussi humaine, et je reste méfiante de ce que l’anonymat du monde virtuel peut générer.
Sentiment illusoire de proximité avec les autres personnes virtuellement présente, sentiment de sécurité et impunité lié à l’anonymat…Internet est un lieu privilégié de projection et de laisser-aller.

J’ai reçu un message dernièrement d’une personne visiblement – si l’on considère qu’elle était honnête dans ses propos – en détresse psychologique et émotionnelle.
J’ai reçu ses messages avec autant de compassion possible, mais, pour moi, les échanges avaient pris une tournure inquiétante.
Trop de proximité inappropriée et inexpliquée, trop d’insistance. Une absence totale des codes sociaux de bases en présence d’inconnus. Car même à travers ce blog, je reste une inconnue. Lecteur/lectrices et auteur-e de blog, malgré tout, on ne se connait pas, et nous restons des inconnus. Que j’ai répondu une fois à un mail ne suffit pas à prétendre à une proximité ou intimité quelconque.

Je ne blâme pas cette personne, qui – toujours si la démarche était sincère – était visiblement en grande détresse.
Mais je ne suis pas apte, pas encore, à recevoir cette détresse.
Pas plus que je ne suis apte à trier le vrai du faux dans les déclarations de mal-être comme celles que j’ai pu recevoir ces derniers temps.

Ce fut très enrichissant, aussi parce que j’ai la chance d’avoir eu quelqu’un pour m’aider (Merci Jarod !).
Mais ce fut aussi bouleversant.

Au moins, j’ai eu un joli aperçu de ce que, potentiellement, je rencontrerai en tant que psychologue. En terme de degrés de détresse je veux dire.
Bien que, je ne puisse m’empêcher de me dire qu’il est beaucoup plus facile de déballer son sac à un-e illustre inconnu-e qui n’existe quasiment pas, plutôt que de prendre sur soi pour aller voir un-e psychologue en chair et en os, et de le/la payer.

Quoi qu’il en soit, je vais me fendre d’un petit billet pense-bête pour les futurs échanges. ^^

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