Auto-critique

Donc !

Je relisais quelques uns des derniers billets publiés ici et ces quelques réflexions et interrogations ont surgis dans mon esprit :
« Mais qu’est-ce que les gens vont penser de moi avec tout ça ? Est-ce qu’ils ne vont pas croire que je me victimise à mort et que je passe mon temps à critiquer, accuser et détester tout le monde ? »

Alors, pour rétablir l’équilibre cosmique, je vais me lancer dans l’exercice ô combien familier de l’auto-critique.
Parce que si je me permets de vider mon sac ici (après tout c’est mon blog) ça ne veut pas dire que je me considère exempte de tous défauts, failles et blessures. Ni que je déteste la terre entière. Loin de là.
Ni que je travaille sur comment exterminer toutes ma famille, qui a nourri jusque là malgré elle bien des billets de ce blog.

Et pour vous prouver que je ne me crois pas meilleure que tout le monde, et vous donner un exemple au passage de l’extrême lucidité – qui frôle avec la dureté – du regard que porte une surdouée sur elle-même, je vais me lancer dans mon auto-critique.
Et en profiter pour préciser que même si je suis, disons…incisive dans mes propos sur certaines personnes, ça n’enlève rien à l’affection que je peux leur porter. J’y viendrai donc.

Moi vue par moi :

Je passe très très rapidement sur mon physique : je me trouve moche. Pas monstrueuse non plus, faut pas pousser, je ne suis pas la jumelle de Quasimodo non plus. Mais moche. Mal proportionnée, trop grosse tout ça.
Mais je suis dismorphophobique alors bon, ce n’est pas très pertinent ni valable.

Mes défauts.

Parce que j’en ai.
Si, je vous jure.
On ne dirait pas, je sais.
Mais hey, personne n’est parfait.
Même pas moi.
Oui, je sais, c’est décevant. C’est la vie.

Je suis étourdie.
Vous allez me dire qu’il y a pire comme défaut mais figurez-vous que des personnes que je considérais comme des amis datant du lycée m’ont un jour balancé ça en pleine figure et c’était pour eux la justification de la rupture de l’affection qu’il me portait. Si je puis m’exprimer ainsi.
J’oublie un tas de trucs. Mes rendez-vous chez les médecins et autres professionnels. J’oublie les courses qu’on m’a demandé de faire. J’oublie de porter des trucs à la banque, ou de poster des dossiers en temps et en heure.
La plupart du temps, la seule personne lésée, c’est moi (et le pauvre médecin qui ne me voit pas arriver).
Mais parfois, ça touche d’autres personnes. Ou du moins, des aspects de la vie d’autres personnes qui considèrent ça comme grave.
Exemple, j’oublie de rembourser des places de ciné. Une ou deux fois. Trois peut-être. Alors ce n’est pas que je ne veux pas rembourser et que je me réjouis de voler les autres. C’est qu’en général, ceux ou celles qui m’avancent cet argent sont des amis, et que je considère qu’entre amis il n’y a pas de honte ou de gène à rappeler qu’on se doit une place de ciné (et qu’on peut se la rembourser en 10 café à la machine, en un ou deux sandwich, ou en espèce sonnante et trébuchantes).
Sauf que bah non, visiblement.
J’oublie les dates d’anniversaires. Faut dire que j’ai du mal à y accorder de l’importance pour les adultes. Et je me fiche éperdument du mien, qu’on l’oublie ou pas. Moi-même j’oublie mon propre anniversaire, c’est pour dire.
J’ai beau me dire que c’est important pour les autres que ça leur fait de la peine si j’oublie, à part pour ma mère j’ai beaucoup de mal à retenir les dates anniversaire.

Je n’oublie pas.
Je n’oublie RIEN des choses qui m’ont été faites. Je n’oublie pas les injustices dont je suis victime. Je n’oublie pas les crasses qu’on m’a faites.
Certains disent que je suis rancunière. Ce n’est pas ça, je ne tiens pas rancune aux personnes ad vitam eternam. Mais pardonner ne veut pas dire oublier.
Je pardonne, mais je n’oublie pas.
Mais les gens ne pensent pas pareil. Les gens voudraient que j’oublie.
Tant pis.

Je corrige les fautes de français.
C’est plus fort que moi, ça m’écorche violemment les oreilles quand on me parle de « la chemise A machin ».

Je suis très critique.
Envers moi comme envers les autres.

Je suis tellement timide que j’en deviens pénible.

Je suis obstinée.

Je suis dépourvue de tout esprit de compétition (physique).

Quand j’ai raison, je dois le dire.

Et tiens, j’invite tous ceux qui me connaissent à continuer la liste. :p

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