Un temps d’avance

montre time lord

Encore un des merveilleux aspects du HPI qui nous fait passer pour des gens bien imbus d’eux-même et bien pédants : le temps d’avance.

Je ne sais pas vous, mais moi, dans mes mauvais jours, ceux où j’ai un peu plus de mal à mettre des paillettes dans ma vie, ce temps d’avance, il me fatigue. Mais vraiment.
Je suis fatiguée d’avoir ces intuitions, ces idées avant les autres, de les taire parce que, hey de toute façon on va encore me regarder comme une extra-terrestre, puis d’entendre un-e autre sortir cette idée des heures, des jours voir des semaines ou des années après vous, et être acclamé comme le messie ou qui sais-je encore.

Moi ça me tue.
Je n’ai pas confiance en moi, ça n’aide pas. Mais bon sang, je vous assure que dans mes moments de fatigue, je tuerais tout le monde. Celui qui croit avoir inventer la poudre avec son idée périmée, et tous les autres qui l’acclament comme si il/elle était un génie de premier ordre.
C’est tellement fatiguant et rageant.

Aujourd’hui, j’y ai encore eu droit.
MissAma s’est fendu d’une leçon de vie à notre intention sur l’air de « il faut vivre ses rêves il n’est jamais trop tard » parce qu’elle s’est reconvertie en prof de Yoga alors qu’elle avait fait des études de commerce.

Alors déjà, tu parles d’un exploit.
Oui, oui biensur, il en faut du courage pour tout plaquer, changer de vie, patacoufin. Bien sur. Et nous saluons tous son courage et nous nous réjouissons que tout fonctionne bien pour elle.
Mais faut pas croire qu’on l’a attendue pour savoir qu’on n’avait qu’une vie et qu’elle était plus sympathique quand on la vivait selon nos rêves!
Et puis, elle n’est pas non plus la première à le faire.
Et elle nous pond ça comme la révélation de l’année.
Pourquoi ça m’agace ?
Parce que dans le genre je refais ma vie, moi aussi (oui c’est très égoïste comme réflexion) je peux me poser là. Mais PIRE.
3h avant elle, ce matin, j’avais eu envie de partager ma joie d’avoir changer de voie, repris des études et choisis une filière selon mes goûts, de m’écouter, bref de vivre MA vie et pas celle que les autres auraient voulue ou imaginer pour moi , avec ma famille et mes amis.
CE MATIN !
Et voilà qu’elle nous balance son mail en milieu d’après midi.
Mais je les aurais bouffés, elle et son mail.

Oui, oui je suis frustrée.
Oui j’ai un soucis avec ma cousine. C’est ma cryptonite que voulez-vous. C’e n’est même pas sa faute, en plus. Mais on a tous nos névrose hein.

Mais hormis cette dimension toute personnelle, c’est l’exemple typique du temps d’avance qui vous pourris la vie.

Et le problème semble insoluble en plus ! Si vous parlez quand l’idée vous vient, vous passez pour un extra-terrestre « non mais de quoi elle nous parle là ?! » et si vous ne dites rien, le premier glandu qui passe 10 ans plus tard sort la même choucroute et passe pour la réincarnation de DeVinci…

Je vous jure !

#AHP #HQI #surdoué #surdouée #adultesurdoué

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Démission, reprise d’études, examens, lectures et végétarisme

Tout ça.

Dans les derniers articles, j’étais mal. En arrêt maladie pour syndrome anxio-depressif réactionnel suite à du harcèlement moral subi au travail.
Aujourd’hui, j’ai démissionné et j’ai appris avec délices que le Karma avait agit.

1er effet Kiss-cool : l’usurpatrice dévoilée.

Depuis un peu plus d’un mois, mon ancienne supérieure, si fière d’afficher sa complicité avec la directrice du centre, est tombée en disgrace.
La dite-directrice est maintenant remontée comme une pendule contre mon ancienne supérieure, car cette dernière ne fait tout simplement pas le travail qui lui ai confié.
Normal, puisqu’elle faisait faire le travail par les autres (surtout moi) et ensuite se l’appropriait. Aujourd’hui qu’il n’y a plus personne (de compétent) la supercherie est dévoilée au grand jour.

Joie

2e effet Kiss-cool : c’est le tour de la collègue

Vous savez cette collègue devenue la meilleure amie de ma supérieure ? Et bien, aujourd’hui, elle aussi est en arrêt maladie. Et alors qu’on les voyait toutes les deux fourrées l’une avec l’autre, aujourd’hui, on ne les voit plus. Plus de pause clope ensemble, même plus de déplacement dans les couloirs ensemble… L’une et l’autre se taire dans leurs bureau pour des raisons différentes, mais l’une et l’autre en disgrâce.

Je suis très heureuse. Non pas de leur malheur, je ne souhaitais rien de tel, mais je suis heureuse que soit dévoilée la vérité : je faisais bien mon travail, et c’est mon ancienne responsable qui était une usurpatrice.

Deuxième bonne nouvelle : les examens.
Début juin j’ai passé les examens de L1 de psychologie de Paris 8. J’étais partie « pour voir » et persuadée de devoir repassée en septembre pour valider mon année.
Même si aujourd’hui je suis toujours encline à croire que je vais devoir repasser quelques matières en septembre, j’ai eu quelques bonnes surprises sur les notes qui sont données à ce jour (parce que je n’ai pas encore toutes mes notes).
Comme à mon habitude, je n’ai quasiment pas travaillé, victime que je suis de procrastination aigüe. Tous mes beaux programmes de révisions se sont évaporés face à la vie quotidienne. Et je suis arrivée aux examens avec des matières carrément jamais vue. Les autres matières je les avais lues une fois. Voilà.
Je vous disais que j’étais partie pour la session de septembre !
Et là les premières notes tombent. 8 (la seconde matière la plus ardue, puisqu’elle demande du « bête » apprentissage par coeur de nom et de dates et de définitions mots pour mots…Tout ce que je déteste.), 11, 12, 14.
Sur 20.
Vous le croyez ?!

Je sais, je sais, je passe pour une grosse prétentieuse finie.
Mais ce que je vous partage là, ce n’est pas de l’orgueil, c’est de la joie pure ! Déjà je suis effarée de constater la chance insolente qui me sourit. Mais surtout, quand je caresse l’idée que, peut-être, s’exprime ici le don intellectuel, j’ai envie de hurler de joie.
Mais quelle formidable chance ! Quelle merveille !
Vous vous rendez compte ? Lire une fois (une fois !!!) un cours entier pour le valider à l’examen ?
Alors nous sommes d’accord, l’examen était plutôt facile, mais tout de même ! Imaginez ce qu’il me serait donné de faire si je bossais comme il se doit ?

Les horizons (fantasmes ?) qui s’ouvrent en conséquence de cette pensée sont immenses !

Dans la continuité de cela, j’ai découvert un ouvrage d’ancien membres de Mensa France :
Adultes doués et sensible, trouver sa place au travail
J
e n’en suis qu’au début, mais de ce que j’ai lu il décrit très bien les différentes réalités des adultes doués face au monde du travail.
Vous allez me dire, à part décrire, à quoi sert ce livre ? Pour l’instant je n’ai pas la réponse, mais il m’est très agréable, et même j’ose, guérisseur, de lire que ce que j’ai pu vivre, est connu et donc, reconnu.
Cela m’aide en me faisant constater que tout n’était pas dans ma tête. Que les difficultés que j’ai pu rencontrer étaient réelles. Et cela aide beaucoup à comprendre et donc à avancer.

Je vous conseille cet ouvrage, ou ses premières dizaines de pages :p; ne serait-ce que pour vous y retrouver (potentiellement).

Je fini avec un mot sur le végétarisme. Quel rapport avec le reste ?

Tout ce que je vous racontais jusque là peut se résumer en une thématique : s’écouter et faire en fonction de soi, en s’écoutant réellement.
S’écouter.
C’est un exercice plus difficile qu’il n’y parait, surtout quand les pensées défilent vite, et s’entrechoquent. Il est difficile de se détacher de ce flot continu pour écouter cette voix ténue, celle de notre être profond, qui nous chuchote ce qui est juste pour nous.
C’est en l’écoutant que j’ai repris mes études, en psychologie. C’est en l’écoutant que j’ai démissionné. C’est en l’écoutant, ainsi que mon corps, que j’ai choisi de passer au végétarisme à 95%.
Depuis des semaines, je ne mange plus de viandes chez moi. Et je ressens une réelle amélioration de mon état physique. Une certaine légèreté, pureté, je me sens mieux à l’intérieur de moi. Littéralement.
Alors oui, ça implique aussi le processus de digestion (:p) !

Mais rassurez-vous, je ne suis pas et ne serai jamais de celles ou ceux qui viennent vous dire que vous êtes un monstre de ne pas faire comme eux. Non.
Je vous partage cette drôle de révélation pour moi. C »est une démarche à la croisée de mes convictions, de ma sensibilité et de mes goûts; et j’en suis la première surprise.
Mais je me réjouis de cette expérience, qui me démontre encore une fois comme on ne sait rien de la vie et encore moins de nous-même.
Je suis heureuse et amusée à l’idée de  devoir très probablement expliquer à mon entourage ce presque revirement, quand j’étais (et suis toujours) la première à démonter les arguments fallacieux des « végans ».
Je ne dirai à personne qu’il a tort ou qu’il est un monstre de manger ce qu’il mange. Je trouve ça méchant et ridicule. C’est nié qu’il existe d’autres réalités que la sienne.
Quand on me dira qu’on est végétarien pour ne pas manger d’êtres vivants, je serai toujours aussi consternée.

La seule chose pertinente pour moi, c’est que j’ai constaté que je ressentais un réel mieux être à ne pas manger de viande (et le plus bio possible, sans aliments transformés ou préparés non plus).
Pour autant, j’aime toujours la viande. Le Tartare, le carpaccio…Miam.
Mais j’ai choisi de ne plus en manger chez moi.
Chez les autres, c’est une autre histoire… Je ne me sentirai jamais je crois, le culot d’imposer mes choix alimentaires (qui ne sont donc pas des contraintes absolues et vitales comme des allergies) à ceux qui ont déjà la gentillesse de me recevoir. Je sais que beaucoup le font et ne sont pas considérés comme mal polis pour autant, et c’est tout à fait vrai.
Mais moi, je me sens génée rien qu’à l’idée.
Alors voilà.

Tout ça.
Tout ça qui me fait dire que j’ai beaucoup avancer dans la connaissance de moi-même en peu de temps. C’était rude, mais c’était, je crois, nécessaire. J’ai le sentiment (gratifiant) d’avoir surmontée une épreuve et franchi un cap.
Vous savez, comme atteindre un palier. Il y a encore plein d’étages, on le sait. Mais d’un coup, on est conscient et content du chemin parcouru jusque là.

#AHP #HQI #surdoué #surdouée #adultesurdoué #femmesurdouée

Tout envoyer valser

Ça faisait longtemps.

J’en ai des choses à partager ici.

Je vous avez dit que j’étais en arrêt maladie, suite au harcèlement moral que je subissais au travail.

Cette situation d’entre-deux ne me plaisait pas du tout.
Je stagnais, à ne pas savoir combien de temps je pourrais rester en arrêt maladie, à trembler à chaque rendez-vous chez le médecin, de peur de m’entendre dire que je devrais retourner travailler.
Je me sentais à la merci de tous (médecin, travail…) et je détestais cela.

Je n’ai qu’une vie, et elle file tellement vite. Je ne veux pas la passer dans l’angoisse (qui est déjà bien trop présente) et certainement pas laisser les autres en décider à ma place.

Alors, j’ai respiré un grand coup, pleuré un grand coup, j’ai parlé avec Cher-et-Tendre et c’est lui qui a fini de me convaincre. il m’a dit que lui ne voulait plus me ramasser en larmes tous les vendredi soirs, qu’il ne voulait plus me voir dépérir (plus dormir, maigrir) alors qu’on peut s’en sortir autrement.
Il m’a rappelé qu’il fallait faire les choses quand on en avait les moyens et que s’en priver était ridicule.
Il m’a soutenue, rassurée et donné la force qui me manquait.

Alors j’ai démissionné.
J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai écris ma lettre et hop, envoyée.

Même si légalement, je dois attendre que mon employeur accepte ma démission (et ces saletés ne donnent pas de signe de vie alors que cela fait 15 jours qu’ils ont reçu la lettre).
pour moi, l’histoire est terminée. Je me suis sortie de cette situation glauque, j’ai pris la décision.

Et je l’ai fait pour moi.

Alors qu’est-ce qu’il y a après ? Des études !!! Des études de quoi ? Je vais vous en parler 😉

#AHP #HQI #surdoué #surdouée #adultesurdoué #femmesurdouée