Harcèlement moral au travail

Il se trouve que je suis victime de harcèlement moral et de violences psychologiques au travail.

Vous savez, la première réaction que j’ai eu à cette annonce, ça a été « Quoi? ».
Parce que je ne comprenais pas.
Je ne comprenais pas, non pas la violence du comportement de ma supérieure à mon égard, mais qu’on puisse seulement s’adonner à ce genre de choses sur d’autres êtres humains.
Comment peut-on seulement avoir l’idée tordue de vouloir détruire quelqu’un ? Comme ça, pour rien…Ou parce qu’on a peur…

Ma psy m’a suggéré que cette femme, ma supérieure, avait sans doute peur de moi parce que je lui avait dit être HPI. Résultat, elle pouvait se sentir menacée par moi, donc si j’étais à terre, personne ne pourrait l’atteindre.

C’est juste dément pour moi. Son poste je n’en veux pas, sinon j’y aurais postulé !
Pourquoi ?

Et vous savez quoi, il s’avère que c’est cette question qui détruit les victimes de harcèlement moral : pourquoi ?
Parce qu’il n’y a pas de raison ! Le ou la herceleu-se-r se choisit une victime (le plus souvent intelligente et dévouée) sans raison ou presque et s’acharne sur elle. Parce que. Il n’y a pas d’autres raisons.
Et moi, c’est ça qui m’a fait basculer dans l’angoisse totale (trouble anxieux massif dit ma psy) : je ne savais pas pourquoi, je ne comprenais pas pourquoi.

Vous le savez, tous les HPI on besoin de sens dans leur vie. La quête de sens. C’est le moteur de notre fonctionnement. Pourquoi ? Toujours, pourquoi.

Et là, il n’y a pas de pourquoi.

Autant vous dire que c’est très particulier à vivre.
La plus part des victimes de harcèlement, lorsqu’elles craquent, s’effondrent simplement et sont en dépression, sans pouvoir rien faire. Qu’il s’agisse de vie professionnelle ou personnelle. Elles sont brisées (et il y a de quoi).
Moi, je me trouve en sacré bon état malgré tout.

Parce que mon problème, je le sais, c’est ELLE. Ce n’est pas mon boulot, qui a ses côtés stressant, mais ni plus ni moins que tous les boulots de cadres.
MOn problème, mon angoisse, ce sont ses réactions, ses paroles, ses actions. Vendredi dernier, j’étais tellement terrifiée que j’ai passée mon après-midi entière (après une énième réunion plaine d’humiliations pour moi)  à sursautter sur mon siège au mojndre bruit, à craindre de simplement regarder dans le couloir (notre bureau à une paroie vitrée) de peur de la voir elle.
Je me disais : « si elle me demande de venir dans son bureau, je ne pourrais simplement pas. Pour la première fois de ma vie je dirais « non » à une demande directe de ma hiérarchie parce que je ne suis pas en état…Tout ce que je pourrais faire c’est fondre en larmes, et je ne suis même pas certaine de pouvoir le faire en restant debout… »
J’étais arrivée au bout de ma résistance émotionnelle vis à vis d’elle.

[Je vous passe toutes les démarches infructueuses faites au sein de mon entreprise qui se sont soldées par une préconisation du DRH de NE PAS aller voir le médecin du travail, et de « faire mon cuir » oh et aussi, le plus beau « de me faire suivre à l’exterieur pour des problème de Haut QI sur lesquels ils n’ont pas la main en entreprise ».

Mais quel CULOT !
Il n’y connait QUE DALLE et il OSE me dire d’aller me faire SOIGNER ?!
Je vous jure.]

Mais en dehors de cette méchante femme, je vais très bien. Quand je ne suis pas dans le même immeuble qu’elle, tout va bien.
Le problème est que je suis TERRIFIÉE de retourner travailler sous ses ordres.
Mais vraiment terrifiée, au point de ne pas pouvoir, physiquement, me trouver dans la même zone qu’elle. J’ai même peur de la croiser…
Donc de ce côté là, oui je suis abîmée je veux bien le croire.

Et quand j’y songe, je suis si en colère contre elle.
Cette GARCE a trouvé le moyen de me briser, au moins sur un aspect de ma vie, et je lui en VEUX terriblement !
Je ne m’en veux pas à moi, même si je me sens lâche de ne pas l’affronter et de me réfugier derrière des arrêts de travail.
Je sais, j’ai compris que je n’avais rien à me reprocher. Quand bien même mes compétences seraient en cause, je sais que j’ai demandé, que j’ai chercher à savoir que j’ai même mis moi-même le sujet sur le tapis et abordé moi-même la possibilité que je ne convenais pas. Ce à quoi on m’a répondu qu’il n’était pas question de ça.

Bref…

C’est une drôle de chose à vivre.
D’un côté je vais très bien.
De l’autre, si je pense au fait qu’elle est ma supérieure et que je vais devoir me retrouver confronter à elle, je m’effondre.

Et le pire dans tout ça, c’est que je me dis que ce ne serait peut-être pas arrivé si j’avais tû ma particularité.
C’est ce qui me fait le plus mal : l’idée de devoir cacher au monde ce que je suis, qui je suis, parce qu’ils ne sont pas capables de l’entendre sans me blesser…

Ça me fait mal au cœur.

#AHPautravail #AHP #adultesurdoué #HQI #HPI

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