Vis ma vie de surdouée au boulot : le dire ou non ?

Je me suis torturée l’esprit une semaine entière après mon embauche pour savoir si c’était pertinent ou pas de le dire.
Ma responsable, je la sentais suffisamment intelligente pour l’entendre. Du moins, je sentais qu’elle pouvait comprendre que je lui disais pour en faire un outil d’optimisation du boulot, pour faire fonctionner l’équipe et moi-même à fond de son potentiel. Et pas pour me faire mousser ou demander un traitement de faveur.

Les débuts furent difficiles et quand j’en ai parlé à ma responsable lors de mon premier entretien individuel, j’ai fondu en larmes.
Super crédibilité pour la nana de 30 ans….
Je suis sortie de là en me disant que je m’étais grillée à vie, que j’étais passée pour une handicapée et un boulet, bref TOUT LE CONTRAIRE de ce que je voulais véhiculer.

J’étais désemparée. J’avais enchaîné gaffe après gaffes et je voyais déjà ma période d’essai se terminer beaucoup plus rapidement que prévu.
Mais le mal était fait, si j’ose dire, j’avais « avoué », qui vivra verra.

Et j’ai vu.

Un jour ma boss a pris le temps de vraiment regardé ce que j’avais produit.
ET ça a été le déclic.
Elle m’a félicité de la qualité de mon travail et depuis nos rapports se sont réellement améliorés.
J’ai eu la grande grande chance d’avoir une responsable ouverte d’esprit qui a été capable d’entendre que « j’en étais ».
Mieux, non seulement elle a pu l’entendre mais il semble qu’elle connaisse le sujet, d’une façon ou d’une autre. C’est une double chance.

Nos entretien de fin de semaine depuis se passent très bien. Et elle ne cesse de me répéter comme elle est persuadée qu’on va pouvoir « faire de belles choses ensemble » quand nous auront toutes les deux pris nos marques.
Je n’en doute pas.
Malgré ses côtés difficile à vivre sous le stress, elle est une femme efficace et engagée dans son travail et qui est soucieuse de l’individu. Et ça, c’est très précieux.
Ma plus grande difficulté sera de ne pas mettre d’affecte là-dedans; et de rester en mode « travail ».

Je ne sais pas faire ça. Je fonctionne à l’affectif et juste « collaborer » devient vite difficile sur le long terme pour moi.
Je n’attends pas de tomber amoureuse de mes responsables non plus, mais si je n’ai pas un minimum de sympathie et donc d’affection (oui c’est comme ça chez moi) pour eux, je ne peux pas fonctionner avec eux.
Maintenir donc la distance professionnelle est un nouvel exercice qui s’annonce difficile ayant jusqu’ici eu des relations de travail très amicale, voir teinté de sentiment maternel.
Mais j’apprendrai, je n’en doute pas, ma responsable sera une très bonne instructrice pour ça.

Je reviendrai souvent sur ce sujet « j’ai dit que j’étais surdouée/AHP/douante à mon boulot » parce qu’il existe bien trop peu de ressources sur le web à ce sujet.

#AHP #adultesurdoué #AHPautravail

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