Le langage et la communication

100 mots de vocabulaire.

100.

Ce serait la moyenne pour un français au quotidien. 100 mots…

Je n’ai cru cette déclaration que parce qu’elle m’avait été faite par quelqu’un en qui j’ai une confiance aveugle (et qui, accessoirement, à la même manie de vérification scientifique de ses sources que moi).
100 mots… mais comment voulez-vous vous faire comprendre avec seulement 100 mots ? C’est impossible !

Encore une fois il m’a fallu de longues heures de cours de la part de Cher et Tendre pour comprendre que la plupart des gens n’ont pas mon vocabulaire et n’utilisent pas les « bons » mots.
En gros voilà ce qu’il se passe :

Ils pensent quelque chose.
Ils prononcent des mots.
Et entre les deux… IL n’y a AUCUNE ESPECE DE LIEN !!!!

En tant que leur interlocutrice au courant de la définition correcte de la plupart des mots, je suis censée, pour les comprendre, traverser ce néant qui relie les mots qu’ils prononcent à leur pensée de façon quasi magique.
Parce que dire : « Tu réfléchis trop » ce n’est pas la même chose que dire « Je trouve que tu portes trop d’attention à des points qui selon moi ne sont pas considérables ou ne méritent pas l’importance que tu leurs donnes ».

Dans la première option il y a un jugement qui est prononcé à travers le « trop ». « Trop » indique un excès, excès qui est défini par rapport à une norme, une moyenne, un taux acceptable.
Donc en disant que je réfléchis trop, il jugent que je fais quelque chose de « mal » ou « qui ne devrait pas être » ou encore « qui sort de ce qui est attendu ».
Qui plus est, en se contentant d’affirmer comme ça, il pose un absolu.  Je réfléchis trop, en tout temps, en tout lieu et selon tout le monde : mon esprit fonctionne « mal » par rapport à une norme universellement connue.
C’est un HORRIBLE jugement sur mon esprit, sur ce que je suis.

La prochaine fois qu’on me dit ça, pour faire comprendre comme ça me fait mal, je leur répondrai que l’autre possibilité ce soit que eux ne réfléchissent pas assez.

Alors évidemment, l’option deux demande plus de mots donc plus d’énergie. Mais l’option deux est bien plus fidèle à ce qu’ils pensent !
Mais comment voulez vous donner l’option 2 avec seulement 100 mots de vocabulaire au quotidien…il y a déjà UN QUART de leur quotat de mots quotidiens dans cette seule phrase. Si la majorité des français fonctionnent réellement avec 100 mots de vocabulaire au quotiden, cela équivaut au contenu de 4 phrases dans ce genre seulement.
C’est peu. Et avec si peu de mots, il est normal de ne pas pouvoir traduire fidèlement ses pensées….

Ceci étant, qu’est-ce qui justifie que ce soit à moi de me torturer le cerveau pour faire la traduction (parce que dans certains cas, il ne s’agit plus de faire de lien mais d’établir une véritable traduction) entre ce qu’ils pensent et ce qu’ils disent ?

C’est ce genre de réfléxions qui me font dire parfois que je vais offrir un dictionnaire à tous ceux que je serai amenée à cotoyer régulièrement. Non pour qu’ils se cultivent, mais bien pour être certaine d’avoir une base commune sur laquelle communiquer.
Comme ça, à chaque mots prononcés, nous pourrons vérifier si nous parlons bien de la même chose.

La base de la communication quoi…

#AHP #communication #vocabulaire #HQI

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