Les hauts et les bas

Un psy, ou un ouvrage spécialisé du sujet vous dira qu’un HP ressentira tout plus intensément.

C’est merveilleux, mais cela a un prix.

Il y a deux jours, je fêté mon anniversaire avec ma famille, et une partie de ceux que j’aime. C’était super, je vivais un bonheur simple, très simple. Mais vif et frais, un bonheur que l’on qualifierait d’enfantin, mais peut-être est-ce parce que nous savons au fond, qu’en grandissant nous perdons cette capacité à être « simplement » heureux.

Bref, j’étais bien.

Et hier soir, suite à une mauvaise nouvelle d’ordre pécunier, j’avais l’impression que ma vie était fichue. Que j’avais tout gâché, à même pas 30 ans. Exploit remarquable en soi, il faut le dire. J’étais au 36e dessous, vraiment et je ne voyais absolument aucune issue.
Je me disais qu’il me restait simplement à creuser un trou et y rester.

J’ai pleuré, avec retenue, parce que mon amoureux essayait de me consoler. En l’écoutant, je me suis rendue compte de la difficulté que cela représentait de m’apaiser.
Pour me calmer, je démontais chaque paroles rassurantes, J’opposais la vision pessimiste, fataliste à sa vision optimiste.
Comme si j’avais besoin de tester sa force de conviction. Comme si, s’il tenait sous mes coups, alors il y avait un espoir. S’il tenait, alors je serais rassurée, en sécurité.

Il lui en a fallut de la force pour ne pas me répliquer « et bien vas-y, creuse le ton trou si t’as décidé de tout voir en noir ». Il a même réussi à me faire rire. Et il m’a redonner du courage.

 

J’ai réalisé après cela, la violence, la force de mes émotions. Quelle quantité d’énergie il me faut pour vivre tout cela.
Je ne me plainds pas ! Pas du tout, mais je réalise doucement l’ouragan qui déferle en moi et que je laisse parfois poindre. Ce qui expliquerait pourquoi, quand je suis vraiment angoissée, je ne dis rien à personne.
Cela me demande tellement d’énergie pour contenir cette angoisse, ne pas me laisser submerger par elle, que si j’en parlais, elle pourrait tout emporter sur son chemin, y compris ceux à qui je me confierais.
Les rares fois où j’ai laissé voir la véritable intensité de mes émotions, la véritable profondeur de mes peines, mes confidents se sont trouvés dépassés, effrayés.

Enfin, c’est étrange de réaliser, après 29 ans, l’intensité de ce que l’on vit.
C’est comme de respirer, on le fait depuis toujours, tout le temps, mais on ne le réalise pas. C’est la même chose avec mes émotions. Je les ai vécu comme cela depuis toujours, et aujourd’hui seulement, je réalise comment je les vis.

Le bon côté ?
Le bonheur et l’extase sont à portée de main, à chaque instant. Réellement.
Une peinture, une jolie couleur, une belle étoffe, les beaux cheveux d’une jeune femmes, des marrons glacés, un bon thé…

Et comment ne pas parler de l’amour et de la sexualité ?
J’écrirais dessus.

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