Les conséquences du diagnostique, premier effet kiss-cool

La référence du titre ne pourra être comprise que par ceux de plus de 28 ans. Désolée.

Sereine, libre, soulagée.

C’est le premier effet notable de cette découverte.
Maintenant je me sens libre enfin de ressentir ce que je ressens, sans le brimer. Je suis un être émotif en premier lieu. Et cela fait souvent tâche dans notre société.

On accepte assez mal les démonstrations d’émotions : on ne se touche pas, on ne s’exclame pas, on ne rit pas trop fort, on ne pleure surtout pas en public (ni de peine ni de joie)…
Bref, tout le contraire de ce que je vis.
Dès l’enfance j’ai intégré que je ne devais pas montrer les émotions qui déferlaient en raz-de-marée en moi. Si je devais résumer, je dirais que j’ai passé mon enfance à retenir mes larmes face aux autres. (J’avais peu d’amis, et quesimenet systématiquement le bouc émissaire des autres, j’avais beaucoup d’occasions de retenir es larmes à l’école et surtout au collège, mais passons!)
J’ai même fini par me dire que ce n’était pas normal d’être si sensible, les autres ne semblant pas affectés autant que moi par les choses de la vie.
J’en étais venue à lutter contre moi-même presque en permanence. Je tâchais de réfrener ces vagues d’émotions puissantes, véritablement je me brimais pour essayer de corriger ce que je pensais être une anomalie.

Cela me demandait énormément d’énergie !

Depuis le diagnostique, j’ai appris que cette sensibilité n’avait rien d’anormale. Qu’elle était différente certes, mais pas anormale. Ce n’était pas une maladie, ni un défaut de fonctionnement de mon système endocrinien, ou neuro-hormonal. J’était en bonne santé mentale.
J’avais le droit de ressentir tout cela.

La société et ses règles de comportements implicites n’ont pas changées à la suite de mon diagnostique. Mais quelque chose à changer en moi : je me suis donnée la permission de ressentir, d’être libre de mes émotions et ressentis. Je ne montre toujours pas toute l’ampleur de mes émotions, mais je m’autorise à les vivre pleinement. Je ne me brime plus intérieurement, c’est toute la différence.

C’est comme d’avoir enfin la possibilité de prendre de profonde inspirations, de remplir totalement ses poumons. C’est…comme se défaire de liens qu’on a porté trop longtemps.

S’autoriser à ressentir.

C’est une grande, grande, GRANDE joie. 🙂

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