Pour commencer

*EDIT 2020 : Je revois progressivement mes anciens articles.
Parce que dans deux mois à peine, j’ouvrirai mon propre cabinet, je me dois aussi de penser au cadre thérapeutique que j’offrirai à mes patient·es. Pour garantir un cadre le plus neutre possible, je me dois de ne pas trop en dire sur moi (questions de projections tout ça). Donc, contrairement à ma première intention, je vais malheureusement supprimer des articles de ce blog, ou les réécrire de façon à ce qu’ils m’exposent moins. Pour ceux qui resteront, il se peut que je les annote ou les corrige. Car si j’ai tout à fait le droit à l’erreur et aussi celui de changer d’opinion sur un sujet, cela n’empêche pas corriger ce qu’aujourd’hui je sais faux ou inexacte. Cela vous évitera aussi de devoir lire les quelques 270 articles du blog pour découvrir où je me trompais et pourquoi.
Voilà, Enjoy ! *


Un petit topo sur la douance.

C’est le nouveau mot qu’emploient les certain·es spécialistes du sujet (psy/chologue/chiatre et neuro/biologistes/physiciens) pour parler de ce qui caractérise celles et ceux que l’on appelait dans le temps appelle aussi les « surdoué·es ».

Ce terme a été abandonné est délaissé par certain·es des spécialistes à cause, entre autres choses, des clichés dont il était est chargé. Aujourd’hui encore, tout le monde (y compris moi, au moment où j’écrivais ces lignes en 2013) pense qu’une personne surdouée est un génie des sciences et une sorte de Rain Man  qui calcule plus vite que son ombre.

Même si certain·es douant·es ou « surdoué·es » sont effectivement capables d’une vitesse de réflexion et de traitement des informations hors norme impressionnante, la réalité est plus loin de ces clichés.

Être surdoué-e (je n’arrive pas employé « douant·e », je trouve juste que le mot est pâteux dans la bouche. Pas vous ? En le prononçant, j’ai l’impression d’avoir la bouche pleine d’un énorme morceau de quatre-quarts) c’est avoir un fonctionnement cérébral et intellectuel différent de 98% des autres personnes.

C’est donc un phénomène physiologique autant que psychologique et émotionnel. D’ailleurs, les chercheuses et chercheurs à force de constater qu’un·e parent·e surdoué·e avait souvent un·e enfant lui/elle-même surdoué·e, ont commencé à se pencher sur un possible facteur héréditaire. Études à suivre donc.*

Être surdoué·e ce n’est donc pas être « plus » c’est être « autre ». Différent.

Être surdoué·e c’est donc appartenir aux 2,5% de la population dont l’efficience cognitive estimée par le(s) tests de QI selon Wechsler (WAIS et WISC) se traduit par un QIT (Quatient Intellectuel Total) supérieur à 130. (sur une échelle allant théoriquement de 0 à 160)

C’est avoir un rapport au monde différent, un rapport au gens différent, un rapport à soi différent.

C’est avoir un développement cérébral et intellectuel différent, « en avance » dans le sens où beaucoup d’apprentissages intellectuels (lecture, calcul, démonstration logique, compréhension général de concepts abstraits et complexes, etc.) se fait plus tôt (en avance sur l’âge biologique de l’enfant).  Mais, à priori (selon Dabrowski et J.C Terrassier) un développement affectif dit « normal » c’est à dire en cohérence avec l’âge biologique de l’enfant.

Et c’est là que peuvent commencer les problèmes… La différence perçue et/ou ressentie (par soi et/ou les autres), connue de tout le monde ou pas, peut-être source de beaucoup d’incompréhensions et toujours trop souvent de souffrances. Pour la personne surdouée comme pour la personne qui ne l’est pas et interagit avec elle.

Les principales caractéristiques du fonctionnement des personnes HPI :
Voici ce qui, d’après mon expérience personnelle, est à retenir pour pouvoir aborder la douance et les HPI au mieux.

L’HPI à une forme de pensée différente, dite en arborescence.
En somme, sa pensée au lieu d’aller du point A au point B en une ligne droite, va partir du point A et de là va surgir 3 idées par lesquelles sa pensées va passer, et à chaque point un nouvel embranchement de 3 idées surgit, et ainsi de suite jusqu’à atteindre le point B.
(
Edit 2019 : Mais OH MON DIEU ! Je l’ai dit… je l’ai même écrit ! Être honnête vis à vis de soi et des autres, des fois, ça fait mal… Alors voilà, j’avais TORT ! C’est FAUX ! Mais je l’ai appris après, désolée…)

Les personnes HPI n’ont pas une pensée différente dans sa nature de la pensée des autres personne. Le fonctionnement de la pensée humaine est le même pour tout le monde, quel que soit son QI.
Les seules différences qui ont été notées et établies scientifiquement entre la pensée des personnes surdouées et celle des autres, c’est que les personnes surdouées produisent plus et plus rapidement d’associations de concepts originales. Cela s’appelle la pensée divergente. Les personne surdouée ont donc une pensée divergente plus efficace.
Je vous renvoie à cet article du blog qui met à mal le mythe (car c’est un mythe) de la pensée en arborescence qui serait propre aux surdoué·es.

L’HPI pense avec son coeur.
(Pffffffffffff… Je n’ai même pas de mots. Ce que je peux être naïve des fois…)

Hypersensible, il/elle  est souvent considéré-e à tort comme susceptible. Tout est émotion pour l’HPI. Et intensifié (toujours par rapport à la majorité de la population). Tout va droit au coeur.

L’hypersensibilité n’est pas une caractéristique du HPI.
Pour en savoir plus, je vous dirige vers cet article du blog (entre autres) pour comprendre de quoi l’on parle quand on parle d’hypersensibilité (parce que c’est un bazar monstre)

Une personne HPI n’est pas « plus » ou « mieux », elle est.  « autre ».
Le HPI n’est pas de dimension morale en soi. C’est une dénomination d’un groupe de personne dont le QIT est supérieur à 130.
Etre surdoué·e n’est pas gage de vertu moral ou de valeur humaine. Ni dans un sens (en plus) ou dans l’autre (en moins).
C’est une variation du vivant, de l’espèce humaine et de ses capacités cognitives. Comme il existe des personnes plus ou moins grandes, à la peau plus ou moins claire, aux yeux plus ou moins foncés, etc.

Voilà pour moi ce qui permet d’aborder la douance sans clichés : comprendre qu’il s’agit peut-être d’un fonctionnement cognitif différent (dans le sens de plus performant d’un point de vue du ration énergie consommée/effet produit. Pour plus de précisions, je vous renvoie à cet article du blog qui aborde le sujet de la neurobiologie des personnes surdouées) .

*A propos des recherches sur le caractère génétique et/ou héréditaire du surdon intellectuel, vous pouvez lire les ouvrages Les enfants Précoces et Les adultes surdoués aux éditions Puf, de Gabriel Wahl, ainsi que l’ouvrage de Nicolas Gauvrit Les surdoués ordinaires, également aux éditions Puf.

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